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- 23 décembre 2011 à 17h36
- in reply to: Re: Des techniques en matière de mécanisation agricole
Bientôt ils vont nous sortir un modèle anti-grêle, avec lance missiles intégré…:D
- 15 décembre 2011 à 3h14
- in reply to: Re: Des techniques en matière de mécanisation agricole
Brûler des sarments c’est pas ce qu’il y a de plus malin en effet. On peut trouver autre chose pour se chauffer. En revanche les broyer puis les épandre (ou les broyer sur place si le tracteur peut passer) ça vaut le coup. En particulier au niveau sanitaire contrairement à ce que l’on pourrait croire. Beaucoup ont peur de favoriser certaines maladies mais c’est l’inverse, les rameaux broyés forment un substrat favorable pour des mycéliums sains, qui dominent sur les autres présences fongiques peu souhaitables. Moins de maladies, moins de traitements.
Par contre dans une région pluvieuse, comme le broyat et les mycéliums favorisent la rétention d’eau il est peut-être mieux de s’en passer.- 11 novembre 2011 à 20h23
- in reply to: Un beaujolais par Jean-Pierre COFFE
En citant un bouquin de 1905 je ne crois pas prétendre à un scoop Arnaud. Juste un rappel utile pour souligner que le Gamay n’est pas un « petit cépage » mais de loin le mieux adapté au sol et climat du Beaujolais.
Je tiens à rappeler que les anciens ont planté du Gamay dans le Beaujolais pour cette raison C’est assez évident…- 11 novembre 2011 à 19h41
- in reply to: Un beaujolais par Jean-Pierre COFFE
Bonjour à tous, quelques indications utiles sur la controverse Gamay / Pinot, qui intéressait pas mal de gens. Les phrases suivantes sont tirées d’un livre de 1905 (peu après la fin du monde) auteur P.Pacottet. Je trouve son avis très instructif dans la mesure où à cette époque l’information était plus dépouillée, plus franche.
» Dans le Beaujolais, à sol d’origine granitique […] toujours privé de chaux, le Gamay donne des vins valant le double des vins de Pinot, cultivés côte à côte. En Bourgogne même, au bas des côteaux, il existe des lentilles de terrain argileux appelés chaillots, où le Gamay bat le Pinot. »- 5 novembre 2011 à 2h50
- in reply to: Biodynamie – Croyances – Rationalisme
Agitateur :
[i] »Justement, poses la question à un ancien.
Tu vas beaucoup plus souvent entendre « ‘ je le fais parce qu’on dit que ça marche », que la chose suivante » j’ai expérimenté et j’ai constaté ».[/i]
Tout dépend de ce que tu appelles « ancien », un gars de soixante ans qui en aura eu vingt dans les années soixante-dix, il a vécu en plein « progrès moderne ». Il se basera sur ce qu’il a appris en cours, et ce que les commerciaux lui auront dit. Alors que ses aïeux s’appuyait sur l’expérience, et donc sur l’âge et l’observation.
Maintenant ce n’est pas pour établir la supériorité d’une approche sur l’autre, juste montrer la différence.
Et rappeler que le présent a fait table rase du passé, en jetant au panier quelques trucs utiles ou intéressants.Phi :
[i] »Les anciens avaient tout compris, les jeunes sont des imbéciles… et les vins n’ont jamais été aussi bons.
Etonnant, non ? »[/i]
Réponse un peu semblable, les vins sont meilleurs qu’il y a vingt ans. Mais les vins encore plus vieux ne semblent pas dégeulasses et tiennent le vieillissement sur une ou plusieurs décennies. Donc le bon vin ça n’est pas nouveau.
