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- 28 juin 2024 à 0h20
- in reply to: Weingut Selbach-Oster
CR: Weingut Selbach-Oster – Riesling trocken 2021

Aujourd’hui, la chaleur était étouffante, mais il y avait quelque chose à fêter. Nous avons donc ouvert un jeune riesling sec de Moselle, le vin de base d’un producteur renommé, qui promet une bonne qualité avec moins de complexité.
Couleur jaune citron à vert clair, au nez des fleurs discrètes et le magnifique ton d’ardoise de la Moselle centrale. En bouche, une acidité présente mais non agressive, un noyau de matière et une longue finale. Cela faisait longtemps que je n’avais pas bu un aussi beau riesling à ce prix. Merci beaucoup, l’été peut rester ainsi !
- 8 juin 2024 à 3h05
- in reply to: Des beaux pinots noirs à moins de 15 euros (Le pinot sans casser mon PEL)
A ce sujet, une découverte récente : le Bourgogne PN du Domaine Petitot à Corgoloin. Le millésime 2019 (10 € chez le producteur) pourrait facilement être pris pour un vin au moins deux fois plus cher lors d’une dégustation à l’aveugle. Actuellement disponible est le 2023 (11 €), que je ne goûterai que fin 2024. Sur le site web, on peut lire qu’il s’agit de vignes âgées de 60 ans dans la commune de Ladoix. Mais malheureusement, seulement 0,25 ha de vignes. À recommander.
- 8 avril 2024 à 0h41
- in reply to: Autour d’un couscous
Un attentat terroiriste contre le foie. Bonne digestion!
- 7 avril 2024 à 22h32
- in reply to: Weingut Dr. Corvers-Kauter
CR: Oestricher Doosberg 2010, Riesling Spätlese (trocken), Weingut Corvers-Kauter, Oestrich
Aujourd’hui, pour la première fois de l’année, on a mangé dehors, et il faut fêter ça. Pour accompagner une fricassée de poulet aux câpres sur la table de la terrasse, nous sacrifions la dernière bouteille (long soupir !) achetée il y a dix ans au beau domaine viticole d’Oestrich. Avant, je pensais que les rieslings du Rheingau étaient à mi-chemin entre la finesse de la Moselle et la puissance du Palatinat. Mais c’est une description trop courte et injuste : ces vins ont un caractère propre, et plus on peut en goûter (les prix ne vont là aussi que dans une seule direction), plus les différences deviennent évidentes.
A l’œuvre : magnifique jaune d’or, maturité chromatique accomplie, un soupçon d’oxydation peut être aussi beau que cela. Au nez, moins de notes d’agrumes, mais le savoureux mélange de vernis, de pétrole et de miel qui caractérise le riesling mûr. En bouche, de la matière et du volume – on est dans le Rheingau – mais pas large. Par contre, une élégance classique, une acidité bien intégrée et un soupçon de douceur. Finale longue, légèrement sucrée, mais aussi une pointe d’amertume, nobody is perfect. Beaucoup de matère pour seulement 12 % d’alcool. S’il vous plaît, ne mourez pas sans avoir bu un si beau riesling.
Le Doosberg avait autrefois une bien meilleure réputation qu’aujourd’hui, après son extension. Mais le vin de là-bas peut être une alternative bon marché aux noms plus sonores de leurs voisins, surtout si un bon vigneron s’y met.
- 1 avril 2024 à 2h26
- in reply to: Domaine Berthaut-Gerbet, Fixin
CR: Vincent et Denis Berthaut, Gevrey-Chambertin 1er Cru Les Cazetiers 1999
Un vin particulier pour le dimanche de Pâques, pour accompagner des filets de lapin à la crème. C’était la dernière bouteille d’un très bon millésime issu d’un excellent terroir (voisin du Clos St. Jacques). Là, le vigneron n’a pas besoin d’avoir cinq étoiles, je suppose. Et je n’ai pas été déçu.
