Dominique Gallasso

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  • Dominique Gallasso
    Participant

    CR: Château Certan de May 1995 pomerol

    J’avais depuis longtemps envie d’ouvrir cette bouteille pour une belle occasion. Le vin a été ouvert et goûté sans préparation.

    Le long bouchon est imbibé sur un petit centimètre : pour environ vingt années de service, c’est une performance très honorable.
    La robe encore soutenue, sans aucune turbidité, avec toutefois quelques traces d’évolution sur le disque invite à approcher mon verre. Bon présage : le nez très ouvert évoque les bons Bordeaux dans la force de l’âge. C’est très complexe : sous bois d’automne (feuilles mortes), cassis, épices avec peut-être une pointe de fourrure.
    Je m’attends alors à une attaque en fanfare, mais là … déception je n’ai droit qu’à une matière mince. En revanche, la suite se révèle très belle : des tanins modérés, mais d’une grande suavité apparaissent et s’étirent très longuement.
    Bilan? Un peu de frustration quant à mes attentes : j’ai un souvenir ému du 1983 bu il y a une dizaine d’années. À la place d’une symphonie, je n’ai eu qu’une sonatine délicate. Il s’agit toutefois d’un bon vin pourvu d’une réelle finesse.

    Dominique

    Dominique Gallasso
    Participant

    Robe légèrement évoluée.
    Nez de vin évolué (champignons, épices) toutefois empreint d’un petit quelque chose de végétal.
    L’entrée de bouche est plutôt fluette. Les tanins se manifestent ensuite par une finesse et un côté asséchant propre au Madiran. Je regrette toutefois que l’acidité soit à ce point marquée. Soit c’est moi qui n’ai plus l’habitude de boire des vins qui tirent 12.5, ou alors la vendange a clairement manqué de maturité cette année là à Madiran.
    Résultat plutôt décevant. J’aimerais tester un millésime plus mur, mais je n’ai que du 1996 ! J’espère que je serai agréablement surpris…

    Dominique Gallasso
    Participant

    Bouteille achetée en GD.
    Le premier nez évoque la confiture de fraises, la réglisse, le lilas. Après aération apparaissent des parfums de cerise, de framboise et de cacao.
    En bouche, ce vin montre une réelle élégance. Il arrive à maturité et joue sur le registre de la finesse : du fruit, des tanins modérés, mais fins et une bonne longueur : c’est simple et réussi à mon goût.
    Bon vin ! Le rapport prix/plaisir tout à fait convenable.

    Dominique Gallasso
    Participant

    C’est certain, Marius Perron est une référence en la matière ! Mais au regard du commentaire de François, je boirais comme le conseille FPG, le CC Bourdy 76 sans trop tarder.
    Dominique

    Dominique Gallasso
    Participant

    @ François : lorsque j’écris « Contrairement aux idées reçues, le vin jaune n’est pas immortel.  » je ne dis pas que certains clavelins ne peuvent pas défier les siècles, j’entends juste que tous les vins jaunes ne sont pas en mesure de le faire.

    @ Luc, peut-être ai-je pris un raccourci, mais je pense (peut-être naïvement) que l’acidité est un élément constitutif important dans la structure d’un vin jaune et qu’elle contribue à sa garde. De plus, un vin jaune jeune et acide n’invite pas vraiment à épuiser rapidement son stock. Je préfère lui laisser le temps de s’épanouir. À titre d’exemple le château l’étoile 1990 est encore très jeune, vif et ingrat lorsque je le goûte à l’ouverture de la bouteille.
    Cela dit, peut-être existe-t-il des jaunes acides qui menacent de s’écrouler. Mon expérience étant très modeste, je conçois que cela soit possible, mais je n’en connais pas.

