Oenophil

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  • Oenophil
    Participant

    Je suis le gérant de cette cave. Juste pour information, nous faisons strictement le même taux de marge sur tous les vins. Maintenant, il faut savoir que Bart vend son vin aux cavistes au même prix qu’aux particuliers, donc il est clair que l’acheteur averti aura tout intérêt d’aller au domaine ou de passer par les sites de ventes privées, mais c’est du one-shot.
    Cela dit, est-ce une raison pour ne pas proposer ce vin ? Il y a beaucoup de gens dans le quartier qui ne mettront pas les pieds de sitôt en Bourgogne, et qui seront content de trouver un Clos de Bèze à 104 €, car on en trouve pas beaucoup à ce niveau de prix à Paris. Idem pour le clos Saint Jacques de Clair.
    Maintenant, pour les bonnes affaires à destination des amateurs, il y a d’autres domaines moins connus, à découvrir avant qu’ils ne deviennent starisés.

    > Par contre pour les prix on va de l’acceptable
    > (les Gevrey de Ponsot ou Roty aux alentours de
    > 35€) à du franchement exagéré : CSJ de Clair 2007
    > ou Clos de Bèze de Bart 2007 à plus de 100€ :S
    >

    Oenophil
    Participant

    Bonjour,

    Pour rebondir sur les premières appréciations des vins des Hospices 2010, notre éleveur (Thibaut Marion de la maison Séguin-Manuel) nous a communiqué ceci :

    « Les vins rouges sont de très belle facture et supportent aisément la comparaison avec les vins du millésime 2009. Le fruit est très expressif, les tannins sont fondus et l’équilibre général est excellent. Les volumes sont en revanche en recul de 17% avec 543 pièces de vins proposées en 2010.

    En ce qui concerne les blancs, on note une plus grande hétérogénéité suivant les cuvées et une forte baisse du nombre de pièces disponibles à la vente : 100 pièces contre 145 en 2009 (-31%). Certains vins présentent parfois de la verdeur et un manque de netteté. Ils sont à éviter. D’autres font preuves de nerf et de suavité et sont tout à fait recommandables. »

    Les cuvées qu’il a particulièrement apprécié sont :

    Savigny-lès-Beaune 1er Cru « Fouquerand »
    Beaune 1er Cru « Guigone de Salins »
    Beaune 1er Cru « Nicolas Rolin »
    Pommard-Epenots « Dom Goblet »
    Volnay-Santenots 1er Cru « Gauvain »
    Corton Clos du Roi Grand Cru « du Bay »

    Meursault-Genevrières 1er Cru « Baudot »
    Meursault-Charmes 1er Cru « Grivault »
    Corton-Vergennes Grand Cru « Chanson »

    et bien sûr le Mazis Chambertin et le Bâtard Montrachet…

    Pour ma part j’ai hâte de les goûter moi même et me faire ma propre opinion. Visiblement Guigone de Salins impressionne déjà, le Mazis aussi, mais les blancs sont controversés.

    Cette année, les personnes qui me contactent pour participer à la vente expriment des demandes beaucoup moins centrées qur Beaun/Volnay/Pommard comme par le passé. Un fort contingent se dirige vers Corton, et il y a même des demandes pour le Clos de la Roche, le Mazis Chambertin et le Bâtard Montrachet, mais pas en quantité suffisante pour envisager d’acheter une pièce.

    Cordialement

    Philippe

    Oenophil
    Participant

    Bonjour,

    Quelques réponses à divers points abordés :

    Sur le Charity Business :
    C’est clair, toutes les parties prenantes ne sont pas là pour faire oeuvre de charité. Si Christies ne prend que 7% du produit de la vente au lieu de ses 20% habituels, c’est AUSSI parce que cela lui donne une exposition médiatique très importante qui a des retombées économiques indirectes. Par ailleurs, les négociants/éleveurs, les fournisseurs de tonneaux et de bouteilles, les transporteurs, etc… ne demandent pas moins d’argent pour leurs produits et services quand il s’agit de vins des Hospices. Pire, les restaurants de Beaune imposent pendant tout le week-end de la vente des menus uniques au prix beaucoup plus élevé que ce qu’ils proposent d’habitude. Et les acheteurs ne sont pas tous sensibles à l’aspect caritatif. Cependant, in fine et malgré un certain parasitisme, le but caritatif est atteint.

