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- 17 février 2017 à 2h28
- in reply to: Domaine Frédéric Mochel
CR: Fr. Mochel – Riesling GC Altenberg de Bergbieten – » cuvée Henriette » 1999.
Argilo-marneux, sud, sud-est.
Dans son essentiel ouvrage » les grands crus d’Alsace » Ed. Serpenoise 2002, Serge Dubs avait retenu comme cuvée emblématique de ce terroir en 99 le vin du regretté Roland Schmitt, insistant sur sa fraîcheur et sa complexité sapide assise sur un support acide légèrement gommé par le velouté et le raffinement.Près de ses vingt ans le vin de Mochel rejoint en tous points le jouvenceau d’au dessus, tant en robe qu’en bouche. Le temps est suspendu dans ce coin discret de notre magnifique vignoble. Beau.
Bien à vous tous,
Lionel.
- 22 octobre 2016 à 0h47
- in reply to: Domaine Bruno Clair
Le nez pinote en diable et prend à contre pied ce millesime arrosé et tardif. La bouche au diapason, mûre et croquante et toujours le végétal noble de Clair. Vécu comme belle récompense après une journée bien chargée en émotions.
À vous tous
Lionel.- 22 octobre 2016 à 0h42
- in reply to: Domaine Denis et Arnaud Mortet, Gevrey-Chambertin
CR: Marsannay Les Longeroies 2013 – Domaine Denis Mortet
Le nez pinote en diable et prend à contre pied ce millesime arrosé et tardif. La bouche au diapason, mûre et croquante et toujours le végétal noble de Clair. Vécu comme belle récompense après une journée bien chargée en émotions.
À vous tous
Lionel.- 18 octobre 2016 à 22h11
- in reply to: Weingut Keller (Rheinhessen)
CR: Weingut Keller, Dalsheimer Hubacker riesling, 2006
Retour sur cette cuvée goûtée un peu jeune fin 2009. La robe reste pâle, le nez a versé sur le côté floral mâtiné d’huile de lin. La bouche vous prend fermement par la main pour vous promener sur la carte du tendre. Le végétal noble achève le parcours avec élégance. Très beau.
À vous tous,
Lionel.- 15 octobre 2016 à 3h18
- in reply to: Domaine Marc Kreydenweiss
CR: Domaine Marc Kreydenweiss – Riesling Clos Rebberg 2010 sans soufre
Clos Rebberg 2010 cuvée sans soufre, acquise au domaine lors des portes ouvertes:Millesime froid sur schistes de la vallée d’Andlau.
La robe franchement dorée suggère un vin fatigué et sans doute alangui. Le nez est plein plutot univoque dans un premier temps avec une dominante sur les fruits jaunes. La bouche étonne par sa franchise, sa netteté , son volume et son assise. Le toucher et franc, sur schistes évidemment eloigné du taffetas que confère le grès du Wiebelsberg. La finale est tonique et salivante.
Oublié trois jours en vidange, le vin se goûte différemment, le nez s’étant affiné avec le rajoût d’un fumé délicat plus proche du sarment que de la roche, la bouche relâchée et toujours bien en place. Beau.Bien à vous tous,
Lionel.- 24 septembre 2016 à 1h58
- in reply to: Primo Palatum
Renseigné sur la contre étiquette: 1800 bouteilles , sélection parcellaire de vieilles vignes dont 60% de cabernet franc et 40 % de merlot, extrême sud de l’appellation sur une croupe de graves fines. Élevage sur lies fines en barriques neuves de chêne français. Pas de collage ni filtration.
La robe à la limite de l’opaque est pourpre avec peu d’évolution. Le nez hermétique s’ouvre sur les fruits noirs légèrement surmûris. La bouche bien campée et de caractère qui doit sans doute beaucoup à la qualité du cabernet. De la concentration, le fruit en attaque conduisant vers le graphite. Les tannins désormais lissés donnant un joli grain au toucher. Pas la moindre trace des élevages un peu rudes souvent reprochés à l’époque à Xavier Copel. Un beau vin plus en structure qu’en complexité avec un léger déboire sur une finale légèrement tronquée . À boire.