    Dominique

    Dominique Gallasso
    Participant

    Voilà un CR pour l’Étoile 1985 qui avait encore l’air en forme en 2010.
    https://lapassionduvin.com/phorum/read.php?14,37858,474513#msg-474513

    Dominique Gallasso
    Participant

    Bonjour graindri,
    Contrairement aux idées reçues, le vin jaune n’est pas immortel.
    Pour les 76, beaucoup sont passés. Ce n’est pas une année de longue garde en vin jaune : beaucoup de sucre, une acidité basse + des pluies importantes en septembre. Ceux qui ont été vendangés le plus tôt s’en sortent le mieux : à boire rapidement sous peine d’être frustré. Bourdy est cependant une bonne maison.
    Pour 1985 je ne sais pas mais les seules bouteilles goutées récemment (Macle) étaient très décevantes : peu d’aromatique, bouche aqueuse. Peut-être le château l’Étoile résistera-t-il mieux?
    1996, en général, c’est une bonne année avec une acidité marquée, donc de garde, mais je n’ai pas goûté la production de la fruitière d’Arbois pour ce millésime.
    Pour la dernière question, plus que les déplacements (s’ils ne sont pas incessants), ce sont les brusques changements de température qui peuvent affecter la qualité (mort de certaines levures), mais le jaune est plus résistant que les autres vins.

    En espérant avoir pu apporter des éléments de réponse…
    Dominique

    Dominique Gallasso
    Participant

    CR: Domaine Ganevat Florine 2011
    J’ai bien apprécié cette cuvée :
    Le nez était plutôt discret : surtout sur le citron. Avec l’aération sont apparues des notes de melon d’Espagne.
    La bouche est vive. Le vin n’est pas très ample, mais la fraicheur structure l’ensemble qui se termine dans une longueur très honorable avec une légère amertume. Très bon vin
    J’avais moins bien goûté grands teppes 2008, moins nerveux, cet été, mais je n’ai jamais été déçu par Florine.

    Dominique Gallasso
    Participant

    CR: Domaine François Mossu vin de paille 2008
    Belle robe acajou
    À l’ouverture, le nez évoque le pruneau, l’écorce d’orange confite, les épices (cannelle, clou de girofle), puis arrivent des parfums de dattes, de noix et … de raisins secs, je sais, ce n’est pas très étonnant.
    L’entrée de bouche est monumentale et donne l’impression d’un vin très massif, mais seuls le sucre et l’alcool s’expriment. Cette sensation s’estompe très lentement et la rétro-olfaction me fait penser à une très vieille cuvée de xerès rouge. Progressivement, les sucres laissent place à l’acidité. Attention, pas une gentillette petite sensation de fraicheur : non, mais une acidité chère au coeur du géniteur de ce vin de paille, de la vraie qui strie la langue. Wouahouw quelle longueur, quel vin ! C’est du brutal .
    Je précise que le fois gras qui l’accompagnait a eu quelques difficultés à faire face au rouleau compresseur. Ce n’est pas la première fois que je prends une claque avec un vin de Mossu. Excellent !

    Dominique Gallasso
    Participant

    CR: Domaine François Mossu vin de paille 2008
    Belle robe acajou
    À l’ouverture, le nez évoque le pruneau, l’écorce d’orange confite, les épices (cannelle, clou de girofle), puis arrivent des parfums de dattes, de noix et … de raisins secs, je sais, ce n’est pas très étonnant.
    L’entrée de bouche est monumentale et donne l’impression d’un vin très massif, mais seuls le sucre et l’alcool s’expriment. Cette sensation s’estompe très lentement et la rétro-olfaction me fait penser à une très vieille cuvée de xerès rouge. Progressivement, les sucres laissent place à l’acidité. Attention, pas une gentillette petite sensation de fraicheur : non, mais une acidité chère au coeur du géniteur de ce vin de paille, de la vraie qui strie la langue. Wouahouw quelle longueur, quel vin ! C’est du brutal .
    Je précise que le fois gras qui l’accompagnait a eu quelques difficultés à faire face au rouleau compresseur. Ce n’est pas la première fois que je prends une claque avec un vin de Mossu. Excellent !

