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- 22 février 2025 à 18h55
- in reply to: Domaine Vaudoisey-Creusefond, Pommard
CR: Domaine Vaudoisey-Creusefond, Pommard – visite au domaine
Récit d’une visite effectée toute fin décembre au domaine où nous avons été très bien reçu par Madame qui nous a fait gouter tout ce qui était disponible dans la gamme, essentiellement sur 2022.
On commence par trois blancs :
Bourgogne Aligoté 2022
Bon, classique du cépage sans être spécialement funky, un côté légèrement ligérien peu définissable qui souligne notamment la texture toujours beaucoup moins grasse qu’un chardonnay, aromatique de noisette verte.
[b]Bien / 14/20Auxey-Duresses 2022[/b]
Pas trop compris le vin, la fin de bouteille peut l’expliquer versus (paradoxalement) une éventuelle réduction, toujours est-il que le vin est dominé par la poire nashi et l’aubépine mais surtout des notes de carton mouillé et de bière blanche assez particulières, sans du tout évoquer le tca pour autant pour moi, fermentaire mais pas dans le bon sens du terme, problème de bouteille ou alors pas ma came mais jamais vraiment rencontré ce genre de profil. À revoir.
[b]Bien / 14/20 mais possiblement EDMeursault 2023[/b]
Beaucoup plus net et évident, belle aromatique typique mais sans surjeu sur la cacahuète légèrement caramélisée et le sésame, bouche tout à fait raccord que je qualifierais d’intermédiaire car bien sûr pas fuide mais pas trop grasse non plus, pas franchement tendue mais loin d’être molle, aromatique classique. Manque un peu de fulgurance voire, on pourrait dire, d’excès pour vraiment marquer mais très bon.
Très bien + / 16.5/20Jolie mise en bouche, avec une curiosité quant au profil l’Auxey blanc : j’ai pris une bouteille par curiosité pour vérifier plus tard ce qu’il en sera.
On passe aux rouges, tous sur 2022 à l’exception du Bourgogne Côte d’Or 2023 récemment embouteillé, qui ouvre le bal :
Bourgogne Côte d’Or 2023
Bouteille juste ouverte donc au départ un peu simplet et plutôt typé petit pinot alsacien ou même gamay sur des notes plutôt « violacées » un peu mates évoquant la prunelle avec un toucher pas spécialement élégant et faisant surtout très jeune. Et puis il suffit de le laisser respirer cinq minutes et il s’apaise et s’affine grandement sur un côté beaucoup plus « rouge » et scintillant avec de petites touches florales. Beau rapport qualité prix comme toujours.
Bien + / Très bien – / 15/20Auxey-Duresses 2022
On passe clairement un cap avec un vin qui pinote à fond et en dentelle, infusion de fruits rouges et de fleurs à la structure acidulée à la fois pulpeuse et évanescente, sans l’austérité qu’on peut parfois croiser (et apprécier d’ailleurs) à Auxey, super rapport qualité prix surtout. Mention spéciale à l’absence de tout élevage excessif qui aurait été une erreur avec un si joli fruit au naturel.
[b]Très bien / 16/20Auxey-Duressses 1er Cru « Climat du Val » 2022[/b]
Après l’Auxey village, voilà un deuxième vin d’une grande finesse similaire au précédent dans un esprit presque cambuléen, ici moins ouvert aromatiquement pour l’heure au profit d’une structure plus calcaire et d’une plus grande longueur, toujours très frais et une fois de plus une très bonne affaire. Je ne serais pas étonné de le scorer encore plus haut à l’ouverture d’une bouteille d’ici quelques mois ou années, à suivre.
[b]Très bien + / 16.5/20Volnay 2022[/b]
Après les Auxey, contraste intéressant avec un vin plus pulpeux qui pinote toujours sur une gamme aromatique similaire de fruits rouges mûrs, cette fois peut être un rien moins en finesse mais avec un fruité également nettement plus pétant et un toucher de bouche plein et sphérique, bien « brillant » et sans accroche toujours. Bel ouvrage à nouveau.
[b]Très bien + / 16.5/20Pommard 2022[/b]
De l’intérêt des horizontales au domaine où l’on peut comparer directement les cuvées au même âge. Vin à mon sens pratiquement identique en aromatique au Volnay dégusté juste avant, mais qui se démarque de son prédécesseur, selon l’archétype, par des caractéristiques de structure. Particulièrement en finale où de jolis tanins apportent un peu de mâche et un côté plus carré. Très bon toujours et approchable en jeunesse, pas le Pommard poilu de retour de chasse.
[b]Très bien + / 16.5/20Pommard 1er Cru « Charmots » 2022[/b]
Pour la première fois de la dégustation le temps semble se ralentir et un ange passe, un saut qualitatif dans le raffinement et la définition de l’aromatique a été franchi brutalement, superbe composition sur le thé Earl Grey aux fleurs bleues, églantier, rose séchée, bouche superbe de fraicheur de très grande longueur, finale Earl Grey, florale et infusée. Juste superbe. Là on n’est plus juste dans le beau pinot noir mais bien dans la Bourgogne qui commence à faire rêver. J’en ai pris troix, j’ai hâte de voir ce que l’avenir leur réserve.
