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- 11 août 2010 à 15h34
- in reply to: Domaine de Gressac
D’après ce que je sais, le domaine continuerait l’activité vinicole. Les nouveaux propriétaires ont racheté les derniers vins.
JM Rieux, le régisseur, a quitté le domaine par contre, donc changement de style probable.
Julien
- 21 avril 2010 à 17h36
- in reply to: olne 2010 liege salon de vins bio ou biodynamiques ou naturels
Laurent M écrivait:
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En effet, et ce ce n’était pas le seul, la poisse pour les sympathiques organisateurs, j’ai en effet remplacé Fanfan au pied levé, sinon on m’avait déjà collé le remplacement de Thomas Pico, aussi absent …
Un grand plaisir de revoir des amateurs mais aussi les vignerons (Mosse, Padié, Lescarret, …), j’ai passé donc un bon moment;-)
Point de vue dégustation, je ne parlerai évidemment pas de mes potes, mais j’ai redécouvert avec grand plaisir et parfois même frisson les vins de Fred Cossard (St Romain Chassorney), apprécié la lady Chasselas, le rock ‘n roll Sorga d’Antony Tortul, les bonichons de la Perrière, la progression des vins du domaine de la grappe (Bourgogne Tonnerre) et des Balmettes (Roussillon), le naturel des melon de Pesnot, les blancs sans soufre d’Isabelle Perraud (la Molière en Beaujolais), les corse de Marriotti, et puis des déceptions, ou de la banalité, pourtant apparemment appréciées, mais ça, c’est une autre histoire ..;-)En effet, la grosse poisse cette année (et un gros travail de ré-organisation!). Même si le monde et les ventes étaient tout de même au rendez-vous (et donc des vignerons satisfaits ce qui est le principal), le temps se prêtait plus à une journée dans le jardin et certaines personnes n’ont pu revenir à temps pour participer car coincés aux quatres coins du globe.
Après de multiples désistements pour raisons personnelles, de santé et de stocks de vins épuisés (Ganevat, Franck Pascal, Charles Dufour, Thomas Pico, Sabots d’hélène, Matthieu Dumarcher et Julien Guillot des Vignes du Mayne), 3 vignerons sont restés coincés à Gerone le vendredi matin (Mas des Caprices, Cazaban et Loup Blanc). Les deux premiers ont pu trouver une solution de dépanage auprès de la famille et d’amis pour assurer la présentation et la vente des vins. Désolé pour ces désagréments.
On remettra cela à 2011 (au milieu de Pâques et pas le dernier WE – soit les 16 et 17 avril 2010 – sur 2 jours probablement afin d’éviter les soucis possibles à la vigne en raison d’une absence prolongée) avec quasi la même brochette et quelques surprises du côté de la Champagne (enfin, un champenois fiable?), de la Loire (Richard Leroy?), de l’Italie et quelques retours de vignerons (Cosse Maisonneuve? Lassolle? Laurent Cazottes? Gressac?).
En 2012, un déménagement est prévu dans une plus grande salle (toujours à Olne à quelques centaines de mètres de la salle actuelle) mais avec un immense parking à côté pour le transport des précieux flacons et plus de chapiteau (et les soucis liés).
Julien
- 29 décembre 2009 à 16h53
- in reply to: Domaine Mylène Bru
Bon voilà, j’ai enfin pu déguster ses vins et voici un compte rendu rapide. Je n’ai pas pris de note, c’était lors du réveillon de noël …
CR: Lady Chasselas (100% Chasselas): en vin de table.
Sa structure est très légère. D’après la vigneronne, c’est dû à la fois au cépage Chasselas mais aussi au millésime 2008 qui n’a pas été simple (grêle 6 jours avant les vendanges, tries…).
Elle le récolte à 11/12% vol juste quand il prend ses reflets dorés et qu’il lui reste encore un peu d’acidité (c’est un cépage qui en climat méditerranéen n’en a que très peu) d’où une sensation de vin « digeste », de vin coulant mais aussi pour ceux qui aiment l’acidité, ils pourraient le trouve un peu mou. Le nez assez particulier développe des arômes de pain, de cire, de fruits à l’eau de vie (prune). Après aération (le lendemain), il s’ est ouvert et fut alors plus floral. En bouche, il m’a semblé évanescent. Un vin qui me semble idéal en été sous une tonnelle. 9,5 euros.CR: Rouge Coteaux du Languedoc Far Ouest 2008 (Syrah, Grenache, Carignan).
