Jean-David Curchod

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  • Jean-David Curchod
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    Je rejoins LEGOFFE, pour moi c’est le Mas Saint Louis qui se rapproche le plus de Rayas.

    C’est Bettane qui avait sacré ce domaine « Révélation de l’année » dans son Guide 2015 qui avait déjà fait le rapprochement avec Rayas.

    Je descends chaque année dans la vallée du Rhône, et après ma visite au Château Rayas, je ne manque pas de m’arrêter au Mas Saint Louis. Les 3 cuvées se démarquent par leur finesse, leur fraîcheur et développent des arômes de fraise, de rose et d’épices qui me rappellent les vins d’Emmanuel Raynaud. Comme ceux-ci, on peut aisément les confondre avec des bourgognes d’une année solaire. La grande différence avec Rayas est que les vins du Mas Saint Louis peuvent se boire assez rapidement, tout en offrant jeune une grande complexité aromatique. Attention cependant de bien déguster avant d’acheter car les vins peuvent se montrer irréguliers. Même si les prix ont quasiment doublé depuis 2015, les tarifs restent raisonnables, entre 25 et 44 euro TTC (millésime 2015). Des vieux millésimes sont en vente, mais je ne me risquerais pas trop. Inutile de prendre rendez-vous, le caveau est ouvert en semaine aux heures de bureau.

    Jean-David Curchod
    Participant

    Cher Louis,

    Je fais partie depuis peu des adeptes du domaine. Si les fixin et côtes-de-nuits village 2010 m’ont laissés sur ma faim (un peu maigres et végétaux) toute la gamme des gevrey dans le même millésime a été une révélation. C’est charnu, gourmand, puissant et racé. Malgré le luxe de l’élevage, c’est le terroir qui parle, avec le côté animal et terrien de gevrey qui ressort vraiment bien. On a rarement les deux à la fois ! En plus ce sont des vins d’une grande complexité, avec beaucoup d’allonge. C’est grand. Cela me rappelle un peu Geantet-Pansiot en plus racé ou Denis Mortet en moins boisé. C’est pas aérien comme Mugnier, c’est plus terrien. Proche de Méo-Camuzet peut-être. Les comparaisons sont un peu à l’emporte-pièce, je sais, mais voilà où je me suis situé en goûtant ses 2010.

    Jean-David Curchod
    Participant

    [quote= »GBZ » post=980474]même infanticide. J’ai ouvert une CR: Servoisine 2015 hier. Fruit splendide, boisé bien intégré. J’ai été néanmoins déçu par le caractère assez ouvert à ce stade (je ne l’ai carafé que 2 heures), vu le millésime j’attendais mieux en retenue et en intensité. J’ai le souvenir des 2005 et 2009 et ça ne le fait pas à mon sens. Quand ca se refermera, cela peut évoluer mais je suis sceptique ayant des souvenirs plus marquants d’ouverture prématurée de Servoisine dans des millésimes poutant de moindre notoriété.

    J’ai eu la même déception, et même pire, le dimanche d’avant, en ouvrant un CR: Givry de base « pied de chaume » 2015. Complètement ouvert, un vin charmeur, point. Le style du domaine évolue de facon évidente pour faire des vins plus immédiats même si la qualité des raisins est toujours remarquable. 2014 avait déjà constitué une alerte par le caractère très ouvert des vins mais cela pouvait s’expliquer par les problèmes qu’on eus les vignerons de cette région avec un insecte qui les a obligé à trier quasiment grain par grain (si j’ai bien compris). Pour 2015 il n’y a rien de tout cela, pour une année top, c’est un peu court.[/quote]

    Je me retrouve entièrement dans cette impression. J’ai bu dernièrement Servoisine 2015 et c’était rond, très charmeur mais je pensais trouver plus de densité. Bu hier Clos Salomon 2015 qui m’a produit exactement le même effet. Je reporte mes espoirs de tâter le grand millésime sur les givry de F. Lumpp. Et si là rien, je retourne en Beaujolais où 2015 parle de lui dans toutes les grandes cuvées.