Excellent / 17.5/20Pommard 1er Cru « Epenots » 2022
Duel au sommet qui se poursuit avec Charmots dégusté juste avant, ici en comparaison le nez large, sauvage et plein sur un fruit bleu très intense (myrtilles ?) cerné de pu-erh, d’humus de forêt, de cuir. Bouche à l’avenant, large et longue, se finissant sur un retour inattendu d’une aromatique très intense toujours en largeur sur le cuir frais, l’humus, le rooibos, le pot pourri, la fumée humide. Plus de boisé à digérer mais quelle personnalité également. Même claque, même score.
Excellent / 17.5/20Que dire si ce n’est que nous avons passé un super moment et découvert une gamme complète, cohérente, qui présente encore de très bons rapports qualité-prix pour la région.
Le domaine cultive une image « à taille humaine » et accorde un grand respect à ses clients historiques et à l’importance de la vente en particulier ; on ne peut que saluer bien bas cette attitude qui se fait rare, pour ne pas dire anecdotique, en côte d’or. Un domaine de travailleurs, d’hommes et femmes humbles, facile d’accès, qui prouve qu’une démarche qualitative peut s’abstenir de toute prétention.J’ai beaucoup de retard dans mes CR mais il me semblait important d’apporter la « contradiction » sur ce fil ayant lu peu avant moi des retours sur les 2022 beaucoup plus timorés. Chacun ses goûts bien sûr et d’inombrables facteurs contextuels peuvent expliquer cette différence d’appréciation mais, à contrario, je suis extrêmement satisfait de la qualité des vins que j’ai goûtés et surtout de la hiérarchie qualitative et tarifaire logique entre les cuvées. Les deux premiers crus de Pommard sont réelllement marquants dans un registre aromatique et textural qui n’a vraiment rien à voir avec le village, et justifient assez facilement leur écart en prix à mon sens. Plus largement, je ne saurais que trop recommander (encore …) le millésime 2022 qui ne m’a jusqu’ici jamais déçu, en particulier en Bourgogne, avec un équilibre entre maturité et fraicheur qui n’a pas souvent été beaucoup mieux éxécuté ces dernières années ; personnellement, en qualité globale, je le mets au même niveau que 2019 en tant que meilleur millésime depuis 2015 (on pourrait arguer que 2017 est un peu un cas particulier, personnellement un peu mon chouchou comme pour beaucoup d’entre vous mais pour des raisons de facilité d’accès).
- 22 janvier 2025 à 2h42
- in reply to: Domaine Stéphane Bernaudeau
CR: Domaine Stéphane Bernaudeau, Vin de France « Les Onglés » 2019
Le domaine Bernaudeau compte parmi ces machines à frustrer le jeune amateur. Son ascension au stade de mythe en quelques années se base sur une recette éprouvée de recherche de très haute qualité, de quantités produites très limitées, d’engouement exponentiel de la part de quelques passionnés influents qui alimentent dès lors un bouche à oreille qui fait vite monter la mayonnaise … jusqu’à ce qu’il n’en reste plus au fond du pot.
Résultat, comme le rappelle et résume bien Rachid : quand on arrive un peu tard à la fête nous attend un panneau sur la porte d’entrée, où est marqué : « Forget it ! ». A moins d’y mettre le prix, bien sûr.
Donc on bave devant une série de CR, à chaque nouveau on se dit « attends ça a l’air vachement bon, combien ça valait encore ce truc ? », on cherche sur le web, on se rend compte qu’on la déjà fait il y a 3 mois et qu’on avait déjà déchanté en voyant les sommes à 3 chiffres. De fois en fois, une résignation s’installe. Il va falloir trouver la prochaine perle, celle-ci est déjà prise.
Et puis un jour on pousse la porte d’un restaurant belge gastronomique, on ouvre la carte des vins. Comme souvent on soupire : on reconnait deux trois références même pas très prestigieuses qui servent d’étalon et on voit vite l’idée : coéfficients x5, x6 … bon. On cherche fébrilement ce qui va pouvoir représenter la moins grande arnaque. Et puis …
Attendez qu’est-ce c’était ce nom là sur la page d’avant ?
Stéphane Bernaudeau.
Ce Stéphane Bernaudeau-là ?
Je sors discrètement le téléphone et j’ouvre LPV, oui oui, ce Stéphane Bernaudeau-là.
On regarde le prix.
On se frotte les yeux.
Ça doit être une erreur …
On demande : non non, ce n’est pas une erreur, par contre c’est la dernière bouteille de la cave. Vous la prenez ?Sur table pour la moitié du prix demandé au marché gris ? NON PEUT-ÊTRE !!
