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- 31 mai 2007 à 15h05
- in reply to: Primeurs 2006
je parie que lamondotte ne vend pas de Pavie Macquin…
Plus généralement, je suis très choqué qu’un « pro » ou présumé tel porte des jugements individualisés publics, je m’en suis toujours soigneusement gardé.- 25 mai 2007 à 21h48
- in reply to: Primeurs 2006
je n’ai pas fait de prosélytisme, j’ai simplement indiqué qu’on trouvait moins de grands vins dans les grands millésimes en FAV, ce qui me semble une évidence. Donc il y aura du 2006, à quel prix par rapport aux primeurs, c’est difficile à dire, cela dépend de divers facteurs.
L’université de Toulouse avait mené une étude sur l’intérêt d’acheter en primeurs, il y a quelques années, je ne sais si on la trouve sur le net. Elle concluait à des gains parfois importants, une absence de gain dans certains cas, la seule perte, amplement compensée par les autres années était 1997. Mais l’étude portait sur une période antérieure au vrai développement des FAV en GD.
Enfin, le sort d’une campagne primeurs, c’est l’export, car c’est 90% du chiffre. C’est pour cela que Parker, jugeant de l’état du marché US, a pu prédire une campagne très molle sans grand risque de se tromper.- 25 mai 2007 à 21h14
- in reply to: Primeurs 2006
j’ai du temps cet après-midi…
D’abord il y a le château, c’est lui et lui seul qui fixe son prix de sortie (en primeurs, pas des chais) en fonction de paramètres scientifiques, tels que les notes, le prix du voisin, sa tréso, etc. Le négoce n’intervient pas dans ce prix.
Ensuite le négoce prend ce qu’on lui propose à ce prix (1ère tranche, % de la récolte variable), ou pas, ou pas totalement. S’il ne prend pas le plantage est complet. S’il prend, il en revend tout ou partie avec une marge, plus importante envers les particuliers qu’envers les distributeurs. Je connais le refrain bénéfice rapide, mais un réseau de distribution mondial et le suivi administratif durant 2 ans coûtent de l’argent (10% du CA primeurs en général).
Ensuite, le vin peut monter ou pas, ce qui détermine le prix du château pour sa 2ème tranche, voire la 3ème.
La GD met ces vins achetés en primeur en vent quand ils sont devenus livrables (en bouteilles) avec des marges variables en fonction du succès qu’il anticipe de ce millésime dans sa foire aux vins. Ainsi il m’étonnerait que les FAV sur le 2005 soient à un tarifs proche des tarifs primeurs, ou alors, ils sont philantropes.
Ceci explique une forte proportion du dernier millésime livré dans les FAV.Voilà, en bref, et cela conduit à ne pas comparer les prix primeurs des 2006 aux prix primeurs des 2004, mais à leurs prix actuels sur le marché, c’est le vrai barométre.
- 25 mai 2007 à 19h04
- in reply to: Primeurs 2006
Luc, lol. Et il n’évoque même pas leur fameuse cuvée spéciale « l’anévrisme ».;)
- 25 mai 2007 à 18h18
- in reply to: Decanter: Parker prévoit l’échec de la campagne primeur 2006 aux USA
Je confirme: 3 récoltes assez faibles en quantité, par chaleur ou éclaircissage, une forte demande asiatique, des prix qui montent et soit les négociants ont vendu, soit ils gardent en partie. Manque de grands vins sur le marché, ce qui explique la baisse peu prononcée des 2006. forte demande, faibles quantités disponibles et rétention, c’est une belle bulle qui gonfle et qui peut exploser à tout moment. C’est le vieil adage bordelais: nous allons dans le mur, mais les poches pleines…
Je rappelle que pour bien apprécier le phénomène, il suffit de lire « la tulipomania ».- 25 mai 2007 à 15h32
- in reply to: Primeurs 2006
pour nicodesavoie:
« Quand je vois La fleur pétrus à 90 euros TTC je suis effaré. Quel est selon vous l’intérêt de ces seconds vins, souvent non classé ? Leur prix est-il justifié ? »
La fleur petrus est un château totalement différent de petrus, et non son second vin, il n’y a pas de 2ème vin à petrus.
Il n’y a pas non plus de classement à Pomerol. Cordialement- 23 mai 2007 à 18h16
- in reply to: Primeurs 2006
le prix de production, ce sont tous les frais engagés sur une récolte jusqu’à la mise en bouteille. La pub et la distribution propre peuvent s’y rajouter. C’est rare sur les grands vins, qui laissent ces frais au négoce.
- 23 mai 2007 à 18h13
- in reply to: Primeurs 2006
n’importe quoi…
- 10 mai 2007 à 15h21
- in reply to: acheter au Château ?
Ca me rappelle ma joie quand j’ai acheté des galettes à Pont Aven et constaté ensuite qu’elles étaient deux fois moins cher chez Leclerc!
Quant à un négociant qui ferait reprendre ses millésimes invendus par le château, je n’ai jamais vu, mais j’aimerais bien…1. encore faudrait-il qu’Anthony Barton connaisse le prix payé
2. rentrer dans ses frais sur combien de temps?
3. Si c’est financé par emprunt, la durée sera extrèmement longue, car les intérêts absorbent la majeure partie du bénéfice.
