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- 4 mars 2025 à 21h23
- in reply to: Bien choisir ses verres de dégustation
[quote= »RemiL post=1247918 userid=13861″]bonjour à tous, et désolé si la réponse à ma question se trouve quelque part dans les 119 pages (!) de ce sujet, je n’ai remonté que les 5 dernières…
Auriez vous des recommandations ? Soit de verres plus petit donc, soit de modèles haut de gamme particulièrement robustes ? Est-ce que ça existe ?
Merci!
[/quote]
On n’en parle pas beaucoup sur le forum mais les Gabriel Glass sont de très bons verres polyvalents : ils existent dans deux versions une haut de gamme et une moins chère, soufflée bouche et machine. Ce sont ceux qui se rapprochent le plus des « Tilda » de Willingen qui, de mon point de vue, sont les meilleurs verres que je connaisse.- 1 mars 2025 à 23h48
- in reply to: Bien choisir ses verres de dégustation
une info supplémentaire sur le Zalto universel : je l’ai trouvé très performant sur un vin effervescent.
Quand je regarde les prix en France, je trouve ce verre autour de 48 euros.
Payé à l’unité 27 en Autriche …
Pourquoi ?
- 27 février 2025 à 23h10
- in reply to: Bien choisir ses verres de dégustation
petit test comparatif de deux verres que je trouve assez réussis tant esthétiquement que techniquement.
Très peu de différence au nez alors que les formes sont radicalement différentes : plus d’intensité sur le Riedel, mais c’est juste parce que l’on compare.
Au niveau du confort, Zalto est devant, plus léger et plus facile à manier sur l’aération du vin par rotation, le centre de gravité étant plus bas, moins de balourd.Au niveau esthétique, je préfère le Riedel.
De façon générale, je trouve les deux verres un poil trop grands sur un riesling jeune. Le résultat est meilleur sur un riesling un peu plus âgé et là, le Riedel est meilleur car plus nuancé quand le Zalto envoie des terpènes plus marqués qui masquent un peu.
- 27 février 2025 à 23h02
- in reply to: Quand le bonheur surgit à Surgères (jour 1)
Sacré éclectisme et choix de connaisseurs passionnés : et je ne dis pas ça parce qu’il y avait du Slovène !
Il y a bien un fil conducteur dans toutes ces bouteilles, une démarche : des expressions de terroirs.Daniel avec qui j’ai la chance d’échanger un peu est un type épatant de gentillesse et de courtoisie : la vraie courtoisie, sincère et attentive.
- 26 février 2025 à 11h20
- in reply to: Des maladies de la vigne
c’est certain que le mode de taille a un impact important. Les tailles trop près de la naissance du sarment sont un facteur important du blocage du flux de sève.
Le poids des traditions est vraiment important ; quand je vois qu’on ne taille pas de la même façon le guyot à Ptuj et à Jeruzalem, 25 km, il y a de quoi se poser des questions. Et qu’ils soient de Ptuj ou de Jeruzalem, les locaux qui voient ma façon de tailler rigolent poliment. … mais me disent que je ne sais pas tailler.Mais il ne faudrait peut être pas réduire l’esca à un problème de taille car c’est une maladie du bois.
Ce qui marche bien et qui limite la casse, plutôt que d’arracher c’est de très tôt, tant que le porte greffe est sain, c’est le greffage directement sur ce dernier. On garde le système racinaire et la production n’est impactée qu’un an ou deux.
Ah ! C’est le gars qui disait qu’il n’avait pas besoin de lpv pour vendre ses vins.
c’est dommage on aurait pu lui donner un coup de pouce: 90 euros la bouteille c’est cadeau !
