Forum Replies Created
- Replies
-
- 4 août 2023 à 13h10
- in reply to: Quelques « off » de LPV Franche Comté
Arnould nous a gentiment convié à déjeuner chez lui la semaine dernière. Au programme ; dix vins pour quatre personnes

Vin n°1 : Champagne Fallet-Gourron – Grand Cru Blanc de Blancs non dosé
Nez beurré, pâtissié avec des notes de fruits jaunes qui arriveront plus tard.
La bouche semble déséquilibrée, très axée sur l’acidité. La bulle est extravagante dans un premier temps puis s’estompe rapidement. Bien4 séries de doublettes ensuite avec :
Vin n°2 : Domaine Buisson-Charles – Bourgogne Aligoté « Sous le chemin » 2018
Un nez qu’il faut aller chercher, fenouil ? Buis ? Pas facile à déceler.
En bouche l’ensemble n’est pas vraiment à mon goût et me fait penser à du sauvignon. Finale chaude et marquée par l’alcool.
Je n’ai pas aimé.Vin n°3 : Domaine Labet – Fleur 2020 (chardonnay)
Très beau nez sur la pomme, le cidre et avec un petit côté tourbé me faisant penser aux vins de Stephane Tissot ou de la Cave de la Reine Jeanne.
La bouche est dans le même style et possède une grande vivacité, grosse concentration de fruits (jaunes, bien murs). Longue finale. Superbe !Nous continuons avec ces deux vins suivants en parallèle :
Vin n°4 : Domaine de la Tournelle – Arbois « Les Corbées sous Curon » 2012 (chardonnay)
Joli nez, très classe.Des agrumes, pierre à fusil mais également quelques notes tertiaires.
La bouche est tout aussi complexe et classieuse, possède un bel équilibre. Un vin de gastronomie qui semble à point. Excellent.Vin n°5 : Domaine Jules Desjourneys – Sain-Veran 2015
Nez grillé, beurré mais également mentholé, à l’aération s’ajoute un pointe d’agrume qui complexifie l’ensemble. C’est subtil est parfaitement à mon goût, contrairement à certains autour de la table qui parle de maquillage (pour être sympa :D)
La bouche est identique au nez et dégage une belle énergie tout du long. Excellent.Vin n°6 : Domaine Gérard Boulay – Sancerre « Orianne » 2015
Nez intense sur la cerise noir, le pruneau avec un style nuiton indéniable !
La bouche est d’une grande générosité, un concentré de fruits rouges où la cerise domine et s’ajoute à cela un côté épicé bien prononcé. Belle finale pleine de fraicheur et de fruits.
Alors là nous sommes sur un très beau Côte de Nuits, je pense à une millésime comme 2012…
Assurément la bouteille de la dégustation ! Quel tour de force ! Il y a du vin, et du beau vin.Vin n°7 : Domaine Jean Claude Bachelet et fils – Chassagne-Montrachet 1er Cru « La Boudriotte » 2012
Aie, nez complètement déviant, une odeur de colle persistante.
La bouche est d’une trop grande acidité, peu de plaisir possible et l’aération ne changera pas grand chose.
ED.Vin n°8 : Domaine Cascina Roccalini – Barbaresco R
Nez sur des arômes tertiaires, ça champignonne et n’est pas très avenant.
A l’image du Bachelet, la bouche est très déséquilibrée et emporte tout sur son passage. Peu de plaisir en l’état.Vin n°9 : Domaine Hervé Bizeul – Le Clos des Fées 2012
Très beau nez sur les fruits noirs, le thy, les épices et le cuir. Précis et gourmand.
Les tannins sont encore présents mais sont parfaitement intégrés, doux et la bouche est une petite bombe de fraîcheur et de fruits rouges portée par une acidité marquée jusqu’en finale. Excellent, et a encore de beaux jours devant lui.Vin n°10 : Clos Veličane – Pozna Letina 2021
Bouteille ouverte au débotté, sans préparation/aérationNez mutique dans un premier temps puis des notes florales, des agrumes également mais cela reste léger.
La bouche fait preuve d’une certaine classe, bon équilibre entre sucre et acidité et contrairement au nez, les arôme s’expriment clairement et franchement ; la pêche, le raisin sec, le coing. Il se dégage surtout une grande légèreté. Cette légereté a d’ailleurs pour conséquence une bouteille trop rapidement vidée
Je crois que nous sommes tous partis sur un riesling allemand de belle facture. Excellent.