Bien à vous tous,
Lionel.
- 30 août 2016 à 21h35
- in reply to: Le Mas Jullien
MAS JULLIEN
Blanc 2012.Goûté en janvier 2015, l’embonpoint juvénile (Baby fat) et son effet de masque, que d’aucuns mettent sur le compte de l’alcool, l’encépagement et sans doute l’élevage, ont provoqué une de ces consignes qui figurent dans le livre de cave, nous invitant à réévaluer cette cuvée dans les trois ans.
Aujourd’hui, mazette, jolie robe brillante et pâle avec un nez doucereux et cajoleur de miel et d’amende qui font le bon nougat. La première bouche est encore marquée par du sucre restant, s’effaçant facilement en restant sur le vin. La bouche se distingue par sa corpulence gourmande et sa précision, le gras étant déglaçé par une acidité noble. Évidemment le sel et l’amer en finale sans lesquels le grand vin ne se pourrait.
Sans doute pas encore complètement dégrossi, le vin se révèlera grand pour qui sait attendre.À vous tous,
Lionel.
- 28 août 2016 à 3h21
- in reply to: Domaine Arlaud, Morey-Saint-Denis
Bonne pioche en cette belle soirée d’été avec l’envie d’un vin sur la fraîcheur de sa tension et le plaisir d’un fruit délicat. La robe est transparente et légèrement évoluée. Le vin est fondu et gourmand, la chair bien présente avec , l’air de rien, une présence sur la longueur qui nous mène au socle de Morey, là juste sous le village. Bienvenu et sans doute à boire.
- 2 août 2016 à 22h45
- in reply to: Domaine Julien Meyer
CR: Domaine Julien Meyer Muencherg Grand Cru Riesling 1999.
II est des vins dociles et d’autres qui ne se laissent pas attraper aussi facilement, ne sachant par quel bout commencer le rendu.
La robe est d’or, le nez intimidant et un rien entêtant sur une dominante terpénique florale. La bouche est coordonnée, à la fois tendue mais aussi très nourrie par les lies fines, la belle sapidité mêlant le miel de sapin, le sel et une acidité mûre comme liant. Le vin a du corps et de la profondeur, la finale précise. Le toucher est à la fois caressant en attaque puis tonique dans l’accompagnement en bouche, se goûtant sec avec une finale précise et salivante. La rétro est tourbée (clin d’œil au Rangen) pour ce vin mûr, volcanique, plus en puissance qu’en finesse et qui ferait un merveilleux compagnon de table. Très beau et sans doute increvable.
Bien à vous tous,
Lionel.- 8 mai 2016 à 14h20
- in reply to: Portes ouvertes au Domaine Deiss
Cher Luc,
Tu as bien évidemment raison, j’adore cette dispute autour de ce que ce mot a de disgracieux.
Bonne fin de semaine à toi et aux quelques uns qui nous lisent.
Lionel.- 8 mai 2016 à 13h56
- in reply to: Portes ouvertes au Domaine Deiss
Luc, nous parlons bien d’agents sialogogues et donc de leur effet sur le débit salivaire. L’interaction des tannins avec les composants protéiques contenus dans la salive avec leur possible effet perceptif périphérique sur le plan tactile, voire gustatif ne concerne en rien le débit salivaire. À ma connaissance il n’existe aucune stimulation endobuccale à même de diminuer le débit salivaire.
- 8 mai 2016 à 13h29
- in reply to: Portes ouvertes au Domaine Deiss
Non Luc, la perception assèchante correspond en certaines circonstances à l’empreinte tactile des tannins sans rapport avec une éventuelle diminutuion du débit salivaire.
