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- 29 août 2023 à 21h16
- in reply to: L’Amaryllis Le Moulin de Martorez – Saint Rémy (71)
Dorénavant auréolé de 2 étoiles, ce restaurant est toujours aussi recommandable. Si les fondamentaux sont toujours là (personnel au petit soin, cadre magnifique, variété des saveurs au savant équilibre entre tradition et modernité), les plats ont encore gagné en précision, notamment le plat signature au foie gras, mais le pigeon n’était pas mal non plus ! C’était déjà très très bon lors de mon dernier repas (il y a un an, je dirai), c’est maintenant carrément excellent, encore plus serein.
En cherchant un peu (pas bien loin, par exemple), on trouve son bonheur dans la carte des vins, avec des tarifs échelonnés.
PS : je confirme que la terrasse n’est pas le moins du monde bruyante, testée plusieurs fois.- 6 juin 2022 à 15h03
- in reply to: Bodega Gorka Izagirre
CR: Bodega GORKA IZAGIRRE – Txakoli G22 2019
Pour qui aime l’acidité, c’est un must : pas de perlant ici (fréquent chez les txakolis, qu’à titre personne j’apprécie peu), des notes végétales (foin surtout), légèrement herbacées, et surtout une acidité traçante qui tient le vin en longueur, mais il faut apprécier ce style sans concession (j’aime bien, mais là, il n’en faudrait pas plus). La complexité est assez limitée à ce stade. Quand il fait chaud, c’est sympa. Assez bon vin.- 4 mai 2022 à 1h04
- in reply to: Auberge du Colombier à Malataverne et David Mollicone à st paul trois chateaux
En 2022, le bistrot gastronomique « 270 » adossé au resto du Colombier (1* pour ce dernier) ne mérite pas le déplacement : j’ai testé, magnifique terrasse, nourriture correcte sans originalité (35€ le midi en semaine, en province, à toi de juger, cher lecteur), service très approximatif, vins au verre pas folichons, au tarif disproportionné par rapport à ce que j’avais dans mon verre (12€ le verre de côte du Rhône blanc, tarif annoncé à l’avance) et servis chichement : je n’y retournerai pas.
Il se trouve que 2 copains y sont allés récemment de leur côté et partagent ma conclusion.
Pour quelques € de moins et certes quelques km de plus, Côteaux et Fourchettes à Cairanne est une alternative bien plus réjouissante.- 30 avril 2022 à 21h25
- in reply to: González Byass, Jerez
CR: González Byass, Tio Pepe, Jerez Fino
L’entrée de gamme est toujours un excellent vin, pour les amateurs comme moi d’arômes de morilles, de noix vertes, à l’acidité rafraîchissante, à l’alcool insensible (servi frais) et au RQP hallucinant.
Excellent, comme toujours.- 30 avril 2022 à 21h20
- in reply to: Château les Amoureuses (Bourg Saint Andeol)
CR: Château les Amoureuses, Eclat blanc, millésime non précisé, servi au verre :
Alors que je cherchais un bon bistrot gastronomique local à mon goût, ce que je n’ai encore pas trouvé, un peu comme David Vincent, on me propose au resto un « verre de vin blanc du Domaine aux arômes d’amande ». Etonné par le prix annoncé (12€), mais attiré par la description, je tente le coup, car j’avais envie de me laisser faire pour voir si je serais bien conseillé :
Le vin est servi au compte-gouttes (significativement moins de 12cL), ça doit être une rareté digne du nouveau DRC rhodanien, me dis-je, ma curiosité augmentant de minutes en minutes…
Tada !
Dans le verre, y’a pas grand-chose, un truc qui ressemble à un vin d’inspiration légèrement oxydative (j’imagine que la description y faisait référence), ou alors une bouteille ouverte depuis trop longtemps, dont la seule vertu est de ne pas chauffer, un peu huileux, on dirait un assemblage marsanne-roussane peu inspiré et interprété dans une direction contre-nature. Hautement oubliable…
Fidèle à mon adage, j’ai donc épargné mon foie pour le reste du repas.Après quelques recherches, de retour à la maison, je modifie drastiquement mon commentaire de dégustation :
– C’est du viognier ! Ab bon!, il est ici méconnaissable, mon palais sensible pourrait être reconnaissant pour ça, mais je me demande si un simple viognier patchouli n’aurait finalement pas été meilleur.
