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- Ce sujet contient 357 réponses, 67 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Marc Lolli, le il y a 7 années et 9 mois.
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[i]J’interviens sur ce forum et j’ai crée mon modeste site, dans le seul but d’apporter un autre regard (un de plus) sur le vin. Trop souvent les critiques, les livres, les blogs… ont un intérêt quelque part. L’indépendance me semble souvent douteuse. Alors aujourd’hui, j’ai envie de donner ma vérité sur Beaucastel. Cet avis n’engage que moi, mais il a le mérite de s’appuyer sur de multiples dégustations à l’aveugle, sur des dizaines d’années. Par le passé, il m’est arrivé « d’écorcher » DRC ou Léoville Las cases ; Cette fois-ci c’est ce célèbre domaine du Rhône que je prend un peu à partie. Il est donc bon de souligner que j’essaie au maximum de m’appuyer sur des faits redondants… A chacun d’en conserver ce qui pourra lui servir !
On ne change pas une équipe qui gagne, alors on prend les mêmes et on recommence ! 1947, 1955, 1959, 1990 ; Bref autant de millésimes légendaires parfaitement à la hauteur de l’enjeu ! Comme toujours il y a quelques déceptions, mais je remarque que plus le temps avance, plus j’arrive à ne garder que la joie, en laissant glisser les déconvenues sur moi , comme on laisse partir une eau usée dans le siphon pour qu’elle puisse être recyclée.[/i]
CHAMPAGNE A.CHAUVET Cachet Rouge 1914 Mg
Que c’est beau un magnum de champagne ! Le niveau frôle la vidange, et je ne me fais pas trop d’illusions ; je sais que mon premier 1914 risque d’être mort. On perçoit encore la trame acide et nerveuse, mais le gaz n’est plus, tandis que des arômes de décomposition montent en flèche. Il se boit, mais il faut vraiment n’avoir plus que ça à faire pour s’y attarder ! NNCHAMPAGNE A.CHAUVET Cachet Rouge 1928 Mg
Celui-ci est complètement mort, un jus de serpillère… Quel dommage ! NNVEUVE CLICQUOT PONSARDIN 1947
Quelle rareté, merci Libe ! Le nez est encore d’une précision diabolique sur les fruits d’été juteux, le cellier rempli de pommes mûres, et le petit bois grillé. La bouche offre un perlant intense, avec une attaque gourmande, presque « Allemande » tant le sucre résiduel est compensé par une acidité décapante et fraîche à en mourir. On reconnaît la clémentine, l’orange sanguine, ainsi qu’une formidable minéralité, impensable dans cette année caniculaire. Il ne peut pas lutter contre le diabolique 1955, mais son cachet n’est pas prêt de quitter ma mémoire. 97/100PIPER HEIDSIECK 1973
Une de mes maisons favorites ! Le nez de paille, de silex et de grillé devient ensuite exotique comme un Sauvignon de Dagueneau. La bouche est riche et fumée avec de beaux parfums élégants de craie, et d’agrumes. La finale Chablisienne s’étale sur le zeste et l’aluminium. Impeccable comme toujours ! 94/100VEUVE CLICQUOT » La Grande Dame » 1979
C’est la deuxième fois que je la bois. La première était somptueuse, celle-ci me passionne moins, car plus marquée par la jeunesse. Le nez est encore dans l’adolescence, mais les parfums de bicarbonates, de noisettes, et d’agrumes sont nets et précis. Il me manque le pain grillé, et le confit de ma première expérience. Avec une telle attaque, on a l’impression de croquer du silex. La suite est une belle succession d’herbes humides, de pommes, d’orangeade et de zeste d’agrumes. A attendre… 93+/100BEAUCASTEL Blanc 2007
Il combine un nez agréable de guimauve et d’herbes sèches avec une bouche forte en alcool et marquée par un fruit très macéré. J’aime moins sa finale amère. 87/100BEAUCASTEL Blanc 1989
Il offre un nez à point, mais sur le point de se dissocier (5 ans maximum). La bouche confirme cet état de fait ; Il est bien temps de le boire ! L’acidité monte comme une marée, si bien qu’au final, je ne retiens pas grand chose de cette « eau de vie ». Il est sauvé par son nez… 84/100PAVILLON BLANC Château Margaux 1952
