Bizarre Inconnu

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    Luc Javaux écrivait:
    ——————————————————-
    > Merci pour ce bel ensemble de caricatures et de
    > contre-vérités, assaisonnées d’attaques
    > personnelles non fondées et d’insinuations
    > puantes, qui représente l’exemple parfait
    > d’attitude qui conforte mon précédent message…
    >
    >
    > Luc

    Luc, tu n’as donc rien compris (ton message précédent est centré sur le débat sur la biod, le mien n’y fait aucunement référence justement). Je pense que ta volonté d’avoir le dernier mot a tout prix t’aveugle et empêche tout apaisement, c’est bien dommage.

    Je vous laisse donc entre vous vociférer et insulter au nom de la Science (pauvre science!) alors qu’une fois encore, je répète une dernière fois que ce n’est pas le débat qui en fait porte sur 2 visions radicalement opposées du vin (voir plus haut).

    Bizarre Inconnu
    Participant

    agitateur écrivait:
    ——————————————————-
    > Excuses moi par avance….mais t’es con ou quoi ?
    > ( je sais, je suis parfois long à m’apercevoir de
    > certaines évidences )
    > Tu veux que je te dise que tel domaine,
    > théoriquement non levuré et le criant bien fort,
    > et bien en réalité il levure ?
    > Et bien non. Niet.
    > Et tu peux te brosser un moment, je te le dis.
    > Si tu ne le comprend pas, je ne peux rien pour
    > toi.

    Ainsi donc quand je remets en cause l’honnêteté intellectuelle d’Agitateur on me dit que c’est pas bien mais quand lui fait exactement pareil pour tout un pan de la profession on applaudit?

    Agitateur est un pro lié professionnellement à l’industrie du vin, il défend donc bec et ongle ces méthodes industrielles. Personnellement je pense même (et je ne suis pas le seul) que c’est un lobbyiste professionnel payé pour ça, ce qui implique aussi de casser du bio: en tout cas toutes ses interventions vont exactement dans ce sens.

    En ce qui concerne les faits (et en laissant de côté la biod pour se concentrer sur les autres aspect: méthodes de vinif, bio…), il ne faut pas oublier que sur pas mal des sujets abordés il existe peu d’études approfondies, cela donne des informations intéressantes mais ne peut être interprêté comme des certitudes définitives absolues (surtout quand on connait la complexité du sujet et les interactions entre les différents paramètres): dans beaucoup de cas d’autres études objectives seraient nécessaires. Sans compter que l’on constate que les témoignages de vignerons de qualité ne vont pas nécesairement dans le sens de ces rares études: la moindre des choses serait alors d’approfondir le sujet avant de conclure de manière péremptoire.

    Enfin reste aussi la question du « demandeur » (financement) de ces études et de l’indépendance de celles-ci vis-à-vis de l’industrie du vin, problème qui peut justement se poser lorsque leur nombre est réduit. Toute proportion gardée, on a vu nombre d’études scientifiques dans le passé en « faveur » du tabac et de l’amiante, contredisant en cela l’expérience des acteurs de terrain, quelques autres études scientifiques plus tard on sait enfin ce qu’il en est…

    Plus pragmatiquement, ce qui est étonnant c’est que les positions d’Agitateur sont en droite ligne avec celles de l’industrie du vin (méthodes de vinifications très interventionnistes, méthode de culture au mieux raisonnée: c’est le top) et que si on accepte cette vision du vin, on devrait se retrouver à encenser les vins qui en sont issus, y compris ceux se retrouvant dans les linéaires de la grande distribution entre 2 € et 4 €.

    Etonnant pour des « passionnés » du vin qui en fait encensent beaucoup de viticulteurs ayant une vision opposée et ne pratiquant pas ces méthodes de production. Une contradiction entre les idées et le verre…

    Bref, il ne peut y avoir qu’opposition entre un amateur qui parcourt les vignobles, échangent avec les vignerons et « apprend » à leur contact et cette vision industrielle du vin: mon respect va à ces vignerons qui ont une expérience de terrain approfondie plutôt qu’à l’industrie et aux oenologues (ces chimistes du vin) qui vont avec, et ce quand bien même 1 ou 2 études scientifiques (financées par qui?) remettraient peut-être en cause l’une ou l’autre méthode de travail.

    NB: on n’est pas là dans une opposition rationnalistes-scientifiques vs croyance (je n’aborde d’ailleurs pas ici la biod) mais plutôt dans une opposition « vision industrielle et chimique du vin (vision appuyée par plusieurs oenologues mais pas tous!) » et « vision « artisanale » du vin résultant de l’expérience de terrain ».

