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- 8 septembre 2013 à 22h45
- in reply to: Domaine Jacqueson, Rully
Après plusieurs déconvenues avec quelques blancs du domaine (Pucelle 2009 et 2008 à l’amertume excessive à mon goût si le vin n’est pas servi très frais) j’ai commencé à attaquer les rouges de ce domaine présents dans ma cave avec un Rully 1er cru les Cloux 2008.
Nez plutôt discret sur la griotte et le cuir. Je redoute d’avoir affaire à un vin assez quelconque…
Mais en bouche c’est une autre histoire : le vin est d’une densité peu commune, avec encore beaucoup de fruit et un côté épicé très plaisant. Bel équilibre, beaucoup de plaisir, très bien actuellement mais pas d’urgence non plus à ouvrir ses petites soeurs, que demander de plus ? Une chose est sûre : je ne suis jamais déçu avec les rouges du domaine. Mention très bien.Cordialement
Rodolphe- 9 avril 2013 à 14h31
- in reply to: Domaine Ramonet, Chassagne-Montrachet
CR: Domaine Ramonet Chassagne-Montrachet Clos de la Boudriotte 2005 (Rouge) ;
Bonjour
Je ne sais pas si la mention « rouge » dans le titre est nécessaire (j’ai en cave des « boudriotte » blancs, des « boudriotte » rouges, des « clos de la boudriotte » rouge et il ne me semble pas que son pendant en blanc existe) mais dans le doute…
En tout cas une chose est certaine : ce clos de la boudriotte 2005 est un grand vin. Senteurs de rose, de griotte, de sous bois, mûre, épices… et une bouche remarquable d’une longueur hors norme… Excellent ! J’avais peur que ce 2005 soit un peu fermé, et au final il s’est bien livré. Pas d’urgence néanmoins à boire ses petites soeurs.Rodolphe
- 9 avril 2013 à 14h06
- in reply to: Domaine William Fèvre, Chablis
Ce vin a accompagné de simples toasts au saumon fumé.
Nez discret, surtout floral.
Bouche précise et élégante, bien équilibrée, un peu monolithique. Longueur moyenne. C’est bon, mais j’en attendais plus, d’où une relative déception. Ce vin semble encore bien jeune et les deux bouteilles restantes vont sagement attendre.Rodolphe
- 8 mars 2013 à 16h01
- in reply to: Domaine Fleurot-Larose, Château du Passe-Temps
CR: Domaine Fleurot-Larose – Bâtard-Montrachet 2005
Acheté sur une foire après avoir goûté des premiers crus de Chassagne (notamment la roquemaure, monopole du domaine) que j’avais trouvé plaisant.
Le bâtard n’étant pas disponible à la dégustation, j’en avais pris deux pour voir.
Les deux bouteilles dégustées à un an d’écart ont été similaires. A l’aveugle, je l’aurais placé au niveau d’un beau bourgogne générique dans une année solaire et en fin de vie.
Pas mauvais (j’ai quand même dit beau) mais vu le niveau d’appellation et le prix…Rodolphe
- 8 mars 2013 à 15h44
- in reply to: Domaine Laurent Combier, Crozes-Hermitage
CR: Domaine Combier, Crozes-Hermitage, 2011
Au premier abord, ce vin ne m’a pas emballé : nez de framboise et cassis, un peu de tabac, en bouche idem. Pas mauvais, mais un peu faiblard pour accompagner des côtelettes d’agneau. Deux petits verres et puis voilà… Regoûté 24 heures plus tard, le fruit s’est estompé et le vin a notablement gagné en complexité, avec un côté épicé et mentholé. La bouteille descend beaucoup plus vite du coup. Et ça m’a donné envie de découvrir d’autres vins du domaine à l’occasion.Rodolphe
- 13 août 2012 à 17h27
- in reply to: Domaine Cordier, Pouilly-Fuissé
CR: Domaine Cordier, Pouilly-Fuissé « Fine Joséphine » 2008
Une très jolie bouteille, ouverte sur le conseil du sommelier du restaurant Greuze à Tournus lorsque nous lui avons demandé de nous orienter vers un Pouilly-Fuissé plutôt fruité. Et effectivement, cette cuvée est une véritable bombe pleine de gourmandise avec ses arômes de pêche, d’abricot, d’agrumes et de pomme au four. Le tout ne manque pas de finesse et d’équilibre grâce à une belle acidité, et le vin et s’accommode sans difficulté des plats proposés, à base de homard puis de truffe. Comme écrit dans un commentaire précédent sur un autre vin du domaine, on pourrait reprocher un côté « too much » (parti pris du vinificateur ?), mais personnellement je trouve ça très réussi.