- 22 février 2025 à 22h44
- in reply to: Vins slovènes
CR: Cigoj – Klarnica 2023 – Vipava
cépage de la vallée de la Vipava
KLARNICA – dénommé d’après une certaine madame Klara. Ce cépage est répandue dans la basse vallée de Vipava où on ne peut trouver que de rares producteurs. Élevé en fûts d’acacia, il obtient un parfum de miel et de fleurs d’acacia. (source : https://www.fama.eu/vina/Sorte/rare_white.htm)
Cépage rare et c’est un bonheur. Ce producteur situé dans le village de Crnice, dans la vallée de la Vipava est une adresse incontournable pour la viande porc Mangalica. C’est aussi un hôtel restaurant où on mange très bien (Arkade) : bref, le très bon plan quand on rentre en Slovénie depuis l’Italie.
Plusieurs cuvées de vin, dont des cépages locaux comme le Zelen mais surtout cette Klarnica qui retient l’attention.
Robe dorée jeune avec de la densité.Nez complexe alliant notes florales (acacia), et sensation minérale, légèrement fumé.Le vin en bouche est complet, avec une belle densité, de la gourmandise dès l’attaque contrebalancée par une fine perle qui apporte de la fraîcheur. L’évolution est dans la consistance, avec de la mâche sur ces sensations minérales bien présentes, une pointe citronnée et des amers fins et une fraîcheur qui porte le vin, très loin.
J’ai toujours aimé la Klarnica de Cigoj, mais sur ce millésime 2023, je ne l’aime pas, je l’adore. D’abord parce que de façon intrinsèque c’est très bon mais aussi parce que ça ressemble à ce que ça doit. Ce vin est vendu moins de 9 euros par bouteille. Quand je vois que certains vignerons bourguignons font des relances pour vendre leurs Meursault 2022 à 90 euros, je mesure ce que le mot injustice signifie.
.- 21 février 2025 à 10h52
- in reply to: Et avec l’osso buco?…
Agnès, Villa Gresti est un vin dont on ne parle pas assez, occulté par la grande cuvée de San Leonardo. Jamais un second vin, mais une cuvée à part entière qui peut atteindre des sommets : très merlot, dans la finesse.
2015 a été un millésime très réussi.- 19 février 2025 à 17h39
- in reply to: Domaine Sylvain Pataille, Marsannay
CR: Domaine Sylvain Pataille, Marsannay 2022
Robe assez sombre, jeune, sans densité excessive.
Importante réduction à l’ouverture qui se dissipe avec l’aération mais qui marque le vin tout de même tout au long de la dégustation sur plusieurs jours ; c’est léger, mais c’est présent. L’avantage c’est que le vin tient sans problème trois jours ouvert sans s’abîmer. Sur l’aromatique proprement dite, le vin rappelle à la fois certains Spätburgunders comme les vins de facture Reynesques : fraise écrasée, orange sanguine. En bouche, on est frappé par un gaz tenace (disparu le jour 3). Il y a de belles saveurs conformes à l’aromatique, de la gourmandise, un élevage intégré qui donne une petite touche élégante, une belle fraîcheur, une fin de bouche assez longue, bien sèche.
C’est bon, voire très bon dans un style que je ne soupçonnais pas mais auquel j’ai adhéré sur cette bouteille. Je me suis demandé sans d’ailleurs répondre à la question si c’était plus process que terroir ; mais ça, c’est la démarche un peu intellectuelle : sur la démarche plaisir, ça fonctionne.- 16 février 2025 à 1h26
- in reply to: Domaine Bott, Ampuis
CR: Bott Graeme & Julie – Crozes Hermitage 2022
syrah 100 %
robe très sombre, quasiment opaque, violacée / sanguine.
Un peu discret à l’ouverture, le vin s’exprime assez vite avec de l’aération : c’est complexe, élégant, fruit noir, épice et touche florale : très fin.
En bouche, le vin se montre soyeux avec une belle matière très lisse, sans apérité, charnu. Les saveurs se font presque gourmandes. L’acidité semble basse et les tanins très enrobés, polis ce qui pour une syrah juvénile est très étonnant. L’élevage est très bien intégré.
C’est très bon en dégustation pure, jamais fatiguant, sapide et sans lourdeur. Etonnant d’ailleurs de faire un Crozes en 2022 qui titre 12?5 et qui semble bien mûr.