- 8 mai 2016 à 4h32
- in reply to: Portes ouvertes au Domaine Deiss
Très chers,
« Sialogogue » correspond à « faire saliver ».
Parmis les quatre registres fondamentaux du goût, toutes choses étant égales par ailleurs,l’amer est le plus puissant stimulant salivaire (le plus sialogogue) suivi de près par l’acide. Les tannins sont également à même de déclencher et entretenir le flux salivaire par leur seule dimension tactile ( en plus de la composante amère qui est leur signature gustative).J’ai pianoté sur ma tablette tout en dégustant avec pour seul accompagnement la presque inaudible musique du vin qui fuisse.
Bonne nuit à tous,
Lionel.
- 7 mai 2016 à 18h35
- in reply to: Domaine Marcel Deiss
Très belle visite hier au Domaine Deiss à l’occasion des portes ouvertes, voici le recueil de mes notes bien plus impressionistes que descriptives:
En préambule l’atelier des accords tous très bien vus, pensés en fusion plutôt qu’en contraste:
Rotenberg 2011/ effilochée de cabillaud en gelé, pomelos et gingembre.
Burg 2011/ maquereau frais mariné au citron vert, lentilles et chorizo;
Gruenspiehl 2010/filet de boeuf façon Grawlac, tomates confites et sésame.Les crus:
[b]
SCHOFFWEG 12[/b]: 13,5° Calcaire de l’Alenien. Robe pâle, nez fumé sur la réserve, le bouche tendue demi sec en attaque, acidité mûre et ciselée ,long et presque tannique en finale. Beau.ROTENBERG 12: 12,5° Calcaire de la grande Oolithe. Robe pâle, le nez délicat fruité blanc-jaune avec une petite touche muscatée, l’attaque est tendre et aérée, la bouche d’un profil mosellan, belle tenue avec une terminale en dentelle saline. Gourmand et à la fois très élégant.
ENGELGARTEN 13: 12,5° Graves. Robe légèrement dorée. Nez fruité floral dont le fondu appelle l’analyse en retro olfaction, le type même de présentation d’un vin avant tout tactile, l’acidité sur les graves est bien plus un liant que sur les calcaires. La bouche est droite, sans doute encore un peu ramassée. Dans le verre évolution sur le fumé de la roche. Finale nerveuse plus en structure aujourd’hui que sur la perception aromatique intense, sialogogue. Attendre le relâchement.
LANGENBERG 13: 12,5° granit . La robe pâle, le nez poivré avec une petite pointe acétique, la bouche carrée, frontale clairement sur le sel avec la magie d’un retour de fruit. Il convient de franchir le premier rideau en accommodant, puis tout se dévoile. Le profil est tendu et sialogogue, là également joue avant tout le travail tactile (au sens de St Augustin qui dans une de ses lettres fait allusion au travail de l’écoute), la composante olfactive se présentant en retro comme une récompense.
GRASBERG 11: 14°. Calcaire pauvre de la grande Oolithe. Robe légèrement dorée. Nez d’agrumes en compotée, attaque en demi sec vite fondue par la charge en extraits secs, la bouche en fête presque dionysiaque, les pampres étendues au pied du verre ( et à nos oreilles). À boire et à boire là et maintenant.
BURG 11: 14°. Marnes sombres. Doré, le nez fumé des sarments, attaque en demi sec qui se cogne très vite sur la fausse rusticité des peaux, large d’épaule, hiératique, dominateur, de haute civilité. Sans nul doute de haute gastronomie à la recherche d’accords en empathie, la recherche du contraste s’avérant téméraire tant la personnalité du vin est ici affirmée. Très beau.
GRUENSPIEL 10: 14°. Mosaïque marno gréseuse et granit. Doré limite vieil or, sur cette bouteille juste ouverte le nez est sur la réserve, la bouche incroyable à la fois de précision et de fondant avec la nette sensation de n’effleurer que la surface du vin, il y a quelque chose de délicieusement entêtant dans ce rondo qui nous promène dans tous les registres du goût et du toucher. Très, très beau.
