Francky

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  • Francky
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    J’ai découvert ce domaine et son sympathique propriétaire Jean-Charles Maire lors de la percée 2004 et depuis je m’approvisionne chaque année chez lui en matière de Jura à boire tous les jours.
    Ses vins sont bien faits mais les rouges présentent effectivement parfois des défauts ou ont du mal à se garder (problème du à la culture bio ??)
    Par contre je n’ai jamais eu de problème avec les blancs.

    A noter qu’il fait un Macvin également très intéressant et que certaines années, du fait de la culture bio qui ne lui permet pas de « rentrer » à chaque fois dans les normes, il passe une partie de sa production en vin de table faute d’agrément.

    Il en a été ainsi pour son vin de paille il y a 2 ans et pour son poulsard cette année (qu’il a reconverti en vin de table nommé « plouplou »)

    Francky
    Participant

    En ce qui concerne le problème du millésime manquant c’est assez fréquent sur les bouteilles du caveau des Jacobins. Sans doute un problème liée à l’impression du millésime sur des étiquettes génériques.

    Le caveau travaille notamment avec la chaine de primeurs « libre fruits » pour sa distribution et j’ai déjà constaté dans leur rayons que sur l’ensemble des bouteilles en vente un certain nombre ont le millésime manquant.

    Francky
    Participant

    Hello Tophe,

    Pose la question à Christophe Voisin, le caviste qui tient la boutique « aux vieux millésimes » à Dole. Il a généralement quelques millésimes un peu plus vieux en cave non référencés sur son site notamment chez Puffeney et Mossu.

    Francky
    Participant

    Hello Tophe,

    C’est vrai que mon message précédent pouvait prêter à confusion (:P)

    Je ne suis pas non plus un gourou de l’oxydatif exclusif, je signalais juste que nous partagions toi et moi cette passion particulière pour les clavelins…

    Au niveau dégustation je suis ouvert à tout, ma cave étant plutôt composée de bouteilles d’horizons divers souvent en moins de 3 exemplaires.

    En ce moment je découvre des régions que j’avais complètement laissées de côté jusqu’à présent : les différents vignobles de Loire et de Corse.

    Maintenant, je suis ouvert à tout :)-D

    Francky

    Francky
    Participant

    Hello,

    J’aurais aimé pouvoir être des vôtres mais hélas bien qu’originaire de Dole, je vis désormais entre Paris et la Haute Normandie.

    Par contre, si vous m’avertissez de vos dégustations, je pourrai voir si ça colle avec mes retours en terre jurassienne et me joindre à vous.

    Pour info Tophe, je suis également mordu de vin jaune et CC. A priori dans une moindre mesure par rapport à toi mais je possède quelques vieux millésimes que je partagerais avec plaisir avec vous à l’occasion.

    Francky

    Francky
    Participant

    J’ai commencé par y aller le dimanche les 1° fois et maintenant j’y vais plutôt le samedi.

    Je suis d’accord avec Karine : si dans les premières percées il y avait une réelle différence de fréquentation entre les 2 jours c’est aujourd’hui de moins en moins le cas.

    La question que tu dois te poser Sax, c’est quel est l’objectif de ta visite. Si c’est juste la dégustation alors privilégie plutôt le samedi, si tu veux aussi du folklore alors va y le dimanche pour pouvoir assister à la cérémonie d’intronisation et de passation du robinet.

    Personnellement mon choix se fait aujourd’hui en fonction des gens qui viennent avec moi :

    Si on est entre jurassiens, on opte pour le samedi (ça nous permet en plus de faire quelques achats pour « test » que nous ouvrons le dimanche ensemble autour d’un traditionnel morteau-patates-cancoillotte (tu))

    Si j’amène quelques ami(e)s non-autochtones, on y va le dimanche pour la dimension traditionnelle.

    A ce jour, depuis que je m’y rend (99 Chateau-Chalon) j’ai opté 8 fois pour le dimanche et 4 fois pour le samedi. Cette année avec mes ami(e)s, le consensus est sur le samedi.

    Petit point supplémentaire qui n’engage que moi mais qui me semble se confirmer au fil des années : avec la fréquentation croissante, la percée est harassante pour les vignerons. De fait, je les trouve plus accessibles à la discussion le samedi lorsqu’ils sont encore en forme que le dimanche après la 1° journée de bain de foule.

    Francky
    Participant

    Raoul,

    J’ignore si nous avons la même source d’approvisionnement mais pour ma part, étant Dolois d’origine mais expatrié en Normandie, je me fais envoyer mes doses d’homéopathie jurasienne par le caviste d' »Aux vieux millésimes » situé à Dole. Bon, c’est un peu plus cher que leu prix départ cave mais quand j’en ai besoin, c’est le seul qui puisse me fournir Mossu, Macle, Aviet et Puffeney dans la même commande.
    Je crois savoir par ailleurs que ce caviste est un habitué de LPV :)-D

    Francky
    Participant

    J’en ai acquis un lot de 6 de chez Pierre Richard dans le millésime 85 il y a quelques années. J’ignore s’ils continuent de vendre dans ce format par contre.

    Francky
    Participant

    La boulette d’Avesnes ! Moi je l’ai découverte très jeune chez mon oncle à Maubeuge. Un vrai choc des cultures pour le jurassien que je suis, pas vraiment habitué à ce style d’affinage très « corsé ». Non seulement je m’y suis fait mais en plus j’adore ça.

    Malheureusement ma moitié n’étant pas fan du tout, c’est un plaisir solitaire pour moi ou alors réservé aux soirées avec convives.

    Sur ce point, comme il n’est pas facile de l’incorporer à un plateau de fromages autres, j’ai découvert une astuce il y a quelques années auprès d’un inconnu avec qui j’avais eu une discussion autour d’une dégustation à la maison du whisky : La boulette trouve un accord assez remarquable en apéritif, découpée en petits cubes, avec le whisky tourbé.