Et donc arrive la dive bouteille et, comme on dit, j’accède au mini-graal « au moment où je m’y attendais le moins ».
Les attentes, parlons-en, sont élevées et seront en bonne partie satisfaites.
Carafé initialement car légèrement bloqué dans sa jeunesse, le nez du vin restera tout le long de la dégustation très beau et net, indubitablement chenin, mais légèrement trop simple à mes yeux que pour vraiment verser dans le délire. Pomme fraiche et cuite, coing, quelques notes de pain chaud ou de tarte aux fruits « mais sec », très typique, pas une once de bois outrancier à l’horizon. C’est net, on voit où ça va mais on en attend plus.
Et le plus arrive ! La bouche est assez hallucinante et, pour résumer le vin en un mot, marquante. D’une très grande pureté à l’attaque, le vin se canalise ensuite au milieu de la bouche pour vous envoyer un bazooka d’acidité qui n’en finit plus de durer et qui fait tournoyer autour de son tir une myriade d’éléments aromatiques, les agrumes au premier plan, mandarine, citron jaune, citron vert, allez je vous mets un peu de pamplemousse, ça n’arrête pas, la définition est d’une précision diabolique, y a du jus en veux-tu en voilà. On a même le fruit de la passion, très net et vif, qui arrive en fin de cortège. Et puis le reste de la cavalcade suit ! Les notes d’infusion sur la verveine et le jasmin sont bien là. Puis c’est au tour de la salinité, tout simplement énorme, de prendre ses aises, hyper salivante. Puis c’est une très nette note de menthe blanche qui prend les devants, avec un effet mentos des plus agrébales. Puis c’est la poussière calcaire, et des amers qui évoquent la quinine. La longueur est simplement affolante, on en oublie presque de manger à côté.
Bref, le vin est marquant. Il y a des vins qui marquent par leur équilibre, leur harmonie, leur complexité, leur caractère apaisé, qui donnent un sens du « tout est à sa place ». Ce n’est pas le cas ici. Ce qui rend ce vin marquant, c’est qu’il est extrême. C’est qu’il pousse ses curseurs à 11 sur 10. L’acidité surtout, la longueur évidemment, l’empreinte et surtout la stabilité du vin dans la bouche à mesure qu’on le mâche, le jus semble infatigable. C’est un canon-laser fait vin.
Quand on croise de tels vins marquants il est toujours important pour sa propre expérience de savoir en quoi cela pourrait être mieux. Je vois au moins trois points :
– Le nez est à cette heure trop simple dans son aromatique comparé à la bouche
– Quelques légères notes natures pourraient s’effacer au profit de plus de pureté à mon sens
– L’acidité notamment en fin de bouteille peut s’avérer franchement dominante et en laissera certains sur le bord de la routePour toutes ces raisons je suis ravi d’avoir croisé la route du Domaine Bernaudeau, même si c’est peut-être la dernière fois.
Est-ce que j’en rachèterais au restaurant pour une bonne centaine d’euros ? Peut-être. Est-ce que j’en prendrais pour une trente-quarantaine au domaine ? Certainement. Est-ce que je mettrais 300€ pour l’avoir dans ma cave au bout d’un clic ? Jamais de la vie. Je m’en doutais, maintenant m’en voilà sûr.Excellent / 17.5/20
- 20 janvier 2025 à 0h34
- in reply to: Domaine de l’Ancienne Cure
[quote= »Eric B post=1245215 userid=1810″]Merci de mettre des mots sur des impressions que j’ai déjà eus sur des merlots surmûris : je n’avais pas pensé à la sauce soja et aux tomates séchées, mais je trouve que ça correspond bien (tu).
[/quote]
Avec plaisir, si je peux aider
je dois dire que j’ai aussi pas mal étoffé mon imaginaire avec des notes d’autres contributeurs, c’est un des nombreux mérites du forum !Pour revenir à ces notes elles sont pour moi frappantes hélas dans pas mal de rive droite 2019-2020 par exemple, souvenirs de certains Lalande-De-Pomerol pratiquement imbuvables à cause de ça (selon mes goûts évidemment, et attention je ne parle pas là de « grands vins » n’en ayant gouté aucun mais plutôt de cuvées anonymes).
- 19 janvier 2025 à 16h18
- in reply to: Domaine de l’Ancienne Cure
CR: Domaine de l’Ancienne Cure, passage au domaine
Passage pas vraiment prévu par Bergerac il y a une quinzaine de jours, sonnant à l’improviste à la Tour des Gendres et trouvant hélas porte close, nous nous redirigeons avec quelques potes vers ce Domaine.
Très bon accueil et bon moment passé autour de la belle table de dégustation avec, et c’est à mentionner, de beaux verres (je ne saurais dire lesquels mais ils marchaient bien).
Les vins du domaine se déclinent globalement selon quatre gammes :
– « Jour de Fruit », entrées de gamme sans élevage bois
– « Ca Sulfit ! », cuvées axées fruit également mais sans sulfites ajoutés en vinification MAIS bien un peu à la mise quand même, de l’aveu du producteur.