    Sur le prix des vins :
    Dans toute vente aux enchères on voit se mélanger des acheteurs professionnels qui doivent acheter à un prix proche du prix de gros pour faire leur marge, et des acheteurs particuliers qui eux se calent sur le prix de détail. La mécanique des enchères fait que le prix se cale qelque part entre les deux en fonction de la proportion d’acheteurs des deux catégories. Dans le cas des Hospices, en 2005, seuls les professionnels locaux achetaient. Depuis 2006, Christie’s a oeuvré à faire venir de plus en plus de clients particuliers ou étrangers. Du coup, le prix des vins quitte le niveau « grossiste » pour évoluer vers le niveau « détail ». De fait, ce prix n’est plus représentatifs de grand chose d’autre que le succès des efforts de Christie’s pour intéresser les Chinois à Beaune.

    Sur la dégustation :
    Pour Courl : pour être précis, la dégustation se fait alors que les fermentations alcooliques sont terminées, mais les fermentations malolactiques pas encore commencées. En principe, car en 2009, toutes les cuvées n’avaient pas fini totalement leur fermentation alcoolique au moment de la vente…

    Cordialement

    Philippe

    Oenophil
    Participant

    Bonjour,

    Plusieurs choses par rapport aux différents posts sur le sujet :

    La vente des Hospices est une vente de charité, et certains sont sensible à cet aspect des choses, d’autres non. Je dirait que c’est un plus, mais il faut acheter le vin si on le trouve bon. Le fait est que la qualité est là. On trouvera de meilleurs Meursault chez Coche ou Roulot, de meilleurs Volnay chez Lafarge, de Montille ou d’Angerville (suivant les goûts de chacun), etc… mais plus cher aussi. On avait poussé l’idée à un moment de relier le produit des ventes à l’utilisation qui en est faite (style cette pièce de Mazis Chambertin finance deux nouvelles chambre de pédiatrie…) , mais cela a l’air compliqué.

    Sur les prix, je ne pense pas que cela soit financièrement intéressant d’acheter le Bâtard Montrachet des Hospices, il est très cher (idem le Clos de la Roche ou le Mazis), mais pour les Beaune, Savigny, Volnay, Pommard, Monthelie, etc… on peut avoir des bouteilles à un prix intéressant. Comme c’est une vente aux enchères , il est difficile de se prononcer sur les prix futurs, mais notre expérience montre qu’on trouve souvent un moyen d’avoir une pièce à un prix plus proche de la limite basse de la fourchette. Pour les participants, il suffit de dire ce qu’ils veulent et la limite haute qu’il sont prêts à payer, comme cela, pas de prix trop élevés. Il y a toujours des gens qui nous passent un ordre pour des Corton Charlemagne à moins de 25 €, et si un jour on peut le faire, on ne d’en privera pas. On peut toujours espérer…

    Sur 2010, les volumes (643 pièces) sont en baisse de 20% par rapport à 2009 qui avait été un millésime abondant (799 pièces). Quelle influence sur les prix ?? Dieu seul le sait…

    Enfin, les cuvées peuvent être dégustées le samedi (en général le matin à partie de 8h30 et l’après midi à partir de 14h) et le dimanche (le matin) dans l’ancienne cuverie. C’est ouvert à tous, on goûte les 45 cuvées, cela coûte pas très cher (5€ selon mes souvenirs) et c’est très sympa. Mais attention : on goûte des 2010, qui sortent tout juste du pressoir, donc c’est pas encore du vin fait. Les blancs, en particulier, n’ont pas fait leur malo, donc c’est très acide et pas du tout représentatif de ce que ce sera après 18 mois d’élevage. Mais c’est une expérience à faire. Quand on en sort vers 11h, après 45 verres, on s’est fait des amis du monde entier !
    Avec accréditation, il y a la dégustation Christie’s, dans un salon des Hospices, en discutant avec Anthony Hanson ou Roland Masse. C’est plus chic comme cadre, mais c’est rigoureusement les mêmes vins.
    Sinon, cela vaut le coup d’aller au palais des congrès où les producteurs bourguignons présentent leur vins en cours de commercialisation (2008 et 2009). C’est plus cher (35 € à peu près) mais les vins sont faits et on peut y boire même les vins de stars qui d’habitude ne viennent pas dans de tels salons.

    Philippe

    Oenophil
    Participant

    Bonjour,

    Nous nous relançons sur le millésime 2010 aux Hospices de Beaune. Si vous êtes intéressés, vous pouvez me contacter, je vous donnerai tous les détails sur l’organisation.

