Martin

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  • Martin
    Participant

    Merci Denis pour ton compte rendu fidèle et bien représentatif de ce qu’on a dégusté.

    Tu es grand seigneur de fermer ainsi les yeux sur les deux blancs oxydés, pourtant d’un beau pedigree (un Meursault village et un Chassagne Premier Cru). Heureusement que le Chablis et le surprenant Viré Clessé furent très largement à la hauteur car la Bourgogne doit également briller par ses vins blancs.

    Pour la série de rouges je te rejoins dans l’ensemble.

    Je suis resté de marbre devant l’austérité du Gouges. Je n’ai encore jamais bu de vin de ce domaine qui m’ait fait vibrer même si la qualité intrinsèque des vins n’est pas à remettre en question.

    J’ai moyennement apprécié le Dupont-Tisserandot, même s’il était très bien, mais dont le style terrien, plus ferme, tranchait avec le charme des autres vins.

    Ensuite, pour le reste, c’était effectivement le nirvana. Quand on pensait touchait l’excellence on enchaînait avec le sublime ! Quel festival !! Vraiment la Bourgogne qu’on aime adorer et qui est intouchable quand elle joue à ce niveau. Tout est alors immense : le pinot noir à maturité, les terroirs évidemment, les différents styles des vignerons qui ont façonné aussi les vins à travers leurs choix d’élevage … Un bonheur !

    J’ai aimé le raffinement du Chambolle de Sigaut, le parfum entêtant du Nuits St Georges de Prieuré Roch et la complexité des deux grands crus largement à la hauteur de leurs terroirs.

    Et enfin, pour moi, les deux plus grandes merveilles de la soirée furent le Vosne de Engel et les amoureuses d’Amiot Servielle, deux vins complexes, exceptionnels qui réunissaient toutes les qualités cités précédemment, des vins dont il faut impérativement se délecter de chaque goutte.

    Hors concours le Bonnes Mares de Dom Laurent 2010 est aussi une grande grande bouteille à attendre bien sûr.

    Merci les copains pour vos contributions respectives et vivement la prochaine soirée en espérant que les blancs ne seront pas oxydés cette fois.

    Martin
    Participant

    Merci Phil pour ce beau compte rendu rédigé avec beaucoup d’esprit.

    Tu es un bon « compteur », et pas uniquement sur le plan fiscal 😉

    Nous avons effectivement passé une excellente soirée chez Raymond.

    Tu as bien fait l’echo du sentiment général des vins, une bonne synthèse !

    Comme toi j’ai aimé les amoureuses de Groffier. Tout était parfait dans ce vin qui était très représentatif du beau millésime 2002. Il avait cette pureté, cette race, cette harmonie qu’on aime dans la Bourgogne. Le Montrachet avait aussi cette expression de la perfection même s’il lui a fallu un peu de temps pour exprimer toute son énergie et toute sa grandeur. Mais quelle puissance et quelle longueur ! Superbe ! Le Brézé de Guiberteau qui l’accompagnait ne faisait toutefois pas pâle figure, bien au contraire. Il lui a ouvert la voie.

    Les Rhône Nord étaient tous beaux également avec un beau match entre des vins plus murs, avec leur évolution et un vin fringant de jeunesse : La Grande Place 2006. Match nul tellement ils étaient tous beaux !

    Les Bordeaux m’ont légèrement laissé sur ma soif. Ponte Canet pas encore au niveau du Château d’aujourd’hui. Et 1995 a vraiement vu naître des vins hermétiques … Le Lafon Rochet semblait fatigué et manquait de charme. le Cos d’Estournel semblait éternel ! « Semper Fidelis » se vantait-il d’ailleurs sur son étiquette ! Effectivement ce vin restera fidèle de longues années encore tellement sa jeunesse était resplendissante mais il ne livrait pas énormément de plaisir.

    J’ai aimé le riesling allemand même si j’en ai bu des meilleurs. Il ne fallait pas lui demander d’accompagner le déssert (trop sucré) mais à boire pour lui même c’est délicieux.

    Merci encore à notre ami Raymond, et à sa gentille femme tellement attentionnée, pour leur hospitalité ! Et merci à tous les participants pour leurs apports en feux d’artifices.

