Philippe RICARD

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  • Philippe RICARD
    Participant

    IVV est un groupe d’amateurs.
    Parfaitement heureux de l’être, d’ailleurs…
    Nous aimons le vin, ce qui n’est pas très répréhensible sur ce genre de forum.
    Nous aimons le partager entre nous, pour y lier l’amitié avec le plaisir des sens.
    En fait, nous y cultivons une forme d’épicurisme, mêlé, il faut bien l’admettre, d’une dose d’enfantillage (que nos femmes qualifient de très masculin…) lié à notre passion débordante.

    L’envie de faire des comptes-rendus s’est vite révélée naturelle, dans un premier temps pour figer nos sensations et aider notre mémoire, puis dans le désir de partager nos impressions, d’échanger avec les autres.
    Il y a forcément un petit côté narcissique (que nos femmes qualifient là aussi de très masculin…), avec une parfois une petite fierté naïve à vouloir montrer autant notre plaisir que ce qu’on « sait faire »…
    Peut-être même un petit côté compétition gentillet, comme je ne peux m’empêcher de le faire entre potes dans une sortie vélo qui finit toujours à fond, comme des grands ados que nous sommes…

    Mais il y a surtout un énorme ciment entre nous, basé autant sur nos plaisirs primaires (donc sans arrières-pensées), que la relation humaine ou encore le plaisir intellectuel de la connaissance, aussi modeste soit-elle.
    Nos valeurs réelles semblent à 10000 lieues de toute considération conflictuelle, égocentrique ou malhonnête.
    Tant pis si certains ne le pensent pas : nous préférons passer notre temps à faire vivre ces valeurs qu’à vouloir convaincre une poignée de sceptiques.

    Si IVV a toujours été très satisfait de pouvoir mettre en ligne ses CR sur un forum aussi populaire que LPV, nous y avons aussi constaté des mots à notre encontre dont nous ne saisissons pas toujours les intérêts, si ce n’est l’hostilité.
    Certes, les rapports semble-t’il pas toujours évidents entre Laurent Gibet (notre « porte-parole » le plus assidu) et d’autres forts caractères du site ont pu parfois faire naître quelques amalgames réfléchis et utilisés comme autant d’agressions plus ou moins ciblées contre nous autant que Laurent.
    Si cette atmosphère un peu particulière n’a pas incité beaucoup d’entre nous à venir participer en ces lieux, moi le premier, elle a surtout fini par nous donner envie de s’en éloigner, non seulement par solidarité avec Laurent (que nous connaissons intimement sous des angles que beaucoup n’ont pas su révéler), mais aussi, tout simplement, parce que nous n’avons pas l’impression de partager ensemble les mêmes valeurs.

    Doit-on en conclure qu’IVV ne ressent plus la nécessité de faire paraître ses CR sur LPV pour obtenir des échantillons chez les viticulteurs ? C’est bon à savoir, car je suppose que c’est bien de ce type de collaboration dont parle Miguel ?

    Peut-il exister meilleure plaidoirie pour justifier cette différence de valeurs qui finit par nous éloigner ?
    En pensant celà, comment peut-on alors s’étonner que nos chemins divergent ?
    Si réellement nous ne valons pas mieux que ce que vous écrivez, notre départ ne doit certainement pas être une mauvaise nouvelle pour votre réputation.
    Et tant pis pour la mienne, elle ne m’intéresse pas.

    Philippe RICARD
    Participant

    Merci Benoit de la proposition, mais j’en ai fini de mon marathon d’achats sud-africains !
    Pour les quelques achats que je souhaiterais faire suite à cette dégustation, je me contenterai de mes voyages dans le pays.

    Philippe RICARD
    Participant

    Salut Didier,

    Ce n’est pas une faute de frappe : John X Merriman acheté 11 Euros.
    C’est peut-être une erreur du caviste…

    Philippe

    Philippe RICARD
    Participant

    Salut Benoit,

    J’aurais tant aimé trouvé toutes ces références en France à des prix corrects !
    J’ai passé presque 1 an à monter cette dégustation et pendant cette longue période, je n’ai pas vraiment ménagé mon temps pour essayer de trouver des bouteilles en France.