Très content à la levée de la chaussette, bravo Jérôme cette cuvée est une grande réussite !Merci encore à Arnould de nous avoir permis de beaux moments d’échanges et de partages

- 22 janvier 2023 à 20h53
- in reply to: LPV Franche-Comté – vins de fête
[quote= »bonaye post=1195939 userid=5451″]Tu as peut-être raison Éric…
mais penses à moi si, effectivement, tu vends ta cave !
[/quote]
Alors ce n’est pas Eric qui a dit cela mais bien moi, et je crois que tu serais perdant
Par contre Eric nous a dit, et je cite ; « il n’y a jamais d’effet « wahou » sur des blancs, mais que sur des rouges ». Et ça nous a fait pas mal parler 😉
- 6 septembre 2022 à 17h24
- in reply to: LPV Franche-Comté…toujours sans thème !
Le secrétaire fainéant est de retour
Nous étions donc aimablement invités chez Arnould pour une petite session improvisée, chacun amenant deux bouteilles (mais au vu du nombre de vins bus, il y a eu quelques rajouts, forcément !)Vin N°1 : Jacques COPINET – Champagne – Les Vieux Millésimes – 1995
Nez très beurré avec a l’aération un côté pâtissier qui apparait.
La bouche est large, avec une légère pointe oxydative au réchauffement. La bulle est très présente et fait dans un premier temps plutôt « mousseux », elle gagne en finesse par la suite. Plus complexe qu’au nez avec des arômes de fruits jaunes bien mûrs mais ce qui frappe c’est surtout l’énorme salinité du vin qui amène une énergie assez impressionnante. Joli tour de force au vu du millésime franchement ! Dommage simplement pour le nez assez monotone. Bien +Vin n°2 : Domaine Hervé MURAT – Hautes Côtes De Nuits blanc 2012
Bouchonné !Petite doublette ensuite :
Vin n°3 : Camille LOYE – Arbois – Chardonnay 1990
Nez d’un vin évolué, ça champinionne, c’est brioché et ça donne envie de goûter !
Bouche superbe d’équilibre entre une grosse acidité tout du long, mais la matière est enveloppée d’un beau gras. C’est dense, précis (mirabelle, pêche, citron) avec une longue finale qui tire sur l’oxydatif sans que cela soit outrancier. Excellent !Vin n°4 : Domaine GUIBERTEAU – Saumur Brézé – Clos des Carmes Monopole 2014
Nez grillé, fumé très persistant, à tel point qu’il ne s’est assagit que quelques heures plus tard sur le fromage. Le vin se montrant moins exubérant, avec quelques notes de fruits jaunes.
J’aime beaucoup !
La bouche est dans le même style, avec un très bel équilibre, mais je comprends Eric et Christophe dans le sens ou cela peut fatiguer/ennuyer. Ce qui n’est pas mon cas pour le moment.Ce vin fut le déclencheur d’une discussion [s]endiablée[/s] interessante ! I Oui, ce style de vinif’ masque le raisin/le fruit/le vin mais je trouvais qu’on s’en exaspérait beaucoup plus lorsqu’il s’agissait du chenin (je mets Richard Leroy dans le même panier) ou du riesling (Kleinknecht) que lorsqu’il s’agissait du chardo, en mentionnant Coche notamment. Mais il faut reconnaitre que chez coche, la bouche est plus complexe et moins monotone. Bon, je vous l’ai fait courte car ça a duré une bonne vingtaine de minutes 😀
Vin n°5 : Domaine LIGNIER-MICHELOT – Chambolle Musigny VV 2012
Nez très avenant, montrant une certaine évolution. Noyau de cerise, olive, quetsche.
La bouche montre une belle énergie avec une structure centré sur une acidité forte qui laisse dans un premier temps le fruit en retrait mais celui-ci revient petit à petit. Beaucoup de finesse dans ce vin avec une joli touché de bouche. Très beau.
Juste un peu surpris du millésime tant j’en ai goûté pas mal sur le fruit ces deux dernières années.Vin n°6 : Domaine Lucien & André BRUNEL – Châteauneuf-du-pape – Les Cailloux – 2016
Bouchonné #2
Vin n°7 : Domaine OCCHIPINTI – Sicile – IL FRAPPATO 2016
Nez très animal et « vert », fruits rouges.
Le bouche reste sur ces arômes et déploie une grosse acidité tout du long, c’est très lisible, direct et finalement assez fin malgré l’acidité. J’ai bien aimé alors que j’ai un peu de mal avec les rouges italiens. Bien ++Vin n°8 : Domaine MACLE – Côtes du Jura 2015
Nez qui fait pensé à un jaune, noix intense.