– « L’Abbaye », moyenne gamme avec passages en fûts mais peu de bois neuf
– « L’Extase », haut de gamme, plus petits rendements, élevages plus longs et théoriquement plus boisés égalementLes blancs secs
Bergerac sec « Jour de Fruit » 2023
65% SB, 30% Chenin, 5% Sauvignon GrisPas follement d’intérêt, sauvignon dominant et assez simple avec au nez petite note de buis, un peu agrumique, pas grand chose de plus à dire si ce n’est qu’en bouche c’est plutôt moins acide que prévu avec une texture glycérinée et un goût de bonbon arlequin.
Bien – / 13.5/20
Bergerac sec « Ça Sulfit ! » 2023
70% SB, 30% CheninUn peu plus typé que la cuvée jour de fruit du même millésime, poire fraîche bien dessinée et juteuse, pas de notes végétales, ça se boit sans y faire attention, mais il y a de meilleures manières de dépenser 12€ (… Et de moins bonnes aussi sans doute)
Bien / 14/20
Bergerac sec « L’Abbaye » 2020
70% Sémillon, 30% CheninOn change d’univers à 180°, ici la dominante Sémillon et le passage sous bois associés à de possibles mais très discrets sucres résiduels donnent un blanc riche, étoffé, à l’élevage légèrement sensible et ne reniant pas un certain gras bien confortable. Chercheurs de tension à tout prix, passez votre chemin. Mais du reste il y a un beau touché de bouche glycériné et de très belles notes de sémillon entre fruits exotiques frais et touches patissières type madeleine chaude, pour le prix (14.8€) c’est plutôt très bien si on accroche au style.
[b]Très bien – / 15.5/20
Les rouges[/b]
Autant les blancs secs sont pour certains assez peu marquants mais restent tous « nets » et bien définis, autant pour les rouges, ça se corse … (à mes yeux).
Bergerac « Jour de Fruit » 2022
80% Merlot, 20% CFA vrai dire ça passe encore bien sans y réfléchir, on a du fruit frais et l’absence de bois dans ce contexte est plutôt plaisante, ça glisse tout seul sans laisser de grosse impression mais sans déplaisir non plus et pour 9.90€ c’est déjà pas mal. Quelques notes de fruits noirs frais, de tabac, quelques notes de poivron rouge plutôt mûr qui signent bien le CF, voilà tout.
Bien / 14/20
Bergerac « L’Abbaye » 2019
75% Merlot, 15% CS, 10% CFDominé par le merlot surmuri qui s’oxyde un peu trop vite, la robe déjà tuilée sur le bord en témoigne d’ailleurs, on nous vend au domaine un long potentiel de garde mais j’ai peine à voir comment le temps pourrait retransformer la citrouille en carrosse, au contraire … Bref, sauf si vous aimez votre merlot sur la tomate séchée et la sauce soja, je ne vous y encourage pas trop.
Assez bien / 13/20
Côtes de Bergerac « L’Extase » 2020
65% Merlot, 20% CS, 15% CFJe pourrais écrire quasi la même chose que pour la cuvée Abbaye 2019 bue juste avant, en moins péjoratif. Car en effet à nouveau le profil est dominé par le merlot qui a eu trop chaud et qui commence déjà à s’oxyder un peu. Encore cette dominante tomate séchée et sauce soja, typique. Pas ma came même si ici il y a plus de matière et une allonge végétale et acidulée plus noble qui apporte de la complexité, tabac notamment. Mais j’ai peine à croire que ça ne va pas s’écrouler dans quelques années.
Bien / 14/20
On change d’appellation et on redescend sur la gamme l’Abbaye :
Pécharmant « L’Abbaye » 2021
30% Merlot, 30% CF, 30% CS, 10% MalbecJe suis déjà plus convaincu que sur les Bergerac et Côtes de Bergerac : ici la part nécessairement plus importante des deux Cabernets et le millésime plus frais a un effet salvateur avec un profil plus civilisé et quelques touches de poivron rouge mur, de fruit noir, de feuille de laurier. Toujours pas vraiment mon type de vin mais au moins l’équilibre est là objectivement.
[b]Bien + / 14.5/20
Et on finit sur un sucre :
Monbazillac « Ça Sulfit ! » 2023[/b]
70% Sémillon, 30% Sauvignon grisLà j’aime bien, on a accès pour peu cher à un joli vin de botrytis équilibré avec un beau rôti, du champignon de paris frais, un peu de spéculoos et beaucoup de fruit jaune compoté. Agréable et l’idée de tenter un liquoreux quasi sans sulfite ajouté est ambitieuse : la bouteille est ouverte depuis la veille et conservée au frigo mais a déjà pris une teinte brune qui d’après le vigneron est, dans ce contexte, totalement normale et ne gène en effet pas du tout la dégustation qui clôt donc cette série sur une bonne note.