Le rouge, c’est tout neuf en bouteille (quelques semaines) après un élevage de plus d’un an en cuve. La vigneronne dit ne pas craindre l’oxygène ce qui expliquerait le petit côté « fermier » à l’ouverture qui s’estompte après 2 min. J’ai apprécié ce vin par sa suavité et son grain fin, tout en dentelle. J’ai réellement senti une « patte », la recherche d’un style. Les tanins étaient bien lisses. Je l’ai dégustée le lendemain et il était encore meilleur et il n’avait pas bougé (dans le mauvais sens du terme: pas d’oxydation). Prix non encore fixé (devrait se situer autour des 13 euros).
- 29 décembre 2009 à 14h29
- in reply to: Domaine Agnès et René Mosse
En effet, 11,8 euros exactement.
Chez Mosse, il y a eu un peu de changements, de nouvelles étiquettes et la venue de deux nouvelles cuvées: la 1ère, « Initials BB » (les meilleurs raisins des Bonnes Blanches) et la seconde « Lettre à Elise » en Vin de Table (Raisins achetés à Elise Brignot).
J’ai dégusté ses 2008 à Renaissance des Appellations à Luxembourg et c’est très très bon, des vins qui vont vers plus d’acidité et de tension.
Julien
- 22 novembre 2009 à 17h15
- in reply to: Renaissance des Appellations – Prochaine dégustation
J’y serai. C’est ouvert à 11h et 13h pour le grand public mais sur invitation (envoyer un mail à info@wengler.lu).
Les vignerons présents:
ALSACE
Domaine Marcel Deiss
Domaine Zind Humbrecht
Domaine Ostertag
Domaine Josmeyer
Domaine Valentin Zusslin
Domaine Barmes Buecher
BOURGOGNE
Domaine Giboulot
Domaine Comte Armand
Domaine Montchovet
BORDEAUX
Domaine Ferran
Château Gombaude Guillot
Château Lagarette
Château La Grolet
CHAMPAGNE
Champagne Bedel
Champagne Fleury
Champagne Courtin
JURA
Domaine Pignier
Domaine André et Mireille Tissot
LANGUEDOC-ROUSSILLON
Domaine Les Enfants Sauvages
Domaine Cazes
Zelige Caravent
Les Clos Perdus
LOIRE
Château Tour Grise
Coulée de Serrant
Domaine Saint Nicolas
Domaine des Sablonnettes
Domaine Mosse
Jean Michel Deiss
Olivier Humbrecht
André Ostertag
Christophe Ehrhart
Marie Zusslin
François Barmes
Emmanuel Giboulot
Benjamin Leroux
Didier Montchovet
Alain Ferran
Claire Laval
Olympe Minvielle
Jean Luc Hubert
Françoise Bedel
Jean-Pierre Fleury
Dominique Moreau
Jean-Etienne Pignier
Stephane Tissot
Carolin Bantlin
Emmanuel Cazes
Luc Marie Michel
Hugo Stewart
Philippe Gourdon
Virginie Joly
Thierry Michon
Joël Menard
René Mosse
PROVENCE
Château Romanin
Château Sainte Anne
RHÔNE
Montirius
Domaine Pierre André
Domaine de Villeneuve
Domaine Les Aphillantes
Domaine les Bruyeres
Domaine du Coulet
Domaine du Joncier
SUD OUEST
Château de Mayrague
Domaine de Souch
AUTRICHE – AUSTRIA
Nikolaihof Wachau
Weingut Geyerhof
ESPAGNE – SPAIN
Compania de Vinos Telmo Rodriguez
Mas Estela
ITALIE – ITALY
Cascina degli Ulivi
Loacker Tenute
Pian dell’Orino
Stella di Campalto
PORTUGAL – PORTUGAL
Casa de Mouraz
SLOVENIE – SLOVENIA
Movia
Cˇ otar
Pascal Fraychet
Jean-Baptiste Dutheil
Christine Saurel
Jacqueline André
Stanislas Wallut
Helene Boulle
David Reynaud
Matthieu Barret
Marie Roussel
Alan Geddes
Yvonne Hegoburu
Christi Saahs
Ilse Maier
Telmo Rodriguez
Diego Soto
Stefano Bellotti
Franz Loacker
Caroline Pobitzer
Stella di Campalto
Sara Dionisio
Alec Kristancic
Vasja Cˇ otar- 14 novembre 2009 à 3h36
- in reply to: Champagne Selosse
Initial acheté 62 euros chez un caviste.