La bouche est très large, grasse et longue. Un vrai plaisir. Le vin est tout en puissance sans jamais être écoeurant ou « too much ». Longue finale salivante. Très bon !Vin n°9 : Marcel DEISS – Alsace – Grand Cru L’Altenberg de Bergheim 2010
Bon, c’est mon vin et je dois dire que je suis passé un peu à côté…
Le nez est sur le citron confit mais je peine à lui trouver la complexité mentionnée par mes camarades autour de la table.
Idem pour la bouche, oui il y a de la finesse, de l’équilibre et le touché de bouche est classe mais je retiens peut-être surtout un qualificatif qui peut expliquer mon incompréhension du vin : intellectuel.
Donc je ne sais pas comment je dois le prendre
Ravi par contre qu’il ait tant plu !Un énorme merci à Arnould. L’après-midi est passée à une vitesse folle, nous avons bien bu, bien mangé et surtout, bien rigolé. Vivement la prochaine 🙂
- 16 juillet 2021 à 18h47
- in reply to: Domaine des Huards, Cour-Cheverny
CR: Domaine des Huards – Cour-Cheverny « Romo » 2018
Très joli nez, mélange d’agrumes, d’herbes coupées puis plutôt citronné au fur et à mesure.
Le vin est nerveux en début de bouche puis s’installe quelques amers parfaitement maitrisé apportant de la complexité, longue finale citronnée impactante et salivante. Très bien.Première fois que je bois un vin de ce domaine et c’est une réussite indéniable. Belle découverte et un potentiel certain au vieillissement !
- 3 juillet 2021 à 3h55
- in reply to: Domaine Dirler-Cadé
Je rebondis sur le CR de Marc car c’est la cuvée que je pensais remonter pour l’apéritif ce soir… Après avoir ouvert la bouteille je m’aperçois que c’est un GC 2017

CR: Domaine Dirler-Cadé – Alsace Riesling Grand Cru « Kitterlé » 2017
Le nez est changeant, d’abord très fruité, sur les agrumes et citronné, puis arrivent des saveurs un peu plus exotiques faisant penser qu’il pourrait y avoir quelques sucres résiduels.En bouche le vin joue une matière très dense, concentrée et toujours sur ces agrumes perçus au nez. Malheureusement tout cela retombe assez vite, cela manque de pep’s et de « race ».
Après une longue aération le fruité au nez se dissipe pour laisser place à un côté floral prononcé, moins gourmand et la bouche s’est davantage aplatie.C’est certes très jeune pour un grand cru mais en l’état, c’est simplement bon.
Note pour moi-même : penser à mettre quelques ampoules en plus dans la cave pour éviter de me tromper à l’avenir…
- 2 juillet 2021 à 14h45
- in reply to: LPV Bourgogne-Franche-Comté : collection chaussettes été 2021
Avec également un peu de retard, voici mon retour sur cette chouette rencontre entre LPV Franche Comté et les bourguignons 😉
JM Sélèque – Champagne Extra Brut Solessence
Nez assez fin, sur les fruits jaunes, un léger beurré puis des arômes d’agrumes apparaissent. Belle vivacité en bouche, le vin a un profil salin prononcé et possède un joli équilibre. Bulles effervescente. Bien.
[b]Domaine Follet Ramillon – Champagne Vintage 2011
[/b]
Servi en parallèle, il y a là un profil complètement différent dès le nez ; oxydatif léger, brioché. Nous sommes sur un vin plus évolué qui me plait beaucoup. La bulle fait plus grossière dans un premier temps et masque la matière mais au fur et à mesure le vin se détend, se fait plus large, et gagne en longueur. Un champagne de gastronomie. Très bien.
Clos des Vignes du Maynes – Bourgogne Cuvée Auguste 2017
Nez compoté, sur la fraise, l’orange sanguine avec un fruit très marqué. Pas très complexe mais assez gourmand. La bouche est dans un style similaire mais équilibre n’est pas idéal, forte acidité, il y a toujours du fruit mais tout n’est pas en place. J’ai beaucoup plus apprécié la cuvée 901 du même vigneron (sur le même millésime) ou on ne sentait pas cette recherche de « montée en gamme » avec un vin tout simplement glouglou, bombe de fruits. Bien
Domaine Humbert frères – Gevrey-Chambertin Vieilles Vignes 2015
En face, le nez trahit d’emblée l’origine ; ça pinote sévère, petits fruits rouges avec une petite pointe d’élevage ressenti. Joli ! La bouche est dense, les tanins sont fins et le vin termine de bien belle manière avec un fougue finale ou l’équilibre entre fruits/acidité et amertume est parfaitement maîtrisé. Un vin facile, lisible, gourmand. Très bien. Nous sommes revenus dessus par la suite, le nez s’est étoffé sur des arômes surprenant de rhubarbe (pourtant j’ai beaucoup recraché, promis !) Au détour d’une discussion sur Joblot, Guillaume nous assène une maxime sortie de nulle part :
« Joblot, quand c’est bon, c’est super bon ! »
Et quand ce n’est pas bon alors ? 🙂
Domaine Sylvie Spielmann – Riesling Reserve Bergheim 2017
Peu de doutes sur le cépage, cela pétrole gentiment mais il y a également un côté floral et notamment des notes de litchi. La bouche est vive, centrée sur les agrumes avec profil exotique sans SR, tout cela est bien exécuté et on ne tombe pas dans l’archetype du riesling qui pétrole, sans plus. Bien +
Domaine Samuel Billaud – Chablis 1er cru Montée de Tonnerre 2015
Nez iodé, citronné mais à l’aération affiche un élevage relativement marqué. La bouche fait plus mûr que le nez avec des notes exotiques notamment, joli équilibre entre acidité et amertume. Nous partons sur un Chablis… Premier Cru ? Bien ++
Domaine Vernay – Côte Rôtie Blonde du Seigneur 2016
Nez délicat, mélange de violette , de fruits rouges et d’épices. Ca commence bien !
