Philippe C

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  • Philippe C
    Participant

    William Fèvre Chablis 1er Cru Vaillons 2011

    Il est particulièrement rare au cours de dîners professionels, de déguster des vins de premier choix, il est donc important de le souligner.

    C’est une entrée en matière sublime, le nez est plutôt sur la retenue avec une bouche fraîche, relativement tendue, qui soutient harmonieusement un gras bien présent et une légère touche miellée.

    Le plus vient de l’accord magique avec un homard à la cuisson parfaite associé à des asperges et un condiment très « Slurp ».

    Réellement un grand moment que cette entrée, d’autant plus grand qu’il était inattendu.

    Au cours de cette expérience, je pense: il y a une bouteille de « Sechet 2009 » de Dauvissat que je n’arrête pas de déplacer dans ma cave, son sort est scellé.

    Philippe C.

    Philippe C
    Participant

    CR: Domaine Jamet – Côtes du Rhône – Rouge – 2008

    Bon autant en jeunesse je n’avais pas été emballé par ce millésime, qui me faisait penser à 2002, autant l’ouverture récente d’un flacon m’a rappelé que ce domaine est franchement la définition de l’excellence.

    Le CDR 2008 est maintenant superbement en place (plus ce côté d’un peu dissocié trouvé en jeunesse), il a une fraîcheur remarquable comparable au 2011, et ce côté petite côte-rotie caractéristique.

    Très bien.

    Il y-a-t-il quelqu’un qui a ouvert du 2002 récemment ?

    Philippe C.

    Philippe C
    Participant

    Château Duhart-Milon 1970

    Bu le week-end dernier, la bouteille avait un niveau haute-épaule donc auto épaulée pendant environ 4 heures (bouteille relevée 5 jours avant).

    L’impression de poussière à l’ouverture, à disparu avec l’aération, le nez est discret sur la mûre. La bouche est au départ légèrement fluette et les arômes fruits rouges (plutôt fraise) s’expriment sur une matière un peu ténue mais qui s’étoffe nettement au fil de la bouteille.

    L’accord avec une pièce de veau rosée aux champignons se fait parfaitement.

    En résumé, une bouteille qui a bien rempli son office et sauvé le back-up pour une prochaine édition.

    BIEN.

    Philippe C.

    Philippe C
    Participant

    Confirmation de la qualité de cette bouteille ouverte récemment et bue sur 2 jours, je me retrouve dans ce CR en rajoutant juste que la bouteille à été ouverte dès la remontée de cave. Très très bon dès le premier jour, et pas de perception de fumé pour ma part.

    Philippe C.