    Cordialement

    Philippe Séré
    phil.sere@orange.fr
    01 42 56 26 69 / 06 03 69 99 29

    Oenophil
    Participant

    Bonsoir,

    Je confirme, les professionnels ne sont pas contents, ils regrettent le temps ou toutes les enchères (de restaurants, de particuliers ou d’entreprises) passaient par eux et qu’ils pouvaient se concerter avant d’enchérir. De plus, ils regrettent aussi le temps ou tout le monde connaissait tout le monde dans la salle et savait qui achète quoi.
    Ceci dit, une vente aux enchères n’a jamais été faite pour gagner le moins d’argent possible, et les Hospices peuvent se féliciter des nouvelles règles du jeu introduites par Christie’s qui assurent un revenu plus élevé.
    La capacité d’enchérir pièce par pièce est pour beaucoup dans cette hausse des prix. En effet, jusqu’en 2006 cette capacité était très limitée puisqu’une règle disait que, sur une tranche de n pièces, le gagnant de la première enchère pouvait prendre le nombre de pièce qu’il voulait, mais le suivant devait prendre tout le reste. Comme le reste représentait souvent 9 ou 10 pièces, seuls les négociants pouvaient enchérir, et les prix étaient quelquefois inférieurs de moitié pour la même cuvée. Aujourd’hui, chaque gagnant d’enchère fait ce qu’il veut, ce qui permet aux petits d’enchérir sur toutes les pièces et soutien fortement les prix.
    Il faut savoir que le résultat de la vente des Hospices servait d’indice pour le prix du vin dans ce millésime, non pas pour le grand public, mais pour les achats du négoce aux domaines. Si les prix montent aux hospices, les vignerons qui n’embouteillent pas leur production vendront leurs vin plus cher aux Bouchard, Bichot, etc… et ces derniers anticipent un baisse de leurs marges. D’où leur mauvaise humeur…
    Alors d’une part la vente des Hospices devient de plus en plus médiatisée, internationale, ouverte à tous, et rémunératrice pour les Hospices, mais d’un autre coté les Hospices se détachent de l’écosystème beaunois dont ils font tout de même partie encore. Est-ce bon ou mauvais ? Qui y gagne et qui y perd ? A court terme pas les Hospices…

    P.

    Oenophil
    Participant

    Vous attendiez sûrement avec impatience des nouvelles de Beaune, et je vous a fait languir puisque j’ai profité du déplacement pour passer une journée supplémentaire dans les vignes avant de rentrer à Paris.

    A la dégustation, malgré la qualité du millésime, certaines cuvées étaient trop mûres et fortes en alcool, et manquant d’acidité (c’est flatteur à ce stade, mais ennuyeux plus tard). Tout n’était pas bon à prendre, même si certains acheteurs semblent apprécier ce style. Les Pommards 1er cru et deux des trois Pommard étaient bien, les Volnay 1er cru Santenots très bien, mais pas les Volnay 1er cru sans indication de parcelle, les Cortons étaient très réussis et ont fait l’unanimité, du coup les autres grands crus étaient moins au dessus du reste que d’habitude.
    Les Meursault Charmes et Genevrières se dégustaient très bien, les Corton Charlemagne aussi. Le Saint Romain a été aussi très apprécié

    Bref, nous attendions des prix stable ou en légère baisse (avec des blancs plus fermes que les rouges), et la vente a surpris tout le monde avec une hausse de 20%, les rouges montant de 30% et les blancs baissant de 3% (ils n’avaient pas baissé l’année dernière), comme vous l’avez probablement appris par la presse.

    Pendant les deux premières heures de la vente, nous nous sommes vraiment vus revenir les mains vides tellement les prix flambaient, puis nous avons réussi à nous faufiler et à obtenir à bon prix quelques unes des cuvées que nous avions sélectionnées.
    Malheureusement, nous n’avons pas pu prendre une pièce de Corton comme nous l’espérions : les deux cuvées de Corton envisageables étaient dans la première moitié de la vente, et sont restés hors de notre portée, par rapport au maximum que nous avions pour contenter tout le monde.

    Nous avons donc pris :

    – Meursault Charmes 1er cru « de Bahèzre de Lanlay »
    – Volnay Santenots 1er Cru « Gauvain »
    – Pommard Village « Billardet »
    – Beaune 1er Cru « Brunet »

    Nous sommes particulièrement contents du Meursault, car nous avons enlevée cette pièce à un prix nettement inférieur à toutes les autres de la même cuvée, et avons eu droit pour cela aux applaudissements de la salle…

    Il s’agit maintenant de répartir tout ceci entre les 70 personnes qui participent à l’opération.

