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- 4 mars 2025 à 12h50
- in reply to: LPV Grenoble « Canal Historique »
Soirée très particulière pour ce mois de février. Cette fois c’est Valentin, le chef du resto « LA TABLE DE GORDES » (une des plus belles cartes des vins de la ville), qui propose les vins. Il nous accueille dans son établissement depuis des années, il goûte en général les vins lors de nos soirées en fin de service. Ce soir il est, pour notre plus grand plaisir, à table avec nous !
PAIRE 1
Premier vin à la robe claire, nez frais sur une réduction très fine et assez chic. Servi trop froid, le vin prend une belle expression en se réchauffant. Il y a quand même un peu de gras une belle salinité finale (pas vraiment un marqueur du cépage pour moi) sur ce vin qui joue quand même sur un registre simple et efficace.
Frais et assez gouleyant, pour ma part je place ce vin sur une belle jacquère.
Certains évoquent directement le muscadet et ont mémé reconnu le style du vigneron.
Joli vin d’apéro.
Jerôme BRETAUDEAU. Muscadet, Gaia. 2020Le second vin ne boxe clairement pas dans la même catégorie. On est clairement sur un très beau chardonnay bourguignon élevé avec grande classe. Le vin est vibrant, sur une expression aromatique jeune, on est encore sur le fruit et une pointe d’élevage qui ne complexifie plus qu’il ne masque.
Gros volume, très élégant, dans une expression plus en longueur qu’en largeur.
Excellent vin ! Très agréable actuellement et sans doute encore meilleur dans une paire d’année !
Caroline MOREY, Chassagne Montrachet 1er cru, Les vergers, 2018.
Ça commence fort !!PAIRE 2
OUHHH, quel pif ça démarre très fort sur ce vin à la robe assez dorée, au nez assez puissant, légèrement fumé, avec un fruit mûr, qui semble avoir déjà assez d’âge pour avoir cette complexité. Très grande longueur, belle ambition sur ce vin puissant en bouche également, avec de la chair, et frais.
*On part sur un chardonnay jurassien de Ganevat, pour l’équilibre et un style de réduction « propre » sans être « uniformisante ».
Excellent vin, très bel accord sur le poisson au beurre blanc. Ce n’est clairement pas un vin de plaisir immédiat mais un vin d’accord.
Domaine DANJOU BANESSY, Truffière, 2020 (Carignan blanc)Le deuxième vin nous laissera vraiment perplexe. Une expression terne difficile à décrire le caractérise. La bouche est austère à mort, ça ne s’exprime pas, il n’y a guère de relief et l’équilibre semble être même un peu lourd.
Certain sont au sud, le chenin est évoqué par une seule personne… moi je suis à l’ouest, je n’ai aucune idée de ce que s’est.
Une chose est sûre… ce n’est pas foufou.
Grosse surprise à la levée de la chaussette !! Un vin qui nous a tellement ému sur d’autres millésimes !!
Clos ROUGEARD, Saumur, Brézé, 2014 (l’aveugle… seul juge !!)Ahhhh, 2014… un millésime vraiment pas facile en blanc.
VIN DE TRANSITION
Ouhh la robe est explicite : très claire, très très trouble, on n’a encore rien senti mais le warning « nature jurassien » klaxonne à plein tube !
Le nez et la bouche confirme, ça reste du bon côté du nature, il n’y a pas de défaut, c’est juteux sur le fruit éclatant et une touche fumée. C’est léger léger mais il y a quand même un peu plus de matière qu’on ne pouvait le craindre.
On pense poulsard ou pinot nature de Ganevat (ce n’est pas le style Labet ou d’autre que l’on connait). Loupé, c’est un trousseau.
Vin de soif. Bien fait
Jean Francois GANEVAT, Plein Sud, 2018PAIRE 3
Jolie robe assez claire et limpide.
Le nez est bien joli, fruit mûr cerise sans être confituré. Bouche d’une très grande élégance. Impossible de se tromper, c’est un pinot. Super équilibre, encore une pointe d’élevage (ça me dérange pas du tout, le fruit domine clairement le tout) bonne longueur sur ce vin qui est excellent ! On part sur des appellations soyeuses avec du fond (Vosnes…).