Dans la vigne pareil, sélection des meilleurs terroirs c’était fait depuis longtemps, réduire le nombre de grappes au pied, trouver le meilleur cépage pour chaque parcelle, idem. La passion et la recherche de qualité ne sont pas l’exclusivité de jouisseurs éclairés des temps modernes. C’est plutôt récent de faire n’importe quoi et d’arracher dans la foulée.« Et les astronomes, qui pour le coup connaissent fort bien la lune et n’apportent aucune caution aux prétendus effets de cette dernière, on en fait quoi ? »
Ce n’est pas trop leur partie, l’effet de la Lune est beaucoup plus proche de la biologie. Le problème vient justement du fait qu’on leur pose la question, et qu’ils doivent bien répondre sans connaître le sujet. Alors avec prudence l’astronome dira que « a priori ce n’est pas possible etc. » et cet avis fera ensuite autorité.- 3 novembre 2011 à 0h28
- in reply to: Biodynamie – Croyances – Rationalisme
Oncle Charly a dit :
« Dans mon village, il y a un « ancien » qui m’affirme qu’autrefois les vignerons taillaient systématiquement en lune descendante, et que la période de lune montante était consacrée à d’autres travaux. Voilà un exemple. »Entendu la même chose d’un vigneron, taille en lune décroissante (montante c’est autre chose, la confusion est courante ainsi que Luc l’a dit, et les anciens ne parlait que du cycle pleine lune – nouvelle lune – quartiers).
Alors s’il vous plaît ne confondez pas ce genre de pratique due à l’expérience avec une superstition, la terre c’est leur travail, pas leur église. Les paysans connaissent leurs champs par cœur, si quelque chose fait la différence ça ne leur échappe pas. C’est un peu moins vrai avec les jeunes, beaucoup plus de savoir, de choses apprises, et donc prédominance du calcul sur l’observation (en parlant bien entendu d’observation non conditionnée par l’apprentissage).
- 31 octobre 2011 à 0h11
- in reply to: Biodynamie – Croyances – Rationalisme
enzo d’aviolo écrivait:
——————————————————-
>
> je ne vois pas ou peu de mystère dans ce domaine,
> sauf celui que souhaite y trouver certains rêveurs
> dont tu dois faire partie Damien, ce qui en soit
> est plutôt positif, bien que très éloigné de la
> réalité.Du mystère il y en a dans tout ce qui nous entoure, dans le vin, la vigne, et en toi aussi.
Qui peut expliquer d’où vient la vigne ? Ou toute autre espèce vivante… Selon le point de vue rationnel : de mutations aléatoires, puis sélection, donc en premier lieu du hasard provoquant mutations. Et cela suffirait à créer des millions de formes de vie toutes plus remarquables les unes que les autres. Remarquez que les mutations ne courent pas les rues, surtout dans le bon sens.
Justifier l’existence de la nature et ses prouesses par une série incalculable de hasards heureux, c’est donner une justification équivalente à un chanceux qui gagnerait au loto tous les jours. Prodigieux.D’autres, qui ne sont pas moins rationnels selon la loi des probabilités, ont le droit de penser que l’explication est insuffisante. Le darwinisme explique l’adaptation des individus mais pas les sauts évolutifs avec création d’une nouvelle espèce. L’humain est incapable de créer quoi que ce soit de vivant, ne serait-ce que la plus primitive des bactéries. En quoi peut-il dire qu’il maîtrise ou connaît les forces de la vie, à part celles fort agréables de sa reproduction ?
Rien ne différencie un agonisant et son cadavre cinq minute après sa mort. Rien sauf une étincelle de vie, indéfinie (bien qu’elle semble électrique par nature). Si l’on comprend à quel point le vivant est en fait énigmatique, on saisit en même temps que des pratiques « magiques » soient capables d’influer sans qu’on puisse en déterminer la raison. A titre d’exemple vinifiable, l’effet positif de l’alcool, pourtant neurotoxique, reste « magique », comme la surprenante adéquation des molécules végétales avec notre corps, et leur influence sur notre état d’esprit. En passant chacun a sûrement remarqué la concordance entre la qualité gustative d’un bon vin et la qualité de la sensation, de la bonne humeur engendrée. Inversement avec un flacon de moindre qualité.