    Sur les 43 présentées, je n’en ai trouvé que 5.
    Cavistes célèbres, internet, j’ai vite trouvé les limites de cette recherche.
    Sans parler, naturellement, des vins vendus en grande surface…
    Sur les 5 références trouvées, le prix moyen était de 2 à 3 fois supérieur à ceux que j’avais pu obtenir.

    Pour la cuvée Paul Sauer, je l’ai récemment trouvée en grande surface à Johannesbourg à 23 Euros.
    C’est la seule anomalie que j’ai d’ailleurs pu trouver par rapport au reste de mes achats chez ce caviste sud-africain.
    Je n’ai pas le tarif au domaine (pourtant, j’y étais allé, mais en 2001…).

    Si les bouteilles que tu cites sont bien disponibles en France, je regrette de ne pas les avoir trouvées.
    N’hésite pas alors à citer tes références, ainsi que les tarifs, car si d’autres amateurs que nous s’intéressent à la découverte sud-africaine, je ne doute pas qu’ils apprécieront le tuyau.

    Dans le cas contraire, ils rendront vite les armes, à moins de se rendre là-bas…

    Philippe RICARD
    Participant

    Bref, pour répondre à la question initiale, j’espère avoir expliqué de façon cohérente notre qualification de « réduction noble ».
    Sans vouloir l’imposer à qui que ce soit…

    Philippe RICARD
    Participant

    Je vais essayer cette fois-ci d’être plus précis pour éviter les interprétations inadaptées.

    La réduction est l’évolution des composants du vin dans un milieu privé d’oxygène.
    Elle peut agir à différents stades :
    En vinification :
    • Un élevage sur lies (les lies sont à caractère réducteur), ainsi qu’une conservation du vin en cuves (anaérobie), favorisent les phénomènes de réduction. A savoir qu’en fût, même si les caractérisitiques du bois permettent une oxydation dite « ménagée », le phénomène de réduction existe toujours (oxydation et réduction sont intimement liées, on parle d’ailleurs de phénomène d’oxydo-réduction qui participe activement à la constitution du bouquet du vin). La réduction est un élément intrinsèque au vin ! Comme pour l’oxydation, la maîtrise de la réduction caractérise la justesse aromatique. Les perceptions pour le dégustateurs peuvent être alors des arômes animaux (modérés), des odeurs de cuir, fumée, champignon, et, pour certains vins blancs finement élevés sur lie, se traduire par de délicats arômes de grillé (exemple typique des vins de Coche-Dury et d’un certain nombre de vignerons qui travaillent sur le même exemple). C’est cette réduction que je qualifie de « noble », « fine », ou autre qualificatif élogieux. Et je n’ai encore jamais vu un dégustateur dire que les vins de Coche-Dury « puaient » !
    • Par contre, une réduction trop poussée (qui peut avoir différentes explications : débourbage insuffisant sur un vin blanc, fermentation lente en présence d’une dose élevée de SO2, contact abusif avec les lies…) peut conduire au défaut (de la même façon qu’un oxydation immodérée), avec comme arômes sensibles des odeurs de renfermé (rouges), métalliques (blancs), gibier, musc, mercaptan, oignon, poireau, croupi. Là, évidemment, il serait difficile de prétendre au raffinement olfactif. Bref, ça « pue » et l’aération du vin, même pendant des jours, serait même inutile
    En bouteille :
    C’est le cas typique d’asphyxie du vin qui conduit, par dégradation de l’anhydride sulfureux utilisé en vinification, à générer les fameux « goûts de réduit » (renfermé, animal trop puissant, serpière…), arômes en effet souvent passagers (heureusement, car j’en conviens tout à fait, ça « pue ») qu’une aération suffit à dissiper, mais qui parfois sont définitifs.
    C’est le cas lorsque cette réduction a irrémédiablement généré de l’hydrogène sulfuré (l’oeuf pourri), ou quand la bouteille a été trop longtemps exposée à la lumière, donc aux ultra-violets (goût dit de « lumière »).