MOREY SAINT DENIS, Très Girard, 2018, Cécile Tremblay.Le deuxième vin à la robe est nettement plus sombre. Le nez est fumé, il y a du fruit encore sur ce vin, menthol, trace végétale. C’est vibrant.
Super texture malgré un grain encore un peu présent, c’est quand même la classe !
Au niveau équilibre et aromatique c’est froid, l’acidité est assez haute, tout juste enrobée par une matière assez jolie.
Ça reste bien austère. Longueur remarquable, on part sur un super cabernet franc (genre Clos Rougeard).
On a tout faux… mais même avec l’étiquette découverte on a du mal à se dire que ce n’en est pas un !!
Super accord avec le plat
Côte Rôtie, Domaine JAMET, 2014PAIRE 4
Si il fallait voir une fausse note dans ce repas, c’est ici que ça se passe. Le chef a mis 2 vins secs sur le dessert. Rien à redire sur le niveau de ces 2 vins mais il fallait bien les goûter avant que le sucre les tuent… les notes seront donc succinctes.
Le premier vin est très beau, ça pétrole joliment, on est encore dans une expression assez jeune sur le fruit, assez variétale classique du riesling (qui sera vite identifié).
Belle longueur, on est aussi niveau des très bon (je pense à Zind pour le côté assez riche-assumé et complexe).
Domaine TRAPET, Riesling GC Schoenenbourg, 2012 (on ne le voyait pas si vieux).Le dernier est une bulle au profil bien mûr mais très sec. On est quasiment sur une tendance d’oxydation maitrisé sur cette très belle bulle, qui a du coffre, du caractère mais qui dans la séquence, parait un peu austère.
Domaine BELLUARD, Mont Blanc, 2016Superbe soirée au niveau moyen très élevé. Valentin nous a sortis de superbes vins qui se sont presque tous bien présentés, le repas était vraiment excellent et la plupart des accords étaient bien réussis !

Marc
- 23 février 2025 à 16h57
- in reply to: Domaine de la Taille aux Loups
Je suis 100% en phase avec Ralf, Mosny est une « petite » cuvée du domaine, (ce qui n’est pas lui faire injure), je l’ai gouté a son apogée sur 2015 il y a environ 3/4ans… (issu d’une une cave qui varie). Il est certain que ds un sarcophage à 10/12 degrés, ça évolue moins vite.
J’ai bu récemment au domaine une série de 2012,Remus plus (à l’époque) était en pleine forme alors que Mosny était nettement sur le déclin.
marc- 17 février 2025 à 1h24
- in reply to: Domaine du Clos Naudin, Vouvray
CR:
Domaine du Clos Naudin – Vouvray Sec 2021Robe encore bien claire pour un ch’nin (ce n’est pas à l’aveugle). Le nez est assez peu causant à l’ouverture, il sera un peu plus expressif le lendemain mais sans renverser la table pour autant.
La bouche est très pure dans le style de la maison, tendue, plutôt sur les agrumes et une « sensation » minérale. A l’aveugle, je pense que chablis aurai pu être cité!
Pas de marqueur racinaire comme sur d’autre millésimes compliqués (2011 par exemple), on est un une expression de fruit.
L’aromatique reste assez discrète, avec du coing le deuxième jour.
L’équilibre est très agréable, le vin ne manque as de chair. A attendre sereinement quelques années que ça s’ouvre davantage.
Marc
- 16 février 2025 à 13h28
- in reply to: Dégustation à l’aveugle : Faugères, plaisirs maso…schistes?
Merci pour ce CR très intéressant dons une appellation pas très renommée.
La proportion de vins ratés sur les rouges fait quand même très peur!
Marc- 11 février 2025 à 2h15
- in reply to: Château Canon-La-Gaffelière, Saint-Émilion
A noter que le domaine a remplacé la bouteille (renvoyée quasi pleine) par une quille du même millésime.
marc- 4 février 2025 à 2h00
- in reply to: Château Coutet
CR:
LPV GRENOBLE
VIN 10
Robe dorée éclatante.
Le nez est d’une incroyable fraicheur, pour certains ça sent le botrytis à plein tube.
C’est magnifique, camphre, pralin, orange confite, fruits secs, quel jus !!
Pour ma part je suis perdu c’est frais comme un petit millésime et concentré comme un grand vin.
D’autres ne s’y sont pas trompé et on cité rapidement le bon millésime.