Julien
- 7 novembre 2009 à 1h50
- in reply to: Domaine Rémi Jobard, Meursault
Une chouette dégustation sur le blog d’olif sur le millésime 2007: https://www.leblogdolif.com/
- 6 novembre 2009 à 15h30
- in reply to: Mas des Caprices
CR: Mas des Caprices Retour aux sources Corbières 2007
Nez intense de fruits rouges et d’épices, très « nature ». A l’aveugle, nous serions partis sur un vin de Geoffroy Marchand (Etoile du Matin). Il faut dire qu’ils ont vinifié ce millésime chez lui!
En bouche… on est pas déçu! Des tanins soyeux, de la mûre, de la réglisse… un beau fruité en rétro-olfaction, tel qu’on l’aime.
J’ai beaucoup apprécié ce vin.
- 2 novembre 2009 à 20h17
- in reply to: Mas des Caprices
CR: Corbières Blanc 2007 (Grenache blanc et Maccabeu) Retour aux sources.
Dégusté sans prendre de note, un vin avec du gras, des notes exotiques et oxydatives.
J’ai bien aimé. L’accord avec le fromage était intéressant.
- 28 octobre 2009 à 21h35
- in reply to: Chaume – 1/4 de chaume – layon 1er cru – Des addresses ?
Si tu « débutes » dans ces appellations et que ton budget est limité, une adresse intéressante sans être superlative (à laquelle je ne suis plus allé depuis 3 ans) pour les coteaux du Layon est Gilles Sorin du domaine de la motte à ROCHEFORT SUR LOIRE. Il dispose (enfin disposait il y a 3 ans!) de vieux millésimes (jusqu’aux années 70 de mémoire). J’avais acquis des 2002/03 autour des 6 euros.
Bowmore Tempest 10Y
Avez-vous déjà dégusté ce nouveau whisky?
Je l’ai dégusté à un salon et on peut dire qu’il m’a beaucoup plus, sur le tourbé évidemment mais pas trop et avec un côté iodé et salin, une tempête d’arômes… 🙂
- 28 octobre 2009 à 2h32
- in reply to: La Sorga – Anthony Tortul
Tous les vins sont en Vin de Table avec mention sur l’étiquette du/des cépage(s) et du terroir d’origine.
Ex:
le désordre
Mourvèdre sur les côteaux de FaugèresLes prix varient en fonction des 29 cuvées entre 6 et 30 euros environ avec une majorité de la gamme entre 7 et 12 euros.
Parmi les cuvées dispo actuellement selon mes infos: « french wine is not dead », « Ah ramon », « Le Pitchoun », « Prends le gauche », « La Sorga rosé », « La Sorga blanc », « La Sorga rouge », « En rouge et noir », « Rancio », « Premiers pas », « l’Hérétique », « Le végétal, La rocaille, des hommes… », « Ô mon païs », « L’esprit de contradiction », « La Pomponette », « Le Désordre », « C’est pas très catholique », « Chat Zen ».
- 27 octobre 2009 à 20h48
- in reply to: La Sorga – Anthony Tortul
Bonjour,
J’ai eu l’occasion de déguster quatre de ses vins:
la Sorga rouge, Cinsault, Carignan et Oeillade du Pic-Saint-Loup (90/8/2), rouge asez léger de macération carbonique courte, très aromatique et tout en rondeur et fruit (myrtille, poivre, violette…).
en Rouge et Noir, Grenache noir de Faugères vinifié en carbonique avec un petit élevage en fût, tout en longueur de bouche et en équilibre, bouche tendue et aérienne articulée autour de la fraîcheur (menthol, kirsh, poivre blanc…), aux antipodes des « hauts de gamme » classiques du Languedoc.