Le problème avec l’inexpliqué vient de l’emploi impératif du conditionnel et des hypothèses. Or si l’on procède par hypothèse, vous avez la facilité de les refuser en opposant que seul le déjà connu, la science livresque, aurait une valeur et un droit de citer.
La capacité créatrice de la nature est indéniable. Je ne parle pas d’un dieu créateur, juste de la vie que nous avons sous les yeux. Les cartésiens à tout crin ont aussi leur dieu, simplement eux l’appellent Hasard, esprit tout puissant dont découlerait la moindre particule et la moindre levure de cet univers.
Voilà pourquoi la rationalité ne nous avance pas beaucoup sur les questions de fond, sur l’essentiel de ce monde. Là-dessus, elle ne nous avance que jusqu’au hasard et au néant originel.Je me fais l’avocat de la partie spirituelle donc pardonnez-moi si je ne dis pas tout le bien que je pense de la connaissance purement scientifique.
- 26 août 2011 à 14h01
- in reply to: Petite question !!
Bonjour Isabelle, entre blanc et rouge la différence provient d’une forte concentration en tannins et pigments notamment les anthocyanes qui procurent au vin sa couleur rouge rubis caractéristique. Le soucis doit provenir de l’un ou l’autre de ces composés. Je parierai plus sur les tannins, et leur astringence. Essaye des vins âgés, avec le temps ces tannins se transforment et leur astringence diminue. Bon, un vin de 10 ou 20 ans d’âge c’est pas donné…mais ça vaut le coût, de temps en temps.
RaymondM écrivait:
[i] »J’ai simplement constaté dans mes amis que de nombreuses épouses ou compagnes ( parmi celles qui boivent du vin ) ne boivent que du vin blanc .
Je ne sais pas pourquoi .
Je pensais que c’était une question de préférence mais peut être y a t il d’autres raisons ? »[/i]Hum oui, l’autre raison c’est le puissant effet aphrodisiaque du vin rouge, auquel les femmes semblent très sensibles. En tête à tête aucun problème, mais dans une soirée elles préfèrent garder les idées claires.
- 26 août 2011 à 13h43
- in reply to: Re: Des méthodes culturales en viticulture
« La chlorophylle ne se trouve bien entendu pas dans la sève mais dans les cellules végétales (dans les chloroplastes pour être précis). »
Exact, une confusion de ma part du fait de la très forte ressemblance avec l’hémoglobine.

Dans la plante pas de transport d’oxygène via la sève, contrairement au sang.« Tu connais des physiciens qui donnent ce type d’explication nébuleuse ? Moi pas. »
Oh si, cette explication très répandue fait même partie de l’enseignement scolaire.
« Par exemple, la chlorophylle absorbe bien la lumière rouge et la lumière bleue, mais elle n’absorbe pas bien la lumière verte ce qui leur donne cette couleur. « maxisciences« Les plantes prennent la lumière bleue car même si elle n’est pas très abondante, elle est très énergétique. Pour obtenir un maximum d’énergie, elles absorbent aussi le rouge. Maintenant que leurs besoins sont couverts, la lumière verte devient inutile, c’est pourquoi les plantes la réfléchissent. Elles n’échappent pas aux lois de la physique, du coup, elles ont la couleur correspondant aux ondes qu’elles n’absorbent pas. « site L’Internaute/Biologie
Mais c’est bizarre avant on trouvait cette interprétation sur beaucoup plus de sites scientifiques. Peut-être qu’ils se rendent compte des problèmes de ce raisonnement.
- 25 août 2011 à 23h36
- in reply to: Re: Des méthodes culturales en viticulture
Luc Javaux écrivait:
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> On va plutôt dire de la chlorophylle… Même s’il
> y a un atome de magnésium dans la molécule de
> chlorophylle.Hum, oui, autant être précis. C’est bien le magnésium qui apporte cette couleur verte : l’hémoglobine et la chlorophylle sont des molécules identiques (porphyrines), sauf pour l’atome central, fer pour le sang, et magnésium pour la sève, avec comme incidence la couleur rouge ou verte du sang et de la sève.