Immense longueur, super accord avec un pain perdu à l’ananas rôti.
Grand vin
CHATEAU COUTET, Barsac, 1990
Marc- 4 février 2025 à 1h59
- in reply to: Château Haut-Bailly, Pessac-Léognan
CR:
LPV GRENOBLE
VIN 9
Nez envoûtant, très cabernet, tabac, menthol, cuir, humus, c’est magnifique. Je ne suis jamais objectif (en plus c’est mon apport) mais de manière générale, j’ai vraiment une appétence dingue pour ces nez de vieux cabernets.
Quelle complexité!! c’est une dimension extraordinaire.
La bouche est encore assez fougueuse, il y a encore une structure marquée en dégustation pure.
Le vin est excellent (le rouge de la soirée pour certains), à l’aveugle, personne ne voit le vin aussi vieux (ils sont plutôt sur fin des années 90/début 2000).
C’est finalement face au plat qu’il montre ses limites car il se fait nettement dominer.
Mais seul, c’est un beau vin de méditation.
En tout cas ça reste excellent mais à accorder avec un met assez fin.
CHATEAU HAUT BAILLY, Pessac Léognan, 1986 ; (100% cabernet sauvignon).
Marc- 4 février 2025 à 1h57
- in reply to: Château Calon Ségur, Saint-Estèphe
CR:
LPV GRENOBLE
VIN 8
Robe avec début d’évolution sur le disque. Le nez est un peu austère tout en étant complexe.
Si vous voulez de l’hyper expressif, du rock’n’roll et du fun, ce n’est pas la bonne adresse, si vous chercher une forme d’austérité, vous êtes au bon endroit !
C’est vraiment très bon, dans un registre assez punchy avec une acidité un peu haute, une structure un peu rigide (qui me fait partir à St Estèphe, alors que la qualité de bouche emmène d’autres dégustateurs à des appellations de réputation plus souples).
Grande longueur, entre fruits noirs, tabac, menthol… tel un beau cabernet qui ne renie pas ses origines !
Excellent vin, qui en a encore sous le pied !
C’est d’ailleurs le vin qui s’est, de loin, le mieux accordé avec le plat (de l’agneau);
CHATEAU CALON SEGUR, Saint Estèphe, 1995
Marc- 4 février 2025 à 1h55
- in reply to: Château Bel Air Marquis d’Aligre, Margaux
LPV GRENOBLE
CR:
VIN 7
Superbe nez de poivron rouge grillé, cuir, terreux (je pense au cabernet franc assez vite sur ce vin) dont le fruit domine encore l’expression aromatique.
La bouche est une véritable caresse, contrairement aux deux autres vins de la série, il n’y a aucuns tanins qui trainent, c’est magnifiquement soyeux (c’est d’ailleurs ce touché de bouche inimitable qui m’a fait trouver le domaine à l’aveugle).
Longueur tout à faire correcte, c’est vraiment super bon, il y a de l’émotion dans ce vin même s’il n’a pas forcément « l’énergie » des deux suivants.
CHATEAU BEL AIR MARQUIS D’ALIGRE, Margaux, 1996
Marc
- 4 février 2025 à 1h53
- in reply to: Château La Gaffelière, Saint-Émilion
CR:
LPV GRENOBLEVIN 6
Robe sur une évolution légèrement roussie, prune, cassis, cacao.
La bouche n’est pas d’une grande puissance mais le touché de bouche et parfait.
Rien de dépasse sur ce vin c’est assez classe. *
C’est très bon malgré une longueur en bouche qui n’est pas exceptionnelle (il n’y a pas d’arômes végétaux de sous maturité, mais on part quand même sur un petit millésime, ce qui est le cas, on pensait le vin plus jeune).[b]
Excellent vin[/b], malgré la longueur « moyenne »
C’est un des vins les plus équilibré de la soirée.
CHATEAU LA GAFFELIERE, Saint Emilion, 1999 .- 4 février 2025 à 1h51
- in reply to: Château Canon-La-Gaffelière, Saint-Émilion
CR:
LPV GRENOBLE
VIN 5 bis
Notre maitre de soirée à prévu un back up… et là c’est encore pire !!
C’est horrible.
