J Ph Durand

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  • J Ph Durand
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    Cold tomato juice, wild flowers and gelled ham


    Asparagus beer, smoked cream cheese and verbena


    « Summer feelings » : salted mackerel, frozen dill and horseradish



    Grains and onions in two servings


    Lightly smoked peas, « soup made from new potatoes » and lovage



    Herbgarden


    Stuffed chicken with burned branches, juniper and morels


    « Synthetic strawberries », rosehibs and yoghurt


    Milk in mysterious ways


    Grain coffe, caramelized grains and cloudberry

    Jean-Philippe Durand

    J Ph Durand
    Participant



    Green strawberries, salad root and sorrel



    Razorclam parsley, horseradish and buttermilk


    Scallops and beech nut, watercress and grains


    Tartar and sorrel, juniper and tarragon


    Langoustine and söl, rye and seawater


    Potato and milkskin, whey and lovage


    White and green asparagus, cream and pine


    Celeriac and truffle


    Beef cheeks and cabbage, verbena and ramsons


    « Gammel Dansk » and sorrel


    Walnut and berries


    Jerusalem artichoke and apple

    Jean-Philippe Durand

    J Ph Durand
    Participant

    Pour donner rapidement satisfaction à oenopol, quelques commentaires sur le Musigny Blanc de Voguë 1972.

    Je l’avais déjà dégusté (même provenance) il y a quelques années et nous en avions rendu compte de la façon suivante.

    Cette fois, la robe est nettement plus orangée. Le nez est très expressif sur l’écorce d’orange, la bergamote. La bouche est droite, verticale, moins onctueuse que la fois précédente, tendue par cette acidité assez typique du millésime, avec des saveurs dans le même registre que le nez. Les splendides amers de la finale sont plus présents qu’en 2008.

    M. Coche trouve le vin admirable, l’un des tout meilleurs blancs qu’il ait bus, une expression parfaite du chardonnay évolué, qui lui fait penser au millésime 1947.

    Jean-Philippe Durand

    J Ph Durand
    Participant

    Raymond évoque ici un des trois repas que nous avons organisés pour honorer la rencontre exceptionnelle que nous avons eu la chance de vivre avec M. Jean-François Coche.

    Le premier au Taillevent :
    Huîtres « Ecaille d’argent » en gelée d’eau de mer
    Salon 1996 et Krug 1996

    Filet de St Pierre, mousseline d’amande
    Meursault Caillerets Dom. Coche-Dury 1996

    Risotto d’épeautre au homard
    Meursault Perrières Dom. Coche-Dury 1989

    Filet mignon de veau à la truffe
    Latour 1964 et Cheval Blanc 1964

    Pigeon de Racan rôti aux salsifis truffés
    Musigny Dom. Mugnier 1993 et Romanée Saint Vivant DRC 1993

    Pomme fondante aux saveurs confites
    Château d’Yquem 2001

    Le second à l’Astrance :
    Brioche tiède au beurre romarin et citron
    Palet amande et pomme verte au praliné
    puis
    Foie gras mariné au verjus, galette de champignon de Paris, pâte de citron confit
    Champagne Krug Collection 1981

    Langoustine et Saint-Jacques dorées, jus de mandarine, amande grillée, ravioles de Cédrat
    Meursault Rougeots Dom. Coche-Dury 2002

    Saint-Pierre, poireaux cuisinés à la truffe noire
    puis
    Artichaut épineux, truffe noire et pomelo, condiment noix et Parmesan
    Corton-Charlemagne Dom. Coche-Dury 1990

    Chevreuil cuit au sautoir, aubergine laquée au miso, jus à la truffe noire
    Château Ausone 1982

    Caille sauvage et son jus, purée d’airelle, rôtie d’abat
    Musigny Dom. G. Roumier 1993

    Tiramisu, crème passion, croustillant noix de coco
    Sablé citron meringué, agrumes confits
    Sorbet ananas et coriandre, gâteau citron
    Riesling Jos Christoffel Jr Erdener Treppchen auslese ***** 1975

    Le troisième au Petit Verdot :
    Foie gras poêlé, endives fondantes
    Champagne J. Selosse Cuvée « Contraste » (dégorgement 2008)

    Carpaccio de bar façon Yoshi
    Meursault Narvaux Dom. d’Auvenay 1999 et Bâtard-Montrachet Dom. Leflaive 1999

