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- 2 décembre 2015 à 22h44
- in reply to: Domaine Pierre Ménard – Anjou
I.G.P. Val de Loire blanc: Domaine Pierre Ménard « Laika », 2014
Environ 2 heures après ouverture sans passage en carafe.
Le nez :
Nez finement ouvert et délicat. Beaucoup plus floral que fruité, le nez joue le registre du subtil. Inutile d’attendre une explosion aromatique à la manière de bon nombre de Sauvignon extraverti. Au-delà de ce panel floral, quelques fines senteurs fumées lorgnant vers doucement vers le « caillouteux » parviennent à se dessiner un peu timidement je dois le dire. Malgré ces quelques louanges, je perçois au loin un fond racinaire quelque chose qui me fait songer à une maturité ric-rac sans pour autant que cela ne ternisse le plaisir d’ensemble. Cependant une fois mis le doigt dessus, difficile de l’occulter. Au fur et à mesure du temps, le Sauvignon retrouvera plus sa place sur de savoureuses mais que trop timorées senteurs de fruits jaunes et exotiques.
L’oxygénation apportera un aromatique plus séduisant et immédiat dans une certaine mesure. Senteurs d’agrumes sous un fond de rose, litchi et fraises des bois. Là encore, ces aromes vont se caractériser par leur fugacité et leur discrétion. Dommage. L’intensité et la persistance olfactives sont moyennes.
La bouche :
L’attaque est ample mais d’une rare fragilité comme du cristal. On joue sur le fil du rasoir, rien de superflue juste de l’utile. Une matière qui s’enroule, prend du volume tendrement sur un fruit précis mais pas aguicheur pour un rond. La concentration apparait secondaire. On apprécie alors la beauté de la matière dépouillée mais pas décharnée. La chaleur rendra le vin plus facile, consensuel et fruité mais diablement moins singulier à mon gout.
Le corps de bouche est rond, souple et presque gras mêlant fines saveurs florales de fruits jaunes bien mûres et juteuses. Moins percutant et bluffant que l’entame, le vin reprend un chemin plus balisé et connu. Beaucoup plus tendu et ciselé à l’ouverture, le vin a gagné en volume ce qu’il a perdu en allonge. L’intensité et la persistance gustatives sont plutôt bonnes.
Une fin de bouche sur une très longue amertume presque saline franchement marquée mais qui est loin de me rebuter bien au contraire. Des fines saveurs de zestes d’agrumes saupoudrent le tout de ce processus et bien au-delà encore pour perdurer de très longues secondes.
On parle d’un premier millésime sur cette cuvée pour un tout jeune micro-domaine très prometteur. Le résultat interpelle d’emblée et séduira bon nombre de réfractaires au Sauvignon (dont je fais partie). Un domaine à suivre de très peu tant ses Anjous se révèlent déjà délicieux.
J’ai toutes les peines à imaginer un temps de garde éventuel mais j’ose penser que les prochaines années ne feront guère de mal à ce vin bien né.
- 19 novembre 2015 à 21h50
- in reply to: Domaine Agnès et René Mosse
J’ai peu de temps disponible mais je ne manquerai de continuer …à un rythme plus soutenu 🙂
- 19 novembre 2015 à 21h50
- in reply to: Domaine Agnès et René Mosse
J’ai peu de temps disponible mais je ne manquerai de continuer …à un rythme plus soutenu 🙂
- 19 novembre 2015 à 21h50
- in reply to: Domaine Agnès et René Mosse
J’ai peu de temps disponible mais je ne manquerai de continuer …à un rythme plus soutenu 🙂
- 18 novembre 2015 à 23h46
- in reply to: Domaine d’Aupilhac
Languedoc rouge: Domaine d’Aupilhac « Lou Maset », 2012
Presque 2 heures après ouverture sans passage en carafe.
Le nez :
Nez ouvert, dense et opaque. Le fruit noir compté et juteux éclate sous un fond plus prenant d’encens et d’épices orientales. Le nez ne s’avère pas encore distingué et encore moins explosif mais présente un nez relativement prenant et entêtant.
Le nez profite grandement d’une franche oxygénation. Gagnant en amplitude et en netteté ; le nez impose de fines touches salines de poivre blanc sous un fruit noir plus cadenassé et en retrait rappelant de beaux Crozes ou Saint-Joseph. Un changement radical de style olfactif tout aussi plaisant par ailleurs. L’intensité et la persistance gustatives sont très correctes.
La bouche :
Attaque gourmande, juteuse sur un fruit noir et rouge à un stade de maturité idéal, très juteux et salivant. Très belle fraicheur saline s’infiltrant dans la masse moyennement concentrée. Le tannin est quasiment imperceptible à l’image d’un élevage tout aussi invisible.
Le corps de bouche est souple, plein devenant de plus en plus volumineux. Malgré une fraicheur très certaine, la matière apparait encore recroquevillée, enroulée ; comme à l’étroit dans un verre trop exigu. Les conditions de service n’ont certainement pas favorisé le vin. Un passage en carafe et une à deux années de garde auraient certainement présentés le vin sous un jour bien différent. L’intensité et la perception gustatives sont correctes.
Une fin de bouche un peu simpliste sur une fine amertume finement saline.
Un Languedoc franchement bon surtout au vu du prix déboursé. Une franche réussite sur une entrée de gamme qui montre d’emblée le sérieux du domaine. Ce vin brille par des qualités indéniables. Un nez entêtant et prenant qui au gré de l’oxygénation change de style rappelant de gouteuses Syrahs rhodaniennes. Au départ étriquée, la bouche s’amplifie, gouteuse et épicée mais surtout contre balancée par une fraicheur nette et propre.