Il offre un nez d’amande et de frangipane, avec de superbes notes grillées. A l’aveugle je penche immédiatement pour un Sauternes sec ; Peut être un Y des années 70… L’attaque en bouche est encore précise et ciselée. Seule la charge amère en finale m’empêche de m’emballer plus. Quoiqu’il en soit Margaux maîtrise le secret d’ un blanc qui sait rester jeune, et qui possède de multiples visages, le rendant à chaque fois énigmatique à l’aveugle. 93/100CHABLIS Montée De Tonnerre 1979 Raveneau
Même ouvert depuis très longtemps, il reste muet, ne se livrant que par intermittence sur le zeste, et les herbes humides. La bouche est fermée. J’irais même peut être plus loin en supposant qu’elle est tout simplement ratée. On ne peut pas dire que ce vin soit mauvais non plus, mais il est banal sans la classe habituelle du domaine. Sachant que 1979 est l’un des plus grands millésimes du XXéme pour les blancs, on peut se demander ce qui s’est passé du côté de maître Raveneau. A fuir ! 83/100CÔTE RÔTIE Champin Le Seigneur 2008 Gerin
Le nez est superbe, c’est un fait. On reconnaît facilement le clou de girofle, le bois fumé et la violette. La bouche est une vraie gourmandise épicée et torréfiée. Il est déjà génial à boire… 91+/100CÔTE RÔTIE Champin Le Seigneur 1988
C’est idiot à dire, mais le nez est le même, avec la patine en plus. L’éclate ! La bouche est plus animale que le précédent grâce au cuir et au sang, tandis que la finale de griotte et de zan est un poil mangé par l’acidité. Il faut le boire sans tarder. 92/100CLOS DE TART 1980
Ce vin semble malheureusement irrégulier d’une bouteille à l’autre, allant du grandiose au moyen. Ce présent flacon est marqué par l’écurie, la châtaigne ainsi qu’une note liégeuse. La bouche est maigre et on sent que le fruité a souffert de la trace de liège. NNVOLNAY SANTENOTS DU MILIEU 1990 Comtes Lafon
Le nez riche et profond s’ouvre sur le zan et l’amande, puis se poursuit sur la mûre et la feuille de menthe. On sent que la bouche a été faite pour affronter les décennies ! Le tannin encore serré porte de beaux parfums nerveux de jus de framboises et de griottes. On perçoit aussi une note de bois sec très élégante en finale. A revoir dans 20 ans. 92+/100CHÂTEAU CHEVAL BLANC 1959
La couleur du vin fait froid dans le dos. On ne sait pas trop si c’est un rouge de 100 ans ou un blanc des années 30. Mon Dieu, le nez d’alcool de prune, de cèdre, de bouillon et d’after eight ne me déplaît pas ; Certes on voit bien qu’il s’est usé de façon prématurée, mais le cachet est là !
La bouche est tournée du côté de Xérès, avec une puissante touche de café et de raisin de Corinthe. Lorsqu’on a bu presque tous les grands vins de ce château, depuis 1945, on sait que cette bouteille a souffert, mais sinon, on prend du plaisir car les parfums sont bien ceux d’un grand ! 88/100CHÂTEAUNEUF BEAUCASTEL 1967
Allez cette fois, je me lance. Après avoir bu une grande partie des vins de ce domaine depuis 1959 et jusqu’à 2001, je considère avoir accumulé assez de recul pour porter un jugement péremptoire : Le terroir de Beaucastel est banal, et loin derrière celui d’autres confrères bien moins prestigieux. Par contre les propriétaires sont parmi les plus habiles et malins de l’appellation : Des techniciens hors pairs, à qui il ne manque qu’une terre bénie des Dieux. Et croyez moi lorsqu’on a testé toutes les décennies, on est frappé par cette évidence.
A chaque fois on sent le manque de profondeur et de race, mais la magie de l’intelligence humaine parvient tout le temps à compenser au mieux ces lacunes. Cette famille était sacrément en avance sur son temps, car dès les années soixante, on sent l’esprit renard qui sait maquiller le vin, le rendre moderne et différent.
