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- 1 octobre 2022 à 20h17
- in reply to: Domaine Julien Vedel
CR: Domaine Julien Vedel – Vouvray Le Compte Marc 2019
Je suis désolé, je ne vais pas trancher dans ce concert de louanges…
Nez fin sur le coing, la pomme fraîche, fond floral et réglissé, c’est une communion de notes délicates mais foisonnantes. La bouche est comme toujours construite sur la tension mais le vin demeure galbé, sphérique même si le point d’équilibre est haut perché. C’est un vin débout, athlétique, dont les parfums délicats se retrouvent dans les saveurs presque démultipliés, parachevant le chef d’œuvre sur une finale interminable.
Que ce vin est singulier ! C’est à chaque fois une expérience de dégustation, vin qu’il faudrait faire gouter à des béotiens ou à des amateurs blasés…
Même juvénile, grand vin !
- 1 octobre 2022 à 19h59
- in reply to: Domaine Morey-Coffinet, Chassagne-Montrachet
CR: Domaine Morey-Coffinet – Chassagne Montrachet rouge 1er cru Clos Saint Jean 2015
Bouteille ouverte au débotté pour accompagner un onglet, le vin s’est montré sous des atours joufflus et renfrognés, évoquant bien davantage des vins plus méridionaux. Me suis dit que c’était trop tôt, tant pis pour cette bouteille. Ma femme amatrice du domaine n’a même pas fini son verre, un signe.
Le lendemain, c’est une tout autre musique que chante le ténor. On retrouve au nez, la signature d’un pinot sous millésime solaire avec ses odeurs de fruit mi- cuits, ce fond noble de ronce. Nettement plus avenant. La bouche est enfin charmeuse, en chair, pulpeuse en diable et l’équilibre est là malgré le millésime. On n’est certes pas sur un pinot évanescent mais c’est un vin de grande gourmandise. Longue finale sur des amers réglissés du plus bel effet.
Bon, c’est à attendre mais c’est une bouteille qui devrait apporter du bonheur à ceux qui attendront qu’elle passe le cap de la décennie.
- 19 juin 2022 à 23h53
- in reply to: Domaine de la Vougeraie
CR: Domaine de la Vougeraie – Charlemagne 2014
Phase 1:
Nez reduit en diable. Rien n en sort à part cette puissante odeur soufrée.
Bouche à l avenant, bloquée, dure. Vin totalement claquemuré.
Phase 2: le vin est carafé, il se rechauffe et on le laisse respirer.
Le nez commence à devoiler des notes florales derriere l’alumette, la bouche se fait chair, commençant à ressembler à ce que doit etre ce grand cru.
Ce n’est pas pret du tout. À attendre une petite décennie…
- 19 juin 2022 à 17h56
- in reply to: Domaine Romain Guiberteau
CR: Domaine Romain Guiberteau – Saumur blanc – Brézé – 2013
J’ai écrit ces lignes avant de regarder d’autres CR de cette cuvée et constate que la parenté bourguignonne est largement partagée. Donc:
Grosse reduction au nez très grillé bourguignon.
On retrouve les marqueurs d’un elevage typé bourguignon en bouche avec une matiere ample et grasse (batonnage certain…). Seule la fin de bouche évoque le chenin notamment la retro sur le coing et l’acidité saillante…
Vin tres etonnant, plutot tres bon mais l elevage « luxueux » comme l on dit m envoyait vers d’autre contrée.
L’air lui fait du bien. Il y a clairement du jus la dedans malgré le millesime…
- 19 juin 2022 à 17h44
- in reply to: Champagne Krug
CR: Champagne Krug millesime 2002.
40% pinot noir, 39% chardonnay, 21% pinot meunier.
Robe jeune sans trace d’evolution. Nez magnifique d’elegance, floral, fruits blancs, pain.
La bouche est geniale d equilibre et de finesse. Bulle aerienne, structure pleine et déliée, tout est en place, sans esbrouffe et sans aucune marque du temps qui a passé. Finale proverbiale.