Absolument imbuvable
BOUCHON DE DINGUE
CHATEAU CANON LA GAFFELIERE 2011
Marc- 4 février 2025 à 1h49
- in reply to: Château Nénin, Pomerol
CR:
LPV GRENOBLE
VIN 5
Immense regret sur ce second rouge qui est marqué par un bouchon, très net au nez, un peu moins en bouche.
Quelle déception.
Il y a une véritable race dans ce vin à la structure vibrante et très longue dont l’aromatique est ternie par ce TCA.
Ça aurai pu être le vin de la soirée.
CHATEAU NENIN, Pomerol, 2006Marc
- 4 février 2025 à 1h47
- in reply to: Château Le Puy, Côtes de Francs
CR:
[b]VIN 3
LPV GRENOBLE[/b]
Le dernier vin de cette triplette est-il un rosé ? un clairet ? un rouge à la teinte claire…un poulsard
?
D’après le responsable de soirée, c’est un rosé. Mais je n’ai jamais connu de rosé aussi rouge !
Au nez on est nettement dans la mouvance nature sans défaut. Ça pète le fruit rouge, on est groseille/grenadine.
Le touché de bouche est parfait, c’est techniquement parfaitement maitrisé.
C’est bon, rien à redire, mais je reste convaincu qu’on peut faire ce vin dans n’importe quelle région, à partir de n’importe quel cépage… pour ma part, ce n’est pas de ce que j’attends.
CHATEAU LE PUY, Rose Marie, 2021.
(On peut quand même sérieusement mettre en doute l’inscription de l’étiquette indiquant « Expression Originale du Terroir » !
Marc- 4 février 2025 à 1h45
- in reply to: Château Falfas, Côtes de Bourg
CR:
LPV GRENOBLE
VIN 4
La bouche est un peu stricte, mais à maturité, le fruit commence à se fondre.
La chair n’est pas énorme, il y a quelques tanins qui structurent le vin sans trop lui nuire.
C’est assez frais dans l’équilibre, longueur honorable sans plus, on pense à un vin d’un millésime frais genre 2011 ou 2008.
Je dirai un vin honnête sans vice ni grande vertu
CHATEAU FALFAS, Cote de Bourg 2016
Marc- 4 février 2025 à 1h36
- in reply to: Château Smith Haut Lafitte, Pessac-Léognan
CR:
LPV GRENOBLE
Le VIN 2 de cette paire nous laisse nettement plus pantois !
Un élevage musclé (sans verser dans le coco) cadenasse complètement l’aromatique et rend impossible la détermination d’un cépage (il s’agit d’un vin à grande majorité sauvignon).
La réduction marquait le vin très fortement à l’ouverture (plusieurs heures avant) ; elle est encore perceptible au moment du repas.
En fin de soirée, l’ambition du vin se montre davantage, grande longueur vibrante mais toujours aussi marquée par le bois.
A attendre 10 ans…
CHATEAU SMITH HAUT LAFFITE, Pessac Léognan, 2009Je viens de lire le commentaire du 2016 ci dessus… apparemment il y a eu un sacré changement de style entre ces deux dates!
Marc
- 4 février 2025 à 1h34
- in reply to: Château Brown
CR:
LPV GRENOBLEVIN 1
Nez bien joli, expressif, frais, ça sauvignonne avec gourmandise.
La bouche est d’un équilibre irréprochable (je serai parti à Sancerre sans problème sur ce vin), on a le buis, pamplemousse et un côté un peu exotique type ananas frais. Aucune trace d’élevage.
C’est super bon dans cette phase de fruit.
On voyait tous ce vin plus jeune ! On est encore sur des arômes primaires.
On se verrai tous bien avec ce genre de vin en cave
CHATEAU BROWN, Pessac Léognan, 2016
Marc- 3 février 2025 à 2h56
- in reply to: LPV Grenoble « Canal Historique »
CR:
Une grande région pour démarrer 2025, et pour « fêter » le retour de Donald
, quoi de mieux que de grands classiques pour chasser son désarroi ?
On fait de tout à BORDEAUX, du blanc, des sucres, des rouges, des Grands Vins, de la m…… mais y fait-on des bulles ?
Aucune idée, quoi qu’il en soit on attaque par deux blancs secs.VIN 1
Nez bien joli, expressif, frais, ça sauvignonne avec gourmandise.
