pedroO

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  • pedroO
    Participant

    CR: Oxer Bastegieta – D.O.C. Rioja rouge « Artillero » 2013

    Observations: dégustation environ 3 heures après ouverture sans passage en carafe.

    Nez:

    Un nez dense et mûr sur des senteurs de fruits noirs (cassis et groseille principalement) très mûrs voir compotés rappelant les climats rhodaniens français méridionaux. Ces senteurs sont accompagnées par des touches de cannelle, de camphre, de moka, de caramel, de sel et de fruits rouges plus subtils sous un fond légèrement boisé et à peine lardé.

    En oxygénant abondamment le vin; le fruit devient plus gras, opulent et gourmand et se détache de ce côté monolithique. Les senteurs de cannelle et de chair brûlée ne se détachent pas du paysage olfactif. Le fruit, qui souffrait d’une maturité excessive, apparaît à un degré plus juste et plus savoureux. L’élevage s’avère à peine collant mais ne masque pas le fruit rouge juteux et débordant. L’intensité et la persistance olfactives sont tout à fait correctes.

    Bouche:

    L’attaque est grasse, ample mais toute en maitrise. Rien ne déborde dans cette masse imposante et riche mais qui par miracle, alors que l’acidité n’est guère débordante ou immédiatement visible au premier abord, n’écœure et ne flanche pas. Cependant, il existe bel et bien un jus qui arrive à soulever cette matière si grasse à condition de ne pas servir le vin à une température trop élevée.

    Le corps de bouche reste dans la même veine: ample, gras et d’une intensité rare. Le fruit noir, marbré de camphre et de réglisse, imprègne comme un tatouage cette matière gorgée. La matière se déploie toujours pleine de verve et de richesse. L’intensité et la persistance gustatives sont très bonnes.

    Une fin de bouche qui finit sur un jus amer, à peine asséchant et caillouteux donnant un peu de vigueur à un vin, certes intense, mais parfois pas assez hargneux et trop souvent contrit dans une certaine mollesse. Une fine impression tannique et saline perdure quelques secondes après le liquide englouti.

    • in reply to: Ganko
    pedroO
    Participant

    Observations: dégusté presque 4 heures après ouverture sans passage en carafe.

    Nez:

    Un nez très mûr et solaire (peut-être un peu trop pour moi) qui pourtant n’est pas dépourvu d’une certaine profondeur. Un nez qui n’est pas sans rappeler les Grenaches méridionales de la Vallée du Rhône bien que nous soyons en présence d’un Tempranillo. Le nez devient abondant au fur et à mesure que la température monte. L’aromatique se concentre sur des senteurs de moka, de caramel, de cannelle et d’épices orientales plus douces. Le fruit noir, dense et à l’étroit apparait plus en retrait. Cependant, je ne peux m’empêcher de trouver cette olfactive lourdaud, chaude et d’un raffinement plus que modéré.

    Au second nez, les arômes deviennent un peu plus aguichants. Le fruit rouge et noir confituré ressort avec un peu plus de verve. Mais très vite, les mêmes notes évoquées plus haut refont leur apparition avec en sus des senteurs brûlées qui ne m’enchante guère plus. L’intensité et la persistance olfactives sont vraiment bonnes.

    Bouche:

    L’attaque est démesurément ample mais sans rudesse aucune. Le fruit rouge fin et parfaitement mûr épouse parfaitement une matière à la peau finement huileuse qui croit follement en bouche. Malgré une vivacité toute discrète, le vin aussi gras et ample soit-il, est imperceptiblement amené vers l’avant. Le tannin est très fin et juteux. L’élevage est absolument fondu

    Le corps de bouche reste tout aussi imposant mêlant puissance couvée, maitrisée et amplitude magistrale. Le tout est magnifiquement équilibré et porté par une fine tension qui transporte de manière presque magique une matière aussi riche que fine et délicate. L’intensité et la persistance gustatives sont très bonnes.

    Une fin de bouche qui finit sur un jus large, fin et discret au tannin millimétré. Un peu court mais c’est une perception presque récurrente sur bon nombre de Tempranillo.

    pedroO
    Participant

    CR: Jurançon Sec: Domaine Guirardel « Sec dé Prat », 2013
    Observations: Environ 3 heures après ouverture sans passage en carafe.

