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- 30 juillet 2014 à 15h29
- in reply to: Château Pontet-Canet, Pauillac
Magnifique reportage!
Je reviens du domaine, et ayant eu le plaisir de tater du 2013, je me contenterai d’abonder dans le sens des commentaires precedents: il s’agit d’un jus vertical, d’une belle concentration, mais surtout très fin, difficilement medocain à l’aveugle. Les tannins du fruit sont bien presents, mais ceux du bois se sont clairement fait la malle.
On n’est qu’à 35% de dolia; vraiment curieux de piper un jour du 100%…
Cyril Besnard
- 13 juillet 2014 à 20h50
- in reply to: La Terrasse du Mimosa à Montpeyroux dans l’Herault
Cher Thierry,
Comme vous le voyez, j’ai cree ce profil il y a plus de deux ans, pour une consultation quotidienne et une redaction très sporadique.
De fait, je pensais m’être dedouane de ce genre de procedure, mais s’il faut en passer par là pour legitimer mon propos, ainsi soit-il: je, soussigne Cyril Besnard, residant à Oslo, Norvège, certifie sur l’honneur ne jouir d’aucun interêt materiel ou financier dans la promotion de producteurs et/ou societes que je souhaite mettre ici en avant.
Par ailleurs, le site qui vous permettra bien entendu de contrôler l’existence de ce patronyme est: http://www.gulesider.no.
En esperant avoir ete suffisamment convaincant.
Cyril Besnard
Dans la même veine…
J’ai fait envoyer quelques cartons chez mes parents il y a deux mois, au moment des tempêtes.
A la reception, le vent s’engouffre dans la remorque du livreur, un carton tombe, une quille petee. Sur le coup, mes parents ne pensent pas à demander le bon de livraison qui permet officiellement de rouspeter.
Le lendemain, sur un simple mail de ma bonne foi, le site m’a dedommage en bon d’achat.
Pour travailler dans la branche, je trouve ce geste TRES pro. Quant à leur mepris du pinailleur de tout poil, il me semble respecter les règles elementaires de courtoisie.
Dans la même veine…
J’ai fait envoyer quelques cartons chez mes parents il y a deux mois, au moment des tempêtes.
A la reception, le vent s’engouffre dans la remorque du livreur, un carton tombe, une quille petee. Sur le coup, mes parents ne pensent pas à demander le bon de livraison qui permet officiellement de rouspeter.
Le lendemain, sur un simple mail de ma bonne foi, le site m’a dedommage en bon d’achat.
Pour travailler dans la branche, je trouve ce geste TRES pro. Quant à leur mepris du pinailleur de tout poil, il me semble respecter les règles elementaires de courtoisie.
- 2 janvier 2014 à 22h22
- in reply to: Château Pontet-Canet, Pauillac
CR: Pontet-Canet 2005
Juste pour confirmer que le 2005 que j’ai ouvert ce Noël etait dejà lisible et très plaisant.
Bon, on tape pas dans le tertiaire, mais le vin etait ouvert, long, precis, avec des tanins relativement fondus (une après-midi à l’epaule). Superbe densite.
Curieusement, j’avais plus senti le bois à la Rolland dans une couvee moins baleze, 2004.
Content.
- 2 janvier 2014 à 21h16
- in reply to: Domaine Henri Bonneau, Châteauneuf-du-Pape
Un plaisir similaire à celui de Julien…
Dès l’ouverture, le nez laisse un volubile fruit noir s’exprimer, rejoint dans l’heure par de belles notes empyreumatiques. Une pointe d’elevage et d’alcool pour trahir l’âge de la bouteille.
En bouche, c’est certes concentre, mais ca reste très fin, avec d’aimables tanins en fin de course. Le tout est bâti sur une remarqable acidite: le vin est sec, tendu (à l’echelle rhodanienne, j’entends), et les deux indecrottables bourguignons presents ce soir-là se porteront comme des charmes.
Je laisse dormir les autres quilles du lot, avec l’espoir que dans quelques annees, ca se mette à pinoter…
T’es fou?, on va pas attendre le Polet pour faire semblant de trinquer!