    Oenophil

    Oenophil
    Participant

    J’avais un très bon souvenir d’un Viré Clessé Cuvée Levroutée 1995 de Jean Thévenet, bu en 2006.
    Un vin très équilibré, sans lourdeur, plus Jurançon que Sauterne, avec des arômes complexes et sauvages, de fruits très mûrs et de truffe, faisant merveille sur un foie gras. Ce n’est pas un liquoreux, plutôt un moelleux.
    On en trouve encore chez certains cavistes, à une cinquantaine d’euros.

    Oenophil
    Participant

    Un petit point sur notre opération Beaune 2009

    Pour l’instant, nous regroupons 60 personnes qui ont exprimé une demande de :

    108 bouteilles pour des Meursault Village (maxi 45 €, l’année dernière autour de 36€)
    141 bouteilles pour des Meursault 1er cru (maxi 67 €, l’année dernière entre 44 et 62 € selon les cuvées)
    il faudra arriver à faire une synthèse entre ces deux courants pour prendre une pièce (288 bouteilles) de blanc

    378 bouteilles de Volnay 1er cru, Pommard Village ou Beaune 1er cru (la préférence générale allant au Volnay)(l’année dernière entre 20 et 28 €)
    279 bouteilles de Pommard 1er cru ou de Corton (la préférence générale allant au Corton) (l’année dernière entre 30 et 39€)
    Nous irons clairement sur une pièce de Volnay et une pièce de Corton, plus une troisième pièce probablement en R2

    Si d’autres personnes sont intéressés, nous pouvons les intégrer encore. Il faut me faire parvenir vos ordre avant Mercredi 11 par messagerie privée.

    Philippe

    Oenophil
    Participant

    Pour ceux qui sont intéressé, un regroupement de différents clubs oenophiles (HEC, Science-Po, etc.) vont de nouveau participer aux enchères des Hospices de Beaune. L’année dernière, 3 pièces avaient été achetées par une cinquantaine de contributeurs, dont quelques membres de ce blog.

    Les Hospices proposent une large palette de vins allant du Saint-Romain au Bâtard-Montrachet (16 appellations, 43 cuvées différentes, 799 tonneaux en tout)
    La vente se fait aux enchères par tonneaux entiers (228 l = 288 bouteilles), d’où la nécessité de se mettre à plusieurs pour acheter.

    Une fois l’achat effectué, il faut encore faire élever le vin pendant 12 à 18 mois chez un négociant bourguignon (en ce qui nous concerne, la maison Séguin-Manuel) qui nous livre en fin de processus un vin embouteillé et étiqueté selon nos spécifications (le millésime 2008 nous sera livré dans deux mois)

    En termes financiers, les frais de vente, le fût (acheté et revendu d’occasion), les frais d’élevage et de conditionnement et la TVA vont presque doubler le prix brut de la pièce achetée. Ainsi une pièce adjugée 4000 € va coûter in fine 7300 € TTC, soit 26,10 € par bouteille rendu Paris (la même se vendra autour de 50 € chez un caviste)

    Cette année, le millésime est annoncé comme étant de grande qualité, mais plusieurs facteurs devraient tout de même pousser les prix à la baisse : la conjoncture, les taux de change défavorables aux acheteurs étrangers et surtout les quantités : 799 pièces proposées en 2009 contre 544 en 2008 où des tris drastiques avaient été nécessaires.

    Nous descendons à Beaune le week-end de la vente afin de goûter toutes les cuvées et, après concertation avec Thibaut Marion de la maison Séguin-Manuel et différents professionnels que nous connaissons, décider sur lesquelles nous allons enchérir.

    Si vous souhaitez participer, il vous suffit d’exprimer votre préférence pour un type de vin, de nous indiquer une quantité et une limite de prix ou un budget global. Nous ferons la synthèse de cette information afin de pouvoir enchérir efficacement. Nous vous ferons part de ce que nous avons obtenu en rentrant de Beaune et c’est seulement à ce moment là que vous confirmez votre commande et que s’effectue le paiement (nous comptons sur vous pour ne pas avoir changé d ‘avis entre temps).

    Vous trouverez ci dessous une classification de l’offre des Hospices et une indication des prix TTC par bouteille rendu Paris. Nous enchérissons en général sur le milieu de gamme en rouge (Beaune, Volnay), mais plusieurs amateurs voudraient aller sur du Corton ou du Meursault, ce que nous ferons si la demande est suffisante.