Mais, je ne rentre plus depuis longtemps dans ce petit jeu ; La preuve, je l’ai même reconnu à l’aveugle. Quiconque a goûté des Châteauneuf de Mont Redon ou de Clos l’oratoire des papes anciens, ainsi que Cailloux et autres Marcoux modernes comprend immédiatement ce que donne la technique associée au terroir. Sachant qu’à mon sens c’est ce dernier qui prime, j’ose affirmer que la critique n’est absolument pas objective avec ce domaine. Ok les 1989 ou 1990 sont bons, les cuvées « hommage » et VV frôlent parfois l’exceptionnel. Mais cela reste plus qu’épisodique et uniquement quand la nature se transcende… Donc dans 90% des cas , une majorité d’autres domaines est largement meilleure. Il est temps de tordre le cou à l’idée que Beaucastel est un terroir 3 étoiles…
Ce 1967 ne déroge pas à la règle : Nez de griotte et de tabac évoquant un Pinot avec une touche malheureuse de vieux fût. La bouche est dans le même registre de fruits rouges épicés, avec un alcool sec en finale.
A cette heure, je n’ai qu’une envie, celle de dire à Michel Dovaz (que j’admire) que c’est presque scandaleux d’avoir classé ce vin dans les mythes du siècle. Je suis d’ailleurs prêt à le recevoir pour lui montrer ce qu’est un grand Châteauneuf ancien ! Si les auteurs d’un certain guide vert veulent venir aussi, on pourra également causer grand terroir, mais à l’aveugle… 86/100VOUGEOT 1er CRU 1949 Morin P&F
On retrouve la voie !!! Le nez d’une pureté inouïe de jus de cassis et de violette éclate comme une bombe sous les narines. Après aération, on reconnaît aussi la ronce et la myrtille. On entend 1990 ou 1985 ! Décidément, l’aveugle est un juge de paix impartial…
La bouche est une douceur acidulée de petits fruits rouges et d’épices, tandis que la finale saline à souhait s’en va et revient sur les minéraux puis l’aluminium. 97/100CHÂTEAU LAFLEUR PETRUS 1955
Parfois les meilleurs Pomerols ressemblent à des grands Bourgognes. Pour celui-ci je plonge tête baissée dans le piège. J’ai l’impression de boire un superbe Pinot élevé comme un Bordelais. Du fruit, mais de la réserve et presque un côté strict. Certains vins de Ponsot sont dans cet esprit. Tout le monde le voit plus jeune, bien évidemment… Alors encore une fois, je le répète pour ceux qui n’auraient pas bien compris : 1955 a la classe !
Le nez de prune, de cassis et de menthe est ciselé et pur, comme on aime. La bouche est impériale, un poil austère, mais diabolique de jeunesse et de longueur. Les baies, le cèdre et le menthol imprègnent durablement nos papilles. A attendre ! 96+/100CÔTE RÔTIE La Landonne 1983 Guigal
C’est le cru du trio le plus long à se faire. Ce 1983 sort tout juste de sa coquille, mais il donne un plaisir immense. Le nez animal et élégant me fait penser à un grand millésime de Calon Ségur. On reconnaît le civet, le pourpier, l’amande et la viande braisée. La bouche est chargée d’un lourd dépôt ; Une sorte de « vin nourriture ». Cette Landonne est solaire, massive et très longue en bouche, mais j’avoue garder un petit penchant pour La Mouline, toujours plus romantique et bouquetée. 96/100GEWURZTRAMINER Clos Des Capucins SGN 1983 Faller
Je ne suis pas un grand admirateur de Faller, car je trouve souvent que la finesse est caricaturale dans leurs vins. Il y a toujours une exception, n’est-ce pas ?
