Sigerson

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  • Sigerson
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    Le vin mystère était effectivement une syrah thaïlandaise du domaine PB Valley, millésime 2009.

    Sigerson
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    Je n’ai pas grand-chose à ajouter aux commentaires de mes camarades. Les blancs dégustés étaient d’un très haut niveau avec, en ce qui me concerne une préférence, pour le Beaucastel et le Chave. Le Rayas m’a également beaucoup plu. Quant à l’Ex-Voto, je lui ai trouvé un côté presque « oxydé ». Ce vin m’a rappelé les vins blancs de Lopez de Heredia.

    Pour les rouges, deux très beaux vins de Rostaing, une Landonne plus consensuelle et que j’ai dans un premier temps mieux appréciée que La Blonde. Mais après une quinzaine de minutes dans le verre, j’ai trouvé plus de charme à la Blonde. Le Clos des fées était trop marqué par l’élevage à mon goût.

    Je me suis également régalé avec le vin de paille de Chapoutier. Une vrai découverte pour moi.

    Un grand merci à Laurent pour avoir partagé cette très belle sélection de bouteilles avec nous. (tu)

    Ce n’est qu’un au-revoir…:S

    Sigerson
    Participant

    J’ai goûté plusieurs fois ce Crozes 2006 et, comme le signale Xavier, ce vin a toujours été très fermé.

    La dernière, bue il y a 2 ou 3 mois, me semblait toutefois offrir quelques signes plus aimables.

    Il y a donc bon espoir que d’ici 2 ou 3 ans ce croze puisse offrir un certain plaisir.

    Sigerson
    Participant

    On peut trouver quelques cuvées 100% mourvèdre dans le Vaucluse, vers Cairanne. Je pense notamment au Domaine Rabasse Charavin. On doit pouvoir actuellement trouver le millésime 2000 au domaine. Le Domaine des Aphillanthes propose également une cuvée 100% mouvèdre.

    Plus au sud, en terres catalanes, le Domaine de Rancy produit également un vin de ce type (10 euros la quille).

    Sigerson
    Participant

    Concernant le Côte de Py 2010 de Burgaud, il est à 9 euros à la propriété. 11 euros sur Caveprivée.

    Ceci dit c’est un très beau vin.

    Jean-Pierre – LPV Lyon –

    Sigerson
    Participant

    Encore une belle – très belle – soirée avec les camarades du groupe LPV Lyon. Comme une rencontre par mois ne semble pas contenter certains 😉 des dégustations « off » sont désormais programmées. Et comme en Avignon au mois juillet, le Off dépasse souvent le In.

    J’ai vraiment été épaté par les vins blancs proposés.

    Meursault 1er cru Perrières 2006 Albert GRIVAULT. Nez très fin sur la poire et l’amande. Fleurs blanches à l’aération. Gras et rond en bouche. Très gourmand. Très bien

    Corton-Charlemagne 2006 Olivier LEFLAIVE. Nez plus ouvert que le précédent, plus « chardonnay ». Entrée en bouche légèrement pétillante ce qui apporte une fraicheur certaine. L’élevage est encore présent. Sans doute excellent dans quelques années. Très bien.

    Meursault 2005 ROULOT (je n’ai, moi aussi, pas noté le terroir). Nez plus fumé. En bouche, c’est plus tendu que les deux premiers blancs. Belle acidité en finale. Mais c’est finalement moins mon style. La aussi, quelques années de garde supplémentaires feront sans doute le plus grand bien à ce vin. Bien

    Chassagne-Montrachet 1er cru les Caillerets 2002 DUPERRIER-ADAM. Nez bien plus marqué par les agrumes. Beau volume en bouche. Ca tapisse parfaitement le palais. Légère amertume en finale mais je trouve ça très agréable. Belle longueur. Pour moi la plus belle bouteille de la soirée en blanc et pourtant pas l’étiquette la plus réputée. Très bien +

    Nous passons aux rouges.

    Beaune 1er cru des Hospices de Beaune 2002 cuvée Guigone de salins. Nez « lourd » et puissant sur le cassis. La bouche ne m’emballe pas. Finale acide et alcooleuse. Difficile à apprécier. Assez Bien –

    Musigny Jacques PRIEUR 1990. La robe est très très sombre. C’est de l’encre. Le premier nez est assez déstabilisant presque terreux. Non ça ne peut pas être un bourgogne. C’est très rond en bouche avec une pointe alcooleuse en finale. Le nez se précise de minute en minute. Ca devient assez envoûtant. Et comme l’indiquait plus haut Laurent, ça change tout le temps. Les fruits rouges laissent la place à des notes florales. En bouche la finale alcooleuse semble avoir disparu. Quelle complexité. Et quelle puissance. Excellent

    Pour moi, la soirée s’arrête là B) Je n’ai plus pris de notes trop occupé à suivre les variations du Musigny que j’ai mis de côté.