La bouche est d’un équilibre irréprochable (je serai parti à Sancerre sans problème sur ce vin), on a le buis, pamplemousse et un côté un peu exotique type ananas frais. Aucune trace d’élevage.
C’est super bon dans cette phase de fruit.
On voyait tous ce vin plus jeune ! On est encore sur des arômes primaires.
On se verrai tous bien avec ce genre de vin en cave
CHATEAU BROWN, Pessac Léognan, 2016Le VIN 2 de cette paire nous laisse nettement plus pantois !
Un élevage musclé (sans verser dans le coco) cadenasse complètement l’aromatique et rend impossible la détermination d’un cépage (il s’agit d’un vin à grande majorité sauvignon).
La réduction marquait le vin très fortement à l’ouverture (plusieurs heures avant) ; elle est encore perceptible au moment du repas.
En fin de soirée, l’ambition du vin se montre davantage, grande longueur vibrante mais toujours aussi marquée par le bois.
A attendre 10 ans…
CHATEAU SMITH HAUT LAFFITE, Pessac Léognan, 2009 [b]VIN 3[/b]
Le dernier vin de cette triplette est-il un rosé ? un clairet ? un rouge à la teinte claire…un poulsard
?
D’après le responsable de soirée, c’est un rosé. Mais je n’ai jamais connu de rosé aussi rouge !
Au nez on est nettement dans la mouvance nature sans défaut. Ça pète le fruit rouge, on est groseille/grenadine.
Le touché de bouche est parfait, c’est techniquement parfaitement maitrisé.
C’est bon, rien à redire, mais je reste convaincu qu’on peut faire ce vin dans n’importe quelle région, à partir de n’importe quel cépage… pour ma part, ce n’est pas de ce que j’attends.
CHATEAU LE PUY, Rose Marie, 2021.
(On peut quand même sérieusement mettre en doute l’inscription de l’étiquette indiquant « Expression Originale du Terroir » !On attaque une première série de 3 rouges
VIN 4
La bouche est un peu stricte, mais à maturité, le fruit commence à se fondre.
La chair n’est pas énorme, il y a quelques tanins qui structurent le vin sans trop lui nuire.
C’est assez frais dans l’équilibre, longueur honorable sans plus, on pense à un vin d’un millésime frais genre 2011 ou 2008.
Je dirai un vin honnête sans vice ni grande vertu
CHATEAU FALFAS, Cote de Bourg 2016VIN 5
Immense regret sur ce second rouge qui est marqué par un bouchon, très net au nez, un peu moins en bouche.
Quelle déception.
Il y a une véritable race dans ce vin à la structure vibrante et très longue dont l’aromatique est ternie par ce TCA.
Ça aurai pu être le vin de la soirée.
CHATEAU NENIN, Pomerol, 2006VIN 5 bis
Notre maitre de soirée à prévu un back up… et là c’est encore pire !!
C’est horrible.
Absolument imbuvable
BOUCHON DE DINGUE
CHATEAU CANON LA GAFFELIERE 2011VIN 6
Robe sur une évolution légèrement roussie, prune, cassis, cacao.
La bouche n’est pas d’une grande puissance mais le touché de bouche et parfait.
Rien de dépasse sur ce vin c’est assez classe. *
C’est très bon malgré une longueur en bouche qui n’est pas exceptionnelle (il n’y a pas d’arômes végétaux de sous maturité, mais on part quand même sur un petit millésime, ce qui est le cas, on pensait le vin plus jeune).[b]
Excellent vin[/b], malgré la longueur « moyenne »
C’est un des vins les plus équilibré de la soirée.
CHATEAU LA GAFFELIERE, Saint Emilion, 1999 .On termine les rouges par une deuxième série de 3
VIN 7
Superbe nez de poivron rouge grillé, cuir, terreux (je pense au cabernet franc assez vite sur ce vin) dont le fruit domine encore l’expression aromatique.
La bouche est une véritable caresse, contrairement aux deux autres vins de la série, il n’y a aucuns tanins qui trainent, c’est magnifiquement soyeux (c’est d’ailleurs ce touché de bouche inimitable qui m’a fait trouver le domaine à l’aveugle).
Longueur tout à faire correcte, c’est vraiment super bon, il y a de l’émotion dans ce vin même s’il n’a pas forcément « l’énergie » des deux suivants.