    Tartare de veau, mousse de topinambour
    Musigny blanc Dom. de Vogüé 1972

    Ris de veau à la truffe noire
    Latour 1950

    Filet de canette fumée au bois de cerisier
    Musigny Dom. de Vogüé 1997

    Echine de cochon, légumes d’hiver
    Bonnes-Mares Dom. d’Auvenay 2000

    Bavarois à la mangue, dés de pamplemousse
    Riesling Jos Christoffel Jr Erdener Treppchen auslese ***** 1975

    Trois très grands repas dans des registres différents.
    Le Taillevent niveau 3*, une cuisine classique avec une perfection des cuissons et des accompagnements, une justesse des assaisonnements. Aucune esbroufe, c’est ainsi. Dans cette « fausse » simplicité, réside la marque du vrai talent. La sérénité des plus grands.
    L’Astrance et Pascal Barbot. Eblouissant. L’artichaut épineux, truffe noire et pomelo, condiment noix et parmesan restera un de mes plus grands plats dégustés. Le génie culinaire. Et toujours cette évidence, cette cohérence. La cuisine contemporaine au sommet.
    Le Petit Verdot niveau 2*. Un chef japonais tout simplement doué, qui livre, avec une forme d’innocence, des plats de cuisine française telle qu’il l’interprète, l’imagine, la comprend, tous d’une grande pureté, d’une grande précision, très savoureux.

    Ce sont des moments de partage unique qui existent parce que ce forum a permis à des amis de le devenir et de se retrouver pour vivre sereinement, pleinement, follement, leur passion.

    Jean-Philippe Durand

    J Ph Durand
    Participant

    Merci Gilles et Olivier ! J’ai beau n’être qu’un dégustateur de salle à manger, je sais quand même que le terroir ne se résume pas au sol, en effet !

    Mais comme julien m’interrogeait sur ma connaissance des cailloux, je voulais rassurer les pédologues et agrologues qui peuplent ce forum, qu’au moins sur ce point : pour Latour, j’m’y connais !!! 😉
    Je précise, pour éviter tout malentendu, que tous ces propos sont à prendre au second voire au troisième degré et que c’est de l’humour sans aucune méchanceté. Je plaisante, je dis des bêtises, je ne me prends pas au sérieux ! 😀

    A propos de la grandeur du terroir de Latour, j’en ai eu la confirmation, à nouveau, ces 48 dernières heures, en goûtant hier soir 1950 et la veille 1964 (CR à suivre).
    Tout particulièrement le 1964, dense, profond, avec cette finale fraîche, quasi-minérale. Le 1950 offrait des notes plus torréfiées, cacaotées et une bouche moins riche.

    Jean-Philippe Durand

    J Ph Durand
    Participant

    Voilà un bien beau dîner 100% LPViens, même sans Krug ;), avec la toujours parfaite cuisine d’Eric, ses plats toujours parfaitement réalisés quasi improvisés et ses saveurs toujours parfaitement adaptées aux vins. Boeuf et Lagune 82, un peu rustique : cela devait quand même pas mal fonctionner !
    Merci pour vos compte-rendus très « goûteux » ! Mention particulière pour celui d’Eric « Ange », plein d’émotions et de sensibilité. Bravo à tous les 2 !
    On attend des précisions sur ce vin de Crète !

    Jean-Philippe Durand

    J Ph Durand
    Participant

    Enzo, des précisions m’intéressent. Sincèrement.
    Précision : je suis plus un dégustateur de salle à manger que de salon ! 😉

    Quant à Patrick, no comment !

    Jean-Philippe Durand

    J Ph Durand
    Participant

    Tu as doublement raison, Luc.
    Pour ta première remarque, j’ai fait la correction nécessaire.
    Pour la seconde, je sais mon cas incorrigible. Merci de ta tolérance.
    JPh

    J Ph Durand
    Participant

    Julienz75 : Désolé d’avoir fait ce CR aussi tard et aussi brièvement. J’ai été plus explicite lors du repas !

    J’ai chez moi des pots de confiture qui contiennent les carottes des sols des différentes parcelles de château Latour. Et quand je les regarde, je comprends pourquoi Latour se goûte ainsi. Les impressions gustatives, Julien, ne sont rien : seule la connaissance du terroir te permet de connaître un vin ! 😉

    « Le vignoble de Latour occupe une large croupe de graves pentue sur trois versants, qui domine de 12 à 16 mètres les terres basses de la palus et la Gironde.

    Les sols sont constitués en surface (de 0.6 à 1m de profondeur) de grosses graves anciennes, d’origine Günzienne qui ont été transportées sur des centaines de kilomètres depuis les Pyrénées et le Massif Central, au moment de la fonte des glaces (début de l’ère quaternaire), en empruntant par la suite le couloir de la Gironde. Pour toute autre culture que la vigne, un sol aussi graveleux serait sinon rejeté, du moins classé parmi les terres ingrates.