La prochaine fois que j’ouvre quelques jolies quilles chez moi, je te laisse un message, voire un coup de Bertrand sur Gulesider, doit pas y en avoir des centaines…
Je passe sur Beaune dans deux semaines, si ca c’est pas une raison suffisante pour organiser un joli repas à mon retour!
A bientôt.
- 26 août 2011 à 16h20
- in reply to: Clos Rougeard
Bouteille épaulée 6 heures avant la dégustation, le carafage ne s’imposait pas.
Dégustation à l’aveugle en compagnie de quelques amis sommeliers à l’international qui n’avaient qu’une connaissance sur papier du Clos Rougeard.
Le nez est net et expressif, avec des notes de fruits noirs très précises. Bois et alcool intégrés. Le poivron du cabernet franc encadre plus qu’il ne conduit, avant de complètement se fondre après quelques minutes, mais il trahit la bouteille, et la majorité des dégustateurs m’annoncent le cépage.
La bouche est ample et étonnamment voluptueuse pour un vin jeune. Les tanins sont déjà fins et rincent sans assécher. Enfin l’acidité fait de l’ensemble un modéle d’équilibre. C’est une bouteille facile, sociable, qui se vide toute seule. J’aurais presque voulu plus de caractère et voir plus de dégustateurs réfractaires. Ces derniers pensent à un zweigelt autrichien ou à un cabernet franc ligérien de grande classe.
Ca sera le mot de la fin, de grande classe.
- 15 août 2011 à 17h29
- in reply to: Domaine Eric Morgat, Savennières
CR: Domaine Eric Morgat, Savennières L’Enclos 2008
Au premier nez, la poire du chenin sans le côté oxydatif, masquée par un bois assez présent. L’aération rend justice au fruit. On sent bien l’alcool, le contraire eût été étonnant pour un si jeune chenin.
En bouche, l’alcool se ressent moins. Le vin est ample et généreux, mais ses arômes d’agrumes et son toast, portés par une belle acidité, ne fatiguent pas.
De beaux amers en fin de course.
Un peu court en l’état, on devine quelque chose d’encore plus plaisant dans le futur.J’abonde complètement dans le sens de Thibault. Ossian est le meilleur blanc espagnol que j’ai bu.
Il est issu de 100% verdejo préphylloxérique en bio sur un sol sableux, qui produit des grains à peine plus gros que des petits pois, et incroyablement concentrés.
Au nez, un mariage fougueux de bois et de minéralité, dont l’expression s’apaise avec l’aération.
On a légitimement peur de tomber sur un vin chaud et plat, mais la bouche est admirablement tendue, avec un pH qui ne dépasse jamais 3,1, ce qui est rare pour un verdejo ayant passé 9 mois en barrique -francaise-. Et puis toujours cette impressionnante minéralité encadrée par un bois dont on sait qu’il sera moins omniprésent dans quelques années. La structure est juste énorme, tout comme la longueur.
A l’aveugle, des spécialistes du Meursault tels que Francois Mikulski m’ont annoncé sans trop y croire un… Meursault.
Une expérience formidable pour l’amateur de grands blancs bourguignons. Malheureusement je ne sais pas où trouver ce vin en France.
- 13 août 2011 à 3h44
- in reply to: Domaine Philippe Charlopin-Parizot, Gevrey-Chambertin
CR: Domaine Philippe Charlopin, Gevrey-Chambertin VV 2004
Bouteille achetée à l’arrache et sans conviction, suite à une dégustation en 2007 où l’élevage trop marqué m’avait un peu ecoeuré.Je n’avais d’ailleurs jamais regoûté de Charlopin jusqu’à ce que j’exhume mon Gevrey, histoire de mettre en valeur un Amoureuses 04 de chez Amiot-Servelle et un Spätburgunder Cuvée B 08 du Weingut Friedrich Becker servis le même soir. Je sais, c’est jeune, mais comme je vis à l’étranger, j’ai pas le choix.
J’ouvre la bouteille, une lichette pour Papa… Je hume, et, en un éclair, je sens déjà poindre le regret d’avoir invité trop de monde. Sans la moindre aération, le nez est propre, profond et d’une complexité qui me scotche au verre. La violette et les fruits rouges, en fin de septennat, rappellent qu’ici, ca a pinoté joyeusement avant de laisser le sous-bois prendre la main. Le bois fait exactement ce qu’on lui demande de faire: servir de cadre sans déborder sur la peinture, et je commence enfin à apprécier à sa juste valeur le travail du Philou.