Un vin à passer en carafe (à l’avenir) et à garder 2 à 3 années de manière certainement bénéfique.
- 18 novembre 2015 à 23h46
- in reply to: Domaine d’Aupilhac
Languedoc rouge: Domaine d’Aupilhac « Lou Maset », 2012
Presque 2 heures après ouverture sans passage en carafe.
Le nez :
Nez ouvert, dense et opaque. Le fruit noir compté et juteux éclate sous un fond plus prenant d’encens et d’épices orientales. Le nez ne s’avère pas encore distingué et encore moins explosif mais présente un nez relativement prenant et entêtant.
Le nez profite grandement d’une franche oxygénation. Gagnant en amplitude et en netteté ; le nez impose de fines touches salines de poivre blanc sous un fruit noir plus cadenassé et en retrait rappelant de beaux Crozes ou Saint-Joseph. Un changement radical de style olfactif tout aussi plaisant par ailleurs. L’intensité et la persistance gustatives sont très correctes.
La bouche :
Attaque gourmande, juteuse sur un fruit noir et rouge à un stade de maturité idéal, très juteux et salivant. Très belle fraicheur saline s’infiltrant dans la masse moyennement concentrée. Le tannin est quasiment imperceptible à l’image d’un élevage tout aussi invisible.
Le corps de bouche est souple, plein devenant de plus en plus volumineux. Malgré une fraicheur très certaine, la matière apparait encore recroquevillée, enroulée ; comme à l’étroit dans un verre trop exigu. Les conditions de service n’ont certainement pas favorisé le vin. Un passage en carafe et une à deux années de garde auraient certainement présentés le vin sous un jour bien différent. L’intensité et la perception gustatives sont correctes.
Une fin de bouche un peu simpliste sur une fine amertume finement saline.
Un Languedoc franchement bon surtout au vu du prix déboursé. Une franche réussite sur une entrée de gamme qui montre d’emblée le sérieux du domaine. Ce vin brille par des qualités indéniables. Un nez entêtant et prenant qui au gré de l’oxygénation change de style rappelant de gouteuses Syrahs rhodaniennes. Au départ étriquée, la bouche s’amplifie, gouteuse et épicée mais surtout contre balancée par une fraicheur nette et propre.
Un vin à passer en carafe (à l’avenir) et à garder 2 à 3 années de manière certainement bénéfique.
- 18 novembre 2015 à 23h46
- in reply to: Domaine d’Aupilhac
Languedoc rouge: Domaine d’Aupilhac « Lou Maset », 2012
Presque 2 heures après ouverture sans passage en carafe.
Le nez :
Nez ouvert, dense et opaque. Le fruit noir compté et juteux éclate sous un fond plus prenant d’encens et d’épices orientales. Le nez ne s’avère pas encore distingué et encore moins explosif mais présente un nez relativement prenant et entêtant.
Le nez profite grandement d’une franche oxygénation. Gagnant en amplitude et en netteté ; le nez impose de fines touches salines de poivre blanc sous un fruit noir plus cadenassé et en retrait rappelant de beaux Crozes ou Saint-Joseph. Un changement radical de style olfactif tout aussi plaisant par ailleurs. L’intensité et la persistance gustatives sont très correctes.
La bouche :
Attaque gourmande, juteuse sur un fruit noir et rouge à un stade de maturité idéal, très juteux et salivant. Très belle fraicheur saline s’infiltrant dans la masse moyennement concentrée. Le tannin est quasiment imperceptible à l’image d’un élevage tout aussi invisible.
Le corps de bouche est souple, plein devenant de plus en plus volumineux. Malgré une fraicheur très certaine, la matière apparait encore recroquevillée, enroulée ; comme à l’étroit dans un verre trop exigu. Les conditions de service n’ont certainement pas favorisé le vin. Un passage en carafe et une à deux années de garde auraient certainement présentés le vin sous un jour bien différent. L’intensité et la perception gustatives sont correctes.
Une fin de bouche un peu simpliste sur une fine amertume finement saline.
Un Languedoc franchement bon surtout au vu du prix déboursé. Une franche réussite sur une entrée de gamme qui montre d’emblée le sérieux du domaine. Ce vin brille par des qualités indéniables. Un nez entêtant et prenant qui au gré de l’oxygénation change de style rappelant de gouteuses Syrahs rhodaniennes. Au départ étriquée, la bouche s’amplifie, gouteuse et épicée mais surtout contre balancée par une fraicheur nette et propre.
Un vin à passer en carafe (à l’avenir) et à garder 2 à 3 années de manière certainement bénéfique.
- 18 novembre 2015 à 23h42
- in reply to: Domaine Michel et Fils, Clessé
CR: [b][u]Viré-Clessé: Domaine Michel « Tradition » 2013[/b][/u]
Plus de 2 heures après ouverture sans passage en carafe.
Le nez :
Nez ouvert, plein et explosif. Apparait de prime des senteurs de fruits jaunes et exotiques très mûrs mais alors très mûrs à tout crin. Touches céréalières, grillées, d’allumette craquée (présence encore important de souffre à l’ouverture) et moutardées finissent de compléter le panel aromatique. Pas forcément un panel d’une grande complexité mais largement débridé.