    Bizarre Inconnu
    Participant

    Jean-Bernard écrivait:
    ——————————————————-
    > C’est vrai qu’il faut reconnaître thierryl qu’à
    > part avoir décréter qu’Agitateur polluait le forum
    > avec un angle de vue unique et des actions de
    > lobbying (moi j’appelle ça défendre des idées et y
    > être fidèle) tu ne nous as pas vraiment éclairer
    > sur ta vision du problème (si c’était juste pour
    > dire que tu t’exprimais sur tes gouts personnels
    > tu aurais dû éviter à mon avis d’attaquer la
    > personne (agitateur) mais plutôt débattre de son
    > point de vue)
    >
    > Ceci dit ouvrir un sujet consacrer à mettre à
    > l’index un intervenant (qui certes est allé un peu
    > loin dans le dénigrement d’un autre) … ce
    > n’était peut-être pas utile?

    Ma vision du problème: on est face à une personne qui par intérêt professionnel/financier a tout intérêt à ne divulguer que les études et les faits scientifiques qui concourrent à dénigrer une filière concurrente. L’information n’est donc pas équitable. Or, l’on n’est pas face à un avis ponctuel sur telle ou telle technique mais à un ensemble d’avis systématiques qui contribuent à promouvoir les techniques « industrielles » et au passage à dénigrer certaine méthodes « autres ».

    On en a l’exemple avec les avis sur les levures (indgènes vs de synthèse), pourtant le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’y a pas de certitudes à ce sujet, idem avec les avis sur le bio (je ne parle pas de la biod), certaines techniques de vinification…

    Pour faire simple: que diriez-vous d’un caviste orienté uniquement « nature » qui ne parlerait pas de ses vins (donc respecte la charte) mais descendrait systématiquement les vins « traditionnels »?

    La seule différence c’est que dans ce cas, un « simple » amateur pourrait se faire sa propre opinion en goûtant et ensuite argumenter… Ici il faut rechercher les études scientifiques plus mitigées ou démontrant d’autres thèses, les absorber puis seulement ensuite espérer pouvoir débattre: désolé mais j’ai en son temps débattu (sur le bio notamment) et là je n’ai plus de temps ni d’envie. Point final pour moi.

    Bizarre Inconnu
    Participant

    Luc Javaux écrivait:
    ——————————————————-
    > Le mieux, le plus croustillant, c’est Mathieu qui
    > parle de croisade idéologique à propos
    > d’agitateur. C’est quoi encore l’histoire du brin
    > d’herbe et de la poutre ?
    >
    > Effectivement, et très amusant venant de deux des
    > idéologues les plus forcenés du bio avec ou sans
    > D…
    >
    >
    >
    > C’est d’ailleurs le propre du lobbying: rien à
    > vendre en direct, matériellement parlant,
    > simplement convaincre à tout prix, par tous les
    > moyens.
    >
    > CQFD. Tu fais effectivement un excellent
    > lobbyiste pro-bio(D) mon cher Thierry…
    >
    >
    >
    > Luc

    Je répète donc, une toute dernière fois!

    1/ Luc, je ne fais pas partie de la filière viticole, de près ou de loin, je ne vends rien et paye mes bts, quand je défends un vin c’est parce que j’aime ce qu’il exprime, son style…

    2/ Et sur ce qu’il y aurait à « vendre »:

    Une vision du vin technologique et industrielle qui fait le bonheur d’une certaine partie de la filière viticole, filière qui se sent aujourd’hui attaquée par un style de vins différents, ceux-ci lui prenant de plus en plus de parts de marché: dès lors cette filière « industrielle » prend désormais au sérieux cette mouvance/évolution (vers les vins bios en général) et essaye à tout prix de la dénigrer, dévaloriser afin de protéger leur chiffre d’affaire.

    C’est d’ailleurs le propre du lobbying: rien à vendre en direct, matériellement parlant, simplement convaincre à tout prix, par tous les moyens.

    3/ En résumé ce qui me « frappe » c’est qu’un pro impliqué professionnellement dans la filière vins intervient de façon récurrente et exclusive, selon un angle de vue unique pour pourfendre toujours la même « vision » du vin. Or il est évident que ces filières rentrent en concurrence. Donc si ce n’est pas du lobbying, qu’est-ce que c’est?