    Jean-David Curchod
    Participant

    J’ai pu goûter quelques crus de 2015 cet été et je crains que certaines cuvées manquent d’acidité. Parmi celles qui ont su préserver de la fraîcheur, de superbes bouteilles sont en devenir, par exemple le morgon Corcelette VV de chez Daniel Bouland. Un vin riche et concentré comme on en trouve en Rhône sud, qui affiche 14,5 % mais à l’équilibre sans faille ! Le simple morgon du Château de Pizay, un concentré de fruits noirs, a su lui aussi garder une pointe de fraîcheur et une grande buvabilité, à condition de le boire frais. Les différentes cuvées (brouilly, fleurie classique, fleurie cuvée tardive) dégustées au domaine du Clos de la Roilette à Fleurie m’ont parues en revanche un peu moins fraîches que les deux autres bouteilles précitées. Le beaujolais Coeur de Vendanges du Domaine du Vissoux m’a paru de même un peu limite avec l’acidité.

    Contrairement à ce que j’ai pu lire et entendre ici ou là, j’ai l’impression que 2009 a donné des vins plus frais un peu partout que 2015 où l’amateur devra se montrer prudent, même auprès des domaines qu’il affectionne. Ce n’est qu’une impression pour des vins mis récemment en bouteilles, peut-être que quelques cuvées vont retrouver un meilleur équilibre dans quelques mois.

    Cordialement,

    Jean-David

    Jean-David Curchod
    Participant

    [quote=lugdunum]
    >>>>Par exemple 2005 (qui est proche de 2015) ne se boit toujours pas – sur 2005 : bu 4 cuvées différentes de 4 producteurs ce WE et on a toujours une finale tannique et un peu asséchante –
    [/quote]

    Si 2015 est proche en qualité à 2005, je casserai ma tire-lire car cela fait 10 ans que j’attends un nouveau grand millésime en Bourgogne rouge. 1999, 2002, 2010 sont très très bons mais 2005 me paraît plus marquant, véritablement hors normes.

    Certains 2005 se sont bien ouverts depuis deux-trois ans et quand c’est réussi, je trouve que c’est vraiment somptueux : des vins denses et riches certes, mais parfaitement équilibrés (contrairement à beaucoup de 2009 trop souples à mon goût). Bien sûr certaines bouteilles resteront bloquées ou présenteront des tanins secs, mais le 80 % de ce que j’ai bu jusqu’ici (surtout des villages et des 1er crus du bas de tableau) montrait vraiment un millésime d’exception. Il va de soi qu’il faut être prudent avant d’ouvrir les meilleurs 1er crus et grands crus, tout comme les meilleurs bordeaux du même millésime d’ailleurs.

    Jean-David

    Jean-David Curchod
    Participant

    [quote=lugdunum]
    >>>>Par exemple 2005 (qui est proche de 2015) ne se boit toujours pas – sur 2005 : bu 4 cuvées différentes de 4 producteurs ce WE et on a toujours une finale tannique et un peu asséchante –
    [/quote]

    Si 2015 est proche en qualité à 2005, je casserai ma tire-lire car cela fait 10 ans que j’attends un nouveau grand millésime en Bourgogne rouge. 1999, 2002, 2010 sont très très bons mais 2005 me paraît plus marquant, véritablement hors normes.

    Certains 2005 se sont bien ouverts depuis deux-trois ans et quand c’est réussi, je trouve que c’est vraiment somptueux : des vins denses et riches certes, mais parfaitement équilibrés (contrairement à beaucoup de 2009 trop souples à mon goût). Bien sûr certaines bouteilles resteront bloquées ou présenteront des tanins secs, mais le 80 % de ce que j’ai bu jusqu’ici (surtout des villages et des 1er crus du bas de tableau) montrait vraiment un millésime d’exception. Il va de soi qu’il faut être prudent avant d’ouvrir les meilleurs 1er crus et grands crus, tout comme les meilleurs bordeaux du même millésime d’ailleurs.