La Sorga blanc, Mauzac, Chardonnay et Chenin de Limoux (70/25/5), vin blanc sec aromatique, vinifié en vieux fûts, impossible à situer dans le sud à l’aveugle, arômatique sur la pomme, les épices douces, la viennoiserie et la fleur d’acacia, bouche ample et tendue avec une longue finale sur la « caillasse », vin de table blanc. SO2total de 35 mg/L.et finalement celui qui m’a beaucoup plu, Le Désordre, Mourvèdre sur les côteaux de Faugères en rosé de saignée, très frais et tendu, vraiment « bandolien » à l’aveugle, tout en complexité, opulence et longueur en bouche, gros potentiel de garde pour un rosé.SO2 total de 20 mg/L.
Julien
- 26 octobre 2009 à 22h31
- in reply to: Domaine de Bellivière
Ci-dessous, commentaire du Rosiers 2007:
Extrait d’une dégustation ce samedi 24/10/09 avec un groupe de dégustateurs (10 au total) dont le thème était le chenin.
5- Eric Nicolas du Domaine de Bellivière les rosiers 2007 (Jasnières)
(Note moyenne: 14,1. Notes isolées de 10 à 16,5. Notre note: 15,5). 2e place ex-aequo.
Le vin dévoile beaucoup d’élégance, des arômes de pierre à fusil, de silex, de miel, de fumé et de toasté. C’est très différent des vins dégustés précédemment. En bouche, des fruits blancs, c’est très pur, très équilibré, très fin mais ce n’est pas d’une immense longueur (dû aux jeunes vignes ?). Le vin a beaucoup plu.
- 26 octobre 2009 à 22h04
- in reply to: Cyril LE MOING
Ci-dessous, commentaire des gains de Maligné 2007 :
Extrait d’une dégustation avec un groupe de dégustateurs (10 au total) dont le thème était le chenin.
Nous avons retenu 10 vins : 1 effervescent, 5 secs, 3 demi-secs, 1 moelleux.
4- Cyril Le Moing Les Gains de Maligné 2007 (Anjou)
(Note moyenne: 13,85. Notes isolées de 10 à 16,5. Notre note : 16,5). 4e place.
Le vigneron :
Cyril Le Moing est installé depuis 2003. Il est souvent cité comme faisant partie de « l’école Angéli » puisqu’il a appris à ses côtés. Cité par quelques uns de ses voisins – dont Richard Leroy – comme « nouvelle vague angevine », Cyril Le Moing exploite en micro-viticulture près de 2,5 ha. A la cave, très peu d’interventions, notamment pour les blancs. Après le pressurage, passage en barriques où les vins font leur malo. Ils sont ensuite mis en bouteille sans filtration et de manière douce. SO2 total de 22mg/l sur cette cuvée.
Le vin :
Le vin est très expressif, trop pour certains dégustateurs non habitués aux vins natures… Il dévoile des fruits jaunes très (très) mûrs, de la mirabelle. En bouche, l’attaque est douce, c’est vineux, c’est grand, pur, sur la pêche, l’abricot, une belle droiture. Beaucoup de plaisir. Mon coup de cœur de la soirée !
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- 26 octobre 2009 à 13h58
- in reply to: Domaine Frantz Saumon, Montlouis-sur-Loire
C’est corrigé Olivier, il y avait un Pétillant Naturel, 5 secs, 3 demi-secs (Frantz Saumon, Damien Delecheneau et Vincent Carême) et un moelleux (René Mosse).
Julien
- 25 octobre 2009 à 20h56
- in reply to: Domaine Frantz Saumon, Montlouis-sur-Loire
Ci-dessous, commentaire du Minéral + 2008 (+ d’autres vignerons):
Extrait d’une dégustation avec un groupe de dégustateurs (10 au total). Le thème de cette dégustation était le chenin.
Nous avons retenu 10 vins : 1 effervescent, 5 secs, 3 demi-secs, 1 moelleux.
1- Jérôme Saurigny – Vin de Table – 90 C (Pétillant Naturel) 2007
(Note moyenne : 10,75. Notes isolées de 10 à 14. Notre note : 12) 7e place.
