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- 2 décembre 2018 à 17h09
- in reply to: Domaine Marc Sorrel
CR: Crozes-Hermitage 2016 rouge Marc Sorrel
Je suis d’avance désolé pour le caractère quelque peu trempé de mon commentaire de dégustation sur ce vin.
Imbuvable pour moi à l’ouverture : du bois et de la vanille. Mais où est la Syrah sur ses galets roulés ???
Re goûté le lendemain, idem.
J’ai donc pris l’initiative de la confier à Madame qui l’a utilisé pour la sauce du boeuf Bourguignon, et là, le vin a trouvé tout son sens malheureusement.A re goûter dans 10 ans environ…
[hide][spoiler]CR!![/spoiler][/hide]
- 7 septembre 2018 à 14h28
- in reply to: Domaine Bruno Duchêne
CR: Collioure La Pascole 2014 de chez Bruno Duchene.
Robe rubis claire légèrement trouble car le vin n’est pas filtré.
Le nez évoque les baies noires plutôt mûres et la garrigue de prime abord.
L’attaque est souple mais soutenue avec beaucoup de matière. De la framboise sur des notes épicées et du thé en arrière bouche.
Le nectar ne fait que commencer à respirer !
Après une petite heure d’ouverture, il commence à pinoter sévère !
Du tertiaire : sous bois, champignons rissolés, myrtille, fraise des bois, violette…
Je suis littéralement largué !!!
Il se révèle tel un Pommard sur un millésime solaire d’un domaine au sommet de la hiérarchie bourguignonne.
La texture est ultra dense, mais la fraîcheur reste omniprésente tout au long de la soirée.
La longueur également.
À la perfection sur un rôti de magret de canard au piment d’espelette.
Je n’en reviens encore pas et défie les plus aguerris de ne pas faire la confusion à l’aveugle avec un des plus grands rouges de la côte de Beaune.
:O!- 7 septembre 2018 à 14h16
- in reply to: Château Meylet, Saint-Emilion
CR: Château Meylet 2003
Ouvert le 7 août 2018 sous une température caniculaire.
Une toute petite heure d’aération, ce qui est bien insuffisant, mais a tout de même permis d’en apprécier les vertus tout au long du repas.
La robe est sombre, toute en densité avec des reflets légèrement brique. Mais le vin semble presque encore dans sa prime jeunesse.Le nez offre un bouquet plutôt fermé au départ mais qui se développe sur les baies noires, le sous-bois, le cuir et le tabac séché.
L’attaque est massive ! un vrai Bordeaux à l’ancienne, corpulent et riche à souhait.
La bouche est d’une grande amplitude. On sent largement le merlot bien nourri et bien élevé sur un terroir de graves / calcaire dont les notes ressortent d’emblée au palais.
La garrigue, la myrtlle compotée, la mûre noire s’épanouissent sur une trame très tannique avec une petite touche d’élevage tout de même. Le nectar est jeune et encore un peu fermé !
La longueur persiste vigoureusement en bouche. Et malgré tout cela, sans aucune lourdeur, la fraîcheur reste au rendez-vous.Dégusté sur des brochettes de viande au barbecue, le plat a paru quelque peu léger pour un vin si massif, mais le plaisir était là.
J’ai pu en épargner pour le lendemain. Regoûté au bout de 24 heures, le vin s’était assoupli et ouvert. Il avait développé de splendides arômes de fruits rouges.
Prochain coup, à déboucher en mi-saison et à carafer 6 heures à l’avance.
Une quille taillée pour traverser le temps !- 29 mars 2018 à 20h02
- in reply to: Domaine Yvon Métras
CR: Fleurie « Le printemps » 2016 de Yvon METRAS
J’attendais avec impatience le printemps pour pouvoir goûter ce vin.
La robe est d’un rouge très clair, elle évoquerait presque un Tavel.
A l’ouverture, le nez se présente sous des notes quelque peu animales mais on sent que c’est très provisoire au vu du fruit qui se profile en arrière.
Et en effet, après quelques minutes, la groseille, le framboise et la fraise des bo is font leur apparition mais sans excès, juste avec la retenue qu’il faut à l’image de ce millésime discret mais qualitatif.