La bouche ne gâche rien, beau touché de bouche que je qualifierais de « soyeux », fruits éclatants avec une finale poivré apportant davantage de complexité. Très bien +Les Fils de Charles Trosset – Arbin Mondeuse 2005
Changement de registre, et certainement de décennie avec des fleurs fanées, de la réglisse, la garrigue, des olives. Complexe et superbe.
La bouche est d’une grande complexité aromatique avec un volume important, belle densité de fruit, avec un côté orange sanguine surprenant, longue finale sur des notes tertiaires, poivrées. Excellent !Col D’Orcia – Rosso di Montalcino 2011
Nez sur le tabac froid, l’olive sèche, les épices.
La bouche est d’emblée très vive avec des tanins encore bien présents cachant une matière qui est prometteuse je dirais. C’est dommage, dans un style brut de décoffrage. Le vin va t’il se civiliser avec les années… Aucune idée. Bien.
Domaine Lignier Michelot – Morey Saint Denis En La Rue de Vergy 2015
Très joli nez sur la framboise, le noyau de cerise, les épices mais c’est en bouche surtout que le vin impressionne avec un « WOW effect » me concernant tant cela claque en milieu de bouche, matière et acidité emportent tout sur leur passage et cela ne s’arrêtera pas, les tanins sont polis, du fruit et des épices. Excellent !
Domaine Rousset-Martin – Terres Blanches 2016
Nez citronné, sur le pomme, léger côté tourbé.
La bouche est dans un style similaire, épicée, sur la noix avec un jolie acidité même si cela retombe bien vite. Bien.
Domaine Marc Colin – Saint Aubin 1er Cru en Rémilly 2008
Nez élevé, beurré, fruits jaunes présents mais discret.
Bouche vive, assez jeune possédant un bel équilibre entre tension et matière, finale saline. Bien +Merci encore à Charles de nous avoir accueilli chez lui, et ce fut un plaisir de rencontrer Nicolas et Guillaume dans une ambiance détendu, franchouillarde. A refaire évidement, dans nos contrées 😉

- 10 juin 2021 à 19h55
- in reply to: Domaine Ballot-Millot & Fils, Meursault
Mieux vaut tard que jamais

Voici donc mon compte rendu du millésime 2019 chez Ballot-Millot :
La quasi-totalité des mises ont été faites en janvier.
Un Teckel sauvage essayant de marchander 72 bouteilles de Perrières à vil prix.Bourgogne :
Le nez est la bouche sont très proche en terme d’arômes, floral. La bouche est assez droite tout en possédant une certaine richesse, bel équilibre jusqu’en finale où l’alcool est selon moi trop présent, dommage ! BMeursault village :
Nez assez similaire au bourgogne même s’il y a un peu plus de complexité aromatique.
La bouche possède un bel équilibre, c’est salin puis viennent les fruits jaunes en milieu de bouche. B+2019 est plus haut en alcool selon Charles Ballot-Millot, environ 13° sur le bourgogne.
Ce fut une année très sèche ce qui gomme les différences entre le Meursault village et le Bourgogne générique, d’après son géniteur. D’autant qu’il arrive que une (faible partie de ses Meursault village parte dans le bourgogne générique.)
Sur ses vignes, il comptabilise 40% de perte sur ses 1er crus.Toujours sur ce même millésime, d’après lui ce millésime est comparable à 2018 en terme de profil mais également en terme météorologique, peut-être y a t’il eu un peu plus de stress hydrique sur 2019.