En passant l’explication n’est pas celle des physiciens, pour qui la couleur verte proviendrait du rejet de la fréquence verte, la photosynthèse utilisant le rouge et le bleu, en délaissant le vert. Cette teinte serait donc rejetée à l’extérieur, et ainsi visible. Ils ne disent pas ce qu’il en est pour le jaune par exemple, une fréquence qui elle non plus ne participe pas à la photosynthèse. Que devient-elle ?
Un mur ocre rejette aussi toutes les couleurs sauf une, pourtant il reste ocre, du fait de ses pigments. Idem pour les végétaux, dont la couleur verte provient de leurs pigments, les porphyrines magnésiennes. A vous de choisir la version qui vous paraît la plus logique.;)- 25 août 2011 à 23h04
- in reply to: Vieillissement en mer
« Ben justement, je vois pas en quoi le mouvement serait déterminant. «
Moi non plus, on ne sait pas quels facteurs influent, mais puisque les conditions de température et d’humidité sont au mieux acceptables, et au pire instables, bon qu’est-ce qu’il reste comme différence avec la terre ?
Sinon ne pas confondre les conditions d’un vin en élevage, et celle d’un vin adulte déjà plus stable.« Sur une cuve en été, en plein air mais à l’ombre, avec 30° le jour et 18° le nuit, le vin ne dépasse guère 22°C sans guère bouger sur 24 heures. »
En effet, mais du mois d’août au mois de décembre, une cuve en extérieur passera de 22°C à 10° voir 6°C, il me semble.On ne va pas épiloguer là dessus, en plus ce n’est pas réalisable à grande échelle. A moins de reproduire le tangage avec une structure de stockage apte à un balancement léger (je retire toute responsabilité si quelqu’un fout son armoire par terre).
« Tiens, tu me fais penser qu’il faut que je te réponde sur l’étude en bois de Changins «
A ta guise, le protocole a l’air solide…Tarkan :
« Et quand on sait qu’à cette époque on ne partait que rarement aux Antilles avec autres choses que des êtres humains plein la cale… » Je dois bien dire un mot à ce sujet. Les Bordelais en gardent des traces de culpabilité, pas tous bien sûr mais la plupart des grandes fortunes savent très bien d’où elles tiennent leur prospérité économique (là je ne vais me faire que des amis).
Comme ce roi buvait exclusivement du Bourgogne, il est probable que son vin ne partait pas de Bordeaux, et qu’il était chargé sur des bateaux de « l’état », des navires de guerre ou transport de matériel. Cela ne change rien à la tragédie de l’esclavage, dont Louis XIV fut en partie responsable. Le Code Noir officialisait l’esclavage, en donnant cependant certains droits aux esclaves (droit de porter plainte, interdiction des mauvais traitement, droit à racheter sa liberté, au mariage). Dans le contexte de l’époque, l’intention était louable, une circonstance atténuante. Mais on imagine bien que ce code n’était pas toujours appliqué, et l’esclavage ne change pas de nom pour autant.- 25 août 2011 à 14h27
- in reply to: Vieillissement en mer
Trouvé sur ce site là :
» Vieillissement en bateau :
Des expériences on été réalisées en stockant du vin dans la cale d´un bateau qui naviguait pendant trois mois. Il s´est avéré que les bouteilles ayant pris la mer avaient acquis le bouquet d´un vin de 2 ou 3 ans. Elles ont donc beaucoup plus vieillit que les bouteilles témoins restées à terre. Au cours de ce voyage avec escales, les bouteilles ont subi les mouvements de houle, les variations rapides de pression et de température. »Sur les variations de température je ne pense pas qu’elles soient aussi brutales qu’on pourrait le croire. La cale d’un bateau est tempérée par l’eau qui l’entoure, et l’eau possède une forte inertie thermique (surtout à l’échelle d’un océan…). Bon sur un petit 8 mètres la cale peut devenir une étuve, par contre sur un grand navire (surtout en bois) la température est relativement stable (non je n’ai pas été mis aux fers à fond de cale :D).