    4/ Lobbying: activités dans le but de servir ses intérêts, un des moyens d’actions étant le recours et la diffusion d’informations (études, diocuments scientifiques…) uniquement favorables à ses intérêts.

    Bizarre Inconnu
    Participant

    A.F écrivait:
    ——————————————————-
    > Si quelqu’un veut bien déplacer tout çà dans la
    > « de la terre au vin », je suis chaud, là …

    C’est vrai que j’avais remarqué depuis quelques temps qu’il y avait multiplication de pros « qui ont quelque chose à vendre » qui plussoient comme par hasard avec Agitateur.

    Bizarre Inconnu
    Participant

    Luc Javaux écrivait:
    ——————————————————-
    > Et tu peux nous expliquer ce qu’Agitateur a à
    > vendre aux LPViens ?

    > Luc

    Une vision du vin technologique et industrielle qui fait le bonheur d’une certaine partie de la filière viticole, filière qui se sent aujourd’hui attaquée par un style de vins différents, ceux-ci lui prenant de plus en plus de parts de marché: dès lors cette filière « industrielle » prend désormais au sérieux cette mouvance/évolution (vers les vins bios en général) et essaye à tout prix de la dénigrer, dévaloriser afin de protéger leur chiffre d’affaire.

    C’est d’ailleurs le propre du lobbying: rien à vendre en direct, matériellement parlant, simplement convaincre à tout prix, par tous les moyens.

    Cela dit je sais que tu ne seras jamais d’accord vu que ces points de vue souvent te conviennent, je te laisse donc à tes certitudes.

    Bizarre Inconnu
    Participant

    Luc Javaux écrivait:
    ——————————————————-
    > Ce site est de plus en plus pollué par un
    > Agitateur dont les propos relèvent bien plus du
    > lobbying que de la passion: est-il seulement déjà
    > intervenu autrement que pour pourfendre la bio ou
    > la biod… en décrivant un vin par exemple?
    >
    > … nous dit Thierryl, 561 messages à son actif,
    > et dont les CR peuvent se compter sur les doigts
    > d’une seule main (en étant généreux), ce qui doit
    > nous faire par ailleurs 555 messages à la gloire
    > du bio et de la biodynamie. Amusant, encore un
    > cas de cécité sélective…
    >
    >
    > C’est mon opinion, je l’assume totalement et pense
    > que les lecteurs devraient en être avertis.
    >
    > Merci Thierry, tu es vraiment trop bon, sauf que
    > les lecteurs ne sont pas aussi idiots que tu
    > sembles le croire, et savent très bien
    > qu’Agitateur n’est pas représentant en produits
    > biodynamiques…
    >
    >
    > Luc

    Luc, je ne fais pas partie de la filière viticole, de près ou de loin, je ne vends rien et paye mes bts, quand je défends un vin c’est parce que j’aime ce qu’il exprime, son style… Je vois que tes oeillères sont de plus en plus grandes… dommage.

    Bizarre Inconnu
    Participant

    Une ptite dernière quand même:

    enzo d’aviolo écrivait:
    ——————————————————-
    Enfin, pour la flash détente, as-tu déjà
    > gouté un vieux beaucastel?

    Heu là Enzo désolé mais je ne peux pas être d’accord. J’en ai goûté plusieurs des Beaucastel (pas des « vieux », enfin faut voir ce qu’on entend par « vieux » ), dont un il y a seulement quelques mois, qui se révélaient sur des arômes lactés entêtants et écoeurants! Commentaire notamment d’un vigneron avec qui j’avais dégusté, à l’aveugle bien entendu: « …ils ont déconné… ».:D

    Bizarre Inconnu
    Participant

    A.F écrivait:
    ——————————————————-
    > La passion du vin n’excuse pas tout, même si elle
    > est plus agréable et facile à lire que la raison
    > scientifique et technique.
    >
    > J’ajouterai que rien ne vous empêche de tenter de
    > démontrer que les écrits d’Agitateur sont
    > mensongers, trompeurs, abusivement chargés d’un
    > odieux lobbying.
    > M’enfin, en l’état, côté argumentation valide y a
    > pas trop photo …

    D’une part je n’ai pas ici qualifié ces propos de mensongers ou trompeurs (il faut relire), je les taxe juste d’être très orientés et souvent dans un seul but, à savoir le discrédit de certaines pratiques (bio et biod): ce sont ses écrits qui parlent d’eux-mêmes (pas un CR ou un rebond descriptif sur un vin). Comme en plus c’est un pro de la filière je me permets donc de douter de la « passion » pour le vin qui l’animerait plutôt que d’une mission dont il serait « investi ». C’est mon opinion, je l’assume totalement et pense que les lecteurs devraient en être avertis.