Anecdote assez récurrente au fil des années, il nous parle de millésime « facile », à l’instar de 2018 par exemple. Il a mentionné 201″ comme un profil « exotique » et qu’il a adoré vinifier, goûter.Meursault « Les Criots » :
Très joli nez, fruits jaunes (pêche) mais surtout un côté citronné prononcé, pierre à fusil.
La bouche pourrait être un copié-collé du village mais avec plus de tout ! TBMeursault « Les Narvaux » :
Un cran au dessus au nez, avec de l’amande, c’es très citronné mais il y a également un côté iodé prononcé.
Le bouche possède une certaine richesse, belle concentration et longueur identique aux Criots. Seule la finale et à peine portée sur l’alcool. B++La discussion s’est tournée vers les porte-greffes, domaine que nous ne maîtrisons pas du tout, j’espère retranscrire fidèlement les propos de Charles Ballot-Millot :
Sur les Genevrières il possède beaucoup de porte-greffes SO4, donnant beaucoup de rendement en jeunesse mais cela diminue drastiquement après 15/20ans.
Il mentionne également les porte-greffes 161 comme étant magnifiques au départ mais qui qualitativement baissent vite.
A titre personnel, j’ai senti que c’était (avec le climat) le nerf de la guerre ; lequel choisir, quand, avec quel retour, sur combien de temps ? etc.Meursault 1er Cru « Les Charmes » :
Nez sur les agrumes, pointe d’exotisme, on sent des fruits plus mûrs, beurré léger.
La bouche est grasse mais ne manque pas de pep’s, toujours ce côté fruits jaunes mûrs, finale avec un peu d’amertume avec une sensation d’un vin pas tout à fait en place, mais j’ai beaucoup aimé ! TB +
Les vignes se situent sur la partie haute des Charmes et ce profil « très mûr » se retrouve année après année.Meursault 1er Cru « Genevrières » :
Certainement le nez le plus fermé en blanc, floral puis mentholé à l’aération.
La bouche par contre envoie du lourd, c’est très vif, salivant, mentholé et doté d’une longueur citronnée énorme ! Superbe.Meursault 1er Cru « Les Perrières » :
La plus grosse claque aux nez, un concentré d’agrumes, iodé, mentholé, wahou !
Ce qui m’ a le plus marqué en bouche c’est cette concentration énorme (fruits jaunes) qui pourrait déséquilibrer le vin, mais c’est dans compter sur une grosse acidité contrebalancée par un côté sucré/exotique qui place d’emblée ce vin dans une autre dimension, si je puis dire. Un parfait mélange des styles des Charmes et de Genevrières. Excellent !Pas de « Bouchères » cette année car il n’y a quasiment pas eu de volume, Charles ajoute d’ailleurs que c’est récurrent chez lui sur cette parcelle, il n’y a pas une grande productivité.
Selon lui, la différence de niveau entre Bouchères/Charmes et Genevrières/Perrières s’accroît au fil des années et s’explique (chez lui) du fait de l’enracinement beaucoup plus profond de Genevrières et Perrières ; cela apporte plus de complexité.
Il ajoute qu’il constate souvent 1° d’écart entre Genevrières et Perrières (Perrières ayant toujours plus).Chassagne 1er Morgeot « Tête de Clos » :
Nez assez riche avec tout de même une pointe mentholée apportant de la fraîcheur.
Bouche avec une acidité et une amertume maistrisée. Finale longue mais à peine chaleureuse. TB tout de même sur cette cuvée qui doit passer après l’artillerie lourde et qui, j’ai trouvé, ne s’en sort pas si mal !Meursault village 2012 :
A l’aveugle.
Nez très jolie, mentholé, citronné, pêche, c’est gourmand, fine réduction.
Par conte la bouche n’est pas à la hauteur du nez, elle fait assez fluette malgré un beau fruit. B.Nous passons aux rouges.
Volnay 1er Cru « Santenots » :
Nez superbe, cerise noires, violette, bonbons anglais, cassis.
La bouche est d’un grande simplicité mais très efficace, c’est frais, fruité, équilibré. J’en prendrais au petit-déjeuneriez ! TBVolnay 1er Cru « Taillepied » :
Le nez fait très « vert », vendange entière ? Effectivement, à 100%.
La bouche est plus droite et austère mais la texture des tanins est belle, le fruit est en retrait. Bien mais à revoir.Pommard 1er Cru « Les Charmots » :
Superbe nez, petits fruits rouges, fraise, cerise, élégant.
La bouche est fruité mais dans un registre moins « glouglou » que le Santenots, belle complexité c’est traçant, finale épicée, tanins fins. Excellent !Pommard 1er Cru « Pezerolles » :
Nez très réduit, peut-être le plus fermé de tous en rouge.