Edit : Des côtes françaises jusqu’aux mers tropicales la température évolue, mais de façon très progressive. D’autre part comme on peut recréer sur terre toutes les conditions de température et d’humidité, j’en déduit (avec prudence bien sûr) que le facteur déterminant est probablement la houle, le roulis, le tangage, induisant un lent va-et-vient ( il est possible qu’un cyclone ou une tempête de force 8 soient préjudiciables à cette opération :D).
- 25 août 2011 à 13h59
- in reply to: Re: Des méthodes culturales en viticulture
Sans doute du fait que Hervé Bizeul a su reconnaître l’importance du magnésium… La couleur verte des végétaux provient du magnésium. C’est fou comme cet élément est sous-estimé dans les fertilisations, pourtant le magnésium est indispensable, autant pour la plante que dans le sol. Je ne crois pas trahir un secret, Hervé Bizeul a indiqué ici l’attention particulière qu’il accorde à cet élément fondamental.
Le magnésium seul (dans une eau minérale par ex.) présente une saveur plutôt désagréable, douceâtre, très alcaline, c’est peut-être une des raisons pour lesquelles on le sous-estime. Mais il passe très peu dans le vin, étant concentré dans les feuilles, les pépins, la rafle, aussi aucune appréhension dans les apports aux vignes, cela n’aura qu’une très faible influence sur le taux réel dans le vin. D’ailleurs beaucoup de grands vins se font sur terrain magnésien, les argiles en contiennent souvent un taux plus que correct. Selon une petite expérience le magnésium augmente l’activité des levures fermentaires, mais je ne l’explique pas.- 25 août 2011 à 2h41
- in reply to: Vieillissement en mer
Elgringo :
« puis notre discussion a digressé sur une expérience de vieillissement en cale pendant un an (une sorte de tour du monde ) »Louis XIV ne buvait son vin que « retour des îles », c.a.d un long voyage aller-retour jusqu’aux Antilles.
Est-ce que Louis XIV était grand connaisseur, est-ce qu’il coupait son vin à l’eau…En tout cas il avait le choix des vins. Sur le pourquoi du comment, « l’allongement des molécules« , on peut en rire très facilement. Mais le lent va-et-vient qui remue la bouteille, ne peut-il pas éventuellement favoriser certaines réactions du vin comme l’assemblage des anthocyanes, ou un échange plus intense avec le chêne des tonneaux, et de là un vieillissement accéléré du vin. Simple hypothèse pour expliquer le fait du roi.- 13 août 2011 à 0h50
- in reply to: Re: Des méthodes culturales en viticulture
Oliv :
« Suisse
La recherche viticole publique suisse planche sur des extraits de plantes pour combattre les principaux agresseurs fongiques de la vigne. Séduits, neuf Premiers grands crus de Bordeaux ont décidé d’appuyer ces efforts, gros sous à la clé. Une première. »Il y a peu j’avais fait des recherches là-dessus, pour remplacer le sulfate de cuivre voir ici
En résumé 90 à 100% de résistance au mildiou grâce à des extraits végétaux, rhubarbe, acide tannique et gallique, tirés de certains arbres et du chêne en particulier. Ou l’autre alliance de la vigne et du chêne…Encore une alternative, l’iode, produit courant lien
Les jardiniers-chercheurs utilisent eux du bicarbonate de soude.
Et pourtant les organismes de recherche nous ont toujours dit qu’en bio il n’y avait pas d’autre issue que le cuivre. Et vous connaissez les inconvénients qui en découlent (bien que dans certains cas le cuivre semble « disparaître » au lieu de s’accumuler).