Un vin que l’on ne pourrait cesser de boire, un vin qui ne peut vous fatiguer. Un des plus beaux champagnes bus dans ma vie.
Magnifique. A l’aube de sa vie. À recroiser dans une bonne decennie…
- 19 juin 2022 à 17h38
- in reply to: Champagne Jacquesson
CR: Champagne Jacquesson – Cuvée n°735 degorgement tardif.
Base 2007 – Degorgement novembre 2015
47% chardonnay, 33% pinot noir, 20% pinot meunierNé evolué melant l’odeur du champignon de paris fraichement decoupé à des notes de pain et de viennoiserie. Tres joli.
Bulle fine, posée. Bouche sur le fil, tendue au possible, stricte sans toutefois basculer dans la stridence. La finale un peu courte sur le champignon laisse penser que ce vin aurait sans doute dû etre bu plus tôt. C’est dommage parce qu’il y a du style.
- 12 mars 2022 à 23h40
- in reply to: Les Parigots de LPV, soirée Loire : un long chemin de croix
Cher Laurent.
Pour ma part, quand je vous lis, ce n’est pas Brassens qui me vient à l’esprit mais Audiard…
S’il y a un problème de bile, buvez meilleur…
- 4 mars 2022 à 1h40
- in reply to: Domaine Morey-Coffinet, Chassagne-Montrachet
CR: Domaine Morey Coffinet – Chassagne Montrachet Les Chaumes 2020 (pinot noir).
Je viens de recevoir les vins donc je goute pour me faire une idée…
Nez sur les fruits noirs, pas explosif avec un trait végétal et balsamique.
La bouche est monstrueusement compacte pour un village avec une acidité dantesque en finale. Vin qui se livre peu, un poil bancal dont la matière mûre sans aspérité ni austérité et la solide architecture demandent qu’on leur foute la paix!
Un bébé dans ses langes! Il faut de la garde assurément, les potards sont à fond sur ce village que je ne crois jamais avoir gouté comme ça. J’ai adoré l’uppercut mais pas touche avant un bon moment… si les 1ers crus sont du même acabit, ça va me faire marrer de les servir à l’aveugle… quand ils seront prêts.
Très beau travail, je vais torpiller un blanc rapido pour voir.
- 27 février 2022 à 11h55
- in reply to: Domaine Bruno Cormerais, Muscadet
CR: Domaine Bruno Cormerais – Muscadet Sèvre et Maine – Bruno 2010
9 ans d’elevage sur lie.
Nez timide qu’il faut aller chercher. Iodé, fumé, métallique, l’expression du fruit est presque absente.
La bouche en revanche est éclatante de fruit, clairement sur la poire finement anisée.
La construction est magnifique d’équilibre, matière suave et enrobée, gainée par une tension jamais agressive. Cette justesse m’évoque de manière assez incroyable les vins de Raveneau.
Ma femme moins analyste qu’hedoniste du vin me dit qu’il est « parfait »
C’est exactement ça! Un vin du secteur idéal. Quel beau vin! Très grand muscadet!
Merci mon Vougeot pour cette pépite!
- 26 février 2022 à 13h01
- in reply to: Domaine Giachino
CR: Domaine Giachino – Marius et Simone 2020.
Si j’ai bien suivi, jacquère de macération.
Nez sur la vielle bière, animal, du gaz carbonique, grosse volatile.
Bouche à l’avenant, petillante avec une amertume très marquée. Aucun plaisir possible, mort.- 26 février 2022 à 1h15
- in reply to: Domaine François Rousset-Martin
CR: Domaine François Rousset-Martin – La cuvée du professeur 2018
Dithyrambique la fois précédente, sans voix ce soir…
- 21 février 2022 à 0h25
- in reply to: Le Mas Jullien
La dure loi des disparités d’une bouteille à l’autre après un certain nombre d’années… effectivement ton compte rendu fait très envie.