HUEBUHL 09: 14° Argiles lacustres. Doré. Le contraste entre l’arbitrage rigoureux et froid plus en lumière en 2010 et l’accent solaire et débordant de 2009, pisse froid passez votre chemin, ici c’est la régalade, celle qui nous ramène aux fruits et leurs sucs, un beau cadeau.
MAMBOURG 12: 13°. Conglomérat de marnes et calcaires du tertiaire. La robe légèrement dorée, le nez sur la réserve qui nous confirme que le grand vin intemporel est d’abord tactile, la bouche coordonnée avec un retrait intriguant, un jus à mettre sur la table de Talleyrand, une boite à questionnement avec la gourmandise pour juge de paix. Malheureux ceux qui n’auront jamais recueilli cette caresse en bouche! Les jeunes diraient « trop bon ».
ALTENBERG 11: 12°. argilo-calcaire pauvre et ferrugineux. Légèrement doré. Le nez exprime d’emblée la délicatesse des équilibres, la spontanéité des jouvenceaux de Bergheim trouvant ici leur écho. L’évidence coupe ici l’herbe sous le pied de la critique.
ALTENBERG 10: 11,5°.Argilo-calcaire pauvre et ferrugineux. Doré, demi sec en attaque, la dentelle Rhénane. Deux millésimes se suivant sur le même méso- climat, l’intelligence et le travail de l’homme non pas contre mais en fusion avec les éléments. Parmi eux, un peuple de levures bénéficiant d’une écoute bienfaitrice. Nous glissons ici sur l’échelle vertigineuse qui nous mène de la grandeur des paysages au labeur micrométrique..
ALTENBERG 09:12°. Légèrement doré. Pour le fond, voir 11, 10 avec ici le baroque du roi soleil, à goûter à la cour, dans les jardins au coucher dans de beaux verres lourds et facettés. L’amer des peaux.
SCHOENENBOURG 11°: 12,5. Marnes irisées du Keuper. Robe légèrement dorée, nez réduit sur cette bouteille juste ouverte, Brut de décoffrage demi sec dans une dimension sphérique en première approche, le déroulement en bouche annonçant sans ambiguïté le chemin vers la verticalité. Ce qui subjugue aujourd’hui est le sérieux qui le dispute au déboutonné du fruit.
La promesse est grande.Enfin l’atelier pratique géo sensoriel porté par l’enthousiasme de Jean Michel qui, par le verbe et s’appuyant sur la dégustation en verres opaques, relaie merveilleusement sur le terrain la pensée impulsée par Jacky Rigaux.
Un grand merci à tout l’équipe en attendant le rendez vous de l’année prochaine.
Bien à vous tous,
Lionel.
- 7 mai 2016 à 18h31
- in reply to: Portes ouvertes au Domaine Deiss
Très belle visite hier au Domaine à l’occasion des portes ouvertes, voici le recueil de mes notes bien plus impressionistes que descriptives:
En préambule l’atelier des accords tous très bien vus, pensés en fusion plutôt qu’en contraste:
Rotenberg 2011/ effilochée de cabillaud en gelé, pomelos et gingembre.
Burg 2011/ maquereau frais mariné au citron vert, lentilles et chorizo;
Gruenspiehl 2010/filet de boeuf façon Grawlac, tomates confites et sésame.Les crus:
SCHOFFWEG 12: 13,5° Calcaire de l’Alenien. Robe pâle, nez fumé sur la réserve, le bouche tendue demi sec en attaque, acidité mûre et ciselée ,long et presque tannique en finale. Beau.
ROTENBERG 12: 12,5° Calcaire de la grande Oolithe. Robe pâle, le nez délicat fruité blanc-jaune avec une petite touche muscatée, l’attaque est tendre et aérée, la bouche d’un profil mosellan, belle tenue avec une terminale en dentelle saline. Gourmand et à la fois très élégant.