[b]Très bien / 16/20
Que retenir au final ?[/b]
Nous avons été très bien reçus et c’est la première et principale chose à dire.
Le domaine fait le choix d’une offre « matricielle » en déclinant blancs secs, rouges (de plusieurs appellations : Bergerac et Pécharmant) et vins botrytisés tous sur 4 gammes différentes : l’intention est noble en terme de pluralité d’offre et de lisibilité, mais on se demande peut-être si il n’y a pas trop de vins différents pour finalement des identités pas forcément si bien individualisées.Concernant l’équilibre des vins, je n’ai personnellement pas du tout accroché aux rouges à dominante de Merlot ayant connu un élevage sous bois et ayant déjà quelques (mais pas tant que ça !) années au compteur : ils représentent dans ces millésimes chauds tout ce que je considère être la caricature du Merlot cramé qui voit son fruit transformé en une palette umami type sauce soja-tomate séchée qui n’est qu’accentuée par le temps et par le bois. Leur évolution vers des notes tertiaires à tendance oxydative en à peine 4-5 ans de vie en bouteille est pour moi préoccupante, mais qui sait, une seconde jeunesse les attend peut-être dans dix ans … J’imagine et j’espère que ces vins auront leurs amateurs. Les blancs secs et liquoreux sont moins clivants et représentent pour certains de bons rapports qualité-prix.
- 14 janvier 2025 à 2h12
- in reply to: Louis Bouillot, Crémant de Bourgogne
CR: Louis Bouillot, Crémant de Bourgogne Les Grands Terroirs « Les Lavots » 2017
Très très bon ! Ça a beau être une très grosse maison, les choses sont bien faites sur cette cuvée, et peut-être bien que c’est un dénominateur commun aux cuvées « Grands Terroirs » cfr certains posts ci-dessus.. Excellent crémant complexe et déjà légèrement évolué avec un profil à la fois frais et gourmand, très axé pinot, avec des notes de spéculoos, de myrtille fraîche et de sable mouillé. Délicieux, là on arrive sur quelque chose qui peut en remonter à beaucoup de Champagne pour moins cher (mais pas gratuit non plus).
Très bien + / 16.5/20
- 14 janvier 2025 à 2h07
- in reply to: Domaine Charles Audoin, Marsannay-la-Côte
CR: Domaine Charles Audoin, Marsannay « Les Longeroies » 2019
Vraiment top, ça pinote à fond, encore très axé fruit avec une densité et une fraîcheur remarquables, super longueur, accord majeur avec le pigeon fumé (au Charlemagne* à Pernand-Vergelesses) vu les petites notes fumées cendrées typiquement nuitones mais sans excès. Classique, sur un millésime de premier ordre.
Très bien + / 16.5/20
- 14 janvier 2025 à 1h08
- in reply to: Domaine Roux Père et Fils
CR: Domaine Roux Père et Fils, Saint-Aubin Premier Cru « Les Frionnes » Blanc 2021
Superbe Saint-Aubin avec pour le coup une vraie réussite sur le millésime 2021, ce qui doit toujours être souligné. Superbe aromatique à la fois sablonneuse comme un Pouilly-Fuissé mais également gourmande et classieuse rappelant ses origines Beaunoises, toucher de bouche parfait entre le gras et la fraîcheur, comme une dragée, au top.
Excellent – / 17/20
- 14 janvier 2025 à 0h02
- in reply to: Produttori del Barbaresco
CR: Produttori del Barbaresco, Barbaresco 2017
Très beau reflet (mais l’est-ce vraiment ? j’y reviens) du millésime qui est peut être sous estimé dans le Piémont. Parvient encore à exister sans problème après le Barolo RG 2015 de Carlo Revello. Certes, en termes de matière, d’aboutissement de tanin et de longueur, c’est en dessous. Mais en revanche, au plan aromatique, c’est une proposition singulière toute en élégance, plus fraîche, avec un nez de poussière de craie où volent les pétales de pivoine et de rose. La bouche est sur un fruit violet juteux et accessible.
Mieux que 2018 je trouve ! Mais c’est affaire de gouts.
En tout cas, et je ne serai pas le premier à le dire, j’invite qui de droit à ne pas sous-estimer 2017 dans le Piémont : beaucoup de vins sont très buvables, ont une réelle finesse aromatique, et n’accusent étrangement pas du tout, à mon sens, le caractère théoriquement annoncé comme très (trop) solaire du millésime.Excellent – / 17/20
- 13 janvier 2025 à 23h59
- in reply to: Azienda Agricola Carlo Revello & Figli – La Morra
CR: Azienda Agricola Carlo Revello & Figli, Barolo « RG » 2015
NB : RG désigne un assemblage entre deux fameux « crus » contigus du secteur de La Morra : Rocche dell’Annunziata (rien que ça) et le mois connu Giachini. Je pense que depuis quelques années, la cuvée n’existe plus (corrigez-moi si je me trombe) : Giachini a été isolé, et la totalité de Rocche dell’Annunziata va dans la version Riserva de ce cru, qui est la grande cuvée du domaine.