    Vins Rouges :
    Entrée de Gamme: de 16 à 20 € : Auxey-Duresse 1er Cru, Monthélie 1er Cru, Pernand-Vergelesse 1er Cru, Savigny-les-Beaune 1er Cru (3 cuvées), Beaune 1er Cru (2 cuvées)
    Milieu de gamme : de 20 à 27 € : Beaune 1er Cru (8 cuvées), Pommard 1er Cru (4 Cuvées), Volnay 1er Cru (4 Cuvées)
    Milieu de Gamme supérieur : 29 à 35 € : Pommard 1er Cru (1 cuvées), Corton Grand Cru (1 cuvée)
    Haut de Gamme : 35 à 55 € : Corton Grand Cru (3 cuvées)
    « Hors Ligne » : 115 à 135 € : Clos de la Roche Grand Cru (2 cuvées), Mazis-Chambertin Grand Cru

    Vins Blanc :
    Entrée de Gamme : 25 à 30 € : Pouilly Fuissé, Saint Romain
    Milieu de Gamme : 30 à 35 € : Meursault (2 cuvées)
    Milieu de Gamme supérieur : 45 à 60 € : Meursault 1er Cru (5 Cuvées), Corton Vergennes Grand Cru
    Haut de Gamme : 70 à 90 € : Corton Charlemagne Grand Cru (2 Cuvées)
    « Hors Ligne » : 200 à 250 € : Bâtard Montrachet Grand Cru

    Pour avoir des informations complémentaires sur cette opération ou passer un ordre d’achat : philippe.sere@mailhec.com

    NB : l’opération se fait dans un cadre associatif et ne génère aucun profit pour quiconque : on ne prend que les frais directs liés au vin et on divise par le nombre de bouteilles.

    Oenophil
    Participant

    smachef écrivait:
    ——————————————————-
    J’ai reçu une
    > offre de Ideal Wine sur deux Hospices de Beaune :
    > 1) Beaune 1er cru – Cuvée Hugues et Luis Bétault
    > 2007 – Rouge à 28.9€
    > 2) Volnay 1er cru – Cuvée Général Muteau 2007 –
    > Rouge à 36.9€
    >
    > Quelqu’un pourrait-il me dire si ce sont de bons
    > vins et si le prix est correct ?

    Ces deux cuvées étaient assez réussies d’après mes notes de dégustation de Novembre 2007, quoique un peu empyreumatiques. Ceci dit, il faut voir qui les élevées, le style du négociant compte aussi, et les goûter après élevage pour être sûr. En termes de prix, c’est normal, certains de ces lots étant partis particulièrement pas cher (il faut compter que le prix de l’élevage double le prix du fût, puis que la marge du distributeur double encore le prix, TVA incluse)

    > Egalement, je
    > pensais aller visiter la Bourgogne et notamment la
    > vente aux enchères des Hospices de Beaune. Tout le
    > monde peut-il y accéder et y acheter du vin ?
    >

    Oui, mais il faut s’inscrire chez Christie’s avant (et non Sotheby’s) et on enchérit pour une pièce (soit 288 bouteilles). J’organise des regroupement d’acheteurs pour les gens qui veulent seulement 12, 24 ou 36 bouteilles. L’année dernière nous avons partagé 3 pièces entre 50 particuliers et les prix sont intéressants (autour de 22€ rendu Paris pour des 1er crus e Beaune et de Volnay)

    > Dernière question, est-ce que le négociant
    > Faiveley est de qualité ? Car ses prix sont assez
    > élevés mais je n’ai vu aucune référence à ce
    > négociant dans le Parker ?
    >

    Faiveley est un négociant de qualité, qui a longtemps eu un style assez austère, donc si on aime les vins gouleyants et fruités, c’est pas la bonne adresse. Ces 2 dernières années, le style s’est un peu assoupli. Parker n’en parle pas parce que Faiveley l’a attaqué en justice pour diffamation et a obtenu réparation dans un accord à l’amiable. Depuis Parker est fâché avec la Bourgogne en général, Faiveley et de Montille en particulier.

    Pour avoir des informations sur les domaines bourguignons, mieux vaut aller voir les bouquins de Clive Coates (« The Wines of Burgundy »)

    > Merci beaucoup pour vos conseils,
    > Samuel

    Oenophil
    Participant

    Petite question de néophite : quelle comparaison entre Cellartracker et Vincellar, qui semblent proposer les mêmes services ??