La bouche est assez similaire au Charmots, il lui manque peut-être un peu de nervosité. Très bien.Très jolie dégustation donc, avec moins de différences entre les génériques et les 1er crus en blanc, et des rouges de très haut niveau. D’ailleurs cela fait maintenant 4ans que je viens déguster en compagnie d’Arnould, et l’évolution des rouges au domaine est notable. Dans l’ensemble je trouve que les finales des blancs étaient marquées par l’alcool, ce qui était moins le cas l’année dernière avec les 2018.
La dégustation des 2020 sur fût m’a énormément enthousiasmée, autant en blanc qu’en rouge, à voir en bouteille l’année prochaine.
Encore merci Arnould
- 18 mai 2021 à 21h58
- in reply to: Devoirs de vacances
[quote= »the_ej post=1150197″]
Sur diverses charcuteries et du rôti de porc cuit basse température
Daniel Dugois – Arbois Poulsard 2016
Dès l’ouverture, le nez semble liégeux, le bouchon ne m’inspire pas.
Robe grenat clair bruni.
La bouche confirme : meme si c’est léger, l’arôme liégeux est présent. La bouche n’est cependant pas trop atteinte : pas décharnée, acidité modérée, un reste de fruit rouge/grenadine. Tout en souplesse, c’est dommage, ça aurait fait un bon canon.[/quote]
Arf c’est vraiment pas de chance, depuis 2015 je n’ai jamais eu de déconvenues de ce genre chez eux…
- 15 mai 2021 à 19h59
- in reply to: Domaine Aurélie Berthod
CR: Domaine Aurélie Berthod – Beaune 1 er Cru « Belissand » 2018
Nez assez discret à l’ouverture mais après 2h d’aération sera nettement plus expressif : mélange de fruits rouges (groseilles, cerise) et fruits noirs (mures, cassis) très agréable.
En bouche c’est un peu moins avenant, jolie acidité au départ avec des tanins bien présents mais la fraîcheur du vin fait que l’ensemble est agréable. Finale sur quelques amers assez marqués. C’est très bon mais cela mérite amplement quelques années supplémentaires.- 27 avril 2021 à 21h03
- in reply to: Domaine Stéphane Tissot, Arbois
[quote= »leguitou post=1147357″]CR: Domaine Stéphane Tissot – Arbois – Traminer 2016Vin ouvert au débotté, servi entre 8 et 10 °c dans des verres Zalto Universal.
Nez un peu discret d’agrumes.
Vin assez déroutant de prime abord parce que peu puissant et limite fluet puis la trame citrique se met en place pour un vin conforme à ce qu’on peut attendre d’un savagnin ouillé pur et bien fait.
Ma femme adore, moi je suis plus circonspect, c’est plaisant mais pas renversant, et au regard du prix payé au caveau, 29 €, c’est bien mais trop cher pour moi.Bien.
[/quote]
Comment a été préparée la bouteille Guillaume ? Au débotté ?
Car j’ai bu la même bouteille, il y a de cela quelques semaines, qui était très bonne voire excellente. Le nez comme la bouche avec des arômes d’agrumes, beaucoup de puissance mais portée par une matière importante. Je l’ai ouverte et servie dans la foulée, en 1h tout était parti
- 19 avril 2021 à 13h47
- in reply to: Domaine de la Tournelle, Arbois
CR: Domaine de la Tournelle – Arbois « Ambre de Savagnin » 2017
Une curiosité que j’avais acheté au domaine pour découvrir les vins oranges.
Le nez est fin, complexe,, sur la rose, les agrumes, la peau d’orange.
En bouche c’est un petit peu différent et changeant. Forte acidité qui l’emporte sur la matière en début de bouche ou l’on retrouve difficilement les arômes du nez. Lorsque le vin se met en place en milieu/fin de bouche s’ajoutent les tanins mais également une certaine amertume qui apportent certes de la complexité mais rendent l’ensemble assez peu lisible, d’où le côté « changeant » que j’évoquais plus haut. Le lendemain le vin s’est lissé, arrondi , sucré même et gagne en cohérence mais perd en « pep »s ». Une experience interessante mais pas sûr que je la retente. Bien.- 13 avril 2021 à 16h53
- in reply to: Domaine de la Touraize, Arbois
CR: Domaine de la Touraize – Arbois « Les Voisines » 2017[i] (chardonnay)[/I]
Nez assez charmeur, tourbé voire fumé. Avec l’aération viennent les fruits jaunes. J’aime beaucoup, c’est à la fois subtil et classieux. Il y a un côté (Stéphane) Tissot.