    Chambertin 97 Pierre DAMOY. Très bien –

    Mazis-Chambertin 1995 Dominique LAURENT. Très bien –

    Fonsalette 1986… Je ne sais plus. Car comme le faissait remarquer avec justesse Laurent : « Moins on recrache, plus on dit de conneries ».

    Jean-Pierre – LPV Lyon –

    Sigerson
    Participant

    Indigènes, V.O. Morgon 2009, Louis et Claude Desvignes

    De passage chez un caviste lyonnais, je suis attiré par cette étiquette très « vins modernes » (Morgon en rouge sur fond noir, très stylisé, loin de l’étiquette classique à la française). L’étiquette précise, en très petit pour un presbyte comme moi, Louis et Claude Desvignes. Le caviste m’indique que « la marque » Indigènes est une association entre le domaine Desvignes et… je ne sais plus qui. Et effectivement plus loin, je trouve un Moulin à vent avec le même packaging. L’idée étant, comme l’indique la dénomination, un respect et une fidélité au terroir.

    Très belle robe rubis. Premier nez sur les fruits rouges, framboise et groseille. Après avoir remué le verre, des notes épicées apparaissent. Parfaite expression du gamay.

    La bouche est très agréable avec une belle acidité qui apporte un bel équilibre. Très belle persistance aromatique.

    J’ai vraiment apprécié ce vin qui se laisse boire avec une grande facilité… Tiens la boutielle est déjà vide :)o A recommander (14 euros chez ce caviste).

    Jean-Pierre – LPV Lyon –

    Sigerson
    Participant

    Voilà, j’ai corrigé les intitulés des vins blancs dégustés. La liste que m’avait transmise Médéric avant dégustation n’était pas exacte. Je crois qu’il voulait tester ma vigilance en changeant des vins à la dernière minute :S
    J’ai perdu (td)

    Jean-Pierre – LPV Lyon

    Sigerson
    Participant

    On attaque donc par la série des meursault.

    Domaine Rodolphe Demougeot, Meursault 2006.
    Beau nez sur le coing avec des notes minérales. Belle acidité finale. Longueur correcte. Bien –

    Château Génot-Boulanger, Meursault Meix-Chavaux 2007
    Robe assez claire. Nez minéral et musqué. Belle tension en bouche. Finale agréable. Bien +

    Domaine Roulot, Meursault Les Vireuils 2005
    Défaut de bouteille. Le vin est bouchonné. Dommage !

    Domaine Mestre-Michelot, Meursault 1er cru Charmes 2005
    Nez puissant avec des notes de réduction. A l’aération le côté minéral reprend le dessus. Bel équilibre en bouche où finalement la fraîcheur l’emporte. Bien +

    Domaine Thierry et Pascale Matrot, Meursault 1er cru Charmes 2002
    Je n’ai pas noté le vin qui pour moi présenté un défaut… mais ce ne fut pas l’avis de tout le monde.

    Domaine Comtes Lafon, Meursault Clos de la Barre 2005
    Nez assez frais, citronné avec une pointe anisée et des notes de noisettes. En bouche, c’est plus gras que les vins précédents. L’élevage se fait plus présent. Du coup, j’ai moins aimé que certains des meursault précédents qui étaient plus tendus. Mais je suis sur ce coup à contre-courant de l’opinion dominante. Bien –

    J’avais en charge les vins rouges de la soirée. Originaire de Vaison la Romaine, je ne pouvais que proposer des vins du nord Vaucluse. Nous avions réalisé en octobre dernier une dégustation de languedoc rouges sur le millésime 2007. Il était tentant de proposer une série de vins de cette même année tant acclamée par la critique. J’ai choisi le terroir de Gigondas qui produit des vins assez différents d’un domaine à l’autre. Il est sans doute un peu tôt pour ces vins qui demandent au minimum 5 ans de garde. Toutefois, le millésime 2007 me semble assez gourmand et quelques domaines (je pense notamment à Raspail-Ay) proposent souvent des vins d’une grande buvabilité dans leur jeunesse. C’est parti : trois cuvées classiques et deux cuvées avec un élevage plus poussé.