    Oenophil
    Participant

    Trois choses :

    Je ne sais pas comment sortent les Chambolle 2001 en 2009, mais en 2006 ils n’étaient pas du tout fatigués (en tout cas pas cette bouteille). Après tout, ils ont doublé leur âge entre temps (en comptant depuis la fin de l’élevage)

    Par ailleurs, il y un grand débat sur l’appréciation du millésime 2001 en Bourgogne. Certains les trouvent fins et élégants, d’autres maigres et sans punch. Fin ou maigre ?? Pour moi, finesse (en tout cas sur de grands domaines), mais chacun son appréciation, la dégustation n’est jamais objective.

    Pour en arriver au troisième point : je prend soin de noter le contexte dans lequel cette bouteille a été bue, car je sais fort bien qu’un même vin peut être décevant dans une dégustation ou on passe 5 mn sur 4 cl dans une salle aseptisée, et superbe plus tard quand on se partage une bouteille à trois amis sur des plats excellents en la voyant évoluer sur 2 heures…

    Ceci dit, trouvonbs une bouteille de Chambolle 2001 de A. Gros, et une de grand cru de la même année, et buvons les ensemble, cela nous donnera de quoi parler et voir si nous pouvons tomber d’accord tout de même…

    pinardieu écrivait:
    ——————————————————-
    > je suis étonné par le commentaire du chambollle
    > 2001, car pour ma part, je les trouve un peu
    > maigre et fatigués, pas le meilleur millésime sauf
    > pour le clos vougeot et le richebourg
    > Gérard

    Oenophil
    Participant

    Juste pour amener quelques éléments à la discussion sans en écrire un thèse :

    M. R vend ses premiers crus 14€ HT et ils sont revendus entre 70 et 100€ TTC une semaine après sur ebay ou sur des listes circulant par mail. M. R a marné un an dans ses vignes pour vendre 14€/bt (et cela doit payer ses frais), l’allocataire en trois clics se fait une marge du triple, sans frais. Résultat, le domaine est perpétuellement dévalisé, mais les allocataires qui achètent pour boire sont heureux. Ils deviennent rares cependant, car ils ont de plus en plus de mal à résister à la tentation d’un profit rapide.

    On comprend ensuite pourquoi le domaine T décide de garder cette marge pour lui au lieu de l’abandonner à des gens sans scrupules. Problème : les vrais amateurs (sauf la frange ultra fortunée) abandonnent le domaine car ils ne peuvent plus suivre. Mais il n’y a plus de spéculation, on achète seulement pour boire, et le domaine a du vin en stock toute l’année pour qui en veut.

    Qui a raison ? La réponse n’est pas si évidente à mon sens

    Oenophil
    Participant

    Bu en Novembre 2006 à « Ma Cuisine » à Beaune un Chambolle Musigny Combe d’Orveau 2001 de Anne Gros. Pas de notes détaillées, mais un immense souvenir de la perfection de ce vin, de sa grande finesse et de sa folle élégance, intense sans être massif, se mariant absolument parfaitement avec le menu « Truffe » de Fabienne Escoffier. Le fruit (rouge) était enrichi de notes florales et laissait déjà passer de légers accents de sous bois et d’épices, qui allaient parfaitement avec la cuisine et l’atmosphère du moment : week-end d’automne, froid de loup, Beaune en fête, taverne chaleureuse, bande d’amis, douce euphorie de notre première participation à la vente des hospices…

    Oenophil
    Participant

    Ferrot-Gellard, je connais beaucoup de producteurs de Bourgogne, mais celui là m’est totalement inconnu. Les pages jaunes ne le connaissent pas, la seule trace est le Savour-Club…

    Qui a des informations sur ce domaine : ou est il ? que fait il ? le Pommard était il bon ?

    Oenophil
    Participant

    Morpheus93 écrivait:
    ——————————————————-
    > Bonjour à tous,
    >
    > J’ai assisté à l’AG de la société vendredi et
    > franchement… sans commentaire…
    >
    > Morpheus

    En voyant les points inscrits à l’ordre du jour, on aimerait connaitre ce qui a été approuvé ou pas, et la teneur des discussions.
    Visiblement, on prépare une nouvelle augmentation de capital. Je vois mal un investisseur entrer en payant une grosse prime permettant à la direction actuelle de reste en place. Des infos ?

    Les comptes à approuver étaient ceux de l’exercice écoulé, en l’occurrence 2007 et non 2008. Plus de précisions sur la situation à fin 2008 ?