A table, ce vin a un peu les défauts de ses qualités : un peu de relief ne nuirait pas à certains accords : acidité et tanins seraient quand même les bienvenus.
Bien + / TB en fonction du contexte en langage LPVien.- 7 février 2025 à 18h04
- in reply to: Maison Bonnard et Fils
CR: Maison Bonnard – Romananche Pinot noir – Bugey 2022
deuxième expérience avec ce vin toujours très plaisant. Je me suis demandé si à l’aveugle je ne serais pas parti sur une syrah tant les notes fumées sont présentes, avec toujours cette note florale.
Il y a une très jolie matière, dense, pulpeuse à l’attaque, toujours ces petits tanins serrés ensuite, et ce côté très savoureux de ce vin tout en complexité. Si on chipote, on peut peut être reprocher une acidité un poil basse (millésime, terroir ?) qui enlève peut être un peu de longueur Mais c’est quand même très bon- 4 février 2025 à 12h50
- in reply to: J’ai testé pour vous …
Olivier,
il est certain que sur 2022, c’est encore plus compliqué de faire mauvais. Et même sur des grands terroirs, certains millésimes (j’entends par là, conditions climatiques de l’année) interdisent d’espérer grand.
Dans le cadre de ma « recherche », je commence à comprendre que plus que tout autre cépage, le pinot noir, pour être ne serait-ce que bon, nécessite un terroir adapté, propice. Ces terroirs sont rares, mais la Bourgogne cumule les critères qualitatifs. Sur certains terroirs, cette « propicité » est exacerbée, voire à son paroxysme.
Pas la peine d’aller cherche midi à quatorze heures : des terroirs qui vont permettre au cépage d’avoir de la complexité, de la profondeur, de la longueur, un équilibre à maturité, et permettre une capacité de bonification avec le temps que seuls les grands terroirs peuvent donner au plus haut point (bien entendu avec l’aide du millésime).
Plus ou moins et c’est cette variabilité que je mets derrière ce néologisme de « propicité ».
Donc pour résumer, c’est compliqué de faire mauvais en Bourgogne, surtout avec les outils dont disposent le producteurs aujourd’hui, ce qui rend assez inacceptable les merdes vendues sous des noms ronflants, en des lieux qui ne devraient produire que du bon. La question du prix se pose alors différemment, mais n’en est pas moins scandaleuse.- 4 février 2025 à 11h15
- in reply to: J’ai testé pour vous …
caustique en tout cas
Je pense que sur les terroirs bourguignons, tellement propices au pinot noir, faire de la merde est compliqué : preuve en est que ce genre de production peut être honnête à défaut d’être subtile.
Quand je vois toute la mystique qui entoure la production de terroirs sans doute mieux lotis que ceux des Hautes Côtes qui sont loin d’être le nec plus ultra, et quand je constate parfois les résultats, je me dis que le scandale n’est peut être pas que dans les tarifs exorbitants.
Plus j’avance dans cette connaissance du vin mais aussi dans la pratique et plus je suis conforté dans cette idée du terroir avant tout, dans cette idée de « propicité » plus ou moins importante d’un lieu à donner de bons, très bons ou grands vins. On ne va pas refaire le débat terroir / homme : parce que ma réponse sera simple et risque d’être abrupte.
Et quand donc on sort une merde indigne sur un grand terroir qui plus est dans un grand millésime, le foutage de gueule n’est pas que dans le prix.
C’est plus clair Michel ?- 4 février 2025 à 1h23
- in reply to: J’ai testé pour vous …
Michel, je pense que tu fais exprès de ne pas comprendre le sens du message.
- 4 février 2025 à 0h32
- in reply to: J’ai testé pour vous …
voilà, tout juste : je n’avais pas fait le lien
mais le négociant en question, c’est Morin père et fils- 20 janvier 2025 à 23h01
- in reply to: Domaine Jacqueline Père et fille
CR: Domaine Jacqueline Père et fille – Sous les Roches 2023
la robe est légère, celle d’un pinot noir comme j’aime.