Le vigneron :
En conversion bio depuis 2007, Jérôme et Sophie sont situés en plein coeur des grands vins blancs moelleux du Layon, à un jet de pierre des Quarts de Chaume et de Bonnezeaux, non loin de Rochefort et vinifient leurs vins de la manière la plus naturelle possible.
Le vin :
De couleur paille, le vin présente une effervescence, on est bien sur un Pet Nat !
Le nez est déroutant, sur les fruits blancs et les épices, une finale assez droite. C’est un vin assez sauvage, difficilement descriptible et qui a dérouté les dégustateurs.
2- Sébastien Brunet Renaissance 2007 (Vouvray)
(Note moyenne: 14. Notes isolées de 13 à 16. Notre note : 14). 3e place.
Le vigneron :
Sébastien Brunet est ‘LE jeune qui monte » à Vouvray. 2007 est son deuxième millésime.
Le vin :
Couleur paille à or, le nez est retenu au début, à l’aération on relève quelques notes alimentaires. En bouche, une matière riche sous-tendue par une bonne fraîcheur, c’est très pur. Un vin qui a plus à la majorité.
3- Domaine Mélaric Bille de Roche 2007 (Saumur)
(Note moyenne: 12,4. Notes isolées de 12 à 13,5. Notre note :13,5). 6e place.
Le vigneron :
L’ensemble des vignes est travaillé en culture biologique. La récolte est réalisée en cagette afin d’éliminer les grappes non satisfaisantes d’un point de vu sanitaire mais aussi d’apporter le raisin entier au pressoir. Les fermentations lentes (levures indigènes) se terminent à la fin du printemps suivant les vendanges et ont lieu en pièce Vicard de 400 L (4 vins). Le fruit du Chenin et l’expression de ce terroir très calcaire sont ainsi privilégiés. Le vin est élevé sur ses lies mais aucun batonnage n’est effectué. L’objectif est de conserver le CO2 présent en forte quantité afin de ne pas ou peu sulfiter avant la mise en bouteille Produit sur 0,7 ha, « Billes de Roche » est issus de deux petites parcelles de Chenin situées sur la butte calcaire de Berrie, à l’extrême sud de l’appellation Saumur.
Le vin :
Une belle couleur que ce Saumur avec une belle brillance. Au nez, miel, abricots et en bouche du gras, de la rondeur. Un vin qui a moins plus que le précédent de par son manque d’acidité et de droiture.
4- Cyril Le Moing Les Gains de Maligné 2007 (Anjou)
(Note moyenne: 13,85. Notes isolées de 10 à 16,5. Notre note : 16,5). 4e place.
Le vigneron :
Cyril Le Moing est installé depuis 2003. Il est souvent cité comme faisant partie de « l’école Angéli » puisqu’il a appris à ses côtés. Cité par quelques uns de ses voisins – dont Richard Leroy – comme « nouvelle vague angevine », Cyril Le Moing exploite en micro-viticulture près de 2,5 ha. A la cave, très peu d’interventions, notamment pour les blancs. Après le pressurage, passage en barriques où les vins font leur malo. Ils sont ensuite mis en bouteille sans filtration et de manière douce. SO2 total de 22mg/l sur cette cuvée.
Le vin :
Le vin est très expressif, trop pour certains dégustateurs non habitués aux vins natures… Il dévoile des fruits jaunes très (très) mûrs, de la mirabelle. En bouche, l’attaque est douce, c’est vineux, c’est grand, pur, sur la pêche, l’abricot, une belle droiture. Beaucoup de plaisir. Mon coup de cœur de la soirée !
5- Eric Nicolas du Domaine de Bellivière les rosiers 2007 (Jasnières)
(Note moyenne: 14,1. Notes isolées de 10 à 16,5. Notre note: 15,5). 2e place ex-aequo.
Le vigneron :
On ne présente plus le domaine de Bellivière…
Le vin :
Le vin dévoile beaucoup d’élégance, des arômes de pierre à fusil, de silex, de miel, de fumé et de toasté. C’est très différent des vins dégustés précédemment. En bouche, des fruits blancs, c’est très pur, très équilibré, très fin mais ce n’est pas d’une immense longueur (dû aux jeunes vignes ?). Le vin a beaucoup plu.