    Ces couches de Graves, très perméables, permettent l’écoulement des eaux vers les couches marno-argileuses inférieures. Pendant tout le cycle végétatif elles accompagnent aussi la maturation des grappes, en reflétant la lumière du soleil, et en maintenant une certaine chaleur pendant la nuit. Le sous-sol ne joue en fait son rôle qu’au moment où les ceps, luttant à la fois contre la pauvreté de la couche supérieure et l’assèchement estival des grappes, se voient contraints de chercher leur alimentation hydrique en profondeur et à puiser dans le sous-sol un complément de substances nutritives. Cela implique que le système racinaire des pieds de vigne de la propriété, et en particulier des vieilles vignes, soit particulièrement profond (jusqu’à 3 mètres). La présence de couches inférieures marno-argileuses qui capturent l’eau en sous-sol, apporte enfin un minimum d’alimentation à la plante, ce qui permet, même dans les années de sécheresse, de conserver une vigne « active » et de prolonger la maturité des raisins jusqu’à l’optimum. » (site internet du Château Latour)

    François : Clos de la Roche 48. Un peu facile… avec la part de 47 qu’il y a dedans, pas étonnant qu’il soit bon ! (Private joke !)
    Ce serait génial ! La suite par mail…

    Jean-Philippe Durand

    P.S. : Je suis soudain saisi d’épouvante : j’ai écrit ce post depuis mon bureau. DFried va-t-il me dénoncer ? 😉

    J Ph Durand
    Participant

    Je manque de temps, pour diverses raisons, pour écrire un vrai compte-rendu de ce dîner. Brièvement quelques impressions.

    D’abord, la formidable ambiance autour de la table, qui contrastait étonnamment avec les tensions perceptibles sur le forum, à la même date, entre scandaleuses calomnies des uns et intimidations inacceptables des autres.
    Des LPViens se retrouvent et les sourires sont là ; les avis sont discutés avec animation et enthousiasme mais dans la bonne humeur et le partage de la passion. Merci à LPV de permettre ses rencontres. J’ai vraiment passé une excellente soirée. Merci à tous pour ce moment de détente sans ombres.

    J’ai beaucoup aimé la Grande Cuvée années 70, dans un style peu évocateur de Krug, mais d’une belle complexité, avec de la vivacité où l’on retrouve les nobles acidités de la maison.

    Tout a été dit sur le Moët 1945. Un champagne de méditation.

    Je comprends le peu d’émotion ressentie par julienz avec Latour 71 ; Latour n’est pas un vin exubérant, démonstratif, charmeur. Je le qualifie parfois de « protestant ». Mais il offre une plénitude, une structure, une matière assez rares, résultantes d’un terroir et d’un élevage hors pair. Avec l’évolution, les tanins s’assouplissent et s’arrondissent. Le vin est plein, sphérique. Très belle bouteille.

    Larcis-Ducasse 1945 permet de réaliser la magie du millésime 1945. Magnifique !

    Le bouchon de la RStV 1972 présentait une odeur terreuse très marquée. Alors que nous allions attaquer Latour 71, j’ai discrètement demandé à un des maîtres d’hôtel de me faire goûter le vin : il était parfait ! Ouf ! Vive l’oxygénation lente !
    Rose fanée, pivoine, framboises fraîches, hibiscus, sumac… toutes les notes aromatiques qui font la magie du pinot noir à maturité. Très belle salinité en bouche. Je suis vraiment heureux d’avoir ainsi permis cette découverte du domaine de la Romanée-Conti.

    François, comme moi-même, semble prêt à une revanche. Je viens justement d’acquérir des KGC old style !

    Amicalement,
    Jean-Philippe Durand

    J Ph Durand
    Participant

    Proposé par un brillant sommelier, Stéphane Gass, à la Schwarzwaldstube.

    CR: Koehler Ruprecht Riesling Auslese Trocken Réserve 2004
    Nez profond, riche, sur des notes minérales et citronnées, très légèrement confites, soupçon de pétrole.
    Attaque dans le même registre, ronde, pleine, riche, amenant sur un milieu de bouche ample et caressant qui se resserre et se tend pour aboutir à une finale pure, précise, vive, très longue. Magnifique texture et structure. Très grand vin.