- 20 février 2022 à 17h16
- in reply to: Le Mas Jullien
CR: Mas Jullien – Coteaux du Languedoc 2003
Nez très animal sur le vieux cuir, le gibier, un poil balsamique, je cherche le fruit…
Bouche svelte et fraîche malgré le millesime mais des tannins encore présents même si fins laissent imaginer que ce vin devait être infréquentable en jeunesse.
Ça manque cruellement de gourmandise puisque le vin ne se départit jamais de ces goûts très viandards, d’une certaine acreté…
Pas ma came. Bof bof… Trop tard?
- 19 février 2022 à 22h26
- in reply to: Domaine François Rousset-Martin
CR: Domaine François Rousset Martin – La vigne aux dames 2018.
Alors là attention, Ovni (objet vinicole non identifié).
Nez timide, finement oxydatif dont la réserve me fait craindre une bouche à l’avenant, c’est à dire un poil verrouillée…
Pas le cas, au contraire!
C’est un vin à la matière charnue, évoquant avec ces saveurs de fruits jaunes, de thé, d’oxydatif ménagé, un vin du Mâconnais que l’on aurait élevé sous voile. L’impression de richesse est accentuée par une sensation sucrée qui laisse penser à des résiduels qui traînent, tout cela est très beau/bon et tient fièrement debout! Aucune mollesse! C’est déjà peu commun en l’état mais c’est surtout la suite qui épate, le savagnin dévoile une tension de dingue, la bouche se resserre, s’asséche presque sur une longue rémanence fruitée et marquée pour finir par de sublimes amers. Un véritable kaléidoscope, un côté éminemment baroque mais l’équilibre est là et ça marche!!!
C’est un vin singulier mais incontestablement un très grand vin. L’eclate totale! Pourquoi le laisser vieillir tant je ne vois pas l’intérêt d’assagir cette fougue magique?
Chapeau l’artiste.
Fred.
- 13 décembre 2021 à 21h51
- in reply to: Domaine Marc Roy, Gevrey-Chambertin
Martin, sur cette cuvee, j’ai tendance à être patient…
- 13 décembre 2021 à 16h05
- in reply to: Domaine Marc Roy, Gevrey-Chambertin
Tu as raison Sylvain. Je reviens, doucement et par la petite porte. J’ai de nouveau envie de publier des CR et vais prendre le temps de le faire.
- 13 décembre 2021 à 1h10
- in reply to: Domaine Marc Roy, Gevrey-Chambertin
Aucune polémique de ma part, il y a du beau monde sur le secteur mais en appellation village, les vins de Rousseau et Dugat en tête ne m’ont pas renversé comme ceux d’Alexandrine.
Dugat et Roy bus en parallèle sur 18 il y a peu, pour moi ça ne fait pas un pli en terme de classe et d’élégance par exemple. Question de goût sans doute.- 12 décembre 2021 à 2h58
- in reply to: Domaine Marc Roy, Gevrey-Chambertin
Merci pour ce beau compte rendu. Je ne connais personne sur la commune capable de rivaliser avec Alexandrine qui sort avec constance de si magnifiques pinots sur ces niveaux d’appellation… je rêve qu’elle puisse un jour s’occuper d’un grand cru…
- 16 mai 2021 à 19h32
- in reply to: Domaine Marc Roy, Gevrey-Chambertin
Samuel,
C’est bien trop jeune, indéniablement mais j’ai trouvé, sur la seule bouteille goûtée sur ce millesime que je viens d’entrer en cave, un toucher de bouche absolument peu commun pour ce niveau d’appellation. 17, 18 et 19 semblant présenter des profils très différents chez A. Roy.
- 21 janvier 2021 à 0h14
- in reply to: Achat Condrieu
Gangloff, c’est bien évidemment splendide.
Louis chèze, sinon. Très, très joli pour une petite trentaine d’euros.