Au second nez, les senteurs restent toutes aussi intenses mais avec un petit grain de finesse aérienne qui ne fait pas de mal. Le panel parvient même à s’étoffer car en sus d’un fruit jaune miellée bien mûr et goutu : fruits blancs et arômes abricotées en second plan sous un fond finement de verveine, de rose et plus désagréablement une nouvelle fois cette récurrente senteur de souffre amènent leurs touches.
La bouche :
L’attaque marque d’emblée. Imposante, pleine, presque riche et concentrée. Le fruit est un peu moins présent que ne le laissait suggérer l’analyse olfactive. Laisse apparaitre cependant des saveurs beurrées et plus encore crémeuses épousant le gras subtil et tendre de la matière à la « peau » fine se superposant sur une tension très fine et discrète.
Le corps de bouche est toujours aussi ample, riche et paradoxalement équilibré. Encore plus étonnant lorsque la tension s’avère plus que fine et discrète. La finesse de la « peau » et une concentration certaine mais juste et l’absence d’un élevage barrique permettent d’éviter une lourdeur lassante au mieux et rebutante au pire. L’intensité et la persistance gustatives sont correctes.
Une fin de bouche sur une amertume fine et discrète ponctuée par quelques saveurs de fruits blancs.
Une véritable surprise pour moi. Je ne connaissais ce domaine que de nom et bien je dois dire que je suis conquis et ravi. Le nez est intense et explosif. La bouche est volumineuse, ample mais arrive, tour de force, à rester digeste et équilibrée malgré une acidité quasiment absente. Une réussite pour une appellation trop souvent connu pour des Chardonnays trop riche et fatalement écœurant. Il me tarde à l’occasion de gouter les cuvées plus ambitieuses de ce domaine. Encore un domaine à retenir sur le Mâconnais !
Un vin qui se boit parfaitement bien malgré sa prime jeunesse. Le passage en carafe ne me semble pas forcement indiqué tant le vin m’a paru épanoui
- 18 novembre 2015 à 23h42
- in reply to: Domaine Michel et Fils, Clessé
CR: [b][u]Viré-Clessé: Domaine Michel « Tradition » 2013[/b][/u]
Plus de 2 heures après ouverture sans passage en carafe.
Le nez :
Nez ouvert, plein et explosif. Apparait de prime des senteurs de fruits jaunes et exotiques très mûrs mais alors très mûrs à tout crin. Touches céréalières, grillées, d’allumette craquée (présence encore important de souffre à l’ouverture) et moutardées finissent de compléter le panel aromatique. Pas forcément un panel d’une grande complexité mais largement débridé.
Au second nez, les senteurs restent toutes aussi intenses mais avec un petit grain de finesse aérienne qui ne fait pas de mal. Le panel parvient même à s’étoffer car en sus d’un fruit jaune miellée bien mûr et goutu : fruits blancs et arômes abricotées en second plan sous un fond finement de verveine, de rose et plus désagréablement une nouvelle fois cette récurrente senteur de souffre amènent leurs touches.
La bouche :
L’attaque marque d’emblée. Imposante, pleine, presque riche et concentrée. Le fruit est un peu moins présent que ne le laissait suggérer l’analyse olfactive. Laisse apparaitre cependant des saveurs beurrées et plus encore crémeuses épousant le gras subtil et tendre de la matière à la « peau » fine se superposant sur une tension très fine et discrète.
Le corps de bouche est toujours aussi ample, riche et paradoxalement équilibré. Encore plus étonnant lorsque la tension s’avère plus que fine et discrète. La finesse de la « peau » et une concentration certaine mais juste et l’absence d’un élevage barrique permettent d’éviter une lourdeur lassante au mieux et rebutante au pire. L’intensité et la persistance gustatives sont correctes.
Une fin de bouche sur une amertume fine et discrète ponctuée par quelques saveurs de fruits blancs.
Une véritable surprise pour moi. Je ne connaissais ce domaine que de nom et bien je dois dire que je suis conquis et ravi. Le nez est intense et explosif. La bouche est volumineuse, ample mais arrive, tour de force, à rester digeste et équilibrée malgré une acidité quasiment absente. Une réussite pour une appellation trop souvent connu pour des Chardonnays trop riche et fatalement écœurant. Il me tarde à l’occasion de gouter les cuvées plus ambitieuses de ce domaine. Encore un domaine à retenir sur le Mâconnais !
Un vin qui se boit parfaitement bien malgré sa prime jeunesse. Le passage en carafe ne me semble pas forcement indiqué tant le vin m’a paru épanoui
- 18 novembre 2015 à 23h42
- in reply to: Domaine Michel et Fils, Clessé
CR: [b][u]Viré-Clessé: Domaine Michel « Tradition » 2013[/b][/u]
Plus de 2 heures après ouverture sans passage en carafe.
Le nez :
Nez ouvert, plein et explosif. Apparait de prime des senteurs de fruits jaunes et exotiques très mûrs mais alors très mûrs à tout crin. Touches céréalières, grillées, d’allumette craquée (présence encore important de souffre à l’ouverture) et moutardées finissent de compléter le panel aromatique. Pas forcément un panel d’une grande complexité mais largement débridé.
Au second nez, les senteurs restent toutes aussi intenses mais avec un petit grain de finesse aérienne qui ne fait pas de mal. Le panel parvient même à s’étoffer car en sus d’un fruit jaune miellée bien mûr et goutu : fruits blancs et arômes abricotées en second plan sous un fond finement de verveine, de rose et plus désagréablement une nouvelle fois cette récurrente senteur de souffre amènent leurs touches.