– Du Domaine des Amoureuses ? ça alors !, mon palais n’a décidément aucune affinité avec les vins de ce Domaine.Comme quoi, à l’aveugle, on renforce parfois ses préjugés… la prochaine fois je me renseignerai sur le propriétaire du resto avant de commander du vin, voire avant de réserver.
- 18 avril 2022 à 19h43
- in reply to: Domaine Tempier, Bandol
CR: Domaine Tempier – Bandol – Migoua 2010 :
Un peu corseté, le vin ne se livre pas vraiment, du thym pour sûr, clou de girofle peut-être, le boisé est joli, le vin un peu asséchant, c’est bon sans être à la hauteur de l’étiquette. Sur l’épaule d’agneau au barbecue, l’accord pourtant programmé n’a pas lieu, le vin est peut-être trop fin, va savoir. Ma chère et tendre lui trouve une certaine sucrosité, elle doit avoir raison, car le miracle se produit (…suspens…) sur des fraises garriguettes natures : le vin se délie, démontre sa profondeur, sa longueur, sa finesse, c’est magique, en résonnance inattendue, iconoclaste.
Très bon, du coup.- 18 avril 2022 à 14h22
- in reply to: Domaine La Soumade, Rasteau
CR: La Soumade, cuvée Confiance Rasteau 2018 :
Beaucoup de fruits rouges, des notes d’olives noires / tapenade, le vin est fin, long, élégant et précis : très agréable pour lui-même & parfait à table sur la viande. L’équilibre général m’a beaucoup plus, car je l’ai trouvé plus « nordique » que ce que son pedigree pouvait laisser supposer.
Bon vin.- 18 avril 2022 à 14h17
- in reply to: Domaine Cros de la Mûre
CR: Domaine Cros de la Mûre – Côtes du Rhône blanc 2019 :
A l’ouverture, il est un peu perlant : qu’à cela ne tienne, le sommelier de Côteaux et Fourchettes m’apprend une nouvelle technique digne du cirque Gruss situé pas très loin : faire tourner le vin dans le verre, et descendre fermement le verre en même temps (je conseille l’apprentissage de cette efficace technique de préférence avec du vin blanc et en extérieur
). Le perlant devenant imperceptible, le vin est propre, méridional sans excès, c’est à dire avec un côté légèrement « huileux » / une amertume qui rappelle celle de l’huile d’olive, il y a du fruit, et une finale minérale « caillou pourri » bien agréable. Bon pour lui-même et pas sensiblement meilleur à table (carpaccio de Saint Jacques et sole aux épinards).
Bon vin.- 13 février 2022 à 15h46
- in reply to: Revue de Presse
Espagne
« La critique du vin est morte », selon Peñin, lui-même… le critique de vin le plus connu en Espagne !- 1 février 2022 à 1h48
- in reply to: Domaine Pierre Girardin
CR: Domaine Pierre Girardin, Bourgogne Éclats de Calcaire chardonnay 2019
Perlant, à la limite du défaut pour ma sensibilité (j’y suis sensible, il est vrai). Bien secoué, il est joliment citronné, un peu solaire / sucré pour un bourgogne blanc (probablement un effet millésime), un peu réduit. Très long et fin. Un côté « eau de roche » sympa, mais un peu léger, surtout que le perlant ne disparaitra pas complètement.
Bon, mieux que ça pour qui aime les bulles bourguinonnes
.- 17 janvier 2022 à 23h18
- in reply to: Négoce AMI en Bourgogne
CR: Négoce AMI, bourgogne rouge Liber Pater 2018
Alors que j’avais découvert cette cuvée sur un joli 2016, qui avait de faux airs rhodaniens qui lui allaient bien, j’ai réitéré avec 2 bouteilles de 2018 :
Patatra ! ça gaze … et ça ne part pas (et oui, d’habitude, le gaz…) . Arômes pas nets le jour J (écurie), pas mieux à J+5 (le gaz non plus, n’a pas disparu).