4. Si c’est autofinancé, cela rapporte moins, souvent, que la même somme placée sur longue durée dans d’autres secteurs.
Evidemment, plus le prix du vin monte, mieux c’est pour amortir l’investissement, mais toutes les tentatives du genre j’achéte une propriété trop chère, je double le prix du vin et ainsi je rembourse se sont soldées par des échecs ou des difficultés.
C’est l’accueil du marché international qui fait le prix d’un vin, pas un business plan.- 2 mai 2007 à 21h24
- in reply to: petit jeu sur les 2006
pardon, j’ai pris du retard! c’est bien mouton et la mission. Pet est à 94-96
- 2 mai 2007 à 21h22
- in reply to: petit jeu sur les 2006
1/2 à chacun, le même! reste à trouver l’autre, + dur!
- 2 mai 2007 à 20h53
- in reply to: petit jeu sur les 2006
0/2!
- 2 mai 2007 à 20h40
- in reply to: petit jeu sur les 2006
ben non!j’aime peu les cocorico. Un indice, ce sont 2 rives gauche. Surprenant, non?
- 2 mai 2007 à 19h05
- in reply to: Achat de vignoble
Cos d’Estournel est sur le marché, paraît-il. Appelez-les! Sinon, voyez le crédit agricole d’Aquitaine, ils sont souvent choisis comme banque conseil. Vous pouvez aussi appeler des notaires à Libourne et Pauillac.
- 13 mars 2007 à 14h09
- in reply to: Bordeaux encore et toujours ou Bordeaux non merci j’ai fini
Bonjour, intéressante conversation! Je suis trop de parti pris pour livrer un avis éclairé, je vous communique simplement quelques éléments statistiques de ventes en nombre de bouteilles (hors primeurs) l’an dernier sur nos magasins (ceci n’est pas une pub) en France et Belgique. C’est bien entendu biaisé par l’offre et le type de commerce (moyenne surface spécialisée).
En France 60% de ventes en Bordeaux, 20% en AOC autres régions françaises, 10% en vins de pays et 10% en Champagnes. Peu de vins étrangers à la vente.
En Belgique, 60% de Bordeaux, 20% de vins étrangers, 10% d’autres AOC françaises, 5% de vins de pays, 5% de Champagne.
Je laisse ceci à vos reflexions. Cordialement
- 8 mars 2007 à 22h57
- in reply to: EBAY: the top of the pop. (interdit de rire s’il vous plaît)
Ebay a retiré l’objet après envoi d’une lettre sur papier à en-tête d’un des châteaux concernés et menace de plainte contre X.
- 8 mars 2007 à 21h56
- in reply to: Tanzer et les Bx primeurs 2006
Tout à fait exact, Alain! Pas mieux! Et on arrive vite au vin produit financier, grâce à une fiscalité anglaise très favorable. Mais ce serait long à développer. En tout cas l’interaction Londres-prix des grands vins est indéniable, mais amplifie les mouvements possibles à la hausse, pas à la baisse.
Si je voulais faire un bon mot, je dirais qu’il y a une bulle spéculative sur les vins tranquilles…- 8 mars 2007 à 21h31
- in reply to: Tanzer et les Bx primeurs 2006
Bonjour Dfried, la sagesse voudrait que 2006 sorte au prix des 2004, en gros. Sinon l’année sera TRES difficile. Cela supposerait un raisonnement basé sur l’environnement économique. Donc l’année sera TRES difficile!:(
- 8 mars 2007 à 20h51
- in reply to: Tanzer et les Bx primeurs 2006
Sans vouloir vexer quiconque le lien prix-demande, qui serait influencé par la conjoncture, le cours des bourses et des monnaies, et tous autres paramètres économiques, c’est un peu théorique et ne joue que par ricochet en fonction de la demande finale, connue des propriétaires tardivement.
Le marché primeurs est un marché de professionnels, le particulier n’ayant son mot à dire et donc son ordre à passer ou pas qu’ensuite, même si internet réduit ce décalage (avant il fallait disposer d’un nombre conséquent de vins pour éditer un catalogue).
De ce fait la demande ressentie dépend:
1. du négoce de place. S’il ne veut pas de cet excellent vin, c’est qu’il ne sait pas vendre, pour la propriété.
2. des importateurs étrangers, qui suivent ou pas.
Un vin jugé trop cher peut se « planter » et c’est connu de tous, il sortira beaucoup plus bas 2 ans plus tard.Alors comment se forme vraiment le prix?
1. la tendance n’est pas donnée par l’état du Monde, mais par Parker, les autres critiques suivant son avis peu ou prou.
2. Ensuite 2 ou 3 vins donnent l’ambiance, ça marche ou pas
3. Les autres, en montant en gamme, appliquent alors un % de hausse ou de baisse ajusté par rapport à cette première expérience, parfois sur une tranche faible.
4. S’il y a engouement, la 2ème tranche en tient compte.
5. D’autres paramètres interviennent, notamment le prix de sortie du voisin envers lequel on ne saurait sortir plus cher s’il est plus réputé, ou moins cher, ce serait déchoir.
Jouent aussi les stocks restants des années précédentes, la trésorerie, etc.
Au total peu de paramètres macroéconomiques.
Enfin, je le redirai toujours, c’est la propriété qui fixe le prix, le négoce suit ou pas.