    Nemo73 écrivait:
    ——————————————————-
    > [b]CR:Bernard Baudry – Clos Guillot 2005 –
    > Chinon[/b]
    >
    > Bon bouchon imbibé à moins d’un centimètre.
    >
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    > descatnemo[/url][/img]
    > A l’ouverture le nez était assez mutique et je
    > m’suis dit mince ! ça va être fermé, j’aurai pas
    > dû l’ouvrir ! Quelques subtiles notes de mousseron
    > ou de moisissure blanche et fraiche s’échappaient,
    > rien de plus.
    >
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    > descatnemo[/url][/img]
    > Pas loin de 2h00 d’aération plus tard, sans
    > carafage, le fruit fait surface en restant
    > toutefois relativement timide, modérément. Le peu
    > qui est accessible (accessibilité: moyen -, on va
    > dire !) révèle des notes très salivantes et
    > gourmandes de sorbet cassis-framboise un
    > peu poivrées et fumées surtout, pas tout à
    > fait graphite. On pourrait ajouter la cerise
    > terreuse, pour indiquer la pesanteur (profondeur)
    > du fruit pour ne pas dire lourdeur (qui serait
    > péjoratif). Aucun boisé perceptible en dehors de
    > ce fumé qui s’intègre parfaitement dans le fruit.
    > L’impression de moisissure du début se retrouve
    > maintenant mais à travers un autre registre, un
    > peu sous-bois, humus et cuir surtout (pas
    > précisément animal). C’est super gourmand ! Très
    > excitant ! Cela reste assez typé cabernet franc
    > même si l’on songerait volontiers à Bordeaux quand
    > c’est déjà un peu à maturité (aux meilleurs qui ne
    > boisent pas naturellement). Pas de poivron, pas de
    > note florale type violette (ou vraiment à peine –
    > peut-être les arômes secondaires ont pris le
    > dessus), ni d’accent végétal, même sur fond de
    > verre. Mais beaucoup de fraicheur !
    >
    > Deux heures et demi plus tard, le nez s’ouvre
    > encore davantage et s’exprime bien. Tout n’était
    > qu’une question d’aération et de patience !
    > Actuellement, il est très nettement sur le
    > cuir, le lard, le jambon de pays. Le
    > cassis poivré est derrière, pas tout à fait à
    > égalité. La fraicheur reste magnifique encore une
    > fois.
    >
    > La bouche est depuis le début une vraie tuerie !
    > Et ça m’a rassuré après avoir trouvé le nez
    > bloqué. Le volume a une [b]sphéricité
    > remarquable[/b], la matière est douce,
    > crémeuse, fondue, pleine. Elle occupe la
    > bouche complètement sans forcer avec une densité
    > et une ampleur exemplaires. Mais la qualité
    > première de ce vin tient à l’acidité. [b]La
    > tension est extraordinaire ![/b] En mâchant
    > constamment sur une grosse gorgée, le vin passe au
    > bout de quelques secondes, deux vitesses
    > supérieures et accélère. L’acidité alliée à un
    > dosage d’alcool idéal (14% vol) « attise » ma gueule
    > aromatiquement crescendo jusqu’à saturation. [b]La
    > longueur est bluffante[/b], la [b]finale est hyper
    > salivante[/b] (dans ces conditions précises de
    > travail du vin en bouche), super fraiche et
    > vraiment jouissive ! L’acidité n’est jamais
    > agressive et pourtant elle a un effet ascendant,
    > qui pique énergiquement sans blesser. Mais il faut
    > dire que les tanins sont justes mûrs derrière et
    > ça change tout. L’équilibre avec l’alcool
    > est remarquable, il chauffe juste ce qu’il faut.
    > Je ne trouve pas de métaphore, mais ce couple
    > acidité/alcool m’interpelle !
    >
    > Très grand plaisir, même si le nez pourrait être
    > un peu plus expressif. Moins complet sur ce point
    > que le Coteau du Noiré du même millésime, on s’en
    > rapproche bien en bouche.
    >
    > TRES BIEN / TRES BIEN (+)
    >
    > Note: Prendre le temps de carafer avant
    > dégustation !
    >
    > [img]https://[url=https://www.flickr.com/photos/119
    > 380766@N08/16048033976/][img]https://farm8.staticf
    > lickr.com/7570/16048033976_aaac833ac5.jpg[/img][/u
    > rl]
    > [url=https://www.flickr.com/photos/119380766@N08/1
    > 6048033976/]P1050905[/url] by
    > [url=https://www.flickr.com/people/119380766@N08/]
    > descatnemo[/url][/img]

    Philippe C
    Participant

    Merci pour ces informations, mes précédentes expériences avec ce millésime 2004 m’ayant poussé à la patience, il faudra tester de nouveau.

    J’ai donc plutôt ouvert un Château de Pibarnon 2002.

    Superbe parfum à l’ouverture sur un registre floral et la cerise. Épaulée 3 heures, la bouche est conforme à l’impression que j’avais eu sur une bouteille précédente: Équilibrée, des tannins fondus dans un ensemble très soyeux.

    Juste la finale moins mentholée que dans mon souvenir, qui retire un peu de fraîcheur, mais bon je chipote un peu.

    Une Très Belle bouteille.

    Philippe C.