    Martin
    Participant

    Merci à Yves pour son excellent CR toujours très sincère et écrit avec son inimitable gouaille. Je suis tout à fait d’accord avec l’ensemble des commentaires. Nous avons bu les mêmes vins. Ouf …

    Je dois tout de même confesser mon admiration devant l’extraordinaire tenue de la Chapelle 78. Je dois avouer que j’ai toujours crevé d’envie de boire un jour ce vin (le 61 est quand même hors course malheureusement) et il a été vraiment à la hauteur de sa réputation. Si en plus le Dieu Bob a décrété qu’on ne peut pas faire mieux, alors … Depuis qu’on déguste tous ensemble (depuis 11 ans) rare sont les vins qui ont autant inspiré un tel respect quasi religieux. Plus personne ne se laissait distraire, tous avaient le nez rivé sur son verre. La tête de Gilles valait le détour. Une droite de Mike Tyson lui aurait fait le même effet je crois. Merci beaucoup Ray pour ce joli partage.

    J’ai adoré aussi le Musigny. Un nez d’un fruité noble et racé avec une tenue en bouche admirable. Surtout pour un 1998 qu’en aurait imaginé plus austère. Le Poyfferé 1959 admirable de longévité était ma médaille de bronze. Toujours beaucoup d’émotions dans ces vins d’une autre génération.

    Merci à tous et particulièrement à notre hôte aussi généreux que fin cuisinier.

    Martin
    Participant

    Je me joins à mes compagnons de beuverie pour remercier à mon tour nos hôtes pour cette belle soirée. Ce départ a été célébré dignement : jamais on ne m’a invité à un pot de départ pareil :)-D ! Je rejoins l’avis général en louant à mon tour l’exceptionnelle qualité des flacons sacrifiés. Pour ma part les bouteilles qui m’ont marqué sont les suivantes : Le Pouilly Fuissé de Guyffens (au niveau d’un Grand Cru), la Turque de Guigal (quelle finesse …), le Léoville Poyferré 96 (quel beau spécimen de Médoc) et le Guiraud 90 stupéfiant ! Un vin qui me réconcilie avec ce château que je n’ai jamais bu à ce niveau (je pleure mes 97 plus villaines les unes que les autres). Et enfin quel beau Pommard de Voillot ! Très décevant au départ, il s’est métamorphosé qu fil des minutes avant de s’exprimer avec une conviction certaine. Belle soirée !!!

    Puisque on aime les départs qui n’en finissent pas on a remis ça avec Betty et Hervé Bob en petite comité lundi. Un « after » en quelque sorte :

    – Riesling GC « Saering » de Schlumberger 1996 : Arômes persistantes d’agrumes, bouche sur le citron, la craie et marquée par une puissante acidité qu’on aime ou qu’on déteste.
    – Hermitage Blanc 2000 de Chave : Un beau vin mur, arômes de miel et une belle puissance en bouche avec ce qu’il faut de complexité.
    – St Julien Gruaud Larose 1996 : Encore un beau spécimen du Médoc, moins en place toutefois que le Léoville Poyferré.
    – Clos des Lambrays 2001 : Après plusieurs bouteilles de ce vin exceptionnelles celle ci s’est montré décevante : un peu dissociée, sans les délicates arômes bourguignons qu’on aime aimer (rose fanée …). La tenue en bouche était correct mais peu de charme. Déception donc.
    – Riesling Allemand « Auslese » de Weingüt Hermann Döhnhoff : Magnifique, nez assez puissant, belle tenue en bouche. On ne l’a pas identifié comme étant allemand.

    Auf wieder sehn.

    Martin

    Martin
    Participant

    Merci pour vos CR les gars … Pour rebondir sur ce qui a été écrit ci-dessus je dirais d’abord que le repas a été à la hauteur des vins ce qui est évidement un immense compliment … 🙂 Un grand merci à Yves et Marie Christine pour leur accueil au chic très parisien !

    Ensuite, s’il fallait dégager quelques préférences, je dirais sans hiérarchie particulière : Le Rangen de Zind, le Clos des lambrays 2001 (le Bourgogne comme je l’adore …), l’Hermitage la Chapelle, le Gilette et le liquoreux de Foreau… Ce sont les vins qui m’ont les plus ému et transporté.