    Francky
    Participant

    J’ai une bouteille de chez Michel Couvreur issue d’un élevage de ce type. Je dois avouer que les arômes sont là et que ça se laisse déguster.
    Par contre, niveau prix c’est relativement cher (une cinquantaine d’euros si je me souviens bien pour une bouteille qui ne fait que 50 cl)

    A on une idée du prix de commercialisation que compte pratiquer la brasserie ?

    Francky
    Participant

    Mea culpa Galinsky,

    Je me suis laissé trompé par ces clavelins d’époque qui portent un macaron dans le verre comme les CC mais sur lequel est écrit « Château d’Arlay » et non pas Château-Chalon.
    Il s’agit bien de vins jaunes

    Francky

    Francky
    Participant

    Idem pour moi,

    J’ai eu l’occasion de rencontrer Alain de Laguiche à de nombreuses occasions sur le salon des vignerons indépendants, à la percée et par la suite au château où je me réapprovisionne lors de mes trop rares retours dans mon Jura natal et il a toujours été fort sympathique et accueillant.

    Je me souviens même, lors d’une visite au château en dégustation sur le jaune en millésime 91, qu’il avait insisté pour que nous le goûtions d’abord dans un verre classique puis dans un énorme verre à Bordeaux et enfin après un carafage dans une Ovarius afin que nous puissions en apprécier les différences d’oxygénation.

    Enfin pour François et pour l’anecdote, Alain de Laguiche est lui-même à la recherche de vieux millésimes du château. Lors d’une vente sur Ebay sur un blanc de 1947 (à l’époque où on voyait encore les pseudos des autres enchérisseurs), je me retrouve à enchérir en concurrence avec une personne ayant pour pseudo Alain_Arlay. Après prise de contact par mail, il s’est avéré qu’il s’agissait bien du comte de Laguiche. J’en ai discuté avec lui lors d’une visite consécutive et il m’a avoué que sur beaucoup de millésimes anciens, il avait peu ou plus de flacon en cave.

    Pour ma part, j’ai eu l’occasion l’année dernière d’acquérir quelques flacons assez anciens du château : des pinots noirs 1929 et des CC 1947 et 1943.

    Francky
    Participant

    Mea culpa, j’ai confondu le 21 et le 71 (:P)

    Pour info, il y a une magnifique voie verte mise en place sur l’ancienne voie ferrée qui passe près de Marcilly et qui relie Cluny à Givry (82 km aller-retour pour les plus sportifs) et qui passe au milieu des vignes.
    Ca peut être une bonne occasion de promenade en famille ponctuée de visites de caves dans les environs.

    Francky
    Participant

    Bonjour Hervé,

    J’ai déjà fait de nombreuses fois appel à lui, d’une part pour des cadeaux car il y a moyen de trouver facilement une bouteille anniversaire sur son site et d’autre part parce comme il est localisé en Côte d’Or, il a assez souvent des lots de vieux vins Jurassiens qui intéressent l’expatrié Dolois que je suis.
    C’est un particulier qui s’est monté en société et qui fait essentiellement du rachat de caves de grand-père.
    Sur l’aspect qualitatif, la seule chose à faire est de regarder les photos des bouteilles qui pourront au moins te renseigner sur le niveau exact, la robe et la conservation. Après c’est un peu au petit bonheur la chance, je dois bien avouer que dans ce que je lui ai acheté, j’ai trouvé du très bon (château d’Arlay rouge 1929, un délice !) comme des vins très fatigués que j’aurais plus gagné à mettre en décoration de cave pour l’antiquité du millésime affiché :S
    Pour ma part, je ne me suis jamais risqué sur un achat d’une bouteille à plus de 50€.

    Sur l’aspect logistique, rien à redire, j’en suis à une quinzaine de commandes en 3 ans depuis que j’ai trouvé le site et ça a toujours été fait dans les règles de l’art.

    Francky

    Francky
    Participant

    Arnaud,

    Pour ma part, j’ai été totalement déçu cette année par l’organisation des navettes le dimanche. Les organisateurs avaient conseillé de prévoir 45 mn pour le retour en gare de Mouchard. Avec mes ami(e)s nous avons pris plus d’une heure d’avance et avons quand même raté notre train car les bus arrivaient au compte-gouttes et les quelques gendarmes dépêchés sur place pour essayer de maintenir un semblant d’ordre dans le remplissage étaient débordés.
    Quand on sait qu’il y avait près de 50000 visiteurs sur les 2 jours et que l’organisation a pêché comme ça en milieu urbain, on n’est pas rassuré pour l’année prochaine qui verra le retour de la percée dans un petit village à côté de Lons.
    En ce qui concerne les dégustations, il est vrai que beaucoup de vignerons n’ont pas emmené le millésime mis en perce ou alors en quantités infinitésimales. La plupart le justifiaient, sans doute à raison, par le fait qu’ils jugeaient que leur nectar n’était pas encore totalement abouti mais je soupçonne quelques uns d’entre-eux de profiter de la percée pour diminuer leurs réserves des années précédentes et pas toujours dans les meilleurs millésimes !
    N’y voyez pas d’attaque injustifiée, je suis jurassien d’origine bien qu’expatrié en Normandie pour le boulot et ça me fait donc mal d’avoir à dire une chose pareille !
    Malgré tout, il y a de très bonnes choses :

    La percée étant à Salins, j’ai privilégié les dégustations chez les gens « du cru ». En l’occurrence Le domaine du Pont de Breux du fort sympathique Jean-François Maire (aucun lien avec le Henri du même nom…), Frédéric Lornet et Monsieur et Madame GrandMaison.
    