    Philippe C
    Participant

    Bonsoir,

    Je pense que c’est une très bonne idée, il convient cependant de se rappeler qu’une initiative similaire a été tentée sur Paris il y a quelques années, cela s’appelait « vin en ville ». Et je crois me souvenir (pas sur à 100%) qu’un certain Alain Marty en etait à l’origine, cela pourrait etre utile de connaître les « lessons learned ».

    Bon démarrage.
    Philippe C.

    Philippe C
    Participant

    Triste nouvelle.

    Nous avons eu le plaisir de faire sa connaissance au domaine il y a quelques années. Premier abord rugeux et que de la chaleur une fois cette étape franchie, et le temps passé a discuter des vins n’est pas compté. Une vigneronne comme on les aime.

    J’avais découvert la cuvée Ste Catherine l’inédit lors de cette rencontre, un flacon sera ouvert ce week-end a sa mémoire.

    Philippe C.

    Philippe C
    Participant

    Chapelle-Chambertin 1997 Domaine Pierre Damoy

    J’ai commenté ce vin il y a 2 ans, cette bouteille a été dégustée dans des conditions très différentes, notamment concernant l’accord moyen avec un cuisine asiatique remarquablement exécutée.

    C’est toujours excellent, cependant dans un style différent car le vin a évolué sur des arômes tertiaires plus marqués, il est moins exubérant mais a gagné en longueur et en finesse. La matière est belle et soyeuse, encore un vrai plaisir sur ce vin au début de son évolution.

    Philippe C.

    Philippe C
    Participant

    +1 pour 2003,

    Je n’ai eu que du bonheur sur les flacons ouverts au cours de l’année, du coup j’en ai fait le choix principal pour les ouvertures de fin d’année. La qualité constatée aujourd’hui est assez générale sur les régions.

    Exemples de memoire dans des crus et styles différents: Pommard Epeneaux Comte Armand, Vosne Romanee VV C.Tremblay, Clos des Papes rouge, Malartic Rouge, Branaire.

    Cela conforte l’idée d’attendre les GC.

    Philippe C.

    Philippe C
    Participant

    Je rattrape un peu mon retard de contribution et j’essaie un nouveau site d’hébergement.

    Château Tronquoy Lalande 1970

    Bu en juin 2014

    Très belle surprise, franchement je n’en attendais pas grand chose et avais prévu le backup. Il s’est divinement bien comporté, avec une belle matière encore présente et ce jus de fruits tirant vers la cerise d’une netetté et d’une longueur impressionante, test ultime la bouteille n’a pas fait un pli et unanimité autour de la table. Un vrai moment de bonheur avec un fond de bouteille encore plus envoutant. Epaulé 4 heures et servi à 17°.

    Excellent ++

    Philippe C.

    Philippe C
    Participant

    Je rattrape un peu mon retard de contribution et j’essaie un nouveau site d’hébergement.

    CR: Château de Fosse-Sèche, Saumur, Les Tries de la Chapelle, 2006

    Bu fin décembre 2013

    La première ouverture depuis l’achat au domaine, l’élevage commence à se fondre, le vin a gardé une amplitude remarquable avec un fruit et un gras très marqués sans donner dans l’écoeurement, l’ensemble très équilibré aussi bien en longueur qu’en largeur, promets une très longue garde. Excellent dans son style aujourd’hui comme au jour de la dégustation au domaine, avec un bemol il faut trouver l’accompagnement pour ce type de vin relativement opulent (pas trop mal avec saint-jacques marinées au citron et oeufs de saumon).

    Philippe C.

    Philippe C
    Participant

    Je rattrape un peu mon retard de contribution et j’essaie un nouveau site d’hébergement.

    CR: Clos des Papes 1997

    Bu en janvier 2014

    Debut d’évolution, pas de sensation alcooleuse comme parfois en jeunesse, le tout est bien intégré, je rejoins sur une certaine rondeur « à suivre », très bon compagnon de table d’un boeuf braisé. Bon à très bon aujourd’hui, cependant il semble qu’il faille un peu plus de temps pour aller vers l’excellent.

    Philippe C.