    Beaucoup de dégustateurs ne considèrent la réduction que dans sa matèrialisation en « goûts de réduit » citée dans le deuxième cas (En bouteille) et omettent l’autre aspect de ce phénomène, pourtant inhérent au vin, puisqu’il définit (avec l’oxydation) son profil olfactif !
    Ce qui, il faut bien l’admettre, est un brin … réducteur !

    Philippe RICARD
    Participant

    En fait, j’ai de sérieux doutes sur la qualité de ma prose…
    Il semblerait qu’elle ait été mal comprise.

    Philippe RICARD
    Participant

    Enzo,

    Je pense qu’une des caractéristiques aromatiques du mourvèdre (parmi d’autres) est la marque animale, davantage caractéristique du cépage que d’une quelconque réduction.
    On peut ainsi fréquemment retrouvé des arômes de gibier, musc, (ou justement basse-cour, selon les ressentis de chacun), bien figés dans le verre, sans qu’une quelconque aération le fasse disparaître.

    Philippe RICARD
    Participant

    Avant de parler d’odeur quelconque, la réduction est avant tout un phénomène chimique, lié à la privation d’oxygène (opposé : oxydation).
    Généralement, elle se traduit de façon péjorative, souvent par des odeurs de type animal (gibier, musc), parfois fugaces, dissipées par une bonne aération en carafe.
    Plus rarement, elle peut aussi être la signature de dégradation de l’anhydride sulfureux en hydrogène sulfuré (oeuf pourri), avec des effets plus irrémédiables.
    Pour qualifier ses odeurs désagréables, on parle « d’odeur de réduit ».

    Pendant les phases d’élevage en barrique, si tout le monde s’accorde à penser que le bois permet une très légère respiration du vin, celui-ci connait quand-même un régime de réduction (certes très loin de la situation d’asphyxie en bouteille).
    Certains dégustateurs qualifient certains de ces effets de façon plus élogieuses.
    Emile Peynaud parle de « bouquet de réduction », Michel Bettane « d’arômes grillés de réduction très racés » (notamment à propos de certains Meursault), J. Chauvet de « parfums de réduction qui confèrent au vin son élégance »…
    Les odeurs de lie, par exemple, peuvent aussi bien signer des odeurs de réduit fortement disgrâcieuses, lourdes, comme des arômes de réduction beaucoup plus fins et nobles.
    Certains effluves animaux peuvent unanimement repousser (sueur, ventre de lièvre), imprimant un profil réduit défectueux (plus ou moins temporaire), comme suciter l’intérêt de certains dégustateurs – mais pas tous (étrange sensation, difficile à qualifer de manière élogieuse, d’odeurs de basse-cour que nous avons devinées dans les vins de Coche-Dury, d’Auvenay, mais aussi Gauby, Jullien, Anglade, Olivier Pithon, …).

    Bref, si le phénomène de réduction est la plupart de temps traduit de façon négative, il est aussi, chez certains, sujet à nuances.
    Tentant d’apprécier ces nuances chez des hommes du vin plutôt compétents, je ne fais qu’essayer de traduire mes sensations en fonction de ce qu’ils m’ont appris.

    Il n’empêche que je me considère bien peu comme une référence et je reste entièrement ouvert à d’autres subtilités.

    Philippe RICARD
    Participant

    Il continue à déguster avec nous, chez IVV, et à écrire des CR.
    Si vous vous intéressez à René Muré, le dernier CR en parle.

    Ici…

    CR d’entraînement pour le championnat RVF

    Philippe RICARD
    Participant

    Après le post de Miguel reportant le CR du soir sur les Noëls de Montbenault 2005 (dégustation du 1er Avril 2008), voici le mien sur l’après-midi :

    DS16 – PR16 – CD14. Note moyenne AM : 15,3
    •Jolie robe jaune aux reflets dorés.
    •Olfaction puissante, ample, offrant toute la déclinaison des senteurs de la pomme, du cidre à la pomme au four, avec aussi le coing et une pointe de rhum ambré.
    •Assise large, musclée, bouche pleine, riche, enrobante, mais où la fraîcheur toute ligérienne sait faire écho à cette générosité de matière. Finale longue, rémanente.

    Un Noëls de Montbenault en forme.