    Il y a quelques trucs qui mériteraient commentaires dans les comptes, en particulier l’évaporation de 9 millions de cash qui garantissaient plus ou moins les primeurs des clients, alors que le compte « Avances et acomptes reçues sur commandes en cours  » ne baissait que de 2 million (passant de 22 à 20). Grosso modo, à fin 2007, il y a 20 M de primeurs vendus, 2M achetés et 2,5 M de cash pour acheter la différence…

    Allez, on aimerait quand même quelques commentaires.

    Oenophil

    Oenophil
    Participant

    Petite narration d’une dégustation en forme d’ascension vers un sommet qui est le Mont Rachet

    Les bouteilles ont été ouvertes entre 19h00 et 20h00 (sauf la Ramonet à 20h30) et bues entre 21h15 et 23h15.

    Chassagne-Montrachet 1er Cru Les Embrazées Bernard Morey 2003
    Parcelle tout au sud de l’appellation, près de Santenay (d’habitude passée en Morgeot).
    Nez un peu grillé, noisette, amandes, cailloux
    En bouche, minéralité calcaire fine, richesse, chaleur, boisé encore présent mais pas génant, notes d’agrumes sans acidité, pomme jaune. Sur la fin, c’est le bois qui persiste, signe de son manque d’inégration…
    Opulent, puisant, fruité, équilibré pour un 2003, mais pas encore bien cohérent

    Puligny-Montrachet 1er Cru Champs Canet Sauzet 2001
    Parcelle tout au nord, collée au Perrières de Meursault
    Au nez : agrumes très présents (mandarines et pamplemousse), fleurs blanches
    En bouche : très rond et gras en attaque, avec du fruit (agrumes, pêches, pomme verte), puis impression de minéralité qui rejailli, et fin boisé qui arrive sur la finale (on attendant beaucoup plus de bois que cela… ouf !!)
    Un vin fin, frais, subtil, droit et élégant , mais pas très long.

    Puligny-Montrachet 1er Cru Les Perrières Carillon 1999
    Un peu plus bas que les Champs Canets, au nord de l’appellation aussi
    Au nez, bois, miel fruits blancs et exotiques, pussance
    En bouche : Attache très fraîche, minéralité calcaire avec des touches marines (comme le Pouilly Fuissé), puis fruits (pêche, mangue) et pain beurré. On perçoit un boisé qui reste dominé par l’intensité des arômes naturels de ce vin, qui a beaucoup de matière.
    Vin puissant mais très bien maîtrisé, équilibré, minéralité complexe et très intéressante

    Criots-Bâtard-Montrachet Blondeau-Danne 1997
    Au nez : Champignon, très oxydatif, un nez de vin jaune ou de Jerez
    En bouche : un peu plat, pas d’acidité, vanillé, lactique, miel, caramel, sirop d’érable.
    La bouche ne correspond pas au nez, mais la bouteille est clairement déféctueuse…

    Puligny-Montrachet 1er Cru Les Pucelles Domaine Leflaive 1995
    Parcelle au centre de l’appellation, contre le Bâtard Montrachet
    Au nez : impression de fraîcheur, pierre à feu et menthol
    En bouche : Très minéral, touche de citron, mais sinon pas d’arômes de fruits, une touche de poudre à fusil, un énorme volume et une certaine austérité.
    Un grand vin, très intense mais abstrait car ses arômes ne se décrivent pas facilement par association avec des choses familières…

    Chassagne-Montrachet 1er Cru Les Vergers Niellon 1992
    Parcelle au nord de Chassagne, au contact de Saint-Aubin et près de Puligny
    Au nez : Tisane (verveine), herbe, champignon frais, épices (poivre blanc), très expressif
    En bouche : Attaque bien calcaire, puis vient du thé vert et de la verveine, très frais, une note de poivre enrobée, un coté lacté (beurre, brioche), et une finale de purée de coing. Très très très long
    Un vin extraordinaire, long sans puissance, fin et équilibré, avec des arômes complexes et subtils qui tournent dans la bouche. Une révélation !!

    Bienvenues-Bâtard-Montrachet Ramonet 2003
    Carafée
    Au nez : tout de suite, du menthol, puis du poivre doux, grande impression de fraîcheur
    En bouche : ce vin est encore jaune, très frais, avec un très bon équilibre entre gras et fraîcheur (acidité fine, et minéralité fort), des notes de pêche et d’ananas, un peu toasté, bonne longueur
    On convient que de plus en plus, les bourgogne blancs de 2003, en grand cru, développent une fraîcheur qu’ils n’avaient pas au début. Ici un bel exemple qui donne envie de le revoir dans quelques années.