    Jean-David

    Jean-David Curchod
    Participant

    CR: Domaine Mas Saint-Louis 2011 vs 2012
    J’ai visité le domaine fin août 2014 (intrigué je l’avoue par le statut de Révélation de l’année dans le BD) et n’ai pas été convaincu par les 2011 pourtant encensés par Bettane. Mais les 2012 ont bien été une révélation, surtout la cuvée des Contrebandiers : des arômes de fruits rouges, de fleurs, d’épices et d’herbes aromatiques explosaient du verre (donnant un air de côte-rôtie au bouquet). La bouche combinait fraîcheur, finesse et tanins soyeux (et là je partais en Bourgogne…). Que demander de plus pour moins de 20 euro ? En plus de la cuvée de base et de la cuvée réserve (au boisé pas encore digéré) j’ai surtout acheté en quantité des Arpents des Contrebandiers. Les 4 ou 5 que j’ai ouvertes ont été en tous points indentiques à ma première dégustation, sans se refermer mais sans évoluer non plus. J’espace dorénavant mes dégustations car le vin ne m’offre plus de surprise…Nul besoin par ailleurs de l’ouvrir en avance, son intensité et sa complexité aromatique jaillissent immédiatement. C’est ma seule interrogation : comment ce vin va-t-il évoluer ? J’ai chaque fois l’impression que je bois ce vin à son apogée et j’ai de la peine à y imaginer ce qu’il va gagner avec le temps. À suivre, donc…

    Jean-David Curchod
    Participant

    CR: Domaine Mas Saint-Louis 2011 vs 2012
    J’ai visité le domaine fin août 2014 (intrigué je l’avoue par le statut de Révélation de l’année dans le BD) et n’ai pas été convaincu par les 2011 pourtant encensés par Bettane. Mais les 2012 ont bien été une révélation, surtout la cuvée des Contrebandiers : des arômes de fruits rouges, de fleurs, d’épices et d’herbes aromatiques explosaient du verre (donnant un air de côte-rôtie au bouquet). La bouche combinait fraîcheur, finesse et tanins soyeux (et là je partais en Bourgogne…). Que demander de plus pour moins de 20 euro ? En plus de la cuvée de base et de la cuvée réserve (au boisé pas encore digéré) j’ai surtout acheté en quantité des Arpents des Contrebandiers. Les 4 ou 5 que j’ai ouvertes ont été en tous points indentiques à ma première dégustation, sans se refermer mais sans évoluer non plus. J’espace dorénavant mes dégustations car le vin ne m’offre plus de surprise…Nul besoin par ailleurs de l’ouvrir en avance, son intensité et sa complexité aromatique jaillissent immédiatement. C’est ma seule interrogation : comment ce vin va-t-il évoluer ? J’ai chaque fois l’impression que je bois ce vin à son apogée et j’ai de la peine à y imaginer ce qu’il va gagner avec le temps. À suivre, donc…

    Jean-David Curchod
    Participant

    CR: Domaine Mas Saint-Louis 2011 vs 2012
    J’ai visité le domaine fin août 2014 (intrigué je l’avoue par le statut de Révélation de l’année dans le BD) et n’ai pas été convaincu par les 2011 pourtant encensés par Bettane. Mais les 2012 ont bien été une révélation, surtout la cuvée des Contrebandiers : des arômes de fruits rouges, de fleurs, d’épices et d’herbes aromatiques explosaient du verre (donnant un air de côte-rôtie au bouquet). La bouche combinait fraîcheur, finesse et tanins soyeux (et là je partais en Bourgogne…). Que demander de plus pour moins de 20 euro ? En plus de la cuvée de base et de la cuvée réserve (au boisé pas encore digéré) j’ai surtout acheté en quantité des Arpents des Contrebandiers. Les 4 ou 5 que j’ai ouvertes ont été en tous points indentiques à ma première dégustation, sans se refermer mais sans évoluer non plus. J’espace dorénavant mes dégustations car le vin ne m’offre plus de surprise…Nul besoin par ailleurs de l’ouvrir en avance, son intensité et sa complexité aromatique jaillissent immédiatement. C’est ma seule interrogation : comment ce vin va-t-il évoluer ? J’ai chaque fois l’impression que je bois ce vin à son apogée et j’ai de la peine à y imaginer ce qu’il va gagner avec le temps. À suivre, donc…