A peine buvables.- 1 janvier 2022 à 21h39
- in reply to: Champagne Follet-Ramillon
CR: Follet-Ramillon Champagne Harmonie 2007
Pas mieux ici, même un peu moins bien hier soir, pour un vin à la bulle un peu envahissante, avec une aromatique à tendance oxydative de pomme presque blette pour cet exemplaire, c’est court, et effectivement pas adapté pour l’apéro. Moyen.- 25 octobre 2021 à 1h46
- in reply to: Niepoort Vinhos
CR: Niepoort, Bairrada Drink me nat cool rouge 2020
Le nom de la cuvée me donne envie de prendre mes jambes à mon cou. La bouteille, pareil : 1L, étiquette bizarre (jugez vous-même), drôle de zig. Et pourtant, la vérité est dans la bouteille :
Robe diaphane, la surprise continue, mais où va-t-elle s’arrêter ?…
Le nez se montre nettement plus avenant, précis, fruité et légèrement épicé. Je commence à être intrigué.
En bouche, tout s’arrange, car c’est un régal : fraîcheur, précision, fruits rouges éclatants, un peu d’épice (cardamome légère), très peu d’alcool, et un équilibre que j’adore. peu ou pas de tannins, mais aucune mollesse pour autant. Cela pourrait être un rouge vinifié quasiment comme un blanc (commentaire personnel seulement fondé sur mes impressions). Pour situer le niveau, l’aromatique me rappelle les Gigondas St Cosme en jeunesse, l’alcool en moins (et pourtant, chez Barruol, l’alcool est relayé au second plan, mais son 2019 s’est pourtant fait mettre KO au 1er round par ce Niepoort). Pas du tout lassant après plusieurs exemplaires bus, je comprends pourquoi la bouteille fait 1L et pas 75cL : j’en boirai des tonneaux, littéralement, et je ne suis pas tout seul.
Superbe !
Niepoort semble avoir une philosophie de vins basés sur la fraîcheur et avec un degré alcoolique faible (c’est eux qui me l’ont dit), et j’ajoute des grands vins dotés d’une précision redoutable ! Merci au caviste qui m’a déniché et recommandé cette merveille.- 25 octobre 2021 à 1h27
- in reply to: Dog Point Vineyard
CR: Dog Point Vineyard Marlborough « Section 94 » 2017
Tel David Vincent, alors que je cherchais un raccourci vers un autre vin que je n’ai moi non plus jamais trouvé, un caviste intelligent m’a recommandé ce sauvignon. Je précise ne pas être un grand amateur de sauvignon en général, mais… :
Au nez, c’est fort réduit (un peu « pétard ») et appétent, ça sent le jus de piquillos (poivrons rouges cuits espagnols).
En bouche, du pamplemousse rose à foison, quelques notes fugaces de poivrons, un peu de vanille de l’élevage, une fine amertume, et une grande longueur. L’équilibre est magnifique, c’est très gourmand, sans être nullement pâtissier. Très bon tout seul et bel accord avec la tortilla aux piquillos maison.
Magnifique découverte hors des sentiers battus, enfin, des miens !- 17 octobre 2021 à 23h46
- in reply to: L’Amaryllis Le Moulin de Martorez – Saint Rémy (71)
Salut à toi, cher lecteur !
Comme la plupart de l’aréopage lpvien, tu situes probablement sans sourciller sur une carte satellite aveugle les plus grands noms bourguignons : Puligny, Chambolle… St Romain, peut-être, pour les plus affutés.
Et pourtant, il est un village que tu ne connais certainement pas : Saint-Rémy S&L, à quelques encâblures de cette même Côte d’Or adulée. Las !, Saint Rémy a un immense défaut : être situé dans la plébéienne côte Chalonnaise. [edit] (à lire avec ironie, hein, car j’en viens, et j’y retourne même de temps en temps
)
La visite de ce village est toutefois justifiée par l’un des meilleurs restaurants de la région : L’amaryllis *.