ENGELGARTEN 13: 12,5° Graves. Robe légèrement dorée. Nez fruité floral dont le fondu appelle l’analyse en retro olfaction, le type même de présentation d’un vin avant tout tactile, l’acidité sur les graves est bien plus un liant que sur les calcaires. La bouche est droite, sans doute encore un peu ramassée. Dans le verre évolution sur le fumé de la roche. Finale nerveuse plus en structure aujourd’hui que sur la perception aromatique intense, sialogogue. Attendre le relâchement.
LANGENBERG 13: 12,5° granit . La robe pâle, le nez poivré avec une petite pointe acétique, la bouche carrée, frontale clairement sur le sel avec la magie d’un retour de fruit. Il convient de franchir le premier rideau en accommodant, puis tout se dévoile. Le profil est tendu et sialogogue, là également joue avant tout le travail tactile (au sens de St Augustin qui dans une de ses lettres fait allusion au travail de l’écoute), la composante olfactive se présentant en retro comme une récompense.
GRASBERG 11: 14°. Calcaire pauvre de la grande Oolithe. Robe légèrement dorée. Nez d’agrumes en compotée, attaque en demi sec vite fondue par la charge en extraits secs, la bouche en fête presque dionysiaque, les pampres étendues au pied du verre ( et à nos oreilles). À boire et à boire là et maintenant.
BURG 11: 14°. Marnes sombres. Doré, le nez fumé des sarments, attaque en demi sec qui se cogne très vite sur la fausse rusticité des peaux, large d’épaule, hiératique, dominateur, de haute civilité. Sans nul doute de haute gastronomie à la recherche d’accords en empathie, la recherche du contraste s’avérant téméraire tant la personnalité du vin est ici affirmée. Très beau.
GRUENSPIEL 10: 14°. Mosaïque marno gréseuse et granit. Doré limite vieil or, sur cette bouteille juste ouverte le nez est sur la réserve, la bouche incroyable à la fois de précision et de fondant avec la nette sensation de n’effleurer que la surface du vin, il y a quelque chose de délicieusement entêtant dans ce rondo qui nous promène dans tous les registres du goût et du toucher. Très, très beau.
HUEBUHL 09: 14° Argiles lacustres. Doré. Le contraste entre l’arbitrage rigoureux et froid plus en lumière en 2010 et l’accent solaire et débordant de 2009, pisse froid passez votre chemin, ici c’est la régalade, celle qui nous ramène aux fruits et leurs sucs, un beau cadeau.
MAMBOURG 12: 13°. Conglomérat de marnes et calcaires du tertiaire. La robe légèrement dorée, le nez sur la réserve qui nous confirme que le grand vin intemporel est d’abord tactile, la bouche coordonnée avec un retrait intriguant, un jus à mettre sur la table de Talleyrand, une boite à questionnement avec la gourmandise pour juge de paix. Malheureux ceux qui n’auront jamais recueilli cette caresse en bouche! Les jeunes diraient « trop bon ».
ALTENBERG 11: 12°. argilo-calcaire pauvre et ferrugineux. Légèrement doré. Le nez exprime d’emblée la délicatesse des équilibres, la spontanéité des jouvenceaux de Bergheim trouvant ici leur écho. L’évidence coupe ici l’herbe sous le pied de la critique.
ALTENBERG 10: 11,5°.Argilo-calcaire pauvre et ferrugineux. Doré, demi sec en attaque, la dentelle Rhénane. Deux millésimes se suivant sur le même méso- climat, l’intelligence et le travail de l’homme non pas contre mais en fusion avec les éléments. Parmi eux, un peuple de levures bénéficiant d’une écoute bienfaitrice. Nous glissons ici sur l’échelle vertigineuse qui nous mène de la grandeur des paysages au labeur micrométrique..