    Jean-David Curchod
    Participant

    Louis-Claude Desvignes
    > les tanins de ses morgon sont les plus soyeux que je connaisse dans cette AOC. Une excellente alternative aux vosne-romanée ! Tu peux prendre la Voûte Saint-Vincent qui se boit très facilement jeune.

    Il y a bien entendu Daniel Bouland au rapport qualité-prix imbattable mais il n’a hélas rien à vendre à ma connaissance. Il faut en dénicher chez les cavistes.

    Cordialement,

    Jean-David

    Jean-David Curchod
    Participant

    Louis-Claude Desvignes
    > les tanins de ses morgon sont les plus soyeux que je connaisse dans cette AOC. Une excellente alternative aux vosne-romanée ! Tu peux prendre la Voûte Saint-Vincent qui se boit très facilement jeune.

    Il y a bien entendu Daniel Bouland au rapport qualité-prix imbattable mais il n’a hélas rien à vendre à ma connaissance. Il faut en dénicher chez les cavistes.

    Cordialement,

    Jean-David

    Jean-David Curchod
    Participant

    Louis-Claude Desvignes
    > les tanins de ses morgon sont les plus soyeux que je connaisse dans cette AOC. Une excellente alternative aux vosne-romanée ! Tu peux prendre la Voûte Saint-Vincent qui se boit très facilement jeune.

    Il y a bien entendu Daniel Bouland au rapport qualité-prix imbattable mais il n’a hélas rien à vendre à ma connaissance. Il faut en dénicher chez les cavistes.

    Cordialement,

    Jean-David

    Jean-David Curchod
    Participant

    CR: Château Thivin. Les Grillotes de Brulhié 2009

    Nez intense et complexe sur la réglisse, les épices douces, les petits fruits rouges et noirs, le pruneau. Bouche charnue et suave, riche et puissante pour un beaujolais. Faible acidité mais bon équilibre tout de même. Un vin superlatif qui reflète bien le caractère de ce millésime exceptionnel. Excellent.

    La cuvée Zaccharie et celle-ci semblent plus exubérantes et flirtant plus avec la surmaturité que les meilleures cuvées de Burgaud, Chignard, Clos de Mez, Bouland qui, en comparaison, me semblent posséder un peu de plus de fraîcheur et de retenue. Thivin, c’est un peu le Pavie du beaujo en 2009 😉

    Cordialement,

    Jean-David

    Jean-David Curchod
    Participant

    Givry 1er cru La Plante 2012

    Le fruit semble déjà parti et des notes de café (barrique) ressortent violemment. La bouche est dure, très extraite, sèche. C’est la 2ème bouteille qui présente les mêmes défauts après avoir montré en 2014 un fruit éclatant et une bouche très gourmande. Mauvaise passe ou extraction beaucoup trop poussée ?

    Quels sont vos expériences sur l’évolution des vins de ce domaine ?

    Cordialement,

    Jean-David

    Jean-David Curchod
    Participant

    Moulin-à-Vent 2010

    Après deux déceptions en 2014 sur ce vin qui me firent penser qu’il était passé, voilà que je retrouve pleinement ce que j’ai toujours aimé dans cette cuvée : de beaux arômes de cerise, de la profondeur, une belle mâche et un parfait équilibre : c’est mûr, assez puissant, avec beaucoup de fraîcheur. Impossible pour ma part de placer ce vin en Beaujolais à l’aveugle.