Rodolphe
- 13 août 2012 à 17h27
- in reply to: Domaine Cordier, Pouilly-Fuissé
CR: Domaine Cordier, Pouilly-Fuissé « Fine Joséphine » 2008
Une très jolie bouteille, ouverte sur le conseil du sommelier du restaurant Greuze à Tournus lorsque nous lui avons demandé de nous orienter vers un Pouilly-Fuissé plutôt fruité. Et effectivement, cette cuvée est une véritable bombe pleine de gourmandise avec ses arômes de pêche, d’abricot, d’agrumes et de pomme au four. Le tout ne manque pas de finesse et d’équilibre grâce à une belle acidité, et le vin et s’accommode sans difficulté des plats proposés, à base de homard puis de truffe. Comme écrit dans un commentaire précédent sur un autre vin du domaine, on pourrait reprocher un côté « too much » (parti pris du vinificateur ?), mais personnellement je trouve ça très réussi.
Rodolphe
- 16 janvier 2012 à 16h26
- in reply to: CHATEAU GUIBOT LA FOURVIEILLE
Point de faute d’orthographe dans le titre : il s’agit ici de Guibeau et non Guibot la Fourvieille.
Je place néanmoins ce post dans cette rubrique car il s’agit du même propriétaire : voir http://www.vignobleshenribourlon.com
Renfrogné à l’ouverture, ce vin s’est montré beaucoup plus aimable après une heure même si les tannins conservent une certaine rusticité. La bouche est massive et très agréable, sur la fraise, la framboise et les épices. Le vin a parfaitement accompagné une entrecôte servie avec des cèpes.Cordialement,
Rodolphe- 16 janvier 2012 à 16h13
- in reply to: Wolfberger
Bonne surprise avec cette bouteille dont je n’attendais pas grand chose : un concentré de rose et de lychee, des sucres résiduels nettement perceptibles, mais une acidité suffisante pour équilibrer le tout et ne pas sombrer dans une lourdeur caricaturale. Un vin certes simple mais efficace, que j’ai personnellement pris plaisir à boire.
Cordialement,
Rodolphe- 16 janvier 2012 à 16h02
- in reply to: Eugène KLIPFEL / André Lorentz
Bouteille achetée à vil prix pour utilisation en cuisine.
Je n’en avais besoin que d’un verre dans la recette. Le lendemain, pour une soirée raclette, étant le seul à boire, j’en ai bu quelques verres à table.
Attaque citronnée, pointe de gaz, et pas grand chose d’autre à dire.
Très sec, c’est un vin idéal pour la cuisine.Cordialement,
Rodolphe- 2 janvier 2012 à 19h07
- in reply to: Domaine Chevalier, Ladoix
Goûté précédemment l’an dernier (en 2010 j’entends, je n’ai pas encore fait avancer le compteur…), ce CR: Corton-Charlemagne 2006 était encore bien jeune. Le réveillon de la Saint-Sylvestre a été l’occasion de suivre son évolution.
La robe se pare de quelques reflets dorés.
Nez sur la pêche, l’abricot, vanille, agrumes…
En bouche, le vin est magistralement construit sur une acidité peu courante pour les blancs bourguignons de ce millésime que j’ai eu l’occasion de goûter. Un vin puissant, avec un petit côté « huileux » (je ne sais comment décrire plus précisément cette sensation) et une longueur importante avec un final franchement flatteur. Un vin opulent auquel il manque juste un tout petit rien de finesse pour devenir très grand. C’est pour ma part un style que j’adore, et les bouteilles qui me restent ne vont pas faire long feu…Cordialement,
Rodolphe- 2 janvier 2012 à 18h51
- in reply to: Domaine Bonneau du Martray
Pour le repas de Noël, en accompagnement d’une terrine de foies gras mi-cuit et poêlé en poudre de pain d’épice, j’ai choisi un CR: Corton-Charlemagne Bonneau du Martray 1991.
Le bouchon imbibé sur toute la longueur vient très facilement, trop facilement…
Le premier verre servi finit à l’évier : vin insipide.