L’acide tannique est prometteur, facile d’accès, biodégradable, avis aux professionnels.Sur le forum :
« Entre janvier 2002 et mai 2003, son équipe a examiné plus de 2000 nouveaux-nés masculins dans une maternité, et étudié chez ces nouveaux-nés masculins l’incidence des malformations génitales. […] Il est apparu parmi ces malformations, un pourcentage tout à ait significatif de nouveaux-nés dont les parents exerçaient une profession en relation avec une pollution environnementale liée à l’utilisation de produits chimiques, de pesticides, d’herbicides, et en particulier les viticulteurs. Maintenant, pourquoi les garçons sont atteints? Parce que ces substances, en l’occurrence les pesticides, sont dotées d’une activité ‘anti-hormone mâle’. »Textes officiels :
« ces xéno-oestrogènes foetaux pouvaient favoriser une cancérogenèse du sein ultérieurement, ce qui pourrait expliquer la multiplication par deux du cancer du sein en quinze ans ; ce que l’OCDE a confirmé dans des travaux publiés même si cela est contesté par certains. »« en 2006 une analyse du sang du cordon ombilical menée par des équipes américaines avait montré que 250 substances chimiques s’y trouvent dès la naissance, même si l’industrie phytosanitaire avait allégué en réponse qu’il ne s’agissait que de traces des dites substances. »
« Quant au distilbène, qui est un médicament xéno-oestrogène et peut être considéré comme un modèle de l’action des pesticides, il peut générer des modifications des gènes jusqu’à vingt ans après son absorption. »
Interdiction de pesticides (ah ben pourquoi si y’avait aucun problème ?) Ici
« Voici quelques unes des molécules toxiques les plus fréquemment détectées dans les vins et leurs effets sur la santé :
– Carbaryl (pesticide) : cancérigène possible et perturbateur endocrinien.
– Carbendazim (fongicide) : suspecté d’être mutagène et perturbateur hormonal.
– Pyriméthanil (fongicide) : cancérigène possible.
– Tébuconazole (fongicide) : suspecté d’être reprotoxique (désigne tout phénomène de toxicité pour la reproduction, en particulier quand elle entraîne la stérilité) et cancérigène.
Dico-du-vinDeux fongicides (le Carbendazim et le Dinocap) seront interdits dès cette année, mais les dernières autorisations pour certains produits aux effets perturbateurs sur le système endocrinien n’expireront pas avant 2018. »
Dans La Recherche :
Des études épidémiologiques ont montré que les agriculteurs exposés à ces substances présentent un risque deux fois plus élevé de souffrir de la maladie de Parkinson. D’autres ont noté que l’incidence * de certains cancers, les lymphomes, est deux à trois fois plus élevée dans cette population particulièreEt nous avons cherché, dans leurs lymphocytes, la fameuse translocation entre les chromosomes 14 et 18. Nous avons trouvé que, chez ces utilisateurs intensifs de pesticides, elle peut toucher jusqu’à une cellule sur mille, soit jusqu’à mille fois plus que dans la population générale !
Témoignage d’un médecin : Là
« Au jardin, l’usage de pesticides par les deux parents donnait un OR de 6.5 pour un
usage plus d’une fois par mois. Un OR de 5.0 a été attribué pour l’usage par le père et un OR de 9.0
pour l’usage par la mère. »
Détails iciUn OR si j’ai bien compris c’est la fréquence d’apparition d’une maladie par rapport à la normale (OR de 6 : 6 fois plus de cas lors d’utilisation de pesticides domestiques).
Etude sur QI
» Les chercheurs ont constaté que chaque décuplement de mesures d’organophosphorés détectées pendant la grossesse d’une mère correspondait à une baisse de 5,5 point dans le QI global dans les 7 ans. Les enfants dans l’étude avec les plus hauts niveaux d’exposition aux pesticides prénatale a marqué sept points de moins sur une mesure normalisée de l’intelligence par rapport aux enfants qui avaient les plus faibles niveaux d’exposition. »Il n’y a pas que les résidus dans le vin et les fruits, l’atmosphère et l’eau sont contaminés aussi. Alors quand vous tenez un discours du genre « Non non les pesticides aucun danger, pensez-vous, y’a que les écolos pour croire un truc pareil. Voyons les firmes de phytosanitaires œuvrent pour le bien être commun avec l’aide de gentils chercheurs désintéressés » et bien vous êtes à côté de la plaque.