6- Richard Leroy Noel de Montbenault 2006 (Anjou)
(Non noté)
Le vigneron :
Richard exploite comme un jardin deux terroirs : les noels de Montbenault (constitué de Rhyolites) et les Rouliers (schisteux-gréseux). Les terres sont travaillées en biodynamie, et le travail en cave est respectueux de la matière première : pressurage dès l’arrivée de la vendange et entonnage direct pour réalisation des fermentations alcooliques et malolactiques en barriques. Celles-ci sont souvent neuves, mais le soin apporté au choix des barriques et des tonneliers, l’énorme matière des jus, font que l’élevage se révèle finalement discret dans le vin. Autrement, aucun additif (pas de chaptalisation, d’acidification etc.) à part un très léger sulfitage à la mise en bouteille. Il fait des vins comme il les aime, lui qui est un grand dégustateur.
Le vin :
Nous nous réjouissions de le déguster et pensions qu’il allait emporter tous les suffrages. Le vin ne se goutait malheureusement pas bien ce soir là. Il était dans une phase très austère. Non noté.
CR: [b]7 Frantz Saumon Minéral + 2008 (Montlouis-sur-Loire) – demi-sec
(Note moyenne: 14,65. Notes isolées de 13 à 18. Notre note : 14,5). 1ère place.
Le vigneron :
Frantz Saumon est formé au lycée viticole d’Amboise et ses maîtres à vinifier sont Marcel Lapierre et Jean Foillard. Il cultive 5 ha de vignes (dont les plus vieilles ont 100 ans) selon des méthodes proches de l’agriculture biologique.
Le vin :
Au nez, un côté fumé. En attaque, c’est vif et droit mais parfaitement équilibré entre richesse et acidité. Un vin qui sort du lot. Une petite merveille qui a convaincu la majorité des dégustateurs.[/b]
8 Damien Delecheneau (Grange Tiphaine) Les Grenouillères 2007 (Montlouis-sur-Loire) – demi-sec
(Non noté)
Le vigneron :
Du sang neuf à Montlouis, il n’en manque pas et Damien est de ceux-là. La qualité de ses vins est saluée par ses pairs et ne cesse de progresser d’année en année. Le domaine est certifié ECOCERT depuis peu.
Le vin :
Le nez était très fermé et goutait la colle, le fruit était masqué. Ce n’était pas son jour car gouté il y a 6 mois, il se montrait exceptionnel. Non noté.
9 Vincent Carême le Clos 2006 (Vouvray) – demi-sec
(Note moyenne: 13,75. Notes isolées de 12 à 17. Notre note: 14,5). 5e place.
Le vigneron :
Vincent Carême apporte du renouveau à cette appellation plutôt conservatrice. Tout comme François Chidaine, il réussi de magnifiques cuvées tout en respectant scrupuleusement son terroir. Sur un domaine de 13 hectares, il recherche la spontanéité et la transparence dans ses vignes. C’est un adepte des élevages longs afin d’obtenir plus de texture et de richesse, et d’en tirer toute la quintessence du cépage Chenin.
Le vin :
Un nez captivant de miel qui nous emmène chez l’apiculteur. La bouche est friande sur les fruits de pêche et de melon, elle se distingue en densité et en concentration, tout en gardant son élégance, son dynamisme… soutenu par une bonne acidité. Une expérience intéressante.
10 René Mosse le moelleux 2005 (Anjou) – moelleux
(Note moyenne: 14,1. Notes isolées de 13 à 15,5. Notre note: 14). 2e place ex-aequo.
Le vin :
Les barriques de ce vin ont été écartées afin d’en faire une cuvée de moelleux car il avait un trop fort potentiel pour finir en Anjou sec. Au nez, on reconnait la « patte » de René Mosse, un nez très typé coing. C’est un vin frais, d’un caractère affirmé, doté d’une bonne richesse sans présenter trop de sucres (50 gr de sucres résiduels) et d’une bonne acidité. Pour terminer, nous l’avons trouvé désaltérant.