    Pour le reste, mes nombreuses rencontres avec les vignerons (bio/biod/raisonnés) me font voir le vin à l’opposé de ce que prône l’Agitateur, pour moi dans le verre il n’y a pas photo…

    Fin de partie pour moi.

    Bizarre Inconnu
    Participant

    J’ai bien écrit « rarement », ce qui laisse place à l’exception. Mais ce qui est absurde c’est de croire que production de masse à bas prix (= ce que l’on retrouve dans 99% des cas en GD) peut faire bon ménage avec qualité gustative. Ca c’est du délire ou de l’ignorance!

    Bizarre Inconnu
    Participant

    A.F écrivait:
    ——————————————————-
    > Un jour il faudra peut-être songer à arrêter de
    > donner dans la caricature grossière.
    > Caricature grossière ?
    > Oui, un truc du genre : « d’un côté il y a les
    > gentils bio qui font beau, bon, et respectueux de
    > la planète et des consommateurs et de l’autre, il
    > y a les salauds de producteurs de masses qui nous
    > assassinent à coups de produits chimiques
    > monstrueux, surdosés, et cachés au sein de fruits
    > et légumes absolument abjects« .

    Sauf qu’en matière gustative la réalité se rapproche de la caricature! J’ai rarement vu associé production de masse et qualité gustative du produit.

    Après c’est sûr que le goût ça se forme: un consommateur nourrit depuis son enfance aux produits de GD et qui ne connait que ça n’y trouvera rien à redire…

    Bizarre Inconnu
    Participant

    Jérôme Pérez écrivait:
    ——————————————————-
    > Patrick, tu prouves chaque jour combien les
    > intervenants de LPV ne sont pas des idiots : et je
    > pense que l’intérêt que revêtent tes écrits n’a
    > échappé à personne, pas même à Michel Bettane.
    > Je n’accepte pas la lecture que tu fais de mon
    > message, cependant car tu en déformes le sens et
    > l’essence.
    > Quand tu écris : faites de beaux CRs, les gars,
    > mais surtout plus de critiques vis à vis d’icones
    > éventuelles en traduisant rapidement mon message,
    > j’assimile cette technique à celle d’un autre
    > intervenant qui a pris cette habitude et qui
    > m’horripile au plus haut point.
    > La langue de bois n’a jamais été le fond de
    > commerce de LPV, la langue de pute ne doit pas
    > l’être davantage. C’est plus clair écrit comme
    > cela ?
    > En d’autres termes, la critique absurde uniquement
    > justifiée parce que son récepteur s’appelle
    > Bettane ou Parker ou je ne sais qui de connu, non.
    > Par contre manifester sa colère de se faire
    > traiter d’idiot par ce même Bettane, oui et encore
    > oui. Émettre des doutes sur la cohérence d’une
    > critique dans un magazine quand le même domaine en
    > est le principal annonceur, oui.
    > Souligner que nous ne sommes pas d’accord avec les
    > accessits accordés à certains domaines, quoi de
    > plus normal ? Invoquer le copinage dans ce cas me
    > semble plus que scabreux. (même si je l’ai déjà
    > fait)

    C’est un peu plus clair…
    Et bien alors la plupart des critiques lues ici sont donc justifiées, où est le problème?

    Bizarre Inconnu
    Participant

    Faut dire que c’est une longue tartine un peu confuse qui in fine ne dit pas grand chose… sauf qu’on peut critiquer Bettane mais que l’on devrait moins « critiquer » les « administrateurs lpv » si je comprends bien.;)

    NB: ou alors j’ai rien compris ce qui est possible aussi vu l’obscur message.:D

    Bizarre Inconnu
    Participant

    Enzo: +1

    Que Bettane prenne le dégustateur moyen pour un incompétent et le communique (régulièrement il me semble) pourrait après tout ne se révéler qu’une stratégie de survie pour se rendre « utile »: imaginez un peu si tous ces amateurs commençaient à goûter et à choisir par eux-même selon leur propre goût en se refilant les adresses potentiellement intéressantes (sur un forum par exemple)… horrible non? Pour éviter cela il faut absolument se positionner comme « supérieur » afin d’asseoir son rôle de prescripteur, ce qui bien sûr ne peut que difficilement se faire de façon aimable et non péremptoire (le vulgus populus ne comprend pas bien la finesse;) ).