Le nez est un mammouth ! Le litchi, le miel, et le croûton grillé me font immédiatement penser à un clone du Clos Zisser 1959. La bouche offre un dosage en sucre tout simplement parfait ; On en boirait un litre ! C’est une vraie gourmandise de café, de spéculos, de toast, d’orange amère et de litchi. Le plus grand vin du domaine que je n’ai jamais bu… 97/100CHÂTEAU YQUEM 1983
Il est dans une bonne phase ; Quelle magie ! Habituellement je n’aime pas spécialement Yquem tant qu’il n’a pas dépassé 30 ans, mais là, j’avoue rendre les armes devant un tel joyau. Le nez de financier chaud, de pêche caramélisée et de truffe blanche est un pur bonheur. En bouche on pourrait être blasé par ces parfums vus et revus de gâteau sec, d’amande, de fruits pochés et de sucre brun, mais la finale de thé à la menthe nous transporte au coeur de Marrakech, et ce voyage vaut tout l’or du monde ! 97+/100Quel mois de janvier ! Il faudrait quand même en garder un peu sous la pédale, non ?
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Florent.
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- 3 février 2011 à 3h38
Magnifique comme d’habitude.
Pour Beaucastel, tu te lances !!! Je ne suis pas du guide vert, mais je suis prêt à ce que tu me fasses la démonstration 😉
J’aime que tu aies ces courroux.Je suis content pour le 1949 de Morin. ça fait plaisir à lire.
Je ne pensais pas que Lafleur Pétrus, assez irrégulier, aurait réussi aussi bien dans cette année divine.
Yquem 1983, c’est un grand Yquem. Là aussi je suis content qu’on se retrouve sur ces impressions.
Tu démarres avec le grand braquet !
- 3 février 2011 à 3h56
C’est sur, on sent le grand braquet… Et l’immense modestie… Que de grands plaisirs en perspective….
- 3 février 2011 à 4h03
« BEAUCASTEL Blanc 2007 »
Il combine un nez agréable de guimauve et d’herbes sèches avec une bouche forte en alcool et marquée par un fruit très macéré. J’aime moins sa finale amère. 87/100 ‘Pour une fois je peux rebondir sur un vin que j’ai bu lorsque je lis un CR de macflo: c’est peu dire que je ne suis pas d’accord avec lui pour avoir bu à de nombreuses reprises cette bouteille: CR ICI OU CR LA
On doit pas gouter de la même façon avec macflo, mais je m’en doutais déja un peu 😉
Arnaud
- 3 février 2011 à 5h06
Arnaud, retiens juste que Beaucastel c’est de la bouze. Pas besoin d’aller plus loin selon Macflo.
- 3 février 2011 à 5h09
Encore une fois magnifique d’intérêt, de poésie, et d’humilité, Florent.
Des CR splendides, et qui font rêver…
Comme dit Hervé, « on sent le grand braquet »!Bon… ben.. je vais me répéter, hein?… MERCI!
Eric.
- 3 février 2011 à 11h27
Franck
Il ne me semble pas avoir dit une seule fois que Beaucastel était de la bouze ?! Je parle d’un terroir surcoté, c’est tout. Mais je le répète la plupart du temps les cuvées de base sont très correctes ( si tu vois 87/ 100 comme une note bouze, ça craint pour le reste…) et pafois les cuvées prestiges frôlent le sublime… Je crois juste que c’est trop épisodique et qu’il en faut plus pour mériter d’être sur le podium des Châteauneufs les plus célèbres ou pour figurer dans les 20 grands crus du siècle…
Arnaud
j’ai lu tes Cr du 2007. Je ne te vois pas t’emballer non plus … Tu as l’air d’aimer (plus que moi), mais tu ne parles pas de chef d’œuvre à priori … Nos avis divergent sur la finale, c’est tout. Tu le trouves puissant et je le trouve fort en alcool ; Je n’ai pas parlé de défaut à ce sujet. Quand au reste de la description organoleptique , les arômes perçus sont forcément un peu différents selon chacun, n’est ce pas ?;)J’ai aimé ce 2007, mais je trouve , qu’il existe nettement mieux pour le même prix. Je suis donc curieux de savoir ce que tu en penses, et par la même occasion, je te conseille de tenter l’aventure à l’aveugle.
Florent.- 3 février 2011 à 12h38
Merci pour ce CR !
D’accord avec ta référence à un Mont-Redon ancien ! Il faut que tu viennes à Paris goûter le 1955 ! Tiens, un 55 aussi… 😉Du « pourpier » dans La Landonne 83 ?