    Dominique Gallasso
    Participant

    CR: Domaine François Mossu vin de paille 2008
    Belle robe acajou
    À l’ouverture, le nez évoque le pruneau, l’écorce d’orange confite, les épices (cannelle, clou de girofle), puis arrivent des parfums de dattes, de noix et … de raisins secs, je sais, ce n’est pas très étonnant.
    L’entrée de bouche est monumentale et donne l’impression d’un vin très massif, mais seuls le sucre et l’alcool s’expriment. Cette sensation s’estompe très lentement et la rétro-olfaction me fait penser à une très vieille cuvée de xerès rouge. Progressivement, les sucres laissent place à l’acidité. Attention, pas une gentillette petite sensation de fraicheur : non, mais une acidité chère au coeur du géniteur de ce vin de paille, de la vraie qui strie la langue. Wouahouw quelle longueur, quel vin ! C’est du brutal .
    Je précise que le fois gras qui l’accompagnait a eu quelques difficultés à faire face au rouleau compresseur. Ce n’est pas la première fois que je prends une claque avec un vin de Mossu. Excellent !

    Dominique Gallasso
    Participant

    CR: Chateau l’Étoile, Cuvée des Ceps d’Or 2011
    À l’ouverture, ce chardonnay développe des arômes de camphre, puis de noisette et … de lave glace:S Arrivent ensuite à l’agitation quelques timides senteurs de pomme et de prunes.
    Si le nez est un peu en retrait côté volume et complexité, la bouche est très réussie : intense, dotée d’un très bel équilibre : à la fois vive, ronde, dotée d’une agréable rétro et d’une belle longueur.
    Bien ++ c’est prometteur…
    Ce vin est encore jeune pour un oxydatif et je pense qu’il aurait mérité d’être aéré : il s’est en effet amélioré tout au long de la dégustation. Il est par ailleurs un élément supplémentaire qui me permet de penser que 2011 a été une année très réussie pour les chardonnay dans le Jura.

    Dominique Gallasso
    Participant

    CR: Chateau l’Étoile, Cuvée des Ceps d’Or 2011
    À l’ouverture, ce chardonnay développe des arômes de camphre, puis de noisette et … de lave glace:S Arrivent ensuite à l’agitation quelques timides senteurs de pomme et de prunes.
    Si le nez est un peu en retrait côté volume et complexité, la bouche est très réussie : intense, dotée d’un très bel équilibre : à la fois vive, ronde, dotée d’une agréable rétro et d’une belle longueur.
    Bien ++ c’est prometteur…
    Ce vin est encore jeune pour un oxydatif et je pense qu’il aurait mérité d’être aéré : il s’est en effet amélioré tout au long de la dégustation. Il est par ailleurs un élément supplémentaire qui me permet de penser que 2011 a été une année très réussie pour les chardonnay dans le Jura.

    Dominique Gallasso
    Participant

    CR: Chateau l’Étoile, Cuvée des Ceps d’Or 2011
    À l’ouverture, ce chardonnay développe des arômes de camphre, puis de noisette et … de lave glace:S Arrivent ensuite à l’agitation quelques timides senteurs de pomme et de prunes.
    Si le nez est un peu en retrait côté volume et complexité, la bouche est très réussie : intense, dotée d’un très bel équilibre : à la fois vive, ronde, dotée d’une agréable rétro et d’une belle longueur.
    Bien ++ c’est prometteur…
    Ce vin est encore jeune pour un oxydatif et je pense qu’il aurait mérité d’être aéré : il s’est en effet amélioré tout au long de la dégustation. Il est par ailleurs un élément supplémentaire qui me permet de penser que 2011 a été une année très réussie pour les chardonnay dans le Jura.

    Dominique Gallasso
    Participant

    Dégusté pour accompagner poisson et crustacés, ce Condrieu se présenté tout à fait correctement.