    Nez:

    Il lui aura fallu une bonne heure pour apercevoir ce que j’espérais en débouchant ce flacon. Les heures suivantes n’ont fait qu’amplifier des senteurs crémeuses de truffe blanche, de fruits jaunes, d’ananas et de fruits exotiques sous un fond agrumes jaunes. Un nez riche au profil moelleux qui détonnera indubitablement les amateurs de sec.

    Au second nez, les senteurs truffées deviennent plus ensorcelantes. Une petite pointe d’alcool sous des senteurs d’agrumes confits vient faire son apparition et stoppe brutalement le simple plaisir d’humer. L’intensité et la persistance olfactives sont correctes mais laisse présager des résultats encore plus encourageants dans les mois et années à venir (au vu de mon recul).

    Bouche:

    L’attaque est grasse, directe, toute aussi mure, juteuse, pleine, gorgée que ne laissait penser l’analyse olfactive. Les saveurs de fruits exotiques et de fruits jaunes confits tout aussi explosifs qu’ étrangement dociles ne virent à aucun moment dans l’écoeurement car le tout se goute bel et bien sec. Rien ne dépasse du cadre. Cependant immédiatement et naturellement, la matière élégante et tendre va de l’avant sans pour autant que la tension ne soit si présente.

    La rupture est un peu brutale en milieu de bouche. La matière adopte un galbe totalement différent. Une élégance et un raffinement inattendus alors que tout laissait à penser que le vin ne cesserait de croitre et d’exacerber cet aspect gustatif si particulièrement séduisant. Au contraire, la matière apparait polie, douce et le fruit plus imbriqué dans le gras du vin. Pour autant diminuée, l’acidité propre du Manseng ne profite pas de cette fenêtre de tir pour apposer sa pâte. L’intensité et la persistance gustatives sont vraiment correctes.

    Une fin de bouche qui stoppe un peu brutalement au jus rappelant le zeste d’agrume jaune qui survient et perdure de longues secondes. A peine une petite pointe chaleureuse ne vient perturber le « Happy End ».

    Un Jurançon qui étonne et détonne. Un vin qui place encore une fois ce domaine sur les plus hautes marches de l’appellation avec le domaine de Souch dans un style plus droit et parfois austère dans les millésimes plus frais. Le domaine Guirardel a sa spécificité: vendanger des raisins passerillés pour en faire un sec grâce à la réincorporation du levain, naturellement contenu dans le raisin, en fin de fermentation pour manger les derniers sucres. Le résultat est largement concluant. Au fur et à mesure des millésimes, le vin devient plus probant en s’affinant et en gagnant en élégance en gardant la spécificité propre du Manseng. Une marche a clairement été franchi avec ce 2013. Entre-temps, le vin a été déclassé en Vin de France et le nom de la propriété a été rabotée de sa particule « domaine ».

    Me restant encore 2 bouteilles, je ne doute pas des capacités de vieillissement des vins du domaine. Je serai patient pour les prochaines. Un dernier 2011 ne trainera cependant pas longtemps dans ma cave

    pedroO
    Participant

    CR: Domaine Robert-Denogent Pouilly-Fuissé « La Croix – Vieilles Vignes », 2011

    Observations: presque 3 heures après ouverture sans passage en carafe.

    Nez:

    Nez fort et intense bien qu’à l’étroit sur des senteurs de fruits jaunes bien mûres frôlant la perception confite. En sus de ces senteurs fruitières, on y trouve des touches de verveine, de noisette et de miel. De manière plus dommageable cette fois, des senteurs moutardées et de brulé perturbent le tableau aromatique. A l’ouverture, le nez s’avérait plus à son avantage sur un quasi-monopole aromatique autour des agrumes sous un élevage qui avait pris totalement greffe.

    En agitant le verre, le nez se montre plus à son avantage. La fleur et le fruit blanc inondent les nasaux sous un fond aromatique de zeste d’agrumes jaunes, de beurre fondu, de senteurs boisées et de verveine finement épicée. L’intensité et la persistance olfactives sont correctes.