L’attaque est extrêmement souple et agréable. Les baies rouges flamboient au palais sur une trame joliment acidulée. La tenue est belle et la longueur suit largement.
J’ai déployé des efforts surhumains pour ne pas finir la bouteille et la re-gouter le lendemain.
Le vin est splendide, encore plus en place, et offre même cette fois-ci une petite saveur supplémentaire de prune sauvage.
Superbe nectar sur le fruit et la finesse, à déguster du petit déjeuner au dîner, il s’accorde probablement avec tout. Un glouglou ultime et complexe déjà exceptionnel et qui ne saura que bien vieillir j’en suis certain ![hide][spoiler]CR!![/spoiler][/hide]
- 31 janvier 2018 à 19h43
- in reply to: Domaine Jules Desjourneys
Bonjour
Je vais paraître un peu rabat joie, mais même en les goûtant à 10 ans d’âge, les vins rouges de Desjourneys me paraissent encore verts et trop marqués par l’amertume. Je ne suis jamais parvenu à finir une bouteille, pourtant, j’adore les vins du Beaujolais, même très concentrés du type Metras ou Descombes.
Mais Desjourneys, je n’y arrive pas.
Reste à découvrir les blancs qui semble-t-il ont de bons feebacks.- 20 novembre 2017 à 15h37
- in reply to: Domaine Ganevat, Rotalier
CR: [color=red]Jean François Ganevat, En Billat 2015
[/color]
Joli flacon avec capsule cirée comme la plupart des bouteilles de chez Ganevat.
La robe est rouge claire et légèrement trouble, aussi naturelle que possible.
Le nez est discret mais très floral et marqué majoritairement par une certaine minéralité accompagnée de fruit noir.
L’attaque est légèrement perlante à la première gorgée. Mais ce perlant disparaît après une petite heure d’aération.
Et là le nectar se révèle dans toute sa plénitude !
Des arômes très subtils de baies rouges mêlées à ce côté terroir de schistes marneuses omniprésent que seuls les très grands vins du Jura sont capables d’offrir.
Si jeune et déjà une complexité phénoménale ! Celui-ci pinotte un maximum. Il évoque un grand bourgogne avec une identité très jurassienne.
La matière est si fine, si suave, si digeste !
La longueur est divine, c’est vraiment une bouteille d’exception.
Ouverte sur un onglet, elle m’a littéralement transporté !
Très très grand vin sur ce millésime 2015 ! :jump:CR: EMRYS, cuvée Hocus 2014 (Syrah)
Au regard de la taille du domaine (inférieure à 1 hectare), on peut aisément croire à ce qui est écrit sur l’étiquette de cette bouteille « produit uniquement en famille et entre amis ».
Et je constate que ce type de production peut faire des miracles !
La robe est plutôt rouge sombre sans grande surprise pour une syrah pure.
Le nez, lui est au départ un tantinet animal mais cela s’estompe au bout de quelques minutes pour laisser place à de belles notes de garrigues légèrement épicées sur un ton iodé, un ensemble déjà prometteur.
L’attaque est franche et solide, mais toute en douceur et en suavité comme c’est souvent le cas pour les vins naturels bien faits.
De superbes arômes de baies noires, de lavande, de réglisse, de cuir et une petite touche mentholée chatoient le palais avec une énorme délicatesse.
La structure est charnue, saline et parfaitement équilibrée.
La longueur n’en finit pas, il est quasiment impossible de ne pas se resservir, surtout sur un onglet à l’échalote saignant.
Le vin parfait, absolument superbissime !!!
Quelle découverte improbable ! (tu)- 11 août 2017 à 15h03
- in reply to: Domaine De Mena, Paziols
Je suis passé au domaine en juillet dernier. Vigneron très accueillant
J’ai finalement goûté 3 vins de l’éventail.
Voici mes premières impressions :CR: – WABI SABI rouge 2016 : la robe est rouge sombre, voire violacée et pourrait faire penser à un vin du beaujolais sur un millésime solaire. Le nez est sur la myrtille et légèrement épicé. Le vin est servi à environ 16°C. On s’attend à une matière dense et charpentée.
Et en bouche, il n’en n’est rien. L’attaque est tout en souplesse et se développe très progressivement au palais sur une explosion de fruits rouges bien mûrs sans aucune lourdeur.