    Bâtard-Montrachet Domaine Leflaive 2000
    Carafée
    Au nez : Encore une fois, des notes mentholées, mais beaucoup plus légères que précédemment, épicé, minéral
    En bouche : un boisé fin, bien fondu, pomme verte, pomme golden, pêche blanche, quelques épices, apparaît encore jeune et un peu fermé mais avec un beau potentiel à développer…
    (je compare avec les notes de Clive Coates qui y sent du popcorn et le trouve évolué… C’est le même vin ??)

    Chevalier-Montrachet Bouchard 1996
    Couleur assez soutenue
    Au nez : très agrumes, citronné, minéral
    En bouche : un léger boisé, réglissé, vanillé, des agrumes (citron), un peu de notes végétales (poivron), acidité juste au bon niveau, impression de finesse, bonne longueur, un grand vin.

    Montrachet Prieur 1999
    Carafée
    Nez discret, on y trouve un peu de floral, de minéral
    En bouche, tout de suite beaucoup de volume, beaucoup d’intensité, les papilles s’affolent comme des compteurs Geiger dans une mine d’uranium. Belle minéralité, avenante, bien définie, intense, des soupçons d’agrumes, une couche de toasté élégant, assez retenu, et une longueur qui n’en finit pas, c’est long, c’est très très long, et très très bon.

    Désolé, je ne mets pas de notes sur 20 ou sur 100, mais Le Montrachet et le Niellon ont survolé les débats, les grands crus étant à leur niveau, sauf le Criots. Le Chassagne 2003 est un peu simple et en retrait par rapport aux autres 1er crus.

    Le Montrachet, on en rêvait, c’est enfin fait, et c’est sûr qu’on en restera pas là…

    Oenophil
    Participant

    CR: Chassagne 1er Cru Les vergers Michel Niellon 1992

    Au sein d’une dégustation consacrée à « Puligny, Chassagne et les grands crus de Montrachet », un Chassagne 1er Cru Les vergers Michel Niellon 1992 superbe qui s’est haussée au niveau d’un Bâtard Montrachet 95 de Leflaive, ou d’un Chevalier Montrachet de Bouchard en 96, ou d’un Bienvenues 2003 de Ramonet.
    Un nez sur des notes de thé et de tisane (verveine), un très léger fond de champignon (dans un sens positif) et d’épices (poivre blanc)
    En bouche, une minéralité calcaire affirmée à l’attaque, puis les aromes de thé vert et de poivre blanc annoncées par le nez, puis une sensation d’un palais enrobé, un peu lacté, et une finale ou vient le coing.
    Un vin très long, sans pour autant être puissant, très équilibré par une jolie minéralité et des arômes complexes, s’exprimant dans plusieurs registres et en vagues successives. Un très très grand plaisir.

    Oenophil
    Participant

    Bonjour,

    En fait, Il y a beaucoup de domaines Bachelet :

    – Denis Bachelet à Gevrey

    – Jean-Claude Bachelet à Saint Aubin (Benoît et Jean Baptiste, Bienvenues Batard, Puligny, Chassagne, St Aubin)

    – Delagrange-Bachelet à Chassagne (Montrachet, Criot-Batard, Puligny, Chassagne… )
    [b]
    – Bachelet-Ramonet à Chassagne[/b] (Alain Bonnefoy, Bâtard-Montrachet, Bienvenues Bâtard Montrachet, beaucoup de Chassagne, ¨Puligny Village)

    – Bernard Bachelet & Fils à Dezize-les-Marange (Vincent, Jean-François et Jean Louis, Chassagne, Meursault, Pommard, Maranges, Santenay, St Aubin, Puligny, Gevrey)

    – Bachelet-Monnot à Dezize-les-Marange (Marc et Alexandre, Batârd Montrachet, Puligny, Maranges)

    Je ne connais pas les liens de parenté entre tous ces domaines.

    Au Salon des Vignerons Indépendants sont présents Bernard Bachelet et Bachelet Monnot.

    Au vu des notes ci-dessus, on parle d’un peu tous ces domaines en les confondant…
    Il faut bien préciser les prénoms, sinon on s’y perd.

    Personnellement, j’aime bien Marc et Alexandre, et aussi Benoît et Jean Baptiste, la jeune génération (un peu plus de 100 ans à eux 4). B et JB sont distingués comme Espoirs de l’Année dans Bourgogne Aujourd’hui…

    Cheers !!

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