    Bouche:

    L’attaque est douce et très fine sur des saveurs piquantes et vivifiantes d’agrumes. Initialement très prononcée, la tension a su se reprendre pour se révéler à peine plus tolérables à tous les palais. Même un peu amoindrie, l’acidité parvient sans peine à entrainer cette masse légère parfois presque fluette vers l’avant.

    Le corps de bouche reprend juste un peu de volume. Toujours aussi peu riche et concentrée, la matière ne fera pas le poids lorsque la tension repart de plus belle. Offrant peu de résistance, le corps est littéralement happé. Au réchauffement, le vin retrouve son équilibre. La matière prend largement du gras au détriment d’une acidité justement canalisée. L’intensité et la persistance gustatives sont très correctes.

    Une fin de bouche qui finit brutale, tranchante sur un jus citrique et amer salivant mais certainement plus détartrant encore. Quelques degrés de plus atténueront cette perception de brutalité pour s’adoucir doucement.

    Un Pouilly au profil que je n’attendais pas. Plutôt habitué aux vins opulents en raison de longs élevages pratiqués par M. Denogent (30 mois d’élevage quand même pour cette cuvée « La Croix » ) ; ce 2011 se montre au contraire dépouillé de son carcan boisé. Vif, droit et ciselé; telles sont les termes qui viennent à l’esprit. Il faudra servir le vin à une température relativement haute pour que la perception du gras apporte quelque chose de plus complet et probant.

    Ma dernière bouteille sur ce même millésime séjournera quelques années en cave avant d’être ouverte. La réputation de garde des vins du domaine n’est plus à faire.

    pedroO
    Participant

    Ouvert environ 2 heures après ouverture sans passage en carafe.

    Nez:

    Un nez qui ne jaillit pas beaucoup ou seulement intensément par intermittence sur des senteurs de fruits blancs et jaunes très mûrs presque muscatés et sucrés. Un profil plein, dense qui peut écœurer les amateurs de Chardonnay sur l’épure, la retenue, moins élevé ou juste récolté à une maturité plus précoce. Outre ces senteurs plus riches; on devine rapidement des touches de poire, de miel, de caramel mou sous un fond de verveine et de chèvrefeuille.

    A l’oxygénation, le nez gagne quelque peu en complexité et perd de sa brutale intensité. Le fruit si mûr s’efface au profit de quelques touches de zestes d’agrumes et d’arômes floraux entêtants. L’intensité et la persistance olfactives sont vraiment correctes.

    Bouche:

    L’attaque est vraiment très grasse sur un fruit jaune archi-mûr et dégoulinant. L’impression de suçoter une pâte de fruit laissant suggérer que quelques sucres résiduels peuvent se balader de ça et là apportant une certaine originalité, complexité et plus encore un intérêt décuplé pour les accords gastronomiques. En revanche, difficile de ne pas remarquer que cette matière si riche se traine un peu. En l’état la tension est dommageablement imperceptible accentuant le côté presque aqueux du liquide.

    Le corps de bouche est à peine moins gras et riche sur des saveurs un peu plus estompées de fruits blancs rendant le nectar plus accessible et digeste. La peau reste épaisse à l’image de la matière qui traine toujours son opulence et son obésité. Cependant une amertume anisée large et peu élégante arrive péniblement à soupeser cette masse graisseuse. A l’heure actuelle, on ne peut guère parler d’équilibre gustatif atteint. L’ intensité et la persistance gustatives sont bonnes.

    Une fin de bouche qui s’arrête nette, un peu courte aux fruits jaunes confits et à l’amertume terne.

    pedroO
    Participant

    Ouvert presque 4 heures après ouverture sans passage en carafe.
    CR: Côtes du Roussillon blanc: Domaine Danjou-Banessy « Coste », 2013
    Nez:

    Il lui aura fallu un peu de temps pour daigner sortir de sa coquille mais le jeu en valait grandement la chandelle. Le Maccabeu étant un cépage qu’il faut « aller chercher » olfactivement parlant. On est sur un panel fruitier avenant, séduisant et presque original. Une belle maturité atteinte mais sans écœurement et avec simplicité. On jongle autant avec des senteurs de banane, de fruits blancs, de mangue, de poire sous un fond floral entêtant

    En prenant le temps de bien oxygéner le vin, le profil olfactif change assez radicalement devenant plus frais et incisif. Dorénavant l’agrume jaune saupoudre le tout. L’intensité et la persistance olfactives sont très correctes.