ALTENBERG 09:12°. Légèrement doré. Pour le fond, voir 11, 10 avec ici le baroque du roi soleil, à goûter à la cour, dans les jardins au coucher dans de beaux verres lourds et facettés. L’amer des peaux.
SCHOENENBOURG 11°: 12,5. Marnes irisées du Keuper. Robe légèrement dorée, nez réduit sur cette bouteille juste ouverte, Brut de décoffrage demi sec dans une dimension sphérique en première approche, le déroulement en bouche annonçant sans ambiguïté le chemin vers la verticalité. Ce qui subjugue aujourd’hui est le sérieux qui le dispute au déboutonné du fruit.
La promesse est grande.Enfin l’atelier pratique géo sensoriel porté par l’ enthousiasme de Jean Michel qui, par le verbe et s’appuyant sur la dégustation en verres opaques, relaie merveilleusement sur le terrain la pensée impulsée par Jacky Rigaux.
Un grand merci à tout l’équipe en attendant le rendez vous de l’année prochaine.
Bien à vous tous,
Lionel.
- 15 octobre 2015 à 1h36
- in reply to: Le Mas Jullien
Je goûte le vin ce soir et, aprés aération d’une demi-heure, le nez reste sur une dominante lardée fumée un tantinet balsamique, la bouche clairement dissociée entre une attaque plaisante presque immédiatement supplantée par un gros déboire amer et asséchant qui m’évoque un mauvais boisé qui écrase complètement un fruit sans doute un peu gracile en cette année tardive. J’imagine mal comment tout cela pourrait s’équilibrer à l’avenir.
Bien à vous tous,
Lionel.- 15 octobre 2015 à 1h36
- in reply to: Le Mas Jullien
Je goûte le vin ce soir et, aprés aération d’une demi-heure, le nez reste sur une dominante lardée fumée un tantinet balsamique, la bouche clairement dissociée entre une attaque plaisante presque immédiatement supplantée par un gros déboire amer et asséchant qui m’évoque un mauvais boisé qui écrase complètement un fruit sans doute un peu gracile en cette année tardive. J’imagine mal comment tout cela pourrait s’équilibrer à l’avenir.
Bien à vous tous,
Lionel.- 15 octobre 2015 à 1h36
- in reply to: Le Mas Jullien
Je goûte le vin ce soir et, aprés aération d’une demi-heure, le nez reste sur une dominante lardée fumée un tantinet balsamique, la bouche clairement dissociée entre une attaque plaisante presque immédiatement supplantée par un gros déboire amer et asséchant qui m’évoque un mauvais boisé qui écrase complètement un fruit sans doute un peu gracile en cette année tardive. J’imagine mal comment tout cela pourrait s’équilibrer à l’avenir.
Bien à vous tous,
Lionel.- 13 octobre 2015 à 22h18
- in reply to: Weingut Emrich-Schönleber (Nahe)
La robe pâle, le premier nez détendu sur une dominante muscatée, la bouche coordonnée avec un fruit gourmand en attaque et un soupçon de sucre restant laissant la place à une tension à la fois puissante et fine. L’équilibre est irréprochable, l’acidité mûre, la finale avec son sel. Raçé associant force et délicatesse. Taillé pour la garde, il devrait se fondre d’ici trois à cinq ans.
Bien à vous tous,
Lionel.- 13 octobre 2015 à 22h18
- in reply to: Weingut Emrich-Schönleber (Nahe)
La robe pâle, le premier nez détendu sur une dominante muscatée, la bouche coordonnée avec un fruit gourmand en attaque et un soupçon de sucre restant laissant la place à une tension à la fois puissante et fine. L’équilibre est irréprochable, l’acidité mûre, la finale avec son sel. Raçé associant force et délicatesse. Taillé pour la garde, il devrait se fondre d’ici trois à cinq ans.
Bien à vous tous,
Lionel.