    Si notre repas avait été orienté uniquement sur les associations mets-vins je n’aurais pas mis les Bordeaux à ce moment du repas mais comme Yves l’a dit on avait beaucoup de vins à déguster et l’ordre qu’il a choisi était cohérant. Et les associations pour les entrées et le plat étaient absolument parfaites ! Merci Yves pour cette belle organisation qui nous a permis de déguster les vins par séries de 2 ou de 3 ce qui est toujours intéressant pour le jeu des comparaisons.

    Dire qu’on va être obligé de remettre ça le mois prochain ! Quelle vie …

    Cher Phil c’est gentil de m’appeler « Mister Martin » mais je suis et resterai toujours ton disciple, toi qui m’a initié au chenin … :)-D ! Et tu peux mettre quelques centaines de bouteilles dans ma cave si tu veux, du moment que tu ne la transformes en caphernaüm … 😛

    Martin
    Participant

    Je suis d’accord avec toi Oliv sur ton commentaire. Ce vin est délicieux … D’ailleurs c’est toujours le terme qui me vient à l’esprit quand je bois les vins de Burn surtout les muscats et les gewurztraminer. La robe avait une très belle couleur ambrée mise en valeur par la bouteille transparente typique du domaine. La couleur du vin contrastait drôlement d’ailleurs avec la tête du pauvre Saint Imer qui a peu apprécié son passage en cave humide. Le nez était effectivement discret mais quelle tenue en bouche et quel équilibre !! Bien qu’il n’était pas lourd du tout beaucoup ne savaient pas dire s’il s’agissait d’une VT ou d’un SGN. Et quelle longueur en bouche … C’est le genre de vin qui fait regretter qu’on soit si nombreux … Et, hélas, en plus même les femmes en rendemandent !

    Martin
    Participant

    Bon en tout cas quand Hervé aime ou quand Hervé déteste il ponctue ses commentaires avec deux points d’exclamation !! Nous sommes donc effectivement en présence d’un produit hors du commun ! D’ailleurs quand je suis rentré à 2 heures du matin j’ai remarqué que mes dents n’avaient jamais été aussi blanches ! J’ai immédiatement songé à remercier Gilles pour m’avoir offert un détrartrage annuel quand je me suis souvenu qu’une soirée Alsace = soirée sans tanins, surtout quand le seul rouge servi ressemble à un jus de pneu ! Bon quoiqu’il en soit je fais parti de ceux qui grimaçaient en dégustant ce vin. Je serai quand même prêt à le boire sur une douzaine d’huîtres pour ne pas avoir à sacrifier quelques citrons. Ah 1996 n’a pas fini de nous surprendre …

    Martin
    Participant

    Je suis tout de même très surpris que mon court message d’hier a été censuré de cette manière ! Puisqu’on propose ici un sujet sur la victoire d’Amélie Mauresmo je m’étais permis de donner mon avis sur sa victoire tronquée. De plus, depuis que cette fille joue au tennis tout le monde parle de son physique puissant et masculin (personne ne regarde les Guignols de l’info ?) alors je ne vois pas ce qui a de choquant à jouer sur cette caricature en disant que ce n’est pas étonnant qu’elle aime les grands crus. Mais les caricatures ont mauvaise presse en ce moment, c’est vrai !

    Mais bon c’est sans doute pour ne pas contrarier les donneurs de leçons aux esprits étroits et dangereux, ceux qui voient le mal partout et sont capables de déclencher une tempête dans un verre d’eau, ou de vin.

    Ceci dit c’est quand même la première fois de ma vie qu’on me traite d’homophobe ! ordinaire en plus … :o)

    Bon je suppose que ce message n’a pas non plus une très longue espérence de vie mais j’espère au moins qu’il sera lu par ceux qui s’insurgeaient bruyamment et publiquement il y a quelques années contre ce genre de pratiques et qui aujourd’hui font pareil.

    Martin
    Participant

    Un très bon semestre :

    – Chambertin Jacques Prieur 1996
    – Chapelle Chambertin de Jadot 1985
    – Gevrey PC « Clos St Jacques » A Rousseau 1996

    – Châteauneuf du Pape « Cuvée Marie Beurrier » Bonneau 1998

    – Pauillac – Mouton Rotschild 1996
    – St Estèphe – Cos d’Estournel 1996
    – St Julien – Léoville Las Cases 1975

    – Vouvray Moelleux « Réserve » 1989 de Foreau

    A défaut d’être forcément les meilleurs ou les plus grands ce sont les vins qui m’ont les plus marqués depuis janvier !