La bouche :
L’attaque marque d’emblée. Imposante, pleine, presque riche et concentrée. Le fruit est un peu moins présent que ne le laissait suggérer l’analyse olfactive. Laisse apparaitre cependant des saveurs beurrées et plus encore crémeuses épousant le gras subtil et tendre de la matière à la « peau » fine se superposant sur une tension très fine et discrète.
Le corps de bouche est toujours aussi ample, riche et paradoxalement équilibré. Encore plus étonnant lorsque la tension s’avère plus que fine et discrète. La finesse de la « peau » et une concentration certaine mais juste et l’absence d’un élevage barrique permettent d’éviter une lourdeur lassante au mieux et rebutante au pire. L’intensité et la persistance gustatives sont correctes.
Une fin de bouche sur une amertume fine et discrète ponctuée par quelques saveurs de fruits blancs.
Une véritable surprise pour moi. Je ne connaissais ce domaine que de nom et bien je dois dire que je suis conquis et ravi. Le nez est intense et explosif. La bouche est volumineuse, ample mais arrive, tour de force, à rester digeste et équilibrée malgré une acidité quasiment absente. Une réussite pour une appellation trop souvent connu pour des Chardonnays trop riche et fatalement écœurant. Il me tarde à l’occasion de gouter les cuvées plus ambitieuses de ce domaine. Encore un domaine à retenir sur le Mâconnais !
Un vin qui se boit parfaitement bien malgré sa prime jeunesse. Le passage en carafe ne me semble pas forcement indiqué tant le vin m’a paru épanoui
- 18 novembre 2015 à 23h35
- in reply to: Domaine Agnès et René Mosse
Vin de France blanc: Domaine Mosse « Le Rouchefer », 2012
Environ 3 heures après ouverture sans passage en carafe.
Le nez :
Nez modérément ouvert, encore un peu confus et timide sur des touches de fruits jaunes miellées sous des saveurs plus subtiles de verveine, d’épices orientales notamment de curry. Pointe alcooleuse un peu notable malgré une température de service relativement basse.
Au second nez, les arômes reviennent en ordre de bataille sans pour autant gagner en présence ou en intensité. Fruits blancs et jaunes sont plus lisibles sous un fond discret et nouveau de pommes vertes, de beurre, de foin et chèvrefeuille. Toujours pas exubérant ou particulièrement avenant mais qui a le mérite de prendre une plus grande dimension olfactive. Le caviste avait évoqué un registre oxydatif que je ne perçois que de manière lointaine à l’oxygénation. L’intensité et la persistance olfactives sont plutôt moyennes.
La bouche :
A l’opposé d’un examen olfactif sur la réserve ; l’attaque commence d’emblée sur un tout autre registre : plus large que haute mais tout de suite entrainée de l’avant par une tension citrique diabolique délavant les saveurs de fruits jaunes et exotiques pourtant présentes.
Le corps de bouche est tendu, droit et nerveux sur des saveurs très prononcées d’agrumes jaunes. La matière n’apparait cette fois qu’au second plan ; loin derrière cette vivacité citrique des plus ciselées qui ne renie nullement une maturité du fruit clairement atteinte. Il faudra incorporer un maximum d’oxygène en bouche pour que le volume se fasse bien plus sentir rendant peut-être le vin plus « complet » et abordable. L’intensité et la persistance gustatives sont très bonnes.
Une fin de bouche sur des saveurs gourmandes et juteuses de fruits jaunes et exotiques bien mûres, beurrés et juteuses. Quelques légers grammes de sucre résiduel doivent se balader par là.
Une vraie réussite ! Encore un profil différent des Bernaudeau, Menard, Leroy et encore bien d’autres tant ils sont nombreux à valoriser ce terroir. Un Chenin de personnalité destiné aux amateurs de vins racés et entiers. Pourtant le nez ne parait de prime pas prometteur. Confus avec une définition des odeurs un peu brouillonnes. Cela ne s’annonçait pas forcement sous les meilleurs hospices. La bouche est d’un tout autre registre hautement plus intéressant et séduisant. La bouche est droite, tendue, nerveuse, pleine, puissante, etc… Tous ces qualificatifs pour valoriser un nectar plus que recommandable.
Un vin à boire après une ouverture de plusieurs heures au préalable. Le caviste ne m’a pas préconisé un passage en carafe en raison de risque d’oxydation. Possibilité de garde qualitative sur 7 à 8 années
- 18 novembre 2015 à 23h35
- in reply to: Domaine Agnès et René Mosse
Vin de France blanc: Domaine Mosse « Le Rouchefer », 2012
Environ 3 heures après ouverture sans passage en carafe.
Le nez :
Nez modérément ouvert, encore un peu confus et timide sur des touches de fruits jaunes miellées sous des saveurs plus subtiles de verveine, d’épices orientales notamment de curry. Pointe alcooleuse un peu notable malgré une température de service relativement basse.
Au second nez, les arômes reviennent en ordre de bataille sans pour autant gagner en présence ou en intensité. Fruits blancs et jaunes sont plus lisibles sous un fond discret et nouveau de pommes vertes, de beurre, de foin et chèvrefeuille. Toujours pas exubérant ou particulièrement avenant mais qui a le mérite de prendre une plus grande dimension olfactive. Le caviste avait évoqué un registre oxydatif que je ne perçois que de manière lointaine à l’oxygénation. L’intensité et la persistance olfactives sont plutôt moyennes.