Amitiés,
Jean-Philippe- 3 février 2011 à 12h53
Salut Jean-Philippe
Avec plaisir de goûter ça avec toi. Il me reste quelques perles des années 50 et 60 chez Mont Redon.
Y a pas longtemps j’ai mangé un fantastique velouté de pourpier ; Dans mes narines il y avait bien cette note concernant Landonne. Hier j’étais avec une patiente qui s’était appliqué du basilic tropical ; J’avais oublié à quel point ce parfum est particulier et agréable … Je l’avais senti dans un vin, mais impossible de me rappeler lequel … Maintenant je n’oublierai plus ! Et puis il faut bien bichonner l’image qui fait rire tout le monde de celui qui sent l’impropable dans un vinB)-
Florent.- 3 février 2011 à 13h01
macflo, je crois déjà que tu amalgames terroir et sol? or si je partage le fait que beaucastel n’a pas les sols les plus intéressants de l’appellation, il a les autres caractéristiques du terroirs.
Ensuite, croire que les meilleurs chateauneufs sont des vins de terroir est une erreur, ce sont avant tout des vins de vignerons car plus qu’ailleurs ils font les vins bien plus que les sols. rayas, bonneau, pegau sont des vins à 95% de vignerons expérimentés et ce qui joue sur les caractéristiques de leurs vins c’est plus l’ensoleillement et le mistral qui façonnent les raisins au cours de leur maturation.
Bref, ton raisonnement servant de base à une pseudo démonstration pour dire que beaucastel c’est juste correct me semble léger. sinon dire que les 89 et 90 c’est juste bon, bah bois les en face d’autres 89 ou 90 à l’aveugle, ce qu’on a fait avec paca, il n’y avait pas photo, deux grands C9P.
sinon pour m’amuser…champin le seigneur 91+/100…mwarfffff, comme dit Arnaud, on ne goute vraiment pas pareil 🙂- 3 février 2011 à 13h05
Je vois ce que tu veux dire. Il faudra que je goûte à nouveau du pourpier, que je ne connais qu’en salade.
Effectivement, on peut sentir sur ces vins du Rhône, souvent plus au Sud, différentes notes herbacées : thym, sarriette, pimpiolet, romarin, basilic, basilic pourpre, menthe poivrée, sauge, feuille de fenouil, origan, marjolaine.
J’utilise en cuisine le mélange d’herbes sauvages du mont Ida (Crète) d’une grande subtilité.
Jean-Philippe Durand
- 3 février 2011 à 13h46
Je me retrouve bien dans ta description du SGN 1983, un super souvenir(tu)
- 3 février 2011 à 14h44
Deux commentaires un peu « généralistes »:
– les cr de ces dégustations de vins anciens sont difficilement reproductibles tant la variabilité entre deux bouteilles du même vin initial est grande, le bouchon et les conditions de conservations marquent encore plus cruellement il me semble.– la reconnaissance avec force détails de fragrances subtiles noyées dans d’autres qui le sont moins m’impressionne toujours autant. J’en suis totalement incapable même si je ne suis pas anosmique!
A ce propos je me souviens avec amusement d’une dégustation chez un vigneron bourguignon qui devant un concert de saveurs découvertes par un dégustateur « pointu » lui avait répondu qu’il ne se souvenait pas avoir mis tout cela dans son vin!bonne journée
R
- 3 février 2011 à 15h48
Laurent
Tes explications Sont très intéressantes, mais je ne vois pas en quoi elles peuvent s’imposer en dogme ? C’est une pseudo démonstration de plus qui apporte une pierre à l’édifice… Je pense que la mojorité des vignerons sont des vignerons expérimentés… C’est leur métier, non ?