Luc,
Tu pourrais nous dire où sont les « sornettes » ou les « conneries ». Qu’est-ce qui autorise à rejeter sans aucune argumentation ? D’être à ce point cassant, insultant, et arbitraire ? C’est tellement peu justifié que ça ne me fait ni chaud ni froid.Je présente des faits, mon argumentation repose là-dessus.
Luc Javaux écrivait:
——————————————————-
> [i]Voyons Pierre, tout le monde sait pourtant bien
> que pour lutter contre une infection grave due à
> des germes multi-résistants, une cuillère à soupe
> de miel par jour permet de régler le problème.[/i]Le miel j’en ai parlé comme antiseptique, de plus un excellent cicatrisant [u]voir ici[/u]
[i]> Ce n’est que le complot ourdi par le lobby
> pharmaceutique qui empêche cette solution simple,
> à la portée de tous et efficace depuis des
> millénaires de s’imposer chez les médecins
> aveuglés par des croyances infondées.[/i]
[i]>
> Luc[/i]Oui on se demande bien pourquoi des solutions efficaces et simples ne sont pas mises en œuvre.
« Les chercheurs ont testé, pendant neuf mois, l’effet des huiles essentielles sur les bactéries à la source des infections nosocomiales à l’unité des grands brûlés de l’Hôpital de Wythenshawe, en Angleterre1. Dans les deux chambres où un vaporisateur d’huile a été installé, ils ont noté une diminution de 90 % des bactéries dans l’air et une réduction du nombre d’infections.
De plus, aucun cas d’infection au staphylocoque doré résistant à la méthicilline (SDRM) n’a été rapporté. Par la suite, plus le niveau d’huiles essentielles vaporisées dans l’air diminuait, plus le nombre de bactéries augmentait, indiquent les chercheurs » IciPour l’élevage, milieu très propice aux multirésistances :
« Les résultats des essais in vitro indiquent que bon nombre de ces huiles essentielles détruisent les « mauvaises » bactéries qui se trouvent dans le tractus intestinal sans s’attaquer aux bactéries bénéfiques comme lactobacilli et bifidobacteria. » LienMême chose pour les traitements phyto, les produits d’origine naturelle neem et roténone, dédaignés ou critiqués malgré leur avantages et leur efficacité. On dirait que ce mépris du naturel découle d’une vision moderne où la nature est mal faite, inférieure aux créations humaines. Les végétaux sont des laboratoires ultra-sophistiqués qui n’ont rien à envier aux labos humains.
Bébert écrivait :
« Les gens dans les laboratoires d’ailleurs ne sont pas du tout à l’abri de cette perception corrompue de la science, car comme elle leur donne une aura de grand prêtre illuminé par la grâce de la vérité, beaucoup en sont même les premières victimes consentantes. »
Bonsoir Mathieu, si quelqu’un écrit ça il doit être assez objectif dans son approche de la science.
L’abus provient surtout des diktats imposés à notre perception du monde par des gens qui se proclament rationnels. La rationalité a des limites, celles de nos connaissances. En essayant de faire rentrer l’ensemble du vivant dans les limites de la raison, c’est clair qu’on laisse dehors une foultitude d’éléments inconnus. Leur négation est une facilité, au moins tout rentre dans les cases. Dans quel tiroir peut-on ranger la compatibilité des molécules végétales avec notre corps et notre esprit, ou le fait qu’une plante qui vient de l’autre bout du monde puisse nous soigner. Dans ce cadre dire que la nature est un tout ne semble pas abusif. Donner la priorité aux molécules naturelles pour soigner la vie, la santé des cultures ou de l’humain, repose sur cette logique.Le danger des pesticides artificiels n’est pas tant leur degré toxique, mais surtout que le corps (ou la nature) ne les reconnaît pas. Les cellules ne savent pas quoi faire de cette molécule inconnue, d’où quelques effets secondaires plus ou moins conséquents. Un désherbant inventée par la chimie sera aussi dangereux, bien qu’il ne cible pas la vie animale. D’expérience, je l’ai vu pour un gars qui désherbait en tongs, quelques années plus tard cancers de partout aux orteils, amputation bien sûr. Le gars aurait du être prudent mais ça démontre bien le principe.