La robe était encore grenat moyen à intense, malgré 25 ans d’évolution. Au nez, encore beaucoup de fruit, puis du bois et les fameux arômes secondaires (ou tertiaires) que nous aimons tant. Et en bouche, une puissance presque juvénile, un corps ferme, une puissance évidente et encore des tanins. Une belle longueur en bouche, qui ne renie pas la classe du cru. Notre vin d’aujourd’hui nous donne chaque jour, ô Seigneur. Chapeau bas.
- 30 mars 2024 à 0h39
- in reply to: Weingut Kollwentz – Römerhof
CR: Blaufränkisch 1990, Weingut Kollwentz/Römerhof, Großhöflein
En rangeant la cave, j’ai retrouvé une bouteille oubliée de ce beau vin qui m’a fait plaisir pendant de nombreuses années. Acheté chez Mme Margarete Kollwentz il y a environ 30 ans, bu peu à peu au fil du temps. Mes notes de dégustation en août 1999 étaient encore l’expression d’un enthousiasme : un nez distingué mais pas si discret, avec des notes de cerise et de tabac, une bouche souple et charnue, avec une longueur moyenne en fin de bouche.
Et maintenant ? La bonne nouvelle d’abord : le vin est encore buvable, pas du tout orange, et sa classe était clairement perceptible. Mais les arômes de cerise et le côté charnu en bouche avaient disparu. En revanche, de belles notes de tabac et de cuir, une petite acidité agréable, et aucune trace d’amertume. Une finale digne d’un vin qui mérite toujours un grand respect et de la gratitude.
- 24 mars 2024 à 17h52
- in reply to: Weingut Heinrich, Burgenland, Autriche
CR: Weingut Gernot Heinrich, Gols, Zweigelt 2011
Après deux dimanches de Bourgogne sur la table, c’était aujourd’hui le tour d’un Zweigelt du producteur renommé Gernot Heinrich de Gols, une localité de 4.000 habitants à l’est du lac de Neusiedl dans le Burgenland, en Autriche, où Joseph Haydn a écrit tant de symphonies. Comme ce si bon millésime avec le cépage typiquement autrichien Zweigelt (un croisement de Blaufränkisch et de St. Laurent) n’avait pas encore été discuté, j’ai été intrigué.
Et je n’ai pas été déçu : une robe pourpre profonde (presque comme un malbec), aucun signe de vieillissement visible. Le nez est très élégant, avec des fruits rouges, de légères notes de cuir et de bois. En bouche, très doux et rond, ample mais pas surchargé, long en finale. Presque comme une Vénus baroque. Si l’enfer a ce goût, je veux y aller.
Chez Hugh Johnson, on lit que la surface totale des vignobles autrichiens correspond environ à la moitié de la surface des vignobles bordelais. Ne le répétez pas, s’il vous plaît. Et maintenant, les vins de Heinrich seraient tous devenus bio, avec moins d’alcool. Quelqu’un les a-t-il déjà goûtés ?- 17 mars 2024 à 19h29
- in reply to: Domaine Petitot
CR: Domaine Petitot Côtes de Nuits Villages “Les Vignottes” vv 2006
CR: Domaine Petitot Nuits St.-Georges “Les Poisets” 2005Intrigué par le Ladoix 2008 (dégusté la semaine dernière), j’ai cette fois-ci creusé un peu plus dans la cave et trouvé deux vins plus anciens du même domaine, qui ont occupé nos invités autour d’un rôti de bœuf. Ces vins auraient-ils dû être bus plus tôt ?
Pas forcément ! Le CNV 2006 « Les Vignottes » (qui a déjà été décrit quelque part comme « the pick of the cellar », le lieu-dit est le voisin du 1er cru Clos de la Maréchale) présentait une robe presque juvénile, rouge profond et à peine des reflets orangés sur le bord. Le nez est poivré et épicé. En bouche, il est étonnamment concentré, avec une agréable pointe d’amertume. Presqu’un monstre de puissance, même sur la longueur, qui a encore des réserves pour quelques années. Respect !
Le NSG « Les Poisets » (qui est lui-même voisin du 1er cru Les Cailles) du millésime légendaire 2005 s’est en revanche montré féminin dans le meilleur sens du terme. La robe était un peu plus claire, mais pas trop vieille. Au nez, des arômes forestiers secondaires évidents et une note boisée discrète. En bouche, très doux, une acidité élégante et une belle longueur. Irréprochable.