    Cordialement,

    Jean-David

    Jean-David Curchod
    Participant

    En aucun cas un problème de conservation (ma cave est conforme aux besoins requis) sinon le Vorbourg 2009 aurait suivi la même évolution. Or il était d’une insolente jeunesse ! C’est pourquoi je me demande si c’est pas 2011 qui est en question. J’ajoute qu’un autre Clos St-Landelin riesling 2011 provenant de la cave d’un ami présentait les même faiblesses lors d’une session réunissant une vingtaine de riesling de tous bords en décembre dernier.

    Jean-David

    Jean-David Curchod
    Participant

    CR: [b]Clos Saint Landelin Riesling 2011
    Côte de Rouffach Riesling 2011[/b]

    Je suis très déçu de l’évolution de ces deux vins achetés au domaine en décembre 2013. Le Côte de Rouffach n’a pas mis plus de deux mois après achat pour perdre fraîcheur et tension. Mes 6 bouteilles et 6 demi-bouteilles finissent une à une dans mes sauces tant elles sont devenues molles, dominées par un sucre qui fatigue immédiatement le palais. Je pouvais jusqu’alors me consoler avec mes 6 Clos qui semblaient parfaitement tenir. Et voilà que hier soir je constate avec effroi qu’ils prennent exactement le même chemin : tension, minéralité, fraîcheur, race, précision, TOUT s’est envolé pour laisser la place à l’alcool qui ressort méchamment.

    Heureusement que j’avais acheté une bouteille de Vorbourg Riesling 2009; dégustée au printemps 2013, elle était magnifique de fraîcheur et de tension. Elle me donne l’espoir que seul 2011 semble avoir été mal négocié par le domaine.

    Suis-je le seul amateur à rencontrer une telle déconvenue sur l’évolution des riesling 2011 ? Mon jugement est-il trop définitif ?

    Cordialement,

    Jean-David

    Jean-David Curchod
    Participant

    CR: Chiroubles 2011Daniel Bouland

    Le chambolle-musigny du Beaujolais !

    Voici un chiroubles hors du commun. Jamais je n’ai bu un cru du Beaujolais aussi raffiné. Le nez est intense et délicat, mêlant fleurs et épices douces. La bouche est très soyeuse, les tanins ultras fins, l’ensemble est aérien, d’un équilibre parfait. Une bouteille très classe, qui me fait penser aux chambolles de JF Mugnier (je rejoins donc le rapprochement effectué par David lors du message précédent). Qui d’autre que Daniel Bouland est capable de porter le beaujolais à ce niveau de raffinement ? Desjourney ?

    Merci pour vos avis.

    Cordialement,

    Jean-David

    Jean-David Curchod
    Participant

    CR: Chiroubles 2011

    J’ai ressenti la même impression que le commentaire précédent sur ce chiroubles, anormalement lourd et chaleureux, même servi frais. Mes précédentes bouteilles n’étaient que fraîcheur et finesse. Les 2011 semblent donc dans une phase ingrate comme l’a dit plus haut enzo d’aviolo.

    Comment tout cela pourrait-il se « retendre » cependant ?

    Cordialement,

    Jean-David

    Jean-David Curchod
    Participant

    Acheté 35 euro chez un caviste bourguignon. Assez loin des 20 euro du domaine apparemment…

    Le fruit est en effet immédiatement intense sur cette bouteille (renforcé par l’absence totale de notes d’élevage) mais je reste un peu sur ma faim : dégusté sur deux jours, ce fruité me semble figé, monolithique. Je ne ressens rien non qui puisse me faire penser à un gevrey : ce côté parfois un peu animal/sauvage/terrien, bref ce qui donne du caractère aux vins de ce village. Ce n’est pas non plus qu’on se dirige vers la finesse d’un chambolle ou le soyeux d’un vosne. Rien de tout cela dans cette bouteille qui me rappelle au mieux un simple bourgogne en plus concentré. J’espère vraiment que la complexité et la personnalité apparaîtront avec le temps car j’ai également acheté – sans déguster – du clos-saint-denis et du clos-de-la-roche 2012.

    Ceux qui ont du recul sur le domaine auront peut-être des explications à donner.

    Cordialement,

    Jean-David

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