- 2 juillet 2011 à 22h23
- in reply to: C’était mieux avant …
A.F citait :
[i] »Traitement du goût de moisi
Substances absorbantes
En Espagne, on m’a raconté qu’un vieil usage consistait à jeter dans la cuve ou le foudre trois ou quatre morceaux de pain bien frais, d’une ou deux livres chacun. Au bout de deux jours, on retire ces pains qui sentent affreusement le moisi comme s’ils l’avaient absorbé tout en entier.
Nous ne répondons pas de l’efficacité de ce système. Il nous semble plutôt que ce pain trempé, flottant à la surface, constitue un terrain de culture parfait pour les germes de moisissure qui sont noyés dans le vin et qui se développent bien plus facilement au contact de l’air. En deux jours ils ont formé sur le pain tout un réseau de filaments « [/i]Peut-être à mettre en rapport avec ça : « L’ alcool naturel ( alcool amylique actif ) est la forme lévogyre […] c’ est ainsi que penicillum glaucum , la moisissure du pain, sécrète une enzyme capable de détruire la forme lévogyre de l’ alcool racémique. » (aucune controverse chirale de ma part)Lien (déjà indiqué)
vetshow, je n’ai pas répondu pour cause d’emploi du temps chargé (2 déménagements et ce forum où les interventions fusent tous les 1/4 d’h), la réponse à ta question était de plus assez évidente « Quitte à rester hors débat, de quel type de plante médicinale parlez-vous? Quelle efficacité thérapeutique évoquez-vous? « La pharmacopée se fonde avant tout sur les plantes médicinales, pas besoin de preuves à ce sujet. Par contre une question reste posée, d’où proviennent ces facultés médicinales, capables de soigner leurs prédateurs…
« Puisque vous parlez de ces plantes en parallèle avec les souches de bactéries multirésistantes, j’imagine, peut-être à tort, que vous parlez donc de plantes médicinales dont l’efficacité n’aurait jamais faibli contre les dites bactéries. »
95% des plantes arômatiques sont dans le même temps antibactériennes et/ou antiseptiques (cf huiles essentielles, aujourd’hui souvent de mauvaise qualité j’y reviendrais). Le fait essentiel est de voir que leur emploi millénaire n’ a pas entraîné de résistance, on soigne toujours avec les extraits de ces plantes. Alors qu’un insecticide par exemple est efficace sur quatre ou cinq ans, puis les bestioles visées s’adaptent par mutation.« Pourriez-vous expliciter clairement quelles sont les plantes médicinales qui auraient une efficacité inchangée sur ces fameuses souches multirésistantes ? » Là une confusion, puisque face aux extraits de plantes il n’y a pas de multirésistance. D’après ce que j’ai entendu et lu les huiles essentielles reviendraient sur le devant de la scène face à ces bactéries résistantes aux produits classiques, de même que le miel, tout bêtement, aux propriétés antiseptiques.
Autre aspect de ces végétaux particuliers qui ne cadre pas avec notre cartésianisme, plus vous donnerez d’engrais à une plante médicinale, et moins elle sera concentrée en composés actifs. Ces laboratoires naturels ne carburent pas aux nutriments, d’autres forces environnantes mal explorées entrent en jeu.
Il est utile de préciser qu’aujourd’hui beaucoup d’huiles essentielles ont une qualité déplorable, car leur préparation consomme de grands volumes de plantes arômatiques, aussi les firmes (bio souvent, je suis objectif) ne se gênent pas pour fertiliser à l’excès, irriguer en continu, avec en résultat une diminution de leur pouvoir médicinal (pas mal d’études suisses là-dessus, la Suisse étant l’un des pays les plus pointus et lucides en ce domaine).Edit : précisions