    Ce qui m’étonne c’est ce besoin qu’ont encore certains amateurs de se référer à un critique. Je peux comprendre pour les « débutants » qui pensent devoir former leur goût en identifiant ce qui est considéré comme bon ou pas (et encore ils pourraient réaliser cela en intégrant des groupes de dégustation), mais pour les autres??? Communiquer sur certains domaines, goûter, apprécier ou pas et acheter ou pas c’est si compliqué?

    Bref je ne conteste pas les qualités des critiques vins par contre je conteste fortement leur utilité pour un amateur de vins. Il est évident qu’il n’en est pas de même pour le « consommateur occasionnel ». Or justement, ce dernier qui aurait bien besoin d’un conseil, souvent se fournit en GD et ne s’intéresse qu’au prix tout en se désintéressant éperdument de l’avis de trucmuche, fut-il considéré comme l’empereur du bon goût… Pas de chance.:D

    Bizarre Inconnu
    Participant

    François Audouze écrivait:
    ——————————————————-

    > On est au niveau zéro de la compréhension de
    > l’économie dans un monde ouvert, où nos
    > franchouillardises ne peuvent pas empêcher le
    > comportement de ceux qui vivent dans un monde de
    > concurrence.

    Non! Si il y avait concurrence et un marché efficace le prix de vente de ces vins seraient proches de leurs prix de revient. C’est la conséquence même d’un marché efficient. A contrario des prix de vente très éloignés du prix de revient indiquent l’inefficacité (au sens économique) du marché! Je rappelle ici que c’est la logique même de la doctrine (ultra) libérale prônée entre autre par les grands organismes internationaux: il faut ouvrir les marchés à la concurrence ce qui entraine une augmentation des quantité produites et achetées et une diminution des prix pour le consommateur. Il me semble qu’en terme de « grands » vins la réalité du marché est toute autre: on est face à une somme de monopoles. Dès lors les prix ne sont que le reflet de l’exploitation d’une rente de situation, non justifiables par la théorie économique libérale: en présence de rentes de situation un libéral devrait demander que l’Etat intervienne afin de favoriser la concurrence justement…
    Amusant non?;)

    Bizarre Inconnu
    Participant

    La problèmatique soulevée par Jérôme ne se situe pas au niveau du mécanisme qui permet la fixation du prix et des quantités échangées (loi de l’offre et de la demande en situation concurrentielle ou pas…) mais bien au niveau de la valeur des bouteilles par rapport à leur prix de vente.

    On peut soutenir qu’il est difficile d’estimer la valeur gustative d’un vin, celle-ci étant hautement subjective, par contre il semble logique qu’en général les méthodes de production les plus qualitatives donnent les vins les plus qualitatifs et ce au-delà du subjectif du goût.

    La valeur d’un vin devrait donc s’estimer par rapport à ses coûts de production tandis que le prix de vente dépend d’une multitude de facteurs purement commerciaux (renommée historique, stratégie marketing…).

    Ce que stigmatisent finalement certains c’est une différence trop élevée entre le prix de vente et la valeur de certains vins: en tant qu’amateurs de vins ce postionnement est logique. Pourquoi en effet payer des vins 1000 € alors que la valeur de ceux-ci sont de 15 € et ce surtout qu’il est possible de trouver des vins dont la valeur est de 15 € et le prix de vente de « seulement » 50 €?

    Cet exemple montre que le prix de vente des « grands » vins n’est pas constitué principalement par leur valeur mais bien par le prestige de l’étiquette dont les propriétaires ont décidé de faire payer le prix maximal.

    L’amateur de vins préoccupé uniquement par la qualité fustige donc cette politique commerciale (et les producteurs qui la pratiquent) et met en avant la politique commerciale d’autres domaines qui choisissent de ne pas s’écarter autant de leurs coûts de production: il a raison en tant qu’amateur.

    Le financier préoccupé uniquement par la maximisation du profit admire cette politique commerciale et ne comprend pas que d’autres se privent d’une partie de leur marge potentielle pour des raisons autres que commerciales… Mais il serait bien en peine de justifier ces prix uniquement par la valeur du produit en lui-même.