Le second verre…ouf ! Il reste une étincelle de vie ! Nez de pomme au four et brioche. Bouche conforme au nez, puissance moyenne mais longueur impressionnante, des notes de foin séché et de fruits secs apparaissent à l’aération et renforcent la complexité de l’ensemble. Très beau vin.Le lendemain, le dernier tiers de la bouteille conservé au réfrigérateur est malheureusement gâché par une amertume dominante. Prévisible, mais j’espérais quand même…
Cordialement,
Rodolphe- 2 janvier 2012 à 18h35
- in reply to: Château de Myrat, Sauternes
CR: Château de Myrat 2000
Le jour de Noël j’ai eu l’occasion de découvrir ce Sauternes. La robe franchement ambrée laisse à penser que le bouchon était défectueux. Le nez est plaisant, avec des arômes d’abricot, de miel et de figue. En bouche, les sucres sont bien fondus ce qui donne un bel équilibre avec l’acidité, le vin est très digeste et accompagne très bien la bûche traditionnelle. La fin de bouche est malheureusement un peu fuyante, mais ça reste un beau vin de dessert en l’état.Cordialement,
Rodolphe- 19 décembre 2011 à 20h36
- in reply to: Conseil pour achat de Maranges ou Santenay rouge – Merci
Bonjour
Le sous-sol au niveau de l’appellation Maranges est constituée de marnes du lias (et non du trias), ce qui correspond effectivement à une situation unique sur les appellations village et premier cru de la côte de Beaune (mais que l’on retrouve par contre aussi dans les hautes-côtes de Beaune, par exemple au niveau de Nolay). La montagne des trois croix qui domine le vignoble est quant à elle constituée des calcaires durs du bajocien typiques de certaines appellations de la côte d’or. Le sol des vignes (classées en Maranges premier cru) situées en contrebas du ressaut bajocien est formé en grande partie d’éboulis de ce calcaire ce qui donne des sols finalement pas très différents de ceux d’autres appellations de côte de Beaune. Dans les Maranges villages, on a par contre des sols souvent très argileux, et les parcelles les plus pentues donnent les meilleurs vins.
Les vins rouges présentent effectivement une certaine rusticité ; c’est peut-être dû au sous-sol. Ils se caractérisent aussi par une coloration intense (pour du pinot bien sûr,ça reste léger par rapport à de la syrah ou du cabernet…) : avant la création de l’appellation en 89, ces vins étaient ainsi utilisés par les négociants pour donner de la couleur à leurs assemblages vendus sous l’appellation côtes de beaune villages. Je les trouve pour ma part similaires aux Mercurey (bien que le sous-sol de Mercurey soit très différent). Le microclimat local est aussi assez différent de celui du reste de la côte de Beaune : exposition majoritairement sud du coteau et non est ou sud-est, altitude plus élevée, absence d’ouverture sur la plaine de la Saône, influence du Morvan plus marquée… Bref j’ignore au fond ce qui donne ce profil particulier aux Maranges, mais je tenais juste à signaler que le sous-sol n’est probablement pas le seul paramètre à prendre en compte.
Les premiers crus fournissent à mon avis certains des meilleurs rapports qualité/prix de la côte de Beaune dans la gamme 10-14 euros.
– La fussière, située juste en contrebas du ressaut bajocien, se caractérise par des sols généralement très caillouteux qui donnent des rouges tout en finesse. Certains vignerons ont planté du chardonnay qui donne des résultats assez intéressants. Lieu-dit au milieu du premier cru, le clos de la fussière est réputé pour fournir le rouge le plus fin d’après certains vignerons (qui n’exploitent pas cette parcelle évidemment, qui est je crois un monopole de V. Girardin).
– La croix aux moines coincé entre la fussière et le village de Dezize est une micro-appellation d’environ 1 ha. Assez similaire à la fussière.
– En dessous de la fussière, on trouve d’est en ouest le clos de la boutière, les clos roussots et le clos des loyères. La boutière est à mon avis le plus intéressant, avec des vins plus complexes et corpulents que la fussière, et surtout une très belle régularité qui en fait une valeur assez sûre sur les millésimes difficiles. Clos roussots et loyère sont des terroirs plus argileux qui donnent généralement des vins puissants aux tannins plus virils.
– Enfin, sous les clos roussots et clos des loyères, on trouve le clos des rois. Je n’ai pas dégusté suffisamment de producteurs sur cette appellation pour pouvoir en tirer une quelconque généralité.J’ai rarement été convaincu par les maranges village. Je signalerai juste que je suis rarement convaincu par les bourgogne rouge au même niveau de prix (6-8 euros). Pour amateurs de vins souples et fruités…
Les premiers crus rouges sont rudes dans leur jeunesse mais aptes à un long vieillissement (j’ai bu dans les trois dernières années un 1976, un 1987 et un 1994, tous bons, et nombre de 1999, 2002, 2004, 2005 ou 2006 attendent patiemment leur heure dans ma cave), les tanins se fondent alors gentiment et cela donne au vin un certain charme, tout en conservant une certaine rusticité, comme un vieux meuble en chêne patiné.