Ton expérience de dégustation comparative serait plus intéressante sur un millésime faible… Encore une fois un bon 1990 ne suffit pas à faire un Cheval de course… Et « bon » dans mon langage veut bien dire BON… Je n’ai pas dit moyen…
Je repense à la fameuse phrase de Luc : » il y a des domaines auxquels il ne faut décidément pas toucher ». Curieux de voir qu’un millésime suffise, là ou il en faudrait dix pour d’autres domaines. Suivez mon regard…
Enfin, je ne comprends pas trop ta dernière phrase … Tu as aimé ce Côte Rôtie ? Oui, non, pourquoi? Là ça sert à quelque chose…
Heureux qu’on ne goûte pas pareille. Ton mental s’appuie sur des expériences, une éducation , des émotions pour modéliser ce que tu ressens face à un vin ; forcément on ne goûte pas la même chose. C’est ta vérité, pas la vérité…
Florent.- 3 février 2011 à 16h51
Florent, je bois le plus souvent à l’aveugle, sauf quand c’est moi qui sort les bouteilles ;). Pour revenir à Beaucastel 2007, je ne trouve pas qu’il est déséquilibré sur l’alcool, c’est cela qui m’a fait réagir, car je le trouve d’une belle fraicheur et d’une remarquable équilibre. D’autres l’ont bu à l’aveugle chez moi et l’ont apprécié, en le trouvant même plus « tendu » que certains millésimes: Beaucastel 2007 blanc
Même si je ne comprends pas tout au système de notation sur 100, je ne pense pas que 87 soit une bonne note pour toi alors que je mentionne que c’est une très belle bouteille. Il est vrai que je suis moins « expressif » que toi dans mes CRs c’est certainement pour cela que tu penses que je ne m’emballe pas ;).
Comme tu le dis, on peut avoir des différences de perception, pas de souci.. Il est bon de les mentionner, ce que j’ai fait ici.
Arnaud.
- 3 février 2011 à 17h09
Je me demande, Florent, si tu te rend compte de l’énorme bulle de prétention que dégage ton message pour un vigneron qui le lit.
« Le terroir de Beaucastel est banal, » Florent.
Rappelle moi combien de temps tu as passé dans ce terroir banal ? Combien de boue sur tes chaussures ? Quelle connaissance des sols, des parcelles, des porte-greffe, de l’age des vignes ? Que connais tu de l’histoire de ce domaine ? Des hommes qui s’y sont succédés ? Des choix de vinification qui y sont fait ?
Quel âge as tu ? C’est juste pour moi, ça m’aiderait à comprendre. L’âge d’être certain de « reconnaitre Beaucastel à l’aveugle et de plus te faire avoir…
Que tu trouves que Beaucastel n’est pas à ton goût, libre à toi. Que tu penses, du haut de tes innombrables dégustations, que le domaine est surcoté, après tout, c’est fort intéressant pour certains qui déciderons te suivre tes conseils plutôt que ceux de Parker. Que tu dises que de nombreux domaines, sur 50 ans, font toujours mieux, quelque soit le millésime, c’est un peu gonflé, parce que même les plus grands connaisseurs de l’appellation ne s’y oseraient pas. Tu en cites certains, mais franchement, c’est pas ceux que j’aurais choisi comme exemples des terroirs *** de Chateauneuf et certains propriétaires cités révéraient d’avoir un hectare ou deux de Beaucastel…
Mais que tu annonces, en toute modestie, que le « Terroir est banal », sans à aucun moment ne justifier une minute ton avis par un développement quelconque (situation, exposition, géologie, etc), là, oui, je sens un grand braquet de fatuité.
Et alors, en plus, quand tu sous entend que les vignerons sont d’habiles techniciens (« l’esprit renard qui sait maquiller le vin » tu te relis, parfois, tu penses à ce que ça fait à un vigneron de lire ça ? sic) et des bateleurs au niveau commercial, là, ta « vérité », elle me dérange franchement et me semble aller dans le sens de l’incroyable prétention, de l’arrogance et de la morgue de certains intervenants sur les forums.
Mais bon, tu fais bien d’indiquer que tu as crée ton site qui est désormais le seul parfaitement indépendant, honnête et libre. Il suffit de lire ta note sur Cheval Blanc 59 flingué, où malgré une bouteille à défaut, bonne pour l’évier (ce qui est inhabituel), là, tu « sens » le grand terroir et tu sauves la dégustation. Heureusement que tu arrives sur le marché. On est sauvé !