    Bouche:

    L’attaque à la peau encore épaisse est d’une rare légereté à la tendresse caressante. La matière découle facile et sans forcer sur un fruit blanc (heureusement) bien moins explosif que je redoutais laissant la possibilité au dégustateur de profiter d’un Maccabeu habilement vinifié sur le fond et non la forme.

    Le corps de bouche s’allonge sans que le volume en bouche ne se réduise. La peau certes tendre mais épaisse à l’entame s’amincit. La matière devient plus raffinée et délicate ou la perception alcooleuse relève de l’inexistant malgré une température de service qui montre tranquillement. Un tour de force! L’intensité et la persistance gustatives sont vraiment correctes.

    Une fin de bouche ou se mêle fine tension salivante à une sensation intense de fruits jaunes et d’ananas confits. Une impression que quelques sucres résiduels se sont perdus en chemin.

    pedroO
    Participant

    J’ai cru comprendre que la Syrah allait être progressivement abandonnée. Des complications a atteindre des maturités optimales chaque année d’après ce que j’ai pu comprendre.

    pedroO
    Participant

    J’ai cru comprendre que la Syrah allait être progressivement abandonnée. Des complications a atteindre des maturités optimales chaque année d’après ce que j’ai pu comprendre.

    pedroO
    Participant

    J’ai cru comprendre que la Syrah allait être progressivement abandonnée. Des complications a atteindre des maturités optimales chaque année d’après ce que j’ai pu comprendre.

    pedroO
    Participant

    CR:Coteaux du Languedoc Terrasses du Larzac: Mas des Chimères « Nuit Grave », 2013

    Ouvert plus d’une heure après ouverture après un passage en carafe.

    Le Nez:

    Le nez emballe déjà. Les ressemblances que ce soit par la finesse, la subtilité et l’élégance me rappellent immédiatement les vins de M. Braujou notamment sa cuvée « L’Enclos ». Impressionnant et bluffant pour une somme toute aussi dérisoire. Parfums de fruits rouges fins, aériens, délicats, subtils et idéalement mûrs saupoudré d’un peu d’épices douces puis d’un coup d’un seul on oscille, sans en prendre pleinement conscience, sur la confiture de fruits rouges plus grasse et enveloppante sans pour autant qu’une sensation sucrailleuse qui rebute. Quelques petites touches de moka, de caramel et de cannelle plus secondaires et anecdotiques sont là pour les finitions.

    Au second nez, les senteurs restent globalement les mêmes avec un semblant plus de confusion. Des odeurs lardées et brulées moins aguichantes se ramènent en guise d’invités non désirés. L’intensité et la persistance olfactives sont vraiment bonnes.

    La Bouche:

    Attaque fine, modérément concentrée mais déjà longue et allongée. Le fruit rouge sur des petits à-coups de fruits noirs restant frais l’un et l’autre et surtout bien loin d’une quelconque sur maturité. On perdure dans le registre de la subtilité que l’examen olfactif avait plus que laisser suggérer. Une impression, une sensation de caresse toute discrètement sucrailleuse à des années lumières de tomber dans le travers du « too much » que trop saturant.

    Le corps de bouche est délicat, presque éthéré et long. Une sensation amère et saline se dégage sans doute possible ; éclipsant un fruit qui par sa trop grande subtilité n’a su résister à un pendant plus offensif. L’intensité et la persistance gustatives sont plutôt bonnes.

    Une fin de bouche assez facile et finement amère. Une sensation chaleureuse finie de dégager toute son aura même plusieurs secondes après la dernière déglutition.

    Seconde fois que je goute cette cuvée et le moins que je puisse dire est : Chapeau bas !

    Quelle réussite pour un prix aussi modique. Le nez est d’une telle subtilité ; rare et fine rappelant un voisin : Xavier Braujou. La bouche est un modèle d’équilibre et plaisir. Un domaine qui m’a convaincu et dieu sait à quel point je suis difficile !