Ayant travaillé pour un viticulteur produisant de vins de cette appellation ces dernières années, je ne donnerai aucune référence. Ne travaillant plus dans les vignes actuellement, je me permettrai juste de signaler que j’achète toujours régulièrement des Maranges premier cru rouge, et que les viticulteurs du coin ont toujours du vin à vendre contrairement à nombre de leurs pairs exploitant des appellations plus connues.
Cordialement,
Rodolphe- 22 novembre 2011 à 16h22
- in reply to: Domaine Ramonet, Chassagne-Montrachet
CR: Domaine Ramonet Chassagne-Montrachet 1er cru Boudriotte 2007
Bu avec des samossas de Saint-Jacques et foie gras, crème légère citronnée.
Le vin a parfaitement accompagné le plat. Au nez, ce chassagne n’est pas très causant ; on sent la pêche et les agrumes. En bouche, ce vin enchante le palais avec un somptueux défilé aromatique de fruits blancs, miel, coing et un petit côté fumé très agréable. Persistance remarquable et belle puissance. Le vin rouge qui a suivi (un honorable Nuits St Georges 2005 de Daniel Rion) a du coup fait bien pâle figure…Rodolphe
- 22 novembre 2011 à 15h51
- in reply to: Domaine Jacqueson, Rully
Ayant ces deux millésimes en cave, j’ai ouvert un bouteille de chaque pour comparer ce cru sur les deux millésimes.
2008 : floral et aérien, une jolie fraîcheur, superbe d’équilibre et de finesse. Magnifique aujourd’hui, et peut encore patienter quelques années.
2009 : nez plus intense sur la pêche et les fruits blancs. En bouche c’est joli, assez puissant mais ça manque de longueur par rapport au 2008 ; légère amertume en finale. A l’aveugle, ma femme est partie sur un millésime assez ancien (5 ou 6 ans). A mon goût, c’est à boire maintenant.Rodolphe
- 7 juin 2011 à 13h47
- in reply to: Domaine François Lumpp, Givry
Bouteille bue au restaurant, conseillée par le sommelier.
Et j’ai passé un très bon moment . Un fruité griotte éclatant, de jolis tannins tout en finesse, et un équilibre superbement maîtrisé permettent un accord très gourmand avec un pigeonneau. Simple et efficace ! Bravo.Rodolphe
- 5 juin 2011 à 15h39
- in reply to: Domaine Bruno Clair
Cette bouteille a été bue en parallèle avec un Morey 2007 du domaine Lécheneaut ; un Chassagne 1er cru Boudriotte 2006 de Ramonet est venu jouer le rôle d’ « arbitre » en fin de dégustation.
Au nez on sent de prime abord la fraise puis des arômes de cuir, de café et de pain grillé qui donnent une impression très agréable.
En bouche le fruit est en retrait, les notes torréfiées dominent. L’ensemble est bien équilibré avec des tanins virils sans excès qui balancent bien l’acidité. Seul petit bémol, une longueur moyenne que l’on aurait souhaité plus imposante, mais en l’état j’ai pris beaucoup de plaisir.
En simplifiant à outrance, je dirais que le morey de bruno clair jouait sur la puissance tandis que le Lécheneaut était plus en finesse. En tout cas j’ai passé un bon moment avec ces deux vins.Rodolphe
- 5 juin 2011 à 15h12
- in reply to: Domaine Jacqueson, Rully
Bonjour Thierry
Tout à fait d’accord avec vous sur la pucelle 2008 : une bouteille ouverte début mai avait ravi mes invités, et m’avait une nouvelle fois emballé.
Je n’achète du vin du domaine que depuis le millésime 2007 ; d’après votre expérience je pense que l’on peut mettre ma déconvenue sur le compte d’une bouteille défectueuse.
Et je vais attendre un peu les 2009…parce qu’il me reste déjà des 2008 du domaine. Ensuite, 2009 est un beau millésime en bourgogne mais je ne sais pas si les blancs vont bien se garder par rapport aux 2007 et au 2008, mais ça c’est un tout autre débat…Cordialement
Rodolphe- 4 juin 2011 à 4h45
- in reply to: Domaine Jacqueson, Rully
Cette cuvée m’avait impressionné fin 2009 par sa puissance aromatique peu commune en bourgogne.
J’avais conservé un flacon pour voir comment elle allait se comporter à l’évolution. Le résultat est malheureusement peu probant : le nez part sur la cire et le camphre, en bouche ça manque de fraîcheur avec des notes tertiaires dominantes et surtout un manque cruel de longueur et d’ampleur ; le vin semble étriqué et sur la pente descendante.
En bref, une déception aujourd’hui, mais je ne peux exclure un éventuel problème de bouteille.
Je compte bien profiter rapidement des 2009 du coup, en tout cas sur la pucelle.Rodolphe