P.S. : je vois que tu es un ancien gymnaste. Je connais un prof de gym avec lequel tu devrais vraiment t’entendre 😉
- 3 février 2011 à 17h10
Humeur morose ce matin …comme le ciel.
Une bonne blague serait la bienvenue.
C’est l’histoire d’un vin qui ne serait que la résultante de la technique et qui tromperait son monde depuis des décennies.
Excellente , j’ai ri , ah ça fait du bien.
Merci Monsieur Florent.
Si vous en avez d’autres aussi bonnes , n’hésitez pas c’est tellement bon.- 3 février 2011 à 17h23
Florent,
t’es-tu déjà rendu sur Chateauneuf du Pape? As-tu déjà été au domaine?
Manu
- 3 février 2011 à 18h10
[i] »Encore une fois un bon 1990 ne suffit pas à faire un Cheval de course… Et « bon » dans mon langage veut bien dire BON… Je n’ai pas dit moyen…
Je repense à la fameuse phrase de Luc : » il y a des domaines auxquels il ne faut décidément pas toucher ». Curieux de voir qu’un millésime suffise, là ou il en faudrait dix pour d’autres domaines. Suivez mon regard… « [/i]Florent, alors d’abord tu me lis mal puisque j’ai cité deux millésimes et non un. mais tu penses bien que si je me permets d’indiquer qu’ils sont grands (et non pas simplement BON) c’est que j’ai gouté aussi quelques autres 89 et 90 de l’appellation. Sinon chez Beaucastel j’ai gouté une ou plusieurs fois (88 (passé, bu qu’une fois) 94 (très bon), 95 (trop jeune mais gros potentiel), 96 (très moyen), 97 (excellent), 98 (bon, de mieux en mieux), 01 (superbe), 03 (plus que pas mal pour le millésime)). ça va,?ça suffit à tes yeux pour t’indiquer que ton avis péremptoire sur l’aspect juste correct du domaine me semble un procès d’intention sur des idées reçues?
si tu savais comme je me fous de la réputation du domaine, les vins je les bois pour ce qu’il sont et si Beaucastel n’est pas terrible comme le 96, bah je l’écris.
Contrairement à tout ce que ton fil expose, il n’y rien de dogmatique dans mon propos, je ne cherche pas à convaincre de ma vérité, je réponds à celle que tu brandis. Et pour cela je t’explique en quoi tes idées reçues sur le domaine sont manifestement erronées, rien de plus, car tu peux continuer à croire ce que tu veux et à avoir un avis différent du mien.P.S. : je vois que tu es un ancien gymnaste. Je connais un prof de gym avec lequel tu devrais vraiment t’entendre 😉
(:D(:D excellente celle-là, c’est vrai qu’on est au même niveau de certitude.
- 3 février 2011 à 18h16
Contrairement à Florent, je ne suis qu’un modeste connaisseur de Beaucastel, je n’ai dégusté qu’une vingtaine de millésimes en rouge sur 4 décennies, et beaucoup moins en blanc.
Je ne me permettrai pas d’émettre un avis sur la qualité du terroir, je n’en ai pas les compétences.
Par contre, si on me demande de citer cinq vins dont la qualité principale est la régularité à un (très) haut niveau, il est évident pour moi que Beaucastel en fera partie.
Mais bon, pour ce que j’en dis…Luc
- 3 février 2011 à 18h17
[quote=macflo76]
CHÂTEAU CHEVAL BLANC 1959
La couleur du vin fait froid dans le dos. On ne sait pas trop si c’est un rouge de 100 ans ou un blanc des années 30.
[/quote]Clairement ce vin est dépigmenté…:S il méritait direct l’évier et tu lui mets une note de 88/100 supérieure à celle de Beaucastel 2007 et plus que Beaucastel 89 juste sauvé par son nez, j’avoue que je ne comprends pas!!
Ou plutot dois je comprendre que la même bouteille sans l’étiquette Cheval Blanc eut été notée NN et vidangée directement?J’aime les très vieux vins mais je dois dire que je n’ai jamais trouvé aucun plaisir à un rouge dépigmenté fut-ce une grande étiquette….:S
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