La bouche :
A l’opposé d’un examen olfactif sur la réserve ; l’attaque commence d’emblée sur un tout autre registre : plus large que haute mais tout de suite entrainée de l’avant par une tension citrique diabolique délavant les saveurs de fruits jaunes et exotiques pourtant présentes.
Le corps de bouche est tendu, droit et nerveux sur des saveurs très prononcées d’agrumes jaunes. La matière n’apparait cette fois qu’au second plan ; loin derrière cette vivacité citrique des plus ciselées qui ne renie nullement une maturité du fruit clairement atteinte. Il faudra incorporer un maximum d’oxygène en bouche pour que le volume se fasse bien plus sentir rendant peut-être le vin plus « complet » et abordable. L’intensité et la persistance gustatives sont très bonnes.
Une fin de bouche sur des saveurs gourmandes et juteuses de fruits jaunes et exotiques bien mûres, beurrés et juteuses. Quelques légers grammes de sucre résiduel doivent se balader par là.
Une vraie réussite ! Encore un profil différent des Bernaudeau, Menard, Leroy et encore bien d’autres tant ils sont nombreux à valoriser ce terroir. Un Chenin de personnalité destiné aux amateurs de vins racés et entiers. Pourtant le nez ne parait de prime pas prometteur. Confus avec une définition des odeurs un peu brouillonnes. Cela ne s’annonçait pas forcement sous les meilleurs hospices. La bouche est d’un tout autre registre hautement plus intéressant et séduisant. La bouche est droite, tendue, nerveuse, pleine, puissante, etc… Tous ces qualificatifs pour valoriser un nectar plus que recommandable.
Un vin à boire après une ouverture de plusieurs heures au préalable. Le caviste ne m’a pas préconisé un passage en carafe en raison de risque d’oxydation. Possibilité de garde qualitative sur 7 à 8 années
- 18 novembre 2015 à 23h35
- in reply to: Domaine Agnès et René Mosse
Vin de France blanc: Domaine Mosse « Le Rouchefer », 2012
Environ 3 heures après ouverture sans passage en carafe.
Le nez :
Nez modérément ouvert, encore un peu confus et timide sur des touches de fruits jaunes miellées sous des saveurs plus subtiles de verveine, d’épices orientales notamment de curry. Pointe alcooleuse un peu notable malgré une température de service relativement basse.
Au second nez, les arômes reviennent en ordre de bataille sans pour autant gagner en présence ou en intensité. Fruits blancs et jaunes sont plus lisibles sous un fond discret et nouveau de pommes vertes, de beurre, de foin et chèvrefeuille. Toujours pas exubérant ou particulièrement avenant mais qui a le mérite de prendre une plus grande dimension olfactive. Le caviste avait évoqué un registre oxydatif que je ne perçois que de manière lointaine à l’oxygénation. L’intensité et la persistance olfactives sont plutôt moyennes.
La bouche :
A l’opposé d’un examen olfactif sur la réserve ; l’attaque commence d’emblée sur un tout autre registre : plus large que haute mais tout de suite entrainée de l’avant par une tension citrique diabolique délavant les saveurs de fruits jaunes et exotiques pourtant présentes.
Le corps de bouche est tendu, droit et nerveux sur des saveurs très prononcées d’agrumes jaunes. La matière n’apparait cette fois qu’au second plan ; loin derrière cette vivacité citrique des plus ciselées qui ne renie nullement une maturité du fruit clairement atteinte. Il faudra incorporer un maximum d’oxygène en bouche pour que le volume se fasse bien plus sentir rendant peut-être le vin plus « complet » et abordable. L’intensité et la persistance gustatives sont très bonnes.
Une fin de bouche sur des saveurs gourmandes et juteuses de fruits jaunes et exotiques bien mûres, beurrés et juteuses. Quelques légers grammes de sucre résiduel doivent se balader par là.
Une vraie réussite ! Encore un profil différent des Bernaudeau, Menard, Leroy et encore bien d’autres tant ils sont nombreux à valoriser ce terroir. Un Chenin de personnalité destiné aux amateurs de vins racés et entiers. Pourtant le nez ne parait de prime pas prometteur. Confus avec une définition des odeurs un peu brouillonnes. Cela ne s’annonçait pas forcement sous les meilleurs hospices. La bouche est d’un tout autre registre hautement plus intéressant et séduisant. La bouche est droite, tendue, nerveuse, pleine, puissante, etc… Tous ces qualificatifs pour valoriser un nectar plus que recommandable.
Un vin à boire après une ouverture de plusieurs heures au préalable. Le caviste ne m’a pas préconisé un passage en carafe en raison de risque d’oxydation. Possibilité de garde qualitative sur 7 à 8 années
V.D.P. de l’Hérault rouge: Mas Laval « Grande Cuvée », 2007
Plus de 3 heures après ouverture sans passage en carafe.
Le nez :
Au départ franchement inquiet, le nez ne s’avère pas engageant pour un rond. Les odeurs sont brouillonnes, confuses et surtout laissent suggérer un nez très évolué au vue du millésime. Il aura fallu plusieurs heures et surtout un franc réchauffement pour que l’olfactif révèle toute sa complexité. On a clairement affaire à un vin entre deux eaux ; oscillant en permanence entre odeurs primaires et odeurs secondaires. Les saveurs de fruits rouges apparaissent fraiches et juteuses mais un peu délavés signe que le temps fait son œuvre. Derrière cette odeur se trame un fond bien plus intéressant de cannelle, de réglissé, d’épices orientales et plus finement de brulé et de poivre blanc. Plus attendu et attestant que le vin fait son âge ; des odeurs de cuir, d’humus et de champignons suivent la cohorte olfactive.