Je croise les doigts pour que la bouche ne tombe pas à plat, mais non, l’acidité tient la route. Le vin est cohérent, on reste sur des aromes tertiaires de sous-bois relayés par de fines épices. Surtout, c’est d’une longueur sans fin. Plus tard, j’apprendrai hélas qu’il y en a une.
La bouteille a accompagné une gigue de chevreuil, que j’ai du coup complètement zappée.
Pour moi, l’exemple type du village qui, à son apogée, enterre de nombreux crus bus trop jeunes.
Dans la foulée, j’ai chouiné au téléphone pour remettre la main sur cette quille, impossible. J’ai tenté de réitérer l’expérience avec un Vosne-Romanée 2006, au style plus argileux et à l’élevage forcément plus prononcé. Jeune jedi, mais en bon chemin.
- 13 août 2011 à 2h05
- in reply to: Champagne Jacques Lassaigne
CR: Champagne Jacques Lassaigne, Extra-Brut Blanc de Blancs, Vignes de Montgueux
Nez sur le beurre, qui pourrait augurer d’une bouche plus gourmande.
Bouche sans chichi et peu dosée, avec des aromes de craie et d’agrumes qu’aiguisent une bulle vive et une acidité bien intégrée et sans faille. Ca file droit.
Une bouteille dont le toast retrouva la parole sur un saumon fumé.
J’y reviendrai.
Arf!, je réalise -un peu à fond de première- que Bertou n’est autre que le Bertrand que j’ai rencontré au Polet du temps où il m’a fallu y travailler…
Salutations, donc. Je travaille maintenant pour Fondberg.
Si tu passes au Grand Hotel dans deux semaines, je te mets une exclu au frais!
- 11 août 2011 à 1h58
- in reply to: Le Vin à La Charité sur Loire
Au temps pour moi…
I did the right thing: comme j’étais limité par le poids de mes bagages en soute, il reste quelques tanches en boutique.
J’ai justement ramené un Poyeux 2006 des Foucault, que je caresse des yeux chaque jour en attendant de l’ouvrir avec quelques sommeliers de mon coin, Oslo. Je suis curieux de voir ce qu’on va m’annoncer à l’aveugle.
Pour l’anecdote, je demande au caviste si le Silex 2009 est déja compréhensible, il me répond qu’il ne l’a pas regoûté récemment. Sur ce il compose un numéro sur son portable, et me passe… Benjamin Dagueneau, pour que je lui pose mes questions.
On en fait plus des comme ca!
- 10 août 2011 à 19h30
- in reply to: Le Vin à La Charité sur Loire
Bonjour,
Lecteur de longue haleine, je me crée un compte pour signaler la présence d’un caviste fantastique à La Charité-sur-Loire, à une trentaine de km de Sancerre.
Chef produit pour un importateur scandinave, j’étais de passage dans le Sancerrois, et, au terme d’une semaine exclusivement abreuvée de sauvignon, je voulais mettre la main sur quelques quilles plus exotiques. Rien sur Bourges, pas plus sur Pouilly ou sur Cosne…
Des vignerons m’ont donc conseillé de passer chez ce caviste, sobrement nommé Le Vin.
Et là, ô joie, les autochtones (Dagueneau, Pinard, Boulay, Vacheron, Cotat…), mais aussi le Clos Rougeard, Charlopin, Chave, Guffens, Raveneau, Coursodon, Selosse, Mann… Beaucoup de joli monde d’ordinaire difficile à trouver, réuni en un même point de l’univers, à un tarif humain, et vendu par un monsieur simple, enthousiaste, et trop à la retraite pour être malhonnête. Je vous passe sous silence la sélection des petits prometteurs, au diapason.
Quelques cols s’ouvrent, des verres se remplissent, ma visite sera ponctuée de dégustations improvisées qui semblent être légion dans ce temple dionysiaque. Je vois mal comment on pourrait ne pas être conquis.
Voilà, ca ressemble beaucoup à de la publicité; à mon sens, il s’agit plutôt d’une mission de salubrité publique pour tout amateur qui traînerait dans le coin. Celui-ci sait désormais quoi faire.