- 24 octobre 2009 à 3h45
- in reply to: Envoyé spécial sur france 2
Franck, merci pour cette intervention.
Julien
- 22 octobre 2009 à 2h21
- in reply to: Les plus beaux sites des Vignerons
Celui-ci est sympa pour son côté assez classe et des couleurs bien choisies: https://www.zelige-caravent.fr/zelige_caravent
Celui-ci pour son côté folklo: https://www.vignobleduloupblanc.com/loupblanc.htm
- 19 octobre 2009 à 16h37
- in reply to: Envoyé spécial sur france 2
Pour reparler un peu du sujet:
Voir la réponse de Céline Destève aux nombreux courriers reçus:
Je tiens à expliquer notre démarche concernant notre enquête sur le vin. Notre point de départ était de se mettre à la place du consommateur. Pour le consommateur, le vin, c’est seulement du jus de raisin fermenté. Or, au fil de notre enquête, nous nous sommes aperçus qu’il y avait des pratiques totalement inconnues du grand public.
Les levures exogènes par exemple, que certains viticulteurs refusent d’utiliser parce qu’elles ne viennent pas de leur terroir, mais que d’autres utilisent pour ne pas prendre de risques et s’assurer qu’il y aura bien fermentation.
Les sulfites, mentionnés en tous petits caractères sur les bouteilles. Les consommateurs remarquent rarement cette mention et ceux qui l’aperçoivent se demandent de quoi il s’agit. Il nous a semblé logique de le leur expliquer. Nous avons d’ailleurs dit que l’usage de ces produits étaient sévèrement contrôlé, et que les producteurs respectaient les doses. Nous avons également expliqué les possibles désagréments causés par ces produits pour une certaine catégorie de population concernant certains vins fortement sulfités. Une information qui doit être diffusée à notre sens, non pas pour dissuader les consommateurs de boire du vin, mais pour qu’ils comprennent que ce conservateur, qui se retrouve partout dans l’alimentation est aussi présent dans les bouteilles et que cette mention n’est pas là par hasard. Nous avons pleinement conscience que les viticulteurs s’emploient à réduire les doses et qu’avec leurs contraintes de production il ne peuvent pas s’en passer. Cependant affirmer que sans sulfites, le vin tourne au vinaigre n’est pas tout à fait exact puisque certains producteurs parviennent à s’en passer, du moins jusqu’à la mise en bouteille.
Le sucre, bien sûr est inoffensif. Mais son utilisation abusive est une fraude et il est logique que le consommateur en soit également informé lorsque certains vignerons ne respectent pas les règles. Dans le Beaujolais, cette affaire concernait une cinquantaine de viticulteurs sur 3000, nous avons donc bien précisé que ce n’était pas l’ensemble des viticulteurs qui avaient triché.
Les pesticides enfin, dont nous avons trouvé des résidus dans les bouteilles. Nos analyses ont été faites en toute impartialité et nous ne nous attendions pas à en trouver dans chaque bouteille de champagne choisie parmi les plus grandes marques. Là aussi, nous avons expliqué que les normes sanitaires n’étaient pas dépassées, donc a priori sans danger si l’on considère que c’est la dose qui fait le poison. Mais d’autres scientifiques n’adhèrent pas à ce postulat, il est normal de leur donner la parole. Nous avons donc également tenté de comprendre d’où venaient ces résidus. Il semble que malgré le développement de la viticulture raisonnée, les produits phytosanitaires ne disparaissent pas comme par magie pendant la vinification, une idée jusqu’ici communément admise.
Enfin, il ne s’agissait en aucun cas de faire l’apologie de la viticulture bio. Nous avons expliqué que les bios utilisaient aussi le levurage, les sulfites et que le cuivre était à forte dose néfaste pour les sols. Nous n’avons pas non plus cherché à détruire une filière, bien conscients que la majorité des viticulteurs font tout pour se passer de chimie et essaient de faire leur métier avec le plus de sincérité et de transparence possible. Il nous semblait cependant important que lorsque le consommateur achète un vin, il s’interroge un peu plus sur ses conditions de productions, sur les efforts qui ont été fait par le viticulteur et qu’il s’oriente justement vers ceux qui ont de bonnes pratiques.