    Un vin qui se goute déjà tellement bien mais qu’il est certainement possible de garder une paire d’années. Ne pas oublier de passer le vin en carafe pour que le vin s’exalte.

    pedroO
    Participant

    CR:Coteaux du Languedoc Terrasses du Larzac: Mas des Chimères « Nuit Grave », 2013

    Ouvert plus d’une heure après ouverture après un passage en carafe.

    Le Nez:

    Le nez emballe déjà. Les ressemblances que ce soit par la finesse, la subtilité et l’élégance me rappellent immédiatement les vins de M. Braujou notamment sa cuvée « L’Enclos ». Impressionnant et bluffant pour une somme toute aussi dérisoire. Parfums de fruits rouges fins, aériens, délicats, subtils et idéalement mûrs saupoudré d’un peu d’épices douces puis d’un coup d’un seul on oscille, sans en prendre pleinement conscience, sur la confiture de fruits rouges plus grasse et enveloppante sans pour autant qu’une sensation sucrailleuse qui rebute. Quelques petites touches de moka, de caramel et de cannelle plus secondaires et anecdotiques sont là pour les finitions.

    Au second nez, les senteurs restent globalement les mêmes avec un semblant plus de confusion. Des odeurs lardées et brulées moins aguichantes se ramènent en guise d’invités non désirés. L’intensité et la persistance olfactives sont vraiment bonnes.

    La Bouche:

    Attaque fine, modérément concentrée mais déjà longue et allongée. Le fruit rouge sur des petits à-coups de fruits noirs restant frais l’un et l’autre et surtout bien loin d’une quelconque sur maturité. On perdure dans le registre de la subtilité que l’examen olfactif avait plus que laisser suggérer. Une impression, une sensation de caresse toute discrètement sucrailleuse à des années lumières de tomber dans le travers du « too much » que trop saturant.

    Le corps de bouche est délicat, presque éthéré et long. Une sensation amère et saline se dégage sans doute possible ; éclipsant un fruit qui par sa trop grande subtilité n’a su résister à un pendant plus offensif. L’intensité et la persistance gustatives sont plutôt bonnes.

    Une fin de bouche assez facile et finement amère. Une sensation chaleureuse finie de dégager toute son aura même plusieurs secondes après la dernière déglutition.

    Seconde fois que je goute cette cuvée et le moins que je puisse dire est : Chapeau bas !

    Quelle réussite pour un prix aussi modique. Le nez est d’une telle subtilité ; rare et fine rappelant un voisin : Xavier Braujou. La bouche est un modèle d’équilibre et plaisir. Un domaine qui m’a convaincu et dieu sait à quel point je suis difficile !

    Un vin qui se goute déjà tellement bien mais qu’il est certainement possible de garder une paire d’années. Ne pas oublier de passer le vin en carafe pour que le vin s’exalte.

    pedroO
    Participant

    CR:Coteaux du Languedoc Terrasses du Larzac: Mas des Chimères « Nuit Grave », 2013

    Ouvert plus d’une heure après ouverture après un passage en carafe.

    Le Nez:

    Le nez emballe déjà. Les ressemblances que ce soit par la finesse, la subtilité et l’élégance me rappellent immédiatement les vins de M. Braujou notamment sa cuvée « L’Enclos ». Impressionnant et bluffant pour une somme toute aussi dérisoire. Parfums de fruits rouges fins, aériens, délicats, subtils et idéalement mûrs saupoudré d’un peu d’épices douces puis d’un coup d’un seul on oscille, sans en prendre pleinement conscience, sur la confiture de fruits rouges plus grasse et enveloppante sans pour autant qu’une sensation sucrailleuse qui rebute. Quelques petites touches de moka, de caramel et de cannelle plus secondaires et anecdotiques sont là pour les finitions.

    Au second nez, les senteurs restent globalement les mêmes avec un semblant plus de confusion. Des odeurs lardées et brulées moins aguichantes se ramènent en guise d’invités non désirés. L’intensité et la persistance olfactives sont vraiment bonnes.

    La Bouche:

    Attaque fine, modérément concentrée mais déjà longue et allongée. Le fruit rouge sur des petits à-coups de fruits noirs restant frais l’un et l’autre et surtout bien loin d’une quelconque sur maturité. On perdure dans le registre de la subtilité que l’examen olfactif avait plus que laisser suggérer. Une impression, une sensation de caresse toute discrètement sucrailleuse à des années lumières de tomber dans le travers du « too much » que trop saturant.