    Jean-Philippe Durand

    J Ph Durand
    Participant

    ::o
    Un souci de jet-lag, Denis ?
    JPh

    J Ph Durand
    Participant

    Pour moi, F Audouze est depuis longtemps totalement discrédité et quand on voit Durand le défendre coûte que coûte, on peut être amené à se dire que F Audouze possède un vrai charisme

    Jean-Marc, pourquoi tant d’agressivité ?
    Mon prénom est Jean-Philippe ; la courtoisie habituelle et de rigueur sur ce forum font que je ne comprends ni n’apprécie la façon dont tu m’apostrophes.

    Je ne défends pas François, il n’en a pas besoin.
    Pas plus que les lecteurs de LPV n’ont besoin de toi pour redresser leur jugement ! Pourquoi donc cette croisade pleine de colère et d’arrogance ?

    JPh

    J Ph Durand
    Participant

    Enfin, Francois et Jean-Philippe, il ne s’agit pas de déclarer si Cheval Blanc comme entité, comme marque, comme domaine, comme histoire et perspectives est ou non un grand vin.
    Denis, tu dois avoir des soucis de lecture. Je n’ai absolument rien écrit sur Cheval Blanc. Et je refuse d’entrer dans la polémique autour de l’impact des défauts d’un vin sur son appréciation globale.
    JPh

    J Ph Durand
    Participant

    Luc et moi (et 5 autres) sommes responsables de se qui s’écrit ici et que nous ne pouvons pas laisser dire n’importe quoi : il en va de la crédibilité de ce site.

    Celle-là, Jérôme, il faut que je l’encadre !!! Avec celle sur François Mauss qui fait des p’tits week-end de copains pour goûter des vins et nous en faire profiter !!! Tu es très en forme en ce moment ! 😀

    Je ne savais pas que vous vous portiez garant de la crédibilité, véracité, justesse et pertinence de l’ensemble des posts de ce forum. Messieurs, chapeau bas ! Si tel était le cas, un modérateur devrait d’ailleurs corriger le dernier post de Jérôme pour que le site et sa modération restent crédibles ! 😉

    JPh

    J Ph Durand
    Participant

    A propos de terroirs et de vinification, j’aimerai bien qu’on parle aussi du Cellier des Dauphins. Leurs vins se goûtent difficilement depuis plus de vingt ans et pourtant… quel travail à la vigne et aux chais, un travail cher à Hervé Bizeul qui devrait également prendre leur défense ! 😉

    Car il faut saluer sans attendre le courage de ces hommes et ces femmes, ouvriers agricoles, vendangeurs, vignerons, qui arpentent chaque jour, de l’aurore au crépuscule, les rangs de leurs vignes et qui rentrent chez eux fourbus, les bottes pleines de glaise et d’herbes humides.
    Quant à la vinification – je parle sous le contrôle d’enzo – elle est assurée avec humilité, dévouement et précision dans les caves coopératives, suivant un modèle de fonctionnement entrepreunarial respectable, proche de l’humain, loin des ambitions marketing d’autres grands domaines de la vallée du Rhône, modèle respectueux de la sueur de l’Homme et du sang des raisins. Jérôme ne pourra qu’acquiescer.

    « La diversité des terroirs, la multitude de cépages de caractère, les faveurs du climat, l’attention de chaque jour portée au travail de la vigne sont autant d’atouts qui permettent au Cellier des Dauphins de proposer de nombreux vins exprimant avec charme la typicité de la Vallée du Rhône. » (source : Cellier des Dauphins©)

    Etonnamment, j’ai peu lu, sur ce forum, de notes de dégustation concernant ce domaine. 😉

    Jean-Philippe Durand

    J Ph Durand
    Participant

    Merci pour ce compte-rendu qui retranscrit bien le beau moment passé avec vos amis ! Belle description des vins ! Bravo !

    Qui était aux fourneaux ?

    JPh

    J Ph Durand
    Participant

    Cheval Blanc 1983, bu en juin dernier grâce à l’ami Jo, est aussi un très grand souvenir.
    C’est sur que si après tu ouvres un Beaucastel 1983, avec le terroir dont bénéficie ce domaine, le silence se fait ! 😉

    JPh

    J Ph Durand
    Participant

    Beau végétal = subtile perception de végétal noble sur des notes menthées

    On retrouve ces notes fraîches et élégantes sur certains grands crus de Bourgogne (« noble verdeur de la rafle qui apporte de la fraîcheur » dixit Bernard Noblet du DRC). Et il ne s’agit pas de géranium !

    Ensuite, si l’idée est de flinguer une étiquette prestigieuse, voire de dézinguer un « hobereau accroché à ses privilèges » pour reprendre les termes d’un crypto-révolutionnaire qui sévit comme modérateur sur LPV, allez-y, ne vous privez pas ! 😀

    Jean-Philippe Durand

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