Par contre en bouche un léger perlant, le vin manque clairement de vivacité même si le fruit (pêche) est bien là, il n’y a pas grand chose pour le porter. En terme de complexité, la bouche se termine sur une salinité surprenante, peu souvent rencontré dans un vin…Très bien pour le nez, assez bien pour la bouche. Pas sûr que l’ensemble s’améliore au vieillissement.
- 28 mars 2021 à 14h47
- in reply to: LPV Franche-Comté : Riesling tous azimuts (oui mais non en fait) et Languedoc rouges.
Le secrétaire arrive Arnould, il arrive ! Le temps de retrouver mon mot de passe 😳
Voici donc mes impressions concernant notre dernière dégustation.Vin n°1 : Clemens Busch – Mosel Riesling Trocken 2018
Nez sur la gomme, les agrumes mais aussi l’ananas qui apporte une côté sucré. Joli.
La bouche possède une belle fraîcheur et se caractérise surtout par un profil très tranchant, tendu. Certains ont même trouvé cela « strict », il faut en effet aimer ce style, ce qui est mon cas. Finale courte, citronnée. Cela manque peut-être de complexité et de gourmandise mais j’ai aimé. Bien.Vin n°2 : Domaine Kientzler – Lieu-dit Muhlforst Riesling 2017
Un nez assez discret de prime abord, légèrement citronné, salin et… Du buis ?
La bouche est légèrement pétrolée, avec une complexité sous-jacente qui n’arrive pas encore à voir le jour (trop jeune ?). Ce qui me gêne plus, c’est certainement l’amertume en finale et le côté un peu chaud du vin. Pour avoir regoûté en fin de dégustation, les amers se sont un peu effacés. Profil atypique donc et qui est moyennement à mon goût, cela manque de fruit et de gourmandise. D’ailleurs autour de la table, nous avons brievement évoqué un pirate. Bon.Vin n°3 : Egon Muller – Mosel Scharzhof riesling 2016
Nez très réduit dans un premier temps puis viennent des notes mentholées, citronnées.
Bouche délicate avec quelques sucres résiduels mais l’équilibre est parfait ! Les SR arrivent d’entrée et disparaissent au fur et à mesure pour laisser place au fruits (citron, pêche). Belle concentration et le vin se termine sur une fine acidité qui complexifie le tout. Très bien !Vin N°4 : Dönnhoff – Nahe Tonschiefer riesling Trocken 2015
Nez assez surprenant, sur le pamplemousse mais surtout le buis et fait furieusement penser au sauvignon.
La bouche est perlante, possède une bel équilibre basé sur les amers, impactante. C’est très bien fait, réussi même mais ce n’est pas mon style. Moyen.Vin n°5 : Markus Molitor – Mosel Ürziger Würzgarten Spätlese Riesling 2017
Encore un nez atypique qui sort des sentiers battu du riesling habituel, décidément ! Bourgeon de cassis, buis, un poil d’agrumes.
En bouche on est dans le même style que le vin précédent, à savoir un équilibre essentiellement basé sur l’amertume, l’ensemble me parait tout de même moins complexe que le Dönnhoff. Toujours pas mon style. Moyen.Vin n°6 : Domaine Trimbach – GC Geisberg Riesling 2014
Pas à l’aveugle.
Là il y a moins de surprise, le nez est assez typique du riesling que j’apprécie ; finement pétrolé
, subtil, citronné.
La bouche est dense, concentrée (fruits jaunes mures) avec grande énergie. C’est gras, tendu, équilibré. Finale longue et surprenante sur des notes de café. Peut-être un poil lourd mais il me semble qu’il ne restait plus grande chose à manger avec 😀
Excellent.Vin n°7 : Domaine de La Terrasse d’Elise – Elise 2006
Nez sur les sous-bois, très kirsché, café.
La bouche est dans le même style, un peu fatiguée, pourtant le début de bouche est assez tendu mais le reste est plat et le vin se termine sur une grosse astringence. Un vin qui est passé du côté obscur de la force manifestement. Bof.Vin n°8 : Alain Chabanon – VDP d’Oc – Le merle aux alouettes 2008
Joli nez sur le cuir, le poivron, les pruneaux.
La bouche est vive, fruité les tanins sont présents mais bien incorporés, se dégage une certaine fraîcheur. Seule la finale est peut-être un peu trop chaleureuse. J’ai bien aimé ! Et je pense que cela peut se garder encore quelques années.Vin n°9 : Mas Cal Demoura – Terrasses du Larzac – Les Combariolles 2013
Du fruit, du fruit et encore du fruit. Très beau nez sur la groseille, la fraise avec un sentiment de fraîcheur qui se dégage.