    Philippe C
    Participant

    Pour répondre sur l’année 1967, les liquoreux sont des valeurs sûres, sur les rouges, deux expériences très intéressantes:
    – Gazin – Bien+
    – La Lagune – Très bien (bouchon collé au goulot, un vrai defi de l’ouvrir)

    Sinon la Bourgogne présente des choses intéressantes.

    Philippe C.

    Philippe C
    Participant

    Une découverte révolutionnaire.

    Vin aromatisé au café

    Philippe C
    Participant

    CR: Bel Air Marquis d’Aligre 1973

    Decision d’ouvrir cette bouteille mi-épaule couleuse, mais qui semble avoir coulé récemment suite a déplacement. La décision est renforcée par la lecture des commentaires élogieux sur la réussite dans ce millésime.

    Le nez à l’ouverture est poussiéreux, sensation qui disparait après 3 heures au moment de passer a table. De prime abord pas de défaut perceptible comme l’état de la bouteille pouvait le laisser penser.

    La première surprise est que bien que sur la finesse, il reste de la matière, de la belle matière portée par des tanins présents avec un léger poivron (aussi présent au nez), et un fumé qui allonge une belle finale tres fraîche.

    Seul HIC, servi sur un superbe poulet roti dominical, l’accord n’était pas sublime, ni recherché du fait doute sur le flacon.

    Verdict: malgré l’accord douteux, la bouteille n’a pas fait un pli. EXCELLENT

    Philippe C.

    Philippe C
    Participant

    Bu vendredi dernier un Pavie-Macquin 2004, carafé 45 mn, ce fut un beau vin qui commence à digérer son élevage et arrive à un équilibre harmonieux.

    +1 pour 2004.
    Philippe C.

    Philippe C
    Participant

    Je poste ce message, pour la simple expérience de poster sur un fil qui va disparaitre, je n’avais jamais fait, j’inaugure. 🙂

    Bienvenue Christophe.

    Philippe C.

    Philippe C
    Participant

    Je pense aussi qu’il vaut mieux parler de grande bouteilles, dans le registre grand vin hors bordeaux et bourgogne, ce qui me vient à l’esprit est:

    Clos des Papes 1971 mémorable
    Et un Clos St Hune dont le millésime m’échappe

    Philippe C.

    Philippe C
    Participant

    Je pense aussi qu’il vaut mieux parler de grande bouteilles, dans le registre grand vin hors bordeaux et bourgogne, ce qui me vient à l’esprit est:

    Clos des Papes 1971 mémorable
    Et un Clos St Hune dont le millésime m’échappe

    Philippe C.

    Philippe C
    Participant

    Une petite ode à Jamet sur 3 bouteilles dégustées ces 2 derniers mois:

    CR:

    Côte-Rôtie 2006
    Une bouteille particulièment jeune, le nez assez discret laisse place en bouche à un trés bel équilibre entre d tannins affirmés, des épices tirant sur le poivré plutôt doux et une longue finale. Le tout s’harmonise sur une bouche soyeuse et gourmande.

    Côtes du Rhône Blanc 2011
    La c’est une belle surprise, jusqu’à présent les CDR blanc de jamet était bons dans un registre relativement simple. Ce 2011 montre un saut qualitatif majeur, avec une plus grande complexité du gras sans perte de fraicheur, le tiers restant de la bouteille conservé environ 5 jours au réfrigérateur a conservé les mêmes qualités, que du bonheur.

    Côte-Rôtie 2004
    Bon pour être honnéte, la premiére 2004 ouverte en début d’année était bouchonnée (ma premiére chez Jamet depuis quelques années). Par contre celle de ce week-end fut superbe, une robe tuilée dévoile un début d’évolution, le nez ouvert et charmeur prédit la beauté du jus en bouche. Jus qui révèle du fruit, de la complexité, de la profondeur et de la fraicheur!!! C’est excellent et le flacon disparaît illico presto.

    Rien de neuf, mais c’est franchement un excellent domaine, bouteille aprés bouteille.

    Philippe C.

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