    Domaine Raspail-Ay, Gigondas 2007
    Couleur profonde. Nez assez discret sur les fruits noirs, le pruneau avec des notes de réglisse. J’écris « assez discret » car le vin me paraissait plus ouvert il y a quelques mois. Beau touché en bouche, puissant mais avec de la fraîcheur. Finale un peu alcooleuse. Pour avoir goûté ce vin plusieurs fois sur les derniers mois, il se présente aujourd’hui moins gourmand qu’il ne l’était. Assez Bien +

    Domaine les Teyssonnières, Gigondas Cuvée Alexandre 2007
    Cette cuvée est une sélection parcellaire de vignes âgées de plus de cent ans. Les ceps sont magnifiques, totalement torturés. Le vin présente une robe très noire. Le nez est d’abord animal, puis après agitation, quelques notes fruitées (mûres ?) et florales apparaissent. Ce côté musqué n’est pour moi pas dérangeant et pour avoir bu le week-end précédent ce même vin sur deux jours, je peux dire qu’il ne s’efface pas. La bouche est puissante et demandera à s’assagir. Bien –

    Domaine de La Bouïssière, Gigondas 2007
    La soirée avance… et les notes deviennent plus aléatoires. Le nez présente une belle complexité, fruits noirs, épices, garrigue. En bouche, le vin est plus souple que les autres gigondas de la soirée, les tannins plus fondus. Le volume est harmonieux et suave avec une persistance intéressante. Vraiment un très beau gigondas qui se boit bien à ce jour. A la différence des autres gigondas bus, la part de syrah dans celui-ci est relativement importante (près de 40%). Très bien.

    Château de Saint Cosme, Gigondas Hominis Fides 2007
    Il s’agit ici d’un 100% grenache. La concentration de ce vin est impressionnante. Robe très sombre presque impénétrable. Nez expressif et précis sur le pruneau, les épices avec des notes vanillées et beurrées. La bouche est gourmande avec une très belle matière et un potentiel impressionnant. Un 100 points de notre ami Robert P. A ma connaissance le seul vin ayant obtenu un tel score sur cette appellation. Très bien.

    Domaine de La Bouïssière, Gigondas La Font de Tonin 2007
    En comparaison, le nez est plus discret. Il lui faut plus de temps dans le verre pour s’exprimer. Nez sur le caramel et le pruneau, perception chocolatée. En bouche c’est soyeux avec une sucrosité assez marquée. A revoir dans quelques années. Bien

    Domaine du Trapadis, Les Ponchonnières 2006
    Cuvée atypique (100% grenache noir, vendange en novembre, rendement de 4 hl/hectare, fermentation alcoolique de 6 mois).
    Helen Durand m’a expliqué que l’idée d’un tel vin lui était venue de Jacques Reynaud qui produisait à une certaine époque des vins de ce genre. La production est minimale, environ 800 bouteilles en 2003, 2005 et 2006.
    Voilà un premier nez qui ne renie pas son origine et qui nous transporte en pleine garrigue (thym, romarin,…). On entendrait presque chanter les cigales. Après agitation du verre, des notes épicées se dévoilent. Chaque nez amène une nouvelle découverte aromatique. En bouche, c’est ample et d’une remarquable fraicheur malgré le taux de sucre résiduel. La persistance aromatique est magnifique. Pour avoir bu ce vin au domaine il y a deux mois, je lui ai trouvé ce soir un nez moins explosif, moins exubérant et en bouche une acidité plus marquée, presque trop marquée. Cette impression est sans doute liée au contraste avec le dessert chocolaté qui nous était proposé. Bien +

    Encore une belle soirée. Vivement la prochaine…

    Jean-Pierre – LPV Lyon

    Sigerson
    Participant

    Je confirme les propos de Thierry. C’est bien à la demande de certains cavistes que cette cuvée a vue le jour. Selon mon caviste, le produit est bien différent d’une Santa Tecla 2010. Il ne s’agit donc pas d’un simple repackaging. Cette Reine des Liqueurs serait élaborée selon la même recette qu’en 1840, date de création de la chartreuse jaune, et aurait bien un goût spécifique.

    Cette cuvée ne devrait pas être reproposée dans l’avenir, 2010 devant donc être sa seule année de production.

    Tout ça, bien sûr, au conditionnel 😉

    Jean-Pierre – LPV Lyon –

    Sigerson
    Participant

    La bouteille achetée est encore dans sa caisse en bois et je vais la faire vieillir quelques années. Si je trouve une autre bouteille je pense l’ouvrir et je vous ferai alors un commentaire.

    Quelqu’un sur LPV aurait-il déjà gouté cette nouvelle chartreuse ?

    Jean-Pierre – LPV Lyon –

    Sigerson
    Participant

    Je signale une nouvelle cuvée spéciale de Chartreuse nommée La Reine des Liqueurs disponible depuis décembre 2010.