Au second nez, les arômes prennent leur envol. Le fruit semble avoir retrouvé une seconde jeunesse sur une petite pointe acidulé. Un parfum de rose finit de m’enivrer. Les odeurs de pain d’épices, de cannelle et de réglisse ne reviennent se greffer qu’une fois le liquide reposé. L’intensité et la persistance olfactives sont correctes.
La bouche :
L’attaque est ample, pleine, moyennement concentrée mais un peu lente. La matière est tendre, découle et surtout déroule facilement dans le palais. Pas de ressenti boisé ou bien même de perception tannique. La tension qui pouvait exister un temps s’est totalement évaporée. Un vin qui ne fait que trop son âge.
Le corps de bouche est souple, rond et plein. Cependant plus je regoute plus je me rends à l’évidence que ce vin n’a pas grand-chose à me dire gustativement parlant. Il est certes pas encore mort mais son intérêt actuel m’apparait bien réduit. Peu ou pas de complexité sur des saveurs fruitières réduites à la portion congrue. Peut-être aurais-je apprécié ce vin quelques années plus tôt ? L’intensité et la persistance gustatives sont très moyennes.
Une fin de bouche qui est à l’image de ce vin : discrète.
Peut-être l’ai-je mal gouté ? Peut-être était-je dans un mauvais jour ? Quoiqu’il en soit, je suis déçu par ce vin. Il lui aura déjà fallu des heures et un remuage intensif pour que le nez ne s’exalte de manière bien éphémère. La bouche n’est pas morte mais les pissenlits ne sont pas loin. La matière existe : ronde et souple mais terne et sans éclat. Un vin qu’il aurait fallu boire selon moi il y a quelques années.
V.D.P. de l’Hérault rouge: Mas Laval « Grande Cuvée », 2007
Plus de 3 heures après ouverture sans passage en carafe.
Le nez :
Au départ franchement inquiet, le nez ne s’avère pas engageant pour un rond. Les odeurs sont brouillonnes, confuses et surtout laissent suggérer un nez très évolué au vue du millésime. Il aura fallu plusieurs heures et surtout un franc réchauffement pour que l’olfactif révèle toute sa complexité. On a clairement affaire à un vin entre deux eaux ; oscillant en permanence entre odeurs primaires et odeurs secondaires. Les saveurs de fruits rouges apparaissent fraiches et juteuses mais un peu délavés signe que le temps fait son œuvre. Derrière cette odeur se trame un fond bien plus intéressant de cannelle, de réglissé, d’épices orientales et plus finement de brulé et de poivre blanc. Plus attendu et attestant que le vin fait son âge ; des odeurs de cuir, d’humus et de champignons suivent la cohorte olfactive.
Au second nez, les arômes prennent leur envol. Le fruit semble avoir retrouvé une seconde jeunesse sur une petite pointe acidulé. Un parfum de rose finit de m’enivrer. Les odeurs de pain d’épices, de cannelle et de réglisse ne reviennent se greffer qu’une fois le liquide reposé. L’intensité et la persistance olfactives sont correctes.
La bouche :
L’attaque est ample, pleine, moyennement concentrée mais un peu lente. La matière est tendre, découle et surtout déroule facilement dans le palais. Pas de ressenti boisé ou bien même de perception tannique. La tension qui pouvait exister un temps s’est totalement évaporée. Un vin qui ne fait que trop son âge.
Le corps de bouche est souple, rond et plein. Cependant plus je regoute plus je me rends à l’évidence que ce vin n’a pas grand-chose à me dire gustativement parlant. Il est certes pas encore mort mais son intérêt actuel m’apparait bien réduit. Peu ou pas de complexité sur des saveurs fruitières réduites à la portion congrue. Peut-être aurais-je apprécié ce vin quelques années plus tôt ? L’intensité et la persistance gustatives sont très moyennes.
Une fin de bouche qui est à l’image de ce vin : discrète.
Peut-être l’ai-je mal gouté ? Peut-être était-je dans un mauvais jour ? Quoiqu’il en soit, je suis déçu par ce vin. Il lui aura déjà fallu des heures et un remuage intensif pour que le nez ne s’exalte de manière bien éphémère. La bouche n’est pas morte mais les pissenlits ne sont pas loin. La matière existe : ronde et souple mais terne et sans éclat. Un vin qu’il aurait fallu boire selon moi il y a quelques années.
V.D.P. de l’Hérault rouge: Mas Laval « Grande Cuvée », 2007
Plus de 3 heures après ouverture sans passage en carafe.
Le nez :
Au départ franchement inquiet, le nez ne s’avère pas engageant pour un rond. Les odeurs sont brouillonnes, confuses et surtout laissent suggérer un nez très évolué au vue du millésime. Il aura fallu plusieurs heures et surtout un franc réchauffement pour que l’olfactif révèle toute sa complexité. On a clairement affaire à un vin entre deux eaux ; oscillant en permanence entre odeurs primaires et odeurs secondaires. Les saveurs de fruits rouges apparaissent fraiches et juteuses mais un peu délavés signe que le temps fait son œuvre. Derrière cette odeur se trame un fond bien plus intéressant de cannelle, de réglissé, d’épices orientales et plus finement de brulé et de poivre blanc. Plus attendu et attestant que le vin fait son âge ; des odeurs de cuir, d’humus et de champignons suivent la cohorte olfactive.