à l’ouverture, ça pète de fruit, un peu à la façon d’un Beaujolais primeur. Pas trop mon truc, même si le vin se boit sans déplaisir. Cette aspect carbo met du temps à évoluer et le côté Malabar me fatigue vite. Je laisse même si le vin en bouche est sympa, mais ce n’est pas le côté « sympa » ou « rigolo » que je recherche dans le vin en général.
J’ai regoûté plusieurs fois, la bouteille s’est vidée doucement. Au jour 3, ça devient intéressant avec un vin nullement oxydé mais évoquant les épices, la ronce. J’aime mieux. La fin de la bouteille est encore mieux sur des notes fumées lardées presque rhodaniennes. Ceci dit, géographiquement, ce n’est pas une gageure.
Au finale que dire ? Je n’en sais trop rien.- 20 janvier 2025 à 22h43
- in reply to: Les fils de Claudius Barlet, Jongieux
CR: Les fils de Claudius Barlet – Roussette de Savoie Marestel 2023
plus de 24 heures d’aération et le vin se trouve bien mieux. Il n’y a plus cette note de SO2 piquant.
On commence à ressentir l’identité de ce vin plutôt dans un équilibre bien vif. Il n’y a pas une grosse matière, mais le vin est élégant, droit avec une belle finale au sensations minérales.
Au final, c’est bien, voir bien + en langage LPVien.- 19 janvier 2025 à 15h41
- in reply to: Les fils de Claudius Barlet, Jongieux
CR: Les fils de Claudius Barlet – Roussette de Savoie Marestel 2023
à l’ouverture, c’est bridé avec sans doute pas mal de S02 non combiné. Il semble qu’il y ait un bon équilibre assez tonique.
Assez long sur des sensations minérales.
Mais le SO2 est vraiment présent à la dégustation et gâche le plaisir.
On va laisser quelques jours … ce ne sera pas de trop. Vu la quantité, ça ne va pas s’oxyder.
à suivre- 17 janvier 2025 à 13h04
- in reply to: Šuklje – Bela Krajina – Slovénie
Très heureux de te lire sur ce vin Jean Paul : il était évident qu’il y avait de très belles promesses et en effet, il semble qu’elles soient tenues. On a reproché à ce vin parfois sa fougue de prime jeunesse, son aromatique ouverte et dispendieuse. On voit aujourd’hui qu’il y a toutes les caractéristiques d’un excellent vin et à mon avis, un peu plus.
- 15 janvier 2025 à 1h01
- in reply to: Château La Voulte-Gasparets
CR: Château La Voulte-Gasparets – Cuvée Romain Pauc – Corbières Boutenac 2011
Mon ressenti est très proche du commentaire précédent.
Je suis moi aussi frappé par la qualité du bouchon à peine imbibé (1 mm).
La robe est quasi noire au reflets sanguin, je ne la trouve pas brunie, c’est assez étonnant. Je ne trouve pas la fraise, mais mon interprétation est plus animale, un peu ventre de lièvre à l’ouverture qui vire fort heureusement vers la tapenade.
En bouche, il y a du volume, du soyeux, de la sève, pour moi des tanins fondus, une bonne vigueur, des amers en finale, à la limite du trop mais ça reste acceptable. C’est un vin puissant, voire très puissant qui doit être servi bien rafraîchi et qui semble avoir encore du temps devant lui, mais sans que je sache si ça amènera un plus.
C’est peut-être la carbo qui me fait penser aux vins de Borie de Maurel, le bois en moins, en tout cas il y a quelque chose en commun, dans la texture, le volume. (la cuvée Romain Pauc est élevée en barrique dont 20 % de neuf, mais là c’est absorbé totalement).
J’étais curieux de revisiter un classique du Languedoc, un vin iconique pour les gens de ma génération et comme Allobroge, je constate que mes goûts me portent vers d’autres vins aujourd’hui, mais c’est quand même une belle bouteille.