    Le corps de bouche est délicat, presque éthéré et long. Une sensation amère et saline se dégage sans doute possible ; éclipsant un fruit qui par sa trop grande subtilité n’a su résister à un pendant plus offensif. L’intensité et la persistance gustatives sont plutôt bonnes.

    Une fin de bouche assez facile et finement amère. Une sensation chaleureuse finie de dégager toute son aura même plusieurs secondes après la dernière déglutition.

    Seconde fois que je goute cette cuvée et le moins que je puisse dire est : Chapeau bas !

    Quelle réussite pour un prix aussi modique. Le nez est d’une telle subtilité ; rare et fine rappelant un voisin : Xavier Braujou. La bouche est un modèle d’équilibre et plaisir. Un domaine qui m’a convaincu et dieu sait à quel point je suis difficile !

    Un vin qui se goute déjà tellement bien mais qu’il est certainement possible de garder une paire d’années. Ne pas oublier de passer le vin en carafe pour que le vin s’exalte.

    pedroO
    Participant

    CR: Domaine Vincent Paris, Cornas, La Geynale, 2007

    Environ 4 heures après ouverture après un passage en carafe.

    Le nez :

    Au départ exalté sur un fruit rouge ultra frais, fringant et juteux autour d’une sensation saline aiguisée ; le nez mute progressivement vers une Syrah moins aguichante et attrayante. Lourde, brumeuse et dense. Difficile dans ce brouhaha olfactif de déceler encore les arômes qui m’avaient pourtant si emballés il y a peu. Une vraie déception alors que l’ouverture promettait monts et merveilles et reflétait tellement la Syrah si envoutante.

    Au second nez, les senteurs restent toujours aussi peu flatteuses comme dénaturées par un carafage peut-être trop prononcée. Rien qui donne envie d’y plonger les nasaux pour de l’apnée prolongée. L’intensité et la persistance olfactives sont franchement très moyennes.

    La bouche :

    Attaque large, tendue et d’une fraicheur redoutable. La matière sur un fruit rouge juteux à souhait n’en impose guère par sa densité ou son volume. Le tannin est fin mais s’écrase doucement sur les gencives supérieures apportant un supplément de trempe et de vivacité.

    Le corps de bouche est souple, long et étiré. Le tannin se densifie et s’impose celant une très légère marque indélébile sur l’email du dégustateur. La matière devient plus vibrante et intense ; se déploie subtilement prenant davantage d’envergure en imposant sa carrure. L’intensité et la persistance gustatives sont bonnes.

    Une fin de bouche ciselée et tendue sur une perception iodée et saline salivante. Ce même salivement perdure encore de très longues secondes.

    pedroO
    Participant

    CR: Domaine Vincent Paris, Cornas, La Geynale, 2007

    Environ 4 heures après ouverture après un passage en carafe.

    Le nez :

    Au départ exalté sur un fruit rouge ultra frais, fringant et juteux autour d’une sensation saline aiguisée ; le nez mute progressivement vers une Syrah moins aguichante et attrayante. Lourde, brumeuse et dense. Difficile dans ce brouhaha olfactif de déceler encore les arômes qui m’avaient pourtant si emballés il y a peu. Une vraie déception alors que l’ouverture promettait monts et merveilles et reflétait tellement la Syrah si envoutante.

    Au second nez, les senteurs restent toujours aussi peu flatteuses comme dénaturées par un carafage peut-être trop prononcée. Rien qui donne envie d’y plonger les nasaux pour de l’apnée prolongée. L’intensité et la persistance olfactives sont franchement très moyennes.

    La bouche :

    Attaque large, tendue et d’une fraicheur redoutable. La matière sur un fruit rouge juteux à souhait n’en impose guère par sa densité ou son volume. Le tannin est fin mais s’écrase doucement sur les gencives supérieures apportant un supplément de trempe et de vivacité.