Au second nez, les arômes prennent leur envol. Le fruit semble avoir retrouvé une seconde jeunesse sur une petite pointe acidulé. Un parfum de rose finit de m’enivrer. Les odeurs de pain d’épices, de cannelle et de réglisse ne reviennent se greffer qu’une fois le liquide reposé. L’intensité et la persistance olfactives sont correctes.
La bouche :
L’attaque est ample, pleine, moyennement concentrée mais un peu lente. La matière est tendre, découle et surtout déroule facilement dans le palais. Pas de ressenti boisé ou bien même de perception tannique. La tension qui pouvait exister un temps s’est totalement évaporée. Un vin qui ne fait que trop son âge.
Le corps de bouche est souple, rond et plein. Cependant plus je regoute plus je me rends à l’évidence que ce vin n’a pas grand-chose à me dire gustativement parlant. Il est certes pas encore mort mais son intérêt actuel m’apparait bien réduit. Peu ou pas de complexité sur des saveurs fruitières réduites à la portion congrue. Peut-être aurais-je apprécié ce vin quelques années plus tôt ? L’intensité et la persistance gustatives sont très moyennes.
Une fin de bouche qui est à l’image de ce vin : discrète.
Peut-être l’ai-je mal gouté ? Peut-être était-je dans un mauvais jour ? Quoiqu’il en soit, je suis déçu par ce vin. Il lui aura déjà fallu des heures et un remuage intensif pour que le nez ne s’exalte de manière bien éphémère. La bouche n’est pas morte mais les pissenlits ne sont pas loin. La matière existe : ronde et souple mais terne et sans éclat. Un vin qu’il aurait fallu boire selon moi il y a quelques années.
- 5 novembre 2015 à 0h11
- in reply to: Domaine du Collier, Saumur
Ouvert environ 1 heure 30 minutes après ouverture sans passage en carafe.
Au premier abord, le nez s’avère plutôt ouvert, subtil et aérien. Il lui faudra du temps et un franc réchauffement dans le verre pour dévoiler tout son potentiel. Touches de fruits jaunes et blancs sous un fond gourmand d’amande, de frangipane, d’épices orientales et de beurre fondu. Petites touches de zestes d’agrumes jaunes et d’écorce de noisette fissent de clore les débats. Panel varié mais il est dommage qu’il « faille » aller à le chercher malgré tout. Le temps fera son œuvre et exacerbera intensément des senteurs de fruits blancs et de verveine à plus soif.
Au second nez, les senteurs s’axent sur les touches florales, d’agrumes sous un fond de fruits jaunes et de rose. Petites touches envolées de fruits rouges acidulés et de bubble-gum. L’intensité et la persistance olfactives sont bonnes.
L’attaque est ample, massive, pure et pleine sur un fruit jaune et blanc mûr et plein de jus. Des saveurs de verveine s’infusent discrètement dans cette masse savoureuse.
Le corps de bouche est toujours aussi plein, plus dense, concentré sans perdre sa tendresse. Tannins fins et précis sur la gencive supérieure. Le fruit jaune gorgé de jus est plus discret est par à-coups éclipsé par une (trop) fine tension saline et amère donnant l’impression subreptice de croquer la roche. L’intensité et la persistance gustatives sont correctes.
Une fin de bouche qui finit nette sur une salinité relativement courte. Petite touche beurrée pour une étape bien courte
Sans me montrer pointilleux le vin me déçoit un peu. Bien que le nez soit riche, intense et surtout varié ; la matière (délicate, polie et tendre) reste un peu englué en raison d’une vivacité bien trop réservée sans que cela ne nuise à l’équilibre générale. La fin de bouche, quant à elle, apparait bien courte et un peu sans relief. Effets ou limites du millésime ? Vin sur le déclin ? Je suis preneur de vos avis.
Il me reste une bouteille de cette cuvée sur ce millésime que je ne tarderai pas à ouvrir. Le passage en carafe ne m’a pas paru souhaitable.
- 5 novembre 2015 à 0h11
- in reply to: Domaine du Collier, Saumur
Ouvert environ 1 heure 30 minutes après ouverture sans passage en carafe.
Au premier abord, le nez s’avère plutôt ouvert, subtil et aérien. Il lui faudra du temps et un franc réchauffement dans le verre pour dévoiler tout son potentiel. Touches de fruits jaunes et blancs sous un fond gourmand d’amande, de frangipane, d’épices orientales et de beurre fondu. Petites touches de zestes d’agrumes jaunes et d’écorce de noisette fissent de clore les débats. Panel varié mais il est dommage qu’il « faille » aller à le chercher malgré tout. Le temps fera son œuvre et exacerbera intensément des senteurs de fruits blancs et de verveine à plus soif.
Au second nez, les senteurs s’axent sur les touches florales, d’agrumes sous un fond de fruits jaunes et de rose. Petites touches envolées de fruits rouges acidulés et de bubble-gum. L’intensité et la persistance olfactives sont bonnes.
L’attaque est ample, massive, pure et pleine sur un fruit jaune et blanc mûr et plein de jus. Des saveurs de verveine s’infusent discrètement dans cette masse savoureuse.