    Bizarre Inconnu
    Participant

    Marco357 écrivait:
    ——————————————————-
    > « Enfin, il est évident que la seule recherche de
    > maximisation du profit « à tout prix » se heurte et
    > s’oppose à certains moments à des concepts
    > éthiques, cette maximisation du profit ne peut
    > donc justifier certaines pratiques à cet égard »
    >
    > Parlons nous de vin sur ce forum ou du travail
    > des enfants dans les mines de plomb du mozambique
    > ..?..
    > Il faudrait quand meme garder au mot ethique sa
    > signification et ne pas l’employer a tort et a
    > travers.
    > On parle du vin qui n’est pas ( comme un LPViens
    > l’a justement precise deja) une denree absolument
    > necessaire
    > pour la survie de l’espece humaine ; c’est un
    > plaisir, souvent un luxe – gardons les lecons de
    > morale et les grandes idees revolutionnaires (
    > pour faire reference a un post – deplacee si ce
    > ‘est pas du second degre – sur l’echafaud …)et
    > les envolees humanistes pour les sujets et les
    > causes ( nombreuses ) qui le meritent
    >
    > j

    Dites donc M. Marco, je peux entendre certains arguments mais merci de remettre mon post dans le contexte: ce n’est pas moi qui ai généralisé « à une entreprise quelconque » c’est M. Audouze! Et c’est bien à cela que je répondais, dans ce contexte cette réponse est tout à fait valable.

    Bizarre Inconnu
    Participant

    Les barrières à l’entrée sont un moyen bien connu pour justement empêcher la concurrence.

    La situation d’oligolope se caractérise par un petit nombre d’offreur avec un grand nombre de demandeurs: les moyens ou les causes de cette situation ne rentrent pas en ligne de compte pour caractériser le marché.

    Bizarre Inconnu
    Participant

    François Audouze écrivait:
    ——————————————————-
    > Autre test auprès de cet économiste d’un autre
    > pays. Là aussi, sans citer de nom de produit, vous
    > dites à cet économiste : « tu sais, il y a une
    > entreprise qui vend son produit 1.000 €, et qui
    > arrive à tout vendre, mais je considère que compte
    > tenu de son prix de revient, et de la qualité
    > d’autres produits, elle devrait vendre son produit
    > 100 €. Et je trouve son comportement complètement
    > immoral ».

    Si une entreprise vend un produit à 1000 pour un prix de revient de 10 (par exemple), l’économiste ne va pas stigmatiser le comportement de l’entrepreneur en tant que tel: celui-ci vu les conditions de marché maximise son profit.
    Par contre un économiste libéral (comme ceux que l’on trouve au FMI, OMC, commission européenne…) fera illico remarquer que si ce prix est si éloigné du prix de revient c’est que le marché n’est pas concurrentiel et qu’il convient de le réformer afin de l’ouvrir à la concurrence. Cette concurrence permettra une augmentation de la production, une augmentation des quantités échangée, une baisse des prix (qui se rapprocheront du prix de revient!) et conduira à un équilibre plus proche de l’optimum.

    En tout cas dès que l’on se retrouve en situation de monopole-oligopole, le prix proposé peut s’expliquer par la maximisation du profit mais pas se justifier par une quelconque efficacité économique (au sens de maximisation de l’utilité de tous les agents).
    Enfin, il est évident que la seule recherche de maximisation du profit « à tout prix » se heurte et s’oppose à certains moments à des concepts éthiques, cette maximisation du profit ne peut donc justifier certaines pratiques à cet égard. D’ailleurs, certains entrepreneurs maximisent leur profit sous certaines conditions et évidemment cela peut (doit) faire débat.

    Bizarre Inconnu
    Participant

    enzo d’aviolo écrivait:
    ——————————————————-
    > Tu viens de résumer justement 14 pages écrites sur
    > ce sujet. Pour autant pour certains c’est toujours
    > fermer le ban, y a pas à discuter du prix (le
    > justifier) puisque c’est la LOD qui le fixe! Or
    > comme tu le dis, il n’ y a qu’en concurrence pure
    > et parfaite qu’il n’y a pas à discuter et que le
    > mécanisme fonctionne, autant le dire dans les
    > modèles économiques, mais très rarement dans la
    > réalité.

    Disons plutôt qu’en concurrence pure et parfaite, l’équilibre réalisé maximise l’utilité de tous les agents (globalement): on arrive donc à un maximum d’efficacité. A noter que cet optimum réalisé par la concurrence pure et parfaite ne dit rien quant à la répartition de l’utilité globale: dès lors même dans cette situation on peut encore discuter sur base de critères éthiques, heureusement!

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