Acheter un vin en primeur c’est s’assurer une traçabilité.
Je n’achète pas de vins issus de millésimes anciens (en particulier en GSA ou aux enchères) car je n’ai aucune garantie sur l’origine, l’histoire et l’authenticité du vin.
Payer 25€ ttc pour un feytit clinet 2001 qui a peut-être déjà parcouru 12000km ne m’intéresse pas.
L’achat primeur a pour intérêt sur les millésimes peu spéculatifs de :
– connaître et maîtriser l’origine des vins
– avoir accès à des formats atypiques (magnum ou jéroboam en ce qui me concerne) sur des crus recherchés de bordeaux
– faire un choix raisonné, au calme, loin de la foule et sans précipitation
– avoir la garantie d’un prix compétitif à données équivalentes (origine, domaine et millésime). Il est peu probable de retrouver le même vin en propriété beaucoup moins cher dans les 5 à 10 années qui suivent sa sortie.
Son principal biais est de ne pas connaître la qualité intrinsèque du vin. C’est pourquoi j’achète des propriétés que j’aime dont la régularité est souvent remarquable (l’investissement dans un outil industriel performant permet de lisser les aléas climatiques). J’évite ensuite les millésimes difficiles suivant immédiatement des millésimes spéculatifs (je n’ai pas acheté de primeurs en 2007 et 2011). Il me semble que 2012, tout comme 2008 précédemment, présente de belles opportunités (canon, rauzan-segla, climens, eventuellement pavie-macquin…). Il faudra jute rester sélectif.
Bordeaux m’a procuré certaines de mes plus fortes émotions. Et cela pour un prix raisonnable….Rayas reste une de mes plus grande déception….le reste n’est que bavardage.