La matière est bien là, mais aucune astringence à déplorer malgré le jeune âge du nectar qui pourra d’ailleurs se combler sur 4 ou 5 ans sans problème.
La longueur est fine et belle, bref, ce vin, très gourmand, a admirablement accompagné un en-cas aux tomates et jambon Ibérique.CR: – Clandestine rosé 2016 : A l’ouverture de la bouteille, je suis surpris par la couleur très pâle du vin, à tel point que je me suis demandé si je ne m’étais pas trompé de flacon…
Le nez est très provençal à ma grande surprise et les premiers arômes aussi ! J’ai l’impression de déguster une Côte de Provence de très bonne facture.
En première bouche, la groseille et la framboise sauvage dominent sur une trame agréablement acidulée.
Puis après quelques minutes d’aération et de réchauffement (il a été servi très frais), le caractère singulier et persistant du Lladoner fait son apparition. Le vin revendiquait alors son identité bien trempée du Roussillon jusqu’à la fin de la bouteille qui d’ailleurs n’a pas fait long feu en apéritif. Il peut allègrement accompagner un repas avec une cuisine méditerranéenne.CR: – Clandestine blanc 2016 : Superbe robe jaune clair, limpide pour un vin nature. Le nez est discret et se développe dans le verre après quelques minutes sur un bouquet floral et le miel d’acacias.
L’attaque est souple et onctueuse sans aucune agressivité. La matière en bouche est surprenante de par son gras et sa souplesse. A l’aveugle, nous aurions pu évoquer celle d’une côte chalonnaise voire même un côte de Beaune de haute volée type Saint Romain.
Mais le caractère bien méridional du Macabeu brille par excellence ! La fleur blanche domine et les arômes de miel ressortent fidèles au nez d’ailleurs. Des petites notes de fruits jaunes accompagnées d’un très léger arrière palais d’amande douce agrémentent le tout parfaitement équilibré et d’une fraîcheur incroyable.
La longueur est superbe et fait littéralement voyager le dégustateur aux fins fonds du terroir pur et intense.
Un très grand vin pour des viandes blanches en sauce (poulet de Bresse par exemple), qui gagnera probablement encore à vieillir 2 ou 3 ans.
Je suis totalement conquis !- 8 mars 2017 à 13h38
- in reply to: Domaine Pierre Gonon
Perso, moi je préfère de loin Graillot.
Même si ses vins n’ont peut-être pas la même profondeur que Gonon, ils sont nettement plus digestes et frais.
J’ai toujours eu du mal avec Gonon, je ne pige pas cet engouement.
Certains vignerons font des choses à mon sens plus pertinentes (Matthieu Barret, Ortheguy…). C’est bien moins cher et c’est meilleur !FABRICE
- 9 février 2017 à 17h13
- in reply to: Domaine de l’Anglore
CR: Domaine de l’Anglore, Pierre chaude 2014
Je sais bien qu’il est un peu jeune, mais il fallait que je tente l’expérience avec cette pierre chaude 2014 de l’Anglore (un vin nature par excellence)
La robe est d’un rubis assez soutenu, plus que les autres cuvées du domaine, ce qui implique davantage de concentration. Comme à son habitude, le vin n’est pas filtré et tant mieux !
malgré un nez de fraise des bois tout en rondeur, l’attaque est plutôt masculine sur des note de cuir.
Au palais, la myrtille flirte avec les baies rouges, ce qui donne un agréable mélange avec tout de même un soupçon de rusticité mais très prometteuse.
La puissance est là, vraiment là !
La finale acidulée est longue et je me dis que j’ai bien fait de le déguster sur un faux filet saignant bien saisi.
Prochaine bouteille de ce gabarit, pas avant 1 an, car il ne peut que gagner à patienter en cave jusqu’à au moins 2025 sans problème.
Très belle quille, digne d’un Reynaud !!! (dans l’esprit)- 9 juin 2016 à 18h56
- in reply to: Domaine Jules Desjourneys
CR:Jules Desjourney : Fleurie 2009
Belle bouteille à l’étiquette sobre et artisanale qui laisse présager d’un nectar d’exception.
La robe est sombre et s’apparente plutôt à celle d’un vin du Rhône méridional. Le nez est plutôt discret et assez boisé.