    Le corps de bouche est souple, long et étiré. Le tannin se densifie et s’impose celant une très légère marque indélébile sur l’email du dégustateur. La matière devient plus vibrante et intense ; se déploie subtilement prenant davantage d’envergure en imposant sa carrure. L’intensité et la persistance gustatives sont bonnes.

    Une fin de bouche ciselée et tendue sur une perception iodée et saline salivante. Ce même salivement perdure encore de très longues secondes.

    pedroO
    Participant

    CR: Domaine Vincent Paris, Cornas, La Geynale, 2007

    Environ 4 heures après ouverture après un passage en carafe.

    Le nez :

    Au départ exalté sur un fruit rouge ultra frais, fringant et juteux autour d’une sensation saline aiguisée ; le nez mute progressivement vers une Syrah moins aguichante et attrayante. Lourde, brumeuse et dense. Difficile dans ce brouhaha olfactif de déceler encore les arômes qui m’avaient pourtant si emballés il y a peu. Une vraie déception alors que l’ouverture promettait monts et merveilles et reflétait tellement la Syrah si envoutante.

    Au second nez, les senteurs restent toujours aussi peu flatteuses comme dénaturées par un carafage peut-être trop prononcée. Rien qui donne envie d’y plonger les nasaux pour de l’apnée prolongée. L’intensité et la persistance olfactives sont franchement très moyennes.

    La bouche :

    Attaque large, tendue et d’une fraicheur redoutable. La matière sur un fruit rouge juteux à souhait n’en impose guère par sa densité ou son volume. Le tannin est fin mais s’écrase doucement sur les gencives supérieures apportant un supplément de trempe et de vivacité.

    Le corps de bouche est souple, long et étiré. Le tannin se densifie et s’impose celant une très légère marque indélébile sur l’email du dégustateur. La matière devient plus vibrante et intense ; se déploie subtilement prenant davantage d’envergure en imposant sa carrure. L’intensité et la persistance gustatives sont bonnes.

    Une fin de bouche ciselée et tendue sur une perception iodée et saline salivante. Ce même salivement perdure encore de très longues secondes.

    • in reply to: Mas Laval
    pedroO
    Participant

    J’ai le souvenir d’avoir lu que l’odeur de colle était une senteur relatif à une mise en bouteille récente. Vrai?

    • in reply to: Mas Laval
    pedroO
    Participant

    J’ai le souvenir d’avoir lu que l’odeur de colle était une senteur relatif à une mise en bouteille récente. Vrai?

    • in reply to: Mas Laval
    pedroO
    Participant

    J’ai le souvenir d’avoir lu que l’odeur de colle était une senteur relatif à une mise en bouteille récente. Vrai?

    pedroO
    Participant

    I.G.P. Val de Loire blanc: Domaine Pierre Ménard « Laika », 2014

    Environ 2 heures après ouverture sans passage en carafe.

    Le nez :

    Nez finement ouvert et délicat. Beaucoup plus floral que fruité, le nez joue le registre du subtil. Inutile d’attendre une explosion aromatique à la manière de bon nombre de Sauvignon extraverti. Au-delà de ce panel floral, quelques fines senteurs fumées lorgnant vers doucement vers le « caillouteux » parviennent à se dessiner un peu timidement je dois le dire. Malgré ces quelques louanges, je perçois au loin un fond racinaire quelque chose qui me fait songer à une maturité ric-rac sans pour autant que cela ne ternisse le plaisir d’ensemble. Cependant une fois mis le doigt dessus, difficile de l’occulter. Au fur et à mesure du temps, le Sauvignon retrouvera plus sa place sur de savoureuses mais que trop timorées senteurs de fruits jaunes et exotiques.

    L’oxygénation apportera un aromatique plus séduisant et immédiat dans une certaine mesure. Senteurs d’agrumes sous un fond de rose, litchi et fraises des bois. Là encore, ces aromes vont se caractériser par leur fugacité et leur discrétion. Dommage. L’intensité et la persistance olfactives sont moyennes.

    La bouche :

    L’attaque est ample mais d’une rare fragilité comme du cristal. On joue sur le fil du rasoir, rien de superflue juste de l’utile. Une matière qui s’enroule, prend du volume tendrement sur un fruit précis mais pas aguicheur pour un rond. La concentration apparait secondaire. On apprécie alors la beauté de la matière dépouillée mais pas décharnée. La chaleur rendra le vin plus facile, consensuel et fruité mais diablement moins singulier à mon gout.