Le corps de bouche est toujours aussi plein, plus dense, concentré sans perdre sa tendresse. Tannins fins et précis sur la gencive supérieure. Le fruit jaune gorgé de jus est plus discret est par à-coups éclipsé par une (trop) fine tension saline et amère donnant l’impression subreptice de croquer la roche. L’intensité et la persistance gustatives sont correctes.
Une fin de bouche qui finit nette sur une salinité relativement courte. Petite touche beurrée pour une étape bien courte
Sans me montrer pointilleux le vin me déçoit un peu. Bien que le nez soit riche, intense et surtout varié ; la matière (délicate, polie et tendre) reste un peu englué en raison d’une vivacité bien trop réservée sans que cela ne nuise à l’équilibre générale. La fin de bouche, quant à elle, apparait bien courte et un peu sans relief. Effets ou limites du millésime ? Vin sur le déclin ? Je suis preneur de vos avis.
Il me reste une bouteille de cette cuvée sur ce millésime que je ne tarderai pas à ouvrir. Le passage en carafe ne m’a pas paru souhaitable.
- 5 novembre 2015 à 0h11
- in reply to: Domaine du Collier, Saumur
Ouvert environ 1 heure 30 minutes après ouverture sans passage en carafe.
Au premier abord, le nez s’avère plutôt ouvert, subtil et aérien. Il lui faudra du temps et un franc réchauffement dans le verre pour dévoiler tout son potentiel. Touches de fruits jaunes et blancs sous un fond gourmand d’amande, de frangipane, d’épices orientales et de beurre fondu. Petites touches de zestes d’agrumes jaunes et d’écorce de noisette fissent de clore les débats. Panel varié mais il est dommage qu’il « faille » aller à le chercher malgré tout. Le temps fera son œuvre et exacerbera intensément des senteurs de fruits blancs et de verveine à plus soif.
Au second nez, les senteurs s’axent sur les touches florales, d’agrumes sous un fond de fruits jaunes et de rose. Petites touches envolées de fruits rouges acidulés et de bubble-gum. L’intensité et la persistance olfactives sont bonnes.
L’attaque est ample, massive, pure et pleine sur un fruit jaune et blanc mûr et plein de jus. Des saveurs de verveine s’infusent discrètement dans cette masse savoureuse.
Le corps de bouche est toujours aussi plein, plus dense, concentré sans perdre sa tendresse. Tannins fins et précis sur la gencive supérieure. Le fruit jaune gorgé de jus est plus discret est par à-coups éclipsé par une (trop) fine tension saline et amère donnant l’impression subreptice de croquer la roche. L’intensité et la persistance gustatives sont correctes.
Une fin de bouche qui finit nette sur une salinité relativement courte. Petite touche beurrée pour une étape bien courte
Sans me montrer pointilleux le vin me déçoit un peu. Bien que le nez soit riche, intense et surtout varié ; la matière (délicate, polie et tendre) reste un peu englué en raison d’une vivacité bien trop réservée sans que cela ne nuise à l’équilibre générale. La fin de bouche, quant à elle, apparait bien courte et un peu sans relief. Effets ou limites du millésime ? Vin sur le déclin ? Je suis preneur de vos avis.
Il me reste une bouteille de cette cuvée sur ce millésime que je ne tarderai pas à ouvrir. Le passage en carafe ne m’a pas paru souhaitable.
- 4 novembre 2015 à 23h58
- in reply to: La Grange aux Belles – Marc Houtin
Ouvert environ 2 heures après ouverture sans passage en en carafe.
Nez ouvert, séduisant et aérien. Autant le dire, le panel aromatique est très (très) varié et étoffé sans jamais laisser poindre une sous-maturité si fréquente dans la région. Sans atteindre la plénitude et l’onctuosité de la cuvée « Magellan » du Clos de l’Elu, le nez se caractérise par des touches de fruits rouges frais, de poivre blanc, de clou de girofle, de fumée, de ronce, de sous-bois et de musc. Autant d’odeurs qui s’assemblent pour le meilleur sans qu’une augmentation de la température n’affecte la qualité olfactive globale.
Au second nez, les senteurs restent sur la même thématique avec un surplus d’intensité. L’intensité et la persistance olfactives sont vraiment bonnes.
L’attaque est pleine, voluptueuse sur un fruit rouge frais et juteux. Inutile de chercher une masse concentré ou bodybuildé, on cherche à préserver la fraicheur sans renier la maturité. Le bois et le tannin sont inexistants.
Le corps de bouche est plein, rond, léger, élancé sans être décharné et toujours caractérisé par une fraicheur indéniable et sans brutalité. Pas d’une complexité dingue et un peu moins emballant que ne le laissaient espérer le nez, il n’en reste que l’équilibre gustatif est atteint. L’intensité et la persistance gustatives sont correctes.
Une fin de bouche sur un jus vif, précis et salin bien qu’un peu court. Correct sans plus.
Un Anjou rouge qui sans atteindre la cuvée « Magellan » se hisse relativement haut dans la hiérarchie des Anjous rouges de plaisir. Un vin qui conjugue complexité et gourmandise. Un panel aromatique large, étoffé et gourmand. Une bouche fraiche mais avec moins de relief et trop simple. Il n’en reste que ce vin procure un plaisir certain au vue du prix déboursé (13€ environ). Pas forcément un vin de gastronomie mais un vin qui accompagnera parfaitement apéritifs et mets simples.
Un vin à boire rapidement. La garde ne me semble pas préconisée au vue de la matière. Le passage en carafe ne m’a pas apparu approprié.