LPV révèle une fois de plus sa formidable capacité de guide interactif : je n’aurais sans doute pas rencontré ni cherché ce domaine sans tomber un jour sur ce fil.
Très très beau vin sur une expression typique avec une aromatique sur la fraise écrasée, le cynorrhodon, la confiture de vieux garçon, le rooibos, la pivoine, et des notes plus atypiques de vanille fraîche qui ne semblent pas pour autant être liées à un élevage prédominant. Texture et ampleur en bouche superbes avec un tanin imposant mais parfaitement velouté, finale fraîche et longue, un peu boisée, sur la menthe séchée et le baton de réglisse. 2015 se laisse très bien approcher !
A boire comme à garder. Allez, je craque.
Excellent / 17.5/20
NB : un indic me rapporte que le Barolo 2019 du domaine est actuellement en lourde promotion sur un site français commençant par V et terminant par tis, duquel je ne suis pas actionnaire, à un prix pour le moins imbattable …
- 13 janvier 2025 à 23h52
- in reply to: Clos Floridène
CR: Clos Floridène, Graves Blanc 2016
Floridène Blanc montre une fois de plus son aptitude (et même son bénéfice) à la garde, profil de Pessac (n’ayons pas peur) Blanc à maturité avec fruits exotiques à gogo entre mangue et passion, crème fouettée, aneth frais, quelques notes pâtissières, équilibre symbiotique inimitable du Sauvignon et du Sémillon, parfait entre joli gras et acidité mesurée mais présente, ces blancs sont sous-estimés et souffrent souvent de préjugés quant à leur élevage cru excessif, qu’ils digèrent souvent avantageusement. Seule la longueur modeste vient calmer les ardeurs.
J’hésitais niveau note mais je pousse légèrement pour le rapport qualité-prix et la régularité. Et par militantisme, na.
Excellent – / 17/20
NB : comparaison possible avec le récent La Louvière Blanc 17 bu très récemment. Plus de tension dans le La Louvière, du calcaire, et plus de longueur. Mais rien à faire, le Sémillon, absent de La Louvière, apporte indubitablement une magie aromatique à ces vins (que d’ailleurs aucun des deux cépages pris séparement ne peuvent réellement recrééer, d’où le terme symbiose pour moi). Préférence donc légère au Floridène mais vins fort différents.
- 13 janvier 2025 à 23h47
- in reply to: Champagne Follet-Ramillon
CR: Champagne Follet-Ramillon, Brut Nature
Base 2017, dosage 0.
C’est bon, c’est net, c’est droit et la bulle est de qualité mais ça manque peut être un peu de personnalité pour marquer. Bon compromis aromatique entre les notes de Chardo et de Pinot ceci dit. Bref, équilibré sans folie. Moins abouti (dans le sens moins « défini » je dirais) que Les Pinots 15 ou Le Chardonnay 15 bus récemment.
Après mon impression d’équilibre entre les cépages basé sur une pure inuitition, ne les connaissant pas, je découvre en retournant la bouteille que ce Champagne est à grande dominante de Meunier (70%) avec PN et Chardo se partageant 15% chacun.
Très bien – / 15.5/20
- 5 janvier 2025 à 22h16
- in reply to: Château de Reignac
CR: Château de Reignac, Bordeaux Supérieur, Grand Vin de Reignac 2022
En magnum.
C’est bien fait dans son style de Bordeaux classique à Papa mais pas too much, il y a quand même en fin de bouche une jolie fraîcheur quasi mentholée signe des beaux cabernets, sans qu’on n’ait à payer le tribut de grosses pyrazines en début de bouche pour autant, non, au contraire le nez et l’entrée de bouche déroulent de jolis fruits noirs mûrs bien boisés mais sans excès flagrant, avec une petite touche vanillée que certains trouveront superflue.
C’est lisible, évident dans le profil, et plaisant si on aime ; on ne peut s’empêcher de se dire qu’il y a sans doute six cents autres vins dans la région qui goutent pratiquement pareil. Mais si c’est bon, est-ce un problème ?
Je vais reprendre la formule de Jean-Loup ci-dessus qui résume finalement très bien l’affaire : « Très Bien mais peu d’émotion. »
Très bien – / 15.5/20
- 5 janvier 2025 à 22h12
- in reply to: Produttori del Barbaresco
CR: Produttori del Barbaresco, Barbaresco 2018
Très bon même si manque peut être un brin de complexité. En tout cas on arrive dans sa fenêtre de buvabilité car la structure tannique est très approchable et aimable, et les 15 degrés d’alcool sont quasi imperceptibles. L’aromatique est classique et bien raccord entre nez et bouche, et ne cessera de s’intensifier au carafage comme souvent avec les jeunes Nebbiolo. Fraise, pierre bleue, cuir, laurier, touches de cendres, de myrtilles, d’agrumes. L’aération apporte également une étoffe de texture supplémentaire, le vin semblait assez fluide et « facile » initialement mais gagne un très beau velouté tannique ample et long avec cette aération qui reste un des meilleures amies du Nebbiolo.