Belle intensité en bouche, et en accord totale avec le nez. Il y a juste un côté vanillé qui ressort et qui me fait dire que cela peut encore se garder et se fondre davantage, les tanins sont bien présents mais assez souples. Très bien !Vin n°10 : Mas Jullien – Terrasses du Larzac – Carlan 2008
Dans un registre plus sérieux que les précédents. Nez sur les herbes de Provence, le thym notamment, l’olive.
Bouche épicée, d’une belle vivacité, mais les tanins sont encore un peu trop présents, accrocheurs. L’ensemble fait encore un peu « fougueux » mais le vin a un potentiel certain. Très bien.Vin n° 11 : Peyre Rose – Clos des Cistes 2004
Pas à l’aveugle pour moi.
Nez sur le tertiaire, mais malgré tout je lui trouve un côté « Reynaud » avec quelques notes d’orange sanguine, fleurs fanées au nez comme en bouche d’ailleurs. Impression de sucres résiduels, mais cela manque tout de même de peps, de corps, finale assez courte. Peut-être aurait-il fallu ouvrir cette bouteille quelques années auparavant… Moyen.Merci de m’avoir lu.
- 7 décembre 2020 à 1h59
- in reply to: Domaine Ganevat, Rotalier
CR: Domaine Ganevat – Côtes du Jura « La Gravière » 2016
Suite aux échanges sur les négoces de Ganevat, je me décide à ouvrir cette bouteille ce soir.
Le nez est fortement réduit d’emblée mais se livre un peu plus au fur et à mesure. Pierre à fusil, citron, ma compagne lui trouve un côté souffré.
La bouche est nerveuse, incisive, sur le jus de citron. Le vin serait presque perlant. Milieu de bouche concentré sur le jus de citron, finale salivante, pleine de fraicheur. C’est bon, voire très bon, seul petit reproche ; le manque de complexité aromatique de l’ensemble.
A l’aveugle, je me demande si je ne serais pas parti du côté de Chablis !
Un peu de cave ne lui ferait certainement pas de mal 😉- 5 décembre 2020 à 19h26
- in reply to: Domaine de la Borde, Pupillin
CR: Domaine de la Borde – Arbois-Pupillin « Naturé Foudre à Canon » 2017
[i]Savagnin ouillé 24 mois en foudres[/I]Nez ouvert où des notes tournées domineront dans un premier temps, puis avec un peu d’aération apparaissent fleurs blanches et agrumes.
La bouche possède une belle concentration (agrumes/citron principalement), le vin est équilibré, frais, porté par une longue trame acide. Finale citronnée avec quelques pointes d’amers légers. Très bien, à attendre sereinement pour gagner en complexité.- 2 décembre 2020 à 18h23
- in reply to: Vos autres passions
J’attendais plutôt Michel là-dessus, tu files un mauvais coton Marc… 🙂
- 2 décembre 2020 à 17h41
- in reply to: Vos autres passions
Je me suis mis aux échecs pendant le 1er confinement, ce n’est pas à proprement parler une passion mais cela devient vite addictif…
- 29 novembre 2020 à 14h39
- in reply to: La bouteille (presque) commune de LPV Bourgogne Franche-Comté
CR: Domaine Kienztler – Riesling « Muhlforst » 2017
Nez élégant, finement pétrolé et citronné.
La bouche est fraîche, concentrée (fruits jaunes) et possède une jolie allonge. Quelques amers en finale. Un vin très classique en somme, manquant peut-être de profondeur comparé aux 2016 goûtés il y a quelques temps. A laisser patienter en cave mais cela reste Bien. Je suis de toute façon rarement déçu par la production de ce domaine.- 28 novembre 2020 à 2h03
- in reply to: Ermitage du Pic Saint-Loup
Christophe,
J’ai bu 3 fois Tour de Pierre et par deux fois la
bouteille avait un pèt’ un peu comme le mentionne 4Fingers. Première expérience avec Saint Agnes concluante mais j’entends ta méfiance 😉- 27 novembre 2020 à 4h39
- in reply to: Domaine Guffens-Heynen
CR: Domaine Guffens-Heynen – Mâcon-Pierreclos « Tri de Chavigne » 2014
Nez très expressif qui prendra de l’ampleur avec l’aération, fleurs blanches d’abord puis citron et un joli grillé.
La bouche est vive et concentrée, l’élevage est encore présent car le tout est assez gras et un poil vanillé mais l’ensemble est parfaitement équilibré, aucune lourdeur et beaucoup de fruits (jaunes). Longue finale pleine de fraîcheur, citronnée. C’est très bon ! Peut se boire dès maintenant mais ma dernière bouteille attendra quelques années je pense 😉