    Il semblerait que le vin ne s’apprécie pas toujours de façon linéaire.
    Certains en douteraient ?
    Dès mes premières expériences de novice, j’ai vite compris que le vin avait sa propre variabilité, comme les dégustateurs eux-mêmes.
    L’expérience et l’honnêteté n’ont fait que confirmer…

    Les membres d’IVV ont toujours reconnu en Richard Leroy un vigneron de talent.
    Ils n’ont pas toujours bu ses vins avec constance et, comme pour tout autre vin, l’ont écrit dans leurs comptes-rendus.
    Certains même ne fusionnent pas avec le style du vigneron (l’unanimité est assez difficile dans le monde du vin), sans jamais dénigrer le travail de l’homme.
    Je dirais qu’ils arrivent à faire la différence entre leur goût personnel et le talent d’un vigneron.

    Personnellement, je suis adepte des vins de Richard Leroy et tente de rester un fidèle client, ce qui devient difficile étant donné le succès de ses vins.
    Ça changera peut-être un jour.
    Parce que les goûts évoluent.
    Et je n’en ai pas peur : c’est chouette la différence !

    Philippe RICARD
    Participant

    Beaux CR.
    Beaux efforts de présentation et d’intégration des photos, ce qui n’est pas des plus faciles.
    Bref, bravo !

    Je vous rejoins en ce qui concerne l’appréciation de ces chardonnay.
    Vins étonnants, aux arômes subtils, évoquants pour moi certaines expressions de la Côte de Beaune (parfois même avec des nez façon Coche Dury, rien que ça !), mais avec une acidité plus évidente.

    Joli Traminer en effet, véritable petite gourmandise…
    Trousseau classique et Poulsard bien faits, mais pour moi toujours anecdotiques.
    Je préfère le Trousseau Singulier, ou le Pinot Noir En Barberon, même si l’extraction semble un peu plus nette.

    Je reste enfin un peu moins sous le charme des vins passerillés pour lesquels l’équilibre est pour moi moins évident.

    Philippe RICARD
    Participant

    Merci de l’info.
    On m’avait donné la même…et je préfère également encore chercher un peu pour tenter de la trouver à prix plus raisonnable (ce qui risque d’être assez difficile…).

    Si je trouve quelque chose, je fais suivre…

    Philippe RICARD
    Participant

    Merci Ppezet pour ces remarques rassurantes sur notre appréciation (il est en effet jamais facile de se prononcer sur une dégustation de 16 échantillons, ensemble ridicule au regard de la production de Rioja et qui ne peut ainsi se prétendre représentative).

    Mais il est vrai que les différences de styles étaient trop prononcées pour ne pas s’y attarder un petit peu…

    Je comprends quelque peu les remarques sévères formulées lors de cette présentation de Rioja Alta à des dégustateurs hexagonaux (aussi professionnels soient-ils).
    Nous-mêmes, pourtant flatteurs en conclusion sur leur style, avons eu une approche difficile de ces vins à leur ouverture : la séance de l’après-midi a souvent conclus en des termes également peu flatteurs, décrivant des vins passablement oxydés.
    Et ce n’est qu’après une aération de 5 h que ces vins se sont profondément révélés, démontrant toute la subtilité de leur composition.
    Je ne connais pas le détail de la réalisation de la dégustation dont vous faites mention, mais si la précaution de l’aération préalable n’a pas été prise, le risque d’induire en erreur d’appréciation ne me parait pas négligeable.

    Ceci dit, je connais aussi bien des dégustateurs absolument imperméables à ce style quelque peu dépouillé et qui, sur notre propre séance, auraient été moins laudatifs…
    Les goûts et les couleurs…

    On m’a récemment fait la remarque qu’une focalisation sur un choc de styles, une caricature d’opposition entre anciens et nouveaux, n’était pas forcément pertinente.
    Et que bon nombre de vieux millésimes pouvaient présenter des échantillons bien différents que ceux que nous avons dégustés, avec des robes très sombres et des matières moins oxydées.
    Ce dont je ne doute pas.
    Nous aurions du mieux préciser que ces différences s’étaient essentiellement appréciées entre les « gran reserva » à l’ancienne (élevés très longuement, avec tous cette sensation de dépouillement, tant de la coloration que de la matière) – et donc pas tous les vins dits « anciens » – et la jeune génération montante, chère et ambitieuse, dont on a relevé la briéveté (toute relative) des élevages, et en même temps la valeur tarifaire débridée !
    C’est sur cette opposition précise que notre position ponctuelle (j’ai conscience du caractère limité d’une telle dégustation) se voulait insistante.