    Martin
    Participant

    Je suis si fier d’être ton Padawan de Chenin Ô Grand Maître Yoda Petit Philou !! A ce propos j’attends toujours livraison de mon sabre laser couleur « jaune-Vouvray » qui me servivirait à me protéger de tous ces Siths internets qui aimeraient me convertir au côté obscur du raisin !

    Martin
    Participant

    3 bouteilles de Huet dégustés fin de semaine dernière :

    Vouvray – « Le Haut Lieu » Moelleux 1985 :

    Premier nez très désagréable qui semblait exprimer un défaut, certains évoquent un goût de bouchon, d’autres non … En tout cas arômes pas nets de champignons moisis. Mais après un temps d’aération ça s’améliore, on peut sentir du « chenin », pas très intense mais une expression évoluée et complexe. En bouche le vin n’est pas un monstre, a l’équilibre d’un demi sec, sucrosité en retrait, une belle élégance et une finesse « toute en dentelle ». Je n’ai pas eu le temps de l’apprécier réellement ; quand il a commencé à être plaisant j’étais déjà au suivant … Les limites des dégustations à l’aveugle en série !

    Vouvray – « Le Mont » Moelleux « Première Trie » 1996

    Belle robe dorée, premier nez de pomme chaude et de miel, une présence en bouche exceptionelle qui s’impose avec naturel. Equilibré, harmonnieux. Des saveurs de fruits (abricot), de miel, une acidité qui tend le vin, une longueur exceptionelle … Bref, la copie parfaite d’un grand producteur dans un grand terroir et millésime. Evidemment le vin est encore assez fermé il saura s’exprimer plus tard dans un registre plus subtile encore.

    Vouvray – « Le Mont » Moelleux « Première Trie » 1997

    Le même un an plus tard. On reste au même endroit mais l’empreinte du millésime (plus botrytisé) marque le vin. Une robe plus dorée, un nez plus puissant mais d’un spectre aromatique moindre. En bouche le vin a son propre équilibre, assez direct, une matière toujours pure et mûre mais d’une expression plus monolitique. Très agréable au palais mais il est évident que ce vin est dans une phase plus austère que son grand frère. Toujours long …

    Martin
    Participant

    C’est drôle de voir ce post car je m’apprêtais justement à en dire deux mots. En effet je suis passé à St Emilion la semaine dernière. Ce fut l’occasion de visiter ce domaine que je connaissais de nom et pour avoir bue une bouteille de 1990 (il y a 4 ans). C’est une petite propriété (12.000 bouteilles par an environ), très familiale (on a rencontré le propriétaire) qui est un peu en marge du système puisqu’il ne vend qu’aux particuliers qu’il reçoit sans rendez vous. Le terroir est bien situé, la philosophie sérieuse (petits rendements, vinif moderne, 100 % bois neuf), les prix très doux (des vieux millésimes à la vente 88, 90, 95, 96 … pour 26 € maximum !!), l’accueil attentionné (on visite les vignes, le chai, la cave). Il y a aussi de l’ambition puisqu’ils éspèrent etre promu Grand Cru Classé dès la prochaine révision et on y est très fier d’avoir remporté la coupe des Grands Crus à 3 reprises. En 2001 d’ailleurs Rochebelle avait été classé premier devant Valandraud.

    Sur place j’ai dégusté le 2002 : Belle robe violet très sombre, presque noire. Le nez est marqué par l’élevage (bois, vanille) mais pas tant que ça compte tenu d’un élevage 100 % barriques neuves ! Le nez est aussi marqué par un beau fruité (fruits noirs). La bouche est élégante, bien structuré, tannins doux et la matière sans etre énorme semble belle. Bref, un beau travail (micro bullage entre autre) qui rend ce vin plaisant à déguster aujourd’hui.

    Bref un domaine qui mérite d’être connu à mon avis.

    Martin
    Participant

    Merci Jérôme être « in » c’est cool !!

    Mais il faisait allusion à la dégustation Modovino organisé par les « animateurs du site LPV » … donc n’y étant pas (même si j’ai évidemment lu votre CR) je suis « out » !!

    Martin
    Participant

    Je l’ai lu hier et j’ai pensé à vous les gars …

    Je l’ai aussi trouvé un tantinet sarcastique, la phrase () sous entendant qu’une petite bande d’amateurs ne pourront jamais faire un forum aussi populaire que les pros de la RVF !!