Comme beaucoup de 2018 pourrait-on dire, charmant mais peut-être un peu simple. La diversité de profil apportée par ce millésime est néanmoins, en ce sens, une très bonne chose : il ne peut pas y avoir que des « grands classiques » austères et rudes.
Très bien + / 16.5/20
- 5 janvier 2025 à 22h08
- in reply to: Château La Louvière, Pessac-Léognan
CR: Château La Louvière, Pessac-Léognan Blanc 2017
Toujours une valeur sûre, 2017 commence à très bien se boire dans un registre plus tendu par rapport à d’autres millésimes récents, très belle composition classique de pamplemousse, d’élevage savamment dosé, de calcaire, de fumée, et de touche exotique. Structure à la fois pleine et tendue à la très belle acidité, moins gras et large que d’autres millésimes et que d’autres châteaux sans doute en partie expliqué par l’absence de sémillon.
Toujours une belle affaire et garde quasi assurée.
Très bien + / 16.5/20
- 18 décembre 2024 à 15h16
- in reply to: Domaine François Crochet, Sancerre
CR: Domaine François Crochet, Sancerre Rouge « Réserve de Marcigoué » 2015
Bouteille un peu plus en dedans, et qui a déjà entamé un début de descente vers les aromes tertiaires.
Le nez est plus mat que la précédente bue il y a quelques années, il reste un peu de fruit noir pétillant mais sinon on part plutôt vers la complexité de l’âge avec un peu de champignon, de feuilles mortes, d’aiguilles de pin, et quelques fleurs séchées. La bouche est déliée et garde franchement une superbe fraicheur, désormais complètement libérée de ses tanins, avec une belle aromatique de fleurs séchées, un peu de fruité noir plus timide, une jolie acidité et une finale en finesse même si pas énorme.Un vin qui sur cet exemplaire parait à boire et même sans trop tarder, mais il est possible que la troisième et dernière bouteille que j’ai en cave se présente autrement.
Je ferai en sorte de ne pas trop attendre pour le savoir.Très bien / 16/20
- 15 décembre 2024 à 16h49
- in reply to: Domaine de la Vougeraie
CR: Domaine de la Vougeraie, Bourgogne Chardonnay « Terres de Famille » 2021
La qualité de 2021 en Bourgogne est bien sûr sujette à controverse, et le débat semble plus animé au sujet des blancs qu’à celui des rouges, ces derniers étant pratiquement universellement considérés comme de second ordre (en tendance moyenne, ne me sautez pas à la gorge en me disant que les Amoureuses de Roumier est très élégant sur 2021, je vous crois bien volontiers et n’en saurai jamais rien par moi-même).
L’idée me vient donc de faire sauter le bouchon de ce grand classique pour prendre la température du millésime que je n’ai jusqu’ici pas gouté, sauf à Chablis qui est un peu particulier.
Je suis plutôt confiant et excité à l’idée puisque le Pinot Noir du même millésime m’a plutôt séduit.Ce sera moins le cas avec cette bouteille.
Nez un peu renfrogné avec de la réduction qui ne s’en ira jamais totalement et une pointe de souris. Derrière, quelques notes grillées élégantes mais plutôt sur le sésame sec que la noisette caramélisée, et un peu d’agrumes. La bouche est assez stricte, d’une haute acidité avec toujours cette toute petite touche de souris qui n’est pas intrinsèquement rédhibitoire mais qui n’aide pas. Notes d’agrumes vifs, sésame, quelques notes calcaires. Grande longueur acidulée toujours dans un registre assez pointu. En réalité, l’ensemble pour lui-même n’est vraiment pas désagréable si on recherche quelque chose de frais et tendu, mais ce n’est pas tout à fait ce que j’attendais de cette cuvée (j’avais en tête le souvenir du superbe 2019). La suivante va attendre un peu pour la science. A envoyer sur des huitres plus que sur une volaille à la crème.Ne soyons pas trop durs :
Bien + / Très bien – / 15/20- 15 décembre 2024 à 16h40
- in reply to: Cantina Franco Conterno
CR: Cantina Franco Conterno, Barolo Bussia Riserva 2016
Quelques mois après avoir succombé au charme du 2017, voici que j’ouvre un 2016 dégoté sur le net à posteriori, pour voir si la magie ré-opère.
La réponse est oui même si le profil, sans doute lié au millésime, est différent.Ce 2016 est globalement plus frais, plus tendu, plus en longueur. Moins immédiatement charmeur et expansif, plus intellectuel.
Un premier verre gouté la veille du dîner pour lequel il était prévu, lentement dégusté sur deux heures, a déjà révélé tout son potentiel de complexité aromatique, surtout au nez.
Tout y est passé ou presque, des effluves d’abord timidement boisées du début à l’ouverture d’un magnifique panier de fruits rouges frais, suivi de champignons, d’épines de pin, de mandarine, de notes presque Chartreuse, puis de cuir, de fleurs variées.