    Philippe RICARD
    Participant

    CR: Taittinger Comte de Champagne 1997

    Bu en Janvier 2008 : 17/20 (bu à l’ouverture, vers 10°)
    • Robe paille aux reflets jaunis et dorés, dotée d’une effervescence soutenue, avec des bulles très fines.
    • Superbe nez de chardonnay (c’est un blanc de blancs), sur des senteurs de beurre, brioche, toast, grillé, noisette, fleurs blanches. Très stylé et raffiné !
    • Bouche pleine de justesse et de classe : équilibre parfait, maturité épanouïe, grande finesse de bulles, caractère profondément vineux d’un chardonnay de grande origine. Arômes délicats de citron, pamplemousse, pêche blanche mûre, beurre, brioche. Finale crayeuse, tenue, persistante, à la fois harmonieuse (aucune amertume), mais encore un brin en réserve.

    Philippe RICARD
    Participant

    CR: Suduiraut 1996

    Bu en Janvier 2008 : 15,5/20 (servi à l’ouverture dans l’avion, vers 9°, à partir d’une demi bouteille)
    • Robe assez épaisse, relativement claire, jaune doré aux reflets lumineux.
    • Expression d’un joli rôti, frais et mesuré, sur des notes d’ananas, pamplemousse, orange, coing, miel, plus quelques traces muscatées, dans un style d’ensemble jeune et sincère.
    • Bouche en fraîcheur et finesse, tant sur le plan aromatique que sur sa texture, à la rondeur et la liqueur raisonnables. Ensemble svelte, voire même un peu trop, manquant un peu de chair et de majesté. Finale sur l’orange amère, à la longueur modeste.

    Philippe RICARD
    Participant

    CR: Riesling Grand Cru Schlossberg 2004.

    Bu en Décembre 2007 : 15,5/20 (servi vers 8°)
    • Robe limpide, fluide, paille aux reflets gris.
    • Senteurs relativement discrètes, expressions douces et fraîches de fruits blancs mûrs (pêche, poire), avec une pointe muscatée.
    • Bouche rythmée : attaque au caractère quelque peu surmûri (sensations muscatées, notes d’abricot, d’ananas), puis corps ressaisi autour d’une acidité solide, presque citrique, avant de terminer tendu, frais, élancé par une pointe d’amertume, une jolie minéralité. Finale puissante, rémanente, sur des notes de poivre, gingembre et menthol.

    Philippe RICARD
    Participant

    Aiguelière Côte Dorée 2001

    Bu en Janvier 2008 : 13,5/20 (servi à l’ouverture vers 16°)
    • Robe sombre, mate, marquée de teinte prune.
    • Fort parti pris pour un profil boisé : notes balsamiques (résine, pin), goudron, bois chauffé, réglisse, chocolat, grillé, limitant quelque peu la palette aromatique. Présence en second plan de cerise cuite et de prune. Aspect général un peu sombre, qui manque de fraîcheur.
    • Matière joliment traitée, avec des tanins bien fondus, un jus agréable, une acidité nette, un fond assez riche, mûr (sensation de sucrosité), mais les arômes ne pètent pas, enfermés dans une coque boisée un rien tyrannique. Choix délibéré que je ne partage plus malgré son aspect quelque peu flatteur.

    Philippe RICARD
    Participant

    Je comprends ta position, Charles !

    La Turque 95 était tout de même fine et sensuelle … (plus limitée que Lafite 88, je le concède).

    Et ces syrahs peuvent procurer de grandes émotions (Brune Jamet 01, Turque 01, …).

    Philippe RICARD
    Participant

    La cuvée Initiale est certainement mûre dès maintenant, alors que Renaissance ne livrera tout son potentiel qu’un peu plus tard.
    C’est peut-être la raison de ma différenciation peu marquée…

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