    Il s’agit d’une Chartreuse jaune titrant 43°, comme avant 1973. Série limitée à 1440 bouteilles.

    Jean-Pierre – LPV Lyon –

    Sigerson
    Participant

    Questions d’un débutant en Chartreuse.

    Sur la conservation des bouteilles. Faut-il garder les bouteilles non-ouvertes couchées ou debout ? Couchées, le bouchon ne risque-t-il pas d’être attaqué par l’alcool ?

    Sur la température de dégustation. Est-il indiqué de mettre la bouteille un moment au frigo avant de boire un verre ?

    Merci d’avance pour vos réponse.

    Jean-Pierre – LPV Lyon –

    • in reply to: LPV Lyon
    Sigerson
    Participant

    Petit sondage auprès des membres du Cercle LPV Lyon.

    Quelle a été pour vous la plus belle soirée de l’année 2010 ?

    Quels sont les trois bouteilles bues ensemble qui vous ont laissé les plus beaux souvenirs ?

    Je m’y colle.

    Pour moi, la plus belle soirée a été celle autour des bourgognes mais je mets un peu à part les deux dernières dégustations de l’année qui avait un caractère exceptionnel. Elles sont en quelque sorte hors-jeu.

    Choisir trois bouteilles… Très difficile. Dix ce serait possible, mais une sélection plus précise devient totalement subjectif. Mais bon puisque c’est la régle du jeu !

    CLOS DE LA ROCHE grand cru 1999 domaine Michel MAGNIEN
    RAYAS 2000
    AUSONE 1986

    Jean-Pierre – LPV Lyon –

    • in reply to: LPV Lyon
    Sigerson
    Participant

    Euh !!! Je crois que c’est au GO d’entamer les hostilités :)-D

    Jean-Pierre qui n’a pas pris de notes mais que se propose pour faire une compil de nos soirées 2010 dans la nouvelle rubrique consacrée aux cercles régionaux LPV

    Sigerson
    Participant

    CR: Clos des Papes blanc 2009

    Couleur jaune dorée, belle brillance.
    Belle intensité aromatique. Première odoration sur la poire. Avec l’évolution de la température, le nez évoluera lentement vers le coing et le pain d’épices.
    En bouche, c’est gras, presque moelleux. Le vin est ample et tapisse bien la bouche. Cependant, le vin est trop lourd à mon goût. La sensation de sucré, dû à l’alcool, domine sans pour autant que le vin donne une impression de chaleur. Ca manque un peu de fraicheur (il semble pourtant que ce vin ne subisse pas de fermentation malolactique). Sans doute un effet du millésime. Mais le 2007, bu lors d’une soirée LPV Lyon, m’avait paru mieux équilibré.

    Je viens de lire que ce vin est N° 10 dans le récent Top 100 du Wine Spectator (95 points).

    Jean-Pierre

    • in reply to: LPV Lyon
    Sigerson
    Participant

    Pas de problème pour un repas « amélioré ». Pour une, voire deux Tâche, je veux bien faire un effort 🙂

    Jean-Pierre

    Sigerson
    Participant

    Les vins du domaine Joblot vus du Québec.

    Busurleweb

    J’aime bien cette série.

    Jean-Pierre – LPV Lyon –

    • in reply to: LPV Lyon
    Sigerson
    Participant

    Ne te fais pas de soucis Rodolphe, pour le Grand Krakage pas de fil conducteur indispensable (si ce n’est d’aller du vin le plus fin au plus puissant, ce qui n’est déjà pas si simple quand les vins n’ont jamais été dégustés).

    A ta place, je proposerais même une ou deux étiquettes plus banales afin que nous restions vigilants pour cette dernière cession à l’aveugle de l’année.

    En conséquence, je rajoute à ma liste un Beaujolais nouveau 2010 de Georges Duboeuf(:D

    Jean-Pierre

    Sigerson
    Participant

    Le commentaire de Louis Barruol sur cette Claux 2008 rejoint parfaitement le commentaire de Stéphane :

    « Le tri sur Le Claux a été d’une sévérité sans faille : nous finissons avec un rendement de 12 hectolitres/hectare, le plus bas jamais enregistré pour Le Claux. Mais il est évident que la pureté et la précision sont impossibles à obtenir sans tri. Les arômes du Claux 2008 rappellent immanquablement ceux d’un vosne-romanée ou d’un chambolle. Il pinote, hume la griotte fraîche et nous rappelle à quel point pinot et grenache sont des cousins. Il y a une fraîcheur bourguignonne dans Le Claux… Cette bouteille à l’aveugle devrait beaucoup vous amuser. »

    Jean-Pierre – LPV Lyon

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