Sur les étiquettes des deux vins, il est recommandé de ne pas boire avant 3 à 4 ans après la mise en bouteille, afin que les arômes puissent s’exprimer pleinement. En complément, il convient de préciser que si le millésime est bon, il vaut la peine d’attendre plus longtemps ici.
- 10 mars 2024 à 19h30
- in reply to: Domaine Petitot
CR: Domaine Petitot, Ladoix Vieilles Vignes, 2008
Le vin le plus ancien de ce domaine présenté ici jusqu’à présent était un Savigny 2010.
Aujourd’hui, j’ai trouvé au fond de la cave un Ladoix 2008 pour accompagner une blanquette de veau :La robe était encore relativement jeune, mais déjà avec des reflets orangés sur le bord du verre.
Au nez, il laissait encore une impression de fraîcheur, avec plutôt du bois et du fruit que des arômes dits secondaires.
En bouche, il était encore frais, avec l’acidité typique du millésime. Cela lui a donné une impression d’austérité au début, mais avec la nourriture, il est devenu plus harmonieux.
Finale plutôt courte.Conclusion : pas un vin inoubliable, mais pas une déception non plus. Il aurait probablement dû être bu un peu plus tôt.
- 22 janvier 2023 à 18h34
- in reply to: CR:Cahors château Les Hauts d’Aglan « Cuvée A » 2003
Pour accompagner un rôti de porc avec des pommes de terre vapeur, j’ai ouvert les deux bouteilles aujourd’hui, car je ne pouvais pas en choisir une. Il y a pire.
Les deux bouchons étaient très bien conservés, Eugénie un peu plus imprégnée, sinon pas de différence.
La couleur était presque identique pour les deux, Eugénie semblait vouloir devenir légèrement orange sur les bords, mais seulement si on cherchait très longtemps.
Au nez, tout d’abord, une énorme différence : alors qu’Eugénie m’a paru plutôt discrète (iode, baies rouges), Les Hauts d’Aglan ont explosé avec une palette aromatique presque exorbitante, sauvage et agressive. Ce n’est qu’après quelques minutes d’aération que cette impression s’est calmée et que les arômes sont devenus là aussi plus civilisés.
En bouche, Eugénie était immédiatement souple, ronde et juteuse, presque sucrée. Un beau vin dans la force de l’âge. Les Hauts d’Aglan ont surpris par leur impression d’élégance, plutôt discrète voire austère (presque bordelaise). Ce vin pourrait être conservé plus longtemps.
Une dégustation très réjouissante, mais qui nécessitera une sieste prolongée. Bonne nuit !
- 8 janvier 2023 à 18h37
- in reply to: Domaine Chauvenet Chopin – Nuits Saint Georges
CR: Domaine Chauvenet Chopin – Vougeot 2003
Inspiré par les CR précedents et aussi triste en savoir que ce domaine ne continue pas ces activités, j’ai ouverte cette bouteille d’un millésime dit chaud, achetée autrefois à 15 € (très long soupir!), à l’époque où on ne savait pas qu’il s’agit d’un premier cru. Robe déjà evoluée, mais encore brillante, au nez des arômes suivent décrits comme secondaires (mais pour moi ils sont les primaires, dire favoris), en bouche très souple et rond, presque baroque en sa longueur. Le paradis n’est pas si loin. Donc il vaut la peine attendre pour les autres millésimes. À M. Hubert Chauvenet, l’épouse et les deux gars mes meilleures voeux et merci des bouteilles si délicieuses.
- 6 janvier 2023 à 23h08
- in reply to: Présentation des nouveaux et des anciens
Présentation des nouveaux et des anciens
Bonjour à tous. Après une longue absence, me voilà en retour. Je suis Fabio, 63 ans, un brésilien qui habite en Allemagne et qui aime le bon vin du monde entier – particulièrement les rieslings et les bourgognes rouges. Aves mes excuses pour les fautes orthographiques. Santé!