Facile d’accès, en sortant de l’autoroute (près de la sortie Chalon Sud). Cadre magnifique, terrasse fort accueillante, même si en ce moment il faudrait être scandinave pour y manger. La véranda, ouverte sur la terrasse, est bien plus confortable à cette saison.
Les assiettes sont toutes très réussies : les amuse-bouche sont souvent surprenants dans le bon sens du terme, aux saveurs affirmées sans être clivantes (cromesquis d’escargot à l’estragon). Les plats sont un peu plus classiques, toujours très justes dans leur ensemble : la tradition modernisée, je dirai. Les viandes et poisson sont excellents, assaisonnements parfaits et j’ai un faible pour leurs légumes d’une saveur peu commune, précise, longue en bouche. Fromages bien sélectionnés. Les desserts, peu sucrés, constituent le bouquet final d’un repas de haut niveau. De petits « à-côtés » font plus que de la figuration (beurre fumé au foin que j’affectionne, caramels beurre salé & madeleines pour ceux qui auraient encore faim).
Le service est tel un ballet orchestré avec une grande précision, tout en sachant garder une réconfortante bienveillance (j’y vais toujours avec mes enfants qui se régalent, eux aussi…). Toute l’équipe est au top, disposée aux petites attentions.
La carte des vins, intelligemment sélectionnée, permet de se faire plaisir, à plusieurs niveaux de prix, de la côte Chalonnaise au Saint Graal bourguignon. Les verres sont adaptés en fonction du vin.
Testé à plusieurs reprises, le niveau est très robuste, quelle que soit la saison.
Vas-y, et tu me diras !- 5 octobre 2021 à 1h09
- in reply to: Vallade & Transandine – vins du monde
Oui, je confirme qu’ils vendent en direct aux particuliers comme moi : contact@transandine.fr
- 3 mai 2021 à 2h10
- in reply to: Weingut Dönnhoff, Nahe
CR: Weingut Dönnhoff, Nahe « Tonschiefer » riesling trocken (sec) 2017
Perlant élégant, bouche fruitée rappelant le jus de kiwi et son côté « acide électrique » (sans agressivité ici), moyennement complexe et long, très friand, fringuant, facile à boire. Bon vin.- 23 avril 2021 à 1h46
- in reply to: Ortas, Cave de Rasteau
CR: Cave de Rasteau – Rasteau VDN Signature Vintage 2010
Les arômes fruités sont un peu en retrait, cette bouteille m’a surtout marquée par son toucher de bouche de velours, une jolie finale, longue, sur d’élégantes notes fumées/goudron, c’est gourmand et l’équilibre n’est pas du tout pesant. Au final, un vin assez fin, plus qu’escompté. Bon vin de goûter.- 22 avril 2021 à 23h10
- in reply to: Maison Olivier Chanzy, Meursault
CR: Maison Olivier Chanzy – Bourgogne Blanc 2018
L’équilibre est là, la patte du millésime étant quasiment absente, ouf, je suis soulagé, on dirait plutôt un millésime classique : finesse, fruité, un peu d’élevage et un petite réduction qui lui apportent de l’élégance, c’est bon et fin, assez long, clairement au-dessus de son rang régional. Voici un exemplaire réussi de ce millésime très solaire, c’est rassurant.
Servi avec des grillades, l’accord est moyen (il était prévu pour l’apéro, où il aurait été plus à son aise) mais il retrouve ses marques sur les fromages divers, avec lesquels il fait bon ménage.
Bon vin.- 19 avril 2021 à 18h07
- in reply to: Domaine Bouard-Bonnefoy, Chassagne-Montrachet
CR: Domaine Bouard-Bonnefoy, Chassagne-Montrachet rouge 1er cru Maltroie 2017
Mon 1er Chassagne rouge
Si la robe est claire, le nez est beau, terre à patates, cerise burlat. En bouche, le vin est un peu rustique, dans le bon sens du terme : notes de cerise burlat, légèrement épicé, le grain est assez fin, c’est moyennement long et complexe, tout en étant équilibré et plaisant. Il me rappelle certains bons Santenay comme on en trouvait au début des années 90, en moins tannique.
Bon vin.