La bouche est un mélange tendu et élégant de tisane d’églantier, de fraise des bois, de pierre bleue fraichement coupée. Les tanins, relativement mordants le premier soir, sont parfaitement accalmis par ~18h d’épaulage.Superbe et pour longtemps, moins en largeur que 2017 et moins immédiatement charmeur mais conforme à l’idée du classicisme qu’on peut se faire de 2016, et du grand potentiel que son équilibre fruit-acidité-tanin permet d’espérer.
Excellent / 17.5/20
- 11 décembre 2024 à 2h24
- in reply to: Domaine Rolly Gassmann
[quote= »Gaija post=1132722 userid=23529″]Dégusté ici.
CR: Riesling de Rorschwihr, Vendanges Tardives, Domaine Rolly Gassmann, « Cuvée Yves » 2000
C’est top ! Il a tout a fait tenu les 20 ans, sans surprise, et est désormais parfaitement ouvert, digeste, et prêt à boire. Le nez est une ôde aux typicités du riesling, entre le pétrole (un des collocs, ingénieur chimiste, dit « toluène », et je suis prêt à le croire !), le cirage, et la jolie rondeur du botrytis, on a vraiment un effet de confiture de fruits dans laquelle on aurait versé du tarmac chaud et bien gras. Faut aimer ! Mais c’est mon cas. La bouche est beaucoup plus « universellement plaisante », équilibre sucre-acide idéal, ananas confit, cirage, citron vert. Jolie longueur, aucune lourdeur. C’est très bon mais un niveau en-dessous de la cuvée « Kappelweg de Rorschwihr Vendanges Tardives », dégustée il y a deux ans sur ce même millésime 2000, chroniquée sur ce forum d’ailleurs, dont l’éclat de fruit cristallisé était dingue. Mais ici c’est déjà très bien ! Très bien / 16/20[/quote]
CR: Domaine Rolly Gassmann, Riesling de Rorschwihr, Vendanges Tardives, « Cuvée Yves » 2000
Quelques années plus tard, quelle surprise de constater que la dernière des trois bouteilles est indéniablement la meilleure.
En toute fin de repas alors que les papilles réclament un peu de clémence, ce délicieux Riesling est lumineux de fruit, de fleurs acidulées et de notes terpéniques classiques.
Je ne vais pas vous la faire par quatre chemins, ça goute le très beau Riesling alsacien à sucres résiduels bien digérés qui laisse rayonner son équilibre sucre-acide souverain.
Sur cette bouteille, je retrouve la pleine magie de la VT Kappelweg du même millésime.Excellent – / 17/20
- 11 décembre 2024 à 2h17
- in reply to: Château Climens, Barsac
CR: Château Climens, Bordeaux Blanc « Asphodèle » 2019
Superbe blanc qu’il faut aprivoiser, après en avoir lu pas mal de bien j’ai remué bien des coins pour pouvoir en dénicher et je ne suis pas déçu.
Nez et bouche raffinés sur l’expression pure du sémillon et ses fruits exotiques frais, je repense à du Cherimoya mordu à pleine dents dans un marché péruvien, il y a de la mangue, un peu de passion, de fines touches d’agrumes et de fruits à chair blanche, un soupçon de chocolat blanc et de jasmin. Texture finement glycérinée qui ne fait ni grasse ni fluide.La composition – car il y a vraiment un sens de tableau minimaliste finement composé – est d’une grande subtilité et le vin ne marque par aucune saillie, ni en concentration, ni en boisé, ni en acidité, ni en alcool, il faut être à son écoute pour le saisir, il ne vous chope pas par le col. Pour autant, il est indubitablement singulier : son expression aromatique n’est, honnêtement, trouvable nulle part ailleurs à ma connaissance.
Excellent – / 17/20 et hâte de gouter la prochaine pour voir si l’impression se confirme
- 11 décembre 2024 à 2h12
- in reply to: Domaine Bruno Hertz, Eguisheim
CR: Domaine Bruno Hertz, Riesling Grand Cru « Rangen de Thann » 2017
Dernière de mes trois bouteilles.
On sent, ce qui n’était pas présent sur les deux premières bouteilles, un début d’évolution sur ces notes de Riesling sec mi-vieux avec des notes de laine mouillée, légèrement tourbées, jolie compléxité terpénique, herbacée et agrumique toujours. La bouche est toujours le temps fort du vin avec une très belle acidité et une belle empreinte minérale pierreuse, beaucoup de pureté, pas d’une expansivité ni complexité folle mais ça fonctionne très bien.
En particulier, la combinaison avec un faux-gravlax de poisson blanc (lequel ? flétan je pense) fonctionne très bien et propulse surtout sa finale dans une longueur acidulée hallucinante de fraicheur et de jutosité.Je garderai un bon souvenir de cette cuvée !
Très bien + / 16.5/20