Jusque là je ne situe absolument pas le Beaujolais au travers de mes premières impressions.
Et en bouche c’est encore plus lointain car on est sur des fruits mûrs écrasés articulés autour d’une trame de bois assez lourde et alcooleuse..
J’ai très honnêtement du mal à finir mon verre car la structure et le bois sont bien trop omniprésents par rapport à ce que j’escomptais d’un Fleurie, surtout sur un millésime aussi exceptionnel et qui commence pourtant à prendre des années (6 et demi).A revoir dans quelques années / décennies ?
Très moyen en l’état
- 28 janvier 2016 à 13h54
- in reply to: Domaine Agnès Paquet
Bonjour
Je me permets de confirmer l’avis de kilgore1776 qui décrit à merveille ce vin. J’ai eu la même impression d’inachevé en dégustant cette bouteille sur la groseille et la cerise.
Le fruit est omniprésent, certes, mais en effet, il n’y a pas grand chose de plus.
J’en ai ouvert 3 comme ça et ça je reste sur les mêmes impressions.
Dommage, surtout sur un 2014 qui est pourtant un millésime avenant…- 28 janvier 2016 à 13h54
- in reply to: Domaine Agnès Paquet
Bonjour
Je me permets de confirmer l’avis de kilgore1776 qui décrit à merveille ce vin. J’ai eu la même impression d’inachevé en dégustant cette bouteille sur la groseille et la cerise.
Le fruit est omniprésent, certes, mais en effet, il n’y a pas grand chose de plus.
J’en ai ouvert 3 comme ça et ça je reste sur les mêmes impressions.
Dommage, surtout sur un 2014 qui est pourtant un millésime avenant…- 28 janvier 2016 à 13h54
- in reply to: Domaine Agnès Paquet
Bonjour
Je me permets de confirmer l’avis de kilgore1776 qui décrit à merveille ce vin. J’ai eu la même impression d’inachevé en dégustant cette bouteille sur la groseille et la cerise.
Le fruit est omniprésent, certes, mais en effet, il n’y a pas grand chose de plus.
J’en ai ouvert 3 comme ça et ça je reste sur les mêmes impressions.
Dommage, surtout sur un 2014 qui est pourtant un millésime avenant…- 14 mai 2015 à 2h00
- in reply to: Domaine Isabelle et Denis Pommier, Chablis
CR: Domaine Isabelle et Denis Pommier, Petit-Chablis « Hautérivien », 2013
Dégusté également sur un poulet mijoté.
J’avais peur que le vin soir trop acidulé pour le plat, mais effectivement, j’ai retrouvé l’équilibre pré-cité.
Le nez à lui seul est particulièrement charmeur, notamment pour un fou du chablis comme moi. La robe est limpide et plutôt classique.
L’attaque est de toute franchise comme un chablis jeune se doit de fournir et la minéralisé ressort incroyablement ! L’acidité est omniprésente mais se combine parfaitement aux notes d’agrumes et de coquilles d’huitre. Et quelle longueur…
J’aurais dû l’ouvrir sur un poisson fin, je sais, mais quoiqu’il en soit, je ne suis pas déçu.
Bref, il représente bien le terroir- 23 octobre 2014 à 22h47
- in reply to: Château Poujeaux
Je confire, ça va très bien ensemble justement
- 17 mars 2014 à 12h57
- in reply to: Vignobles de la Coulée de Serrant
J’ai rencontré exactement le même problème.
Du coup, j’ai cessé d’acquérir des bouteilles de ce domaine.
J’ai donc éliminé de 100% le risque.🙂
- 17 mars 2014 à 12h57
- in reply to: Vignobles de la Coulée de Serrant
J’ai rencontré exactement le même problème.
Du coup, j’ai cessé d’acquérir des bouteilles de ce domaine.
J’ai donc éliminé de 100% le risque.🙂
- 14 janvier 2014 à 14h01
- in reply to: Domaine François Cotat, Sancerre
Pour ma part, j’ai été reçu avec beaucoup de réseve et ai finalement passé 4 heures avec F. Cotat…… Le courant est passé !!!
- 13 janvier 2014 à 22h43
- in reply to: Domaine François Cotat, Sancerre
Je confirme, Grand côte 1989 est un des plus grands vins blancs que j’ai jamais bus de mon existence !!!