    Le corps de bouche est rond, souple et presque gras mêlant fines saveurs florales de fruits jaunes bien mûres et juteuses. Moins percutant et bluffant que l’entame, le vin reprend un chemin plus balisé et connu. Beaucoup plus tendu et ciselé à l’ouverture, le vin a gagné en volume ce qu’il a perdu en allonge. L’intensité et la persistance gustatives sont plutôt bonnes.

    Une fin de bouche sur une très longue amertume presque saline franchement marquée mais qui est loin de me rebuter bien au contraire. Des fines saveurs de zestes d’agrumes saupoudrent le tout de ce processus et bien au-delà encore pour perdurer de très longues secondes.

    On parle d’un premier millésime sur cette cuvée pour un tout jeune micro-domaine très prometteur. Le résultat interpelle d’emblée et séduira bon nombre de réfractaires au Sauvignon (dont je fais partie). Un domaine à suivre de très peu tant ses Anjous se révèlent déjà délicieux.

    J’ai toutes les peines à imaginer un temps de garde éventuel mais j’ose penser que les prochaines années ne feront guère de mal à ce vin bien né.

    pedroO
    Participant

    I.G.P. Val de Loire blanc: Domaine Pierre Ménard « Laika », 2014

    Environ 2 heures après ouverture sans passage en carafe.

    Le nez :

    Nez finement ouvert et délicat. Beaucoup plus floral que fruité, le nez joue le registre du subtil. Inutile d’attendre une explosion aromatique à la manière de bon nombre de Sauvignon extraverti. Au-delà de ce panel floral, quelques fines senteurs fumées lorgnant vers doucement vers le « caillouteux » parviennent à se dessiner un peu timidement je dois le dire. Malgré ces quelques louanges, je perçois au loin un fond racinaire quelque chose qui me fait songer à une maturité ric-rac sans pour autant que cela ne ternisse le plaisir d’ensemble. Cependant une fois mis le doigt dessus, difficile de l’occulter. Au fur et à mesure du temps, le Sauvignon retrouvera plus sa place sur de savoureuses mais que trop timorées senteurs de fruits jaunes et exotiques.

    L’oxygénation apportera un aromatique plus séduisant et immédiat dans une certaine mesure. Senteurs d’agrumes sous un fond de rose, litchi et fraises des bois. Là encore, ces aromes vont se caractériser par leur fugacité et leur discrétion. Dommage. L’intensité et la persistance olfactives sont moyennes.

    La bouche :

    L’attaque est ample mais d’une rare fragilité comme du cristal. On joue sur le fil du rasoir, rien de superflue juste de l’utile. Une matière qui s’enroule, prend du volume tendrement sur un fruit précis mais pas aguicheur pour un rond. La concentration apparait secondaire. On apprécie alors la beauté de la matière dépouillée mais pas décharnée. La chaleur rendra le vin plus facile, consensuel et fruité mais diablement moins singulier à mon gout.

    Le corps de bouche est rond, souple et presque gras mêlant fines saveurs florales de fruits jaunes bien mûres et juteuses. Moins percutant et bluffant que l’entame, le vin reprend un chemin plus balisé et connu. Beaucoup plus tendu et ciselé à l’ouverture, le vin a gagné en volume ce qu’il a perdu en allonge. L’intensité et la persistance gustatives sont plutôt bonnes.

    Une fin de bouche sur une très longue amertume presque saline franchement marquée mais qui est loin de me rebuter bien au contraire. Des fines saveurs de zestes d’agrumes saupoudrent le tout de ce processus et bien au-delà encore pour perdurer de très longues secondes.

    On parle d’un premier millésime sur cette cuvée pour un tout jeune micro-domaine très prometteur. Le résultat interpelle d’emblée et séduira bon nombre de réfractaires au Sauvignon (dont je fais partie). Un domaine à suivre de très peu tant ses Anjous se révèlent déjà délicieux.

    J’ai toutes les peines à imaginer un temps de garde éventuel mais j’ose penser que les prochaines années ne feront guère de mal à ce vin bien né.

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