    Franchement, je demande à voir. Il y a ici plus d’activité que sur Magnum Vinum à sa grande époque. Et ceux qui faisaient que Magnum Vinum était interessant sont ici maintenant de toutes façons (ou sur DC).

    Eric Riewer était-il en train d’annoncer la création d’un forum RVF ?

    Martin
    Participant

    CR: J’ai dégusté Péby Faugères à deux reprises. Une fois le 1999 tout seul dans une dégustation consacrée à la rive droite et une autre fois au salon des Grands Vins où j’ai dégusté les 3 vins de la propriété dans les millésimes 2001 et 1999. Le Péby Faugères 2001 ne m’a pas laissé une grande impression, non pas qu’il déméritait mais il semblait jeune et sévère, aussitôt effacé par l’opulance du 1999 qui est un vin exceptionnel dans son genre. Grande concentration, puissance retenue, notes d’élevage d’une grande classe (vanille, réglisse), un fruité dense et opulent, une présence en bouche très « soyeuse » et même élégante mais bâtie autour d’une structure acide, belle longueur … Ce que j’ai retenu surtout c’est le plaisir immédiat et hédoniste que ce vin offre aux palais gourmands ! C’est vrai qu’on est dans le style luxueux « Vin de Garage de la Rive Droite style Michel Roland et qui ne peut que plaire à Parker ! ». Même si je ne suis pas aquis d’avance à ce type de vin très techniçque, Péby Faugères a a fait mouche. J’ai beaucoup aimé !!

    En plus, et ça mérite d’être souligné, l’accueil de Corine Guisez au salon était exemplaire.

    Martin
    Participant

    Puisqu’il est question de Latour (Louis Latour je suppose et non Château de Latour) j’ai dégusté deux vieux millésimes de chez eux, Corton Grancey 1982 et Bonnes Mares 1979. Du plaisir avec les deux, le Corton avait beaucoup de dépôt, une robe fatiguée mais un nez fabuleux et complexe. Une bouche sur le déclin, assez maigre, mais assez vivante pour stimuler les papilles. Le Bonnes Mares avait un nez très tertiare marqué par le sous bois, le musc mais la bouche était plutôt moyenne, un peu décharné, molle et courte. Ce n’étaient pas des grands vins dans l’absolu mais c’est toujours passionant de remonter un peu le temps.

    Martin
    Participant

    Je n’ai qu’une connaisance anecdotique des vieux millésimes mais deux de mes plus belles émotions en Bourgogne (donc émotions tout court) me sont venues de 1985, et dans les deux couleurs !! Je ne suis donc pas étonné du commentaire de Patrick sur cette année là.

    Martin
    Participant

    Moi aussi mais en attendant faut appeller un chat un chat car comme le souligne Vin 100 ce n’est pas le même métier, même si tout le monde est d’accord pour dire qu’il fait très bien le sien ! C’est bien de souligner qu’on peut y dénicher de vieux millésimes, ce n’est pas si fréquent !

    Martin
    Participant

    Dégusté récemment un magnifique Vouvray demi sec 2001 de Foreau. Mon commentaire lors de ma visite au domaine était un peu laconique alors je suis ravi de pouvoir revenir dessus 2 ans après. Il a été dégusté sur un tagine au poulet et au citron et l’accord fut très agréable. La robe était magnifique, d’un or étincellent. Le premier nez fut quand même assez en retrait, surtout comparé à celui explosif d’un Montlouis de Chidaine du même millésime bue en paralèlle. Après un certain temps d’aération toutefois j’ai trouvé de belles notes de miel. En bouche cependant c’était sublime. La matière était riche, dense, presque sirupeuse ou vineuse sauf que ce n’était pas un défaut tellement l’équilibre et la frâicheur étaient présents. Une belle acidité portait le vin et à l’aveugle pas évident de trouver les sucres résiduels. La longueur était étonnante. Le lendemain et même le surlendemain le vin était à l’identique. Superbe !

    Martin
    Participant

    J’ai goûté 2 fois « Les Granges » de Baudry dans ce millésime. Pas mal, de mémoire inférieur au 2001 (à mon goût) car un peu trop assèchant en finale. Mais ça reste un beau vin, typé chinon, fruité et même assez dense pour une cuvée de base. Manuella Chidaine m’a dit que les Chinons 2002 et 2003 se valaient chez les grands producteurs.

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