    Au nez, il développe des arômes de fruits (papaye, mirabelle) mais aussi de primevère.
    Servi frais, il ne manque pas de gras en bouche. Peu d’acidité sans pour autant que le vin soit lourd. La rondeur enveloppe les papilles de manière plutôt tenace puisqu’elle se prolonge longuement, sans toutefois procurer cette sensation rafraichissante un peu mentholée que l’on trouve souvent dans l’appellation.

    Vin réussi !

    Dominique Gallasso
    Participant

    Dégusté pour accompagner poisson et crustacés, ce Condrieu se présenté tout à fait correctement.

    Au nez, il développe des arômes de fruits (papaye, mirabelle) mais aussi de primevère.
    Servi frais, il ne manque pas de gras en bouche. Peu d’acidité sans pour autant que le vin soit lourd. La rondeur enveloppe les papilles de manière plutôt tenace puisqu’elle se prolonge longuement, sans toutefois procurer cette sensation rafraichissante un peu mentholée que l’on trouve souvent dans l’appellation.

    Vin réussi !

    Dominique Gallasso
    Participant

    Dégusté pour accompagner poisson et crustacés, ce Condrieu se présenté tout à fait correctement.

    Au nez, il développe des arômes de fruits (papaye, mirabelle) mais aussi de primevère.
    Servi frais, il ne manque pas de gras en bouche. Peu d’acidité sans pour autant que le vin soit lourd. La rondeur enveloppe les papilles de manière plutôt tenace puisqu’elle se prolonge longuement, sans toutefois procurer cette sensation rafraichissante un peu mentholée que l’on trouve souvent dans l’appellation.

    Vin réussi !

    Dominique Gallasso
    Participant

    Peut-être ai-je jugé un peu sévèrement ce vin, cependant s’il m’a apporté un certain plaisir, je n’en garde pas un souvenir ému. Servi au cours d’un repas, il n’a pas non plus retenu plus que cela l’intérêt des convives. De plus, il était en décalage avec mes attentes : connaissant le potentiel de vieilles vignes de chardonnay sur de bons terroirs jurassiens en terme de structure, j’ai été un peu frustré. Je garde le souvenir d’une matière ronde mûre et fine, mais qui manquait un peu de peps c’est pourquoi j’évoque « la faute au millésime ?« . Domicilié dans le Jura, j’ai le souvenir d’une année bien pluvieuse !

    Dominique Gallasso
    Participant

    Peut-être ai-je jugé un peu sévèrement ce vin, cependant s’il m’a apporté un certain plaisir, je n’en garde pas un souvenir ému. Servi au cours d’un repas, il n’a pas non plus retenu plus que cela l’intérêt des convives. De plus, il était en décalage avec mes attentes : connaissant le potentiel de vieilles vignes de chardonnay sur de bons terroirs jurassiens en terme de structure, j’ai été un peu frustré. Je garde le souvenir d’une matière ronde mûre et fine, mais qui manquait un peu de peps c’est pourquoi j’évoque « la faute au millésime ?« . Domicilié dans le Jura, j’ai le souvenir d’une année bien pluvieuse !

    Dominique Gallasso
    Participant

    Peut-être ai-je jugé un peu sévèrement ce vin, cependant s’il m’a apporté un certain plaisir, je n’en garde pas un souvenir ému. Servi au cours d’un repas, il n’a pas non plus retenu plus que cela l’intérêt des convives. De plus, il était en décalage avec mes attentes : connaissant le potentiel de vieilles vignes de chardonnay sur de bons terroirs jurassiens en terme de structure, j’ai été un peu frustré. Je garde le souvenir d’une matière ronde mûre et fine, mais qui manquait un peu de peps c’est pourquoi j’évoque « la faute au millésime ?« . Domicilié dans le Jura, j’ai le souvenir d’une année bien pluvieuse !

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