CHATEAU BEL AIR MARQUIS D’ALLIGRE, Margaux, 1996VIN 8
Robe avec début d’évolution sur le disque. Le nez est un peu austère tout en étant complexe.
Si vous voulez de l’hyper expressif, du rock’n’roll et du fun, ce n’est pas la bonne adresse, si vous chercher une forme d’austérité, vous êtes au bon endroit !
C’est vraiment très bon, dans un registre assez punchy avec une acidité un peu haute, une structure un peu rigide (qui me fait partir à St Estèphe, alors que la qualité de bouche emmène d’autres dégustateurs à des appellations de réputation plus souples).
Grande longueur, entre fruits noirs, tabac, menthol… tel un beau cabernet qui ne renie pas ses origines !
Excellent vin, qui en a encore sous le pied !
C’est d’ailleurs le vin qui s’est, de loin, le mieux accordé avec le plat (de l’agneau);
CHATEAU CALON SEGUR, Saint Estèphe, 1995VIN 9
Nez envoûtant, très cabernet, tabac, menthol, cuir, humus, c’est magnifique. Je ne suis jamais objectif (en plus c’est mon apport) mais de manière générale, j’ai vraiment une appétence dingue pour ces nez de vieux cabernets.
Quelle complexité!! c’est une dimension extraordinaire.
La bouche est encore assez fougueuse, il y a encore une structure marquée en dégustation pure.
Le vin est excellent (le rouge de la soirée pour certains), à l’aveugle, personne ne voit le vin aussi vieux (ils sont plutôt sur fin des années 90/début 2000).
C’est finalement face au plat qu’il montre ses limites car il se fait nettement dominer.
Mais seul, c’est un beau vin de méditation.
En tout cas ça reste excellent mais à accorder avec un met assez fin.
CHATEAU HAUT BAILLY, Pessac Léognan, 1986 ; (100% cabernet sauvignon). [b]VIN 10[/b]
Robe dorée éclatante.
Le nez est d’une incroyable fraicheur, pour certains ça sent le botrytis à plein tube.
C’est magnifique, camphre, pralin, orange confite, fruits secs, quel jus !!
Pour ma part je suis perdu c’est frais comme un petit millésime et concentré comme un grand vin.
D’autres ne s’y sont pas trompé et on cité rapidement le bon millésime.
Immense longueur, super accord avec un pain perdu à l’ananas rôti.
Grand vin
CHATEAU COUTET, Barsac, 1990Superbe soirée au niveau global très élevé et avec beaucoup de plaisir !
Personne n’est surpris, il n’y a jamais eu de Bordeaux bashing dans notre club et, ça reste une région ou les vins sont toujours au rendez-vous !!
A la prochaine !!
Marc- 27 janvier 2025 à 23h33
- in reply to: LPV Grenoble « Canal Historique »
Bonjour,
Merci pour ton message.
Pour le moment le club affiche complet, on se limite à 10 personnes, on a déjà plusieurs personnes dont David qui est aussi sur LPV « en attente ».
Marc- 15 janvier 2025 à 2h55
- in reply to: Les Fils de Charles Trosset, Arbin
On a souvent eu de la réduction sur Trosset, y compris sur cette cuvée en 2018 (en jeunesse). En comparaison confidentiel 2017 n’est a jamais eu.. effectivement, c’est pas simple le vin!
Lors de ma dernière visite chez lui, Louis Trosset était d’ailleurs conscient de ce soucis. il faisait des essais en amphore sur 2022 pour limiter ces effets là.
Marc- 14 janvier 2025 à 2h39
- in reply to: Domaine Jean Macle
CR:
DESSERT
On termine le repas sur un super dessert sur une base de praliné et noisettes torréfiées (enfin je crois) qui a été aussi l’occasion d’un accord exceptionnel avec un vin au nez de mac vin assez typique entre raison, marc, alcool, fruit sec.
Le vin en lui-même est très bon (faut aimer le style, c’est un macvin qui ne renie pas ses origines) mais l’accord est absolument sublime, le vin et le dessert se fondent mutuellement et décuple les arômes tout en « arrondissant » les angles du vin (notamment l’alcool).
DOMAINE MACLE, Macvin (je n’ai pas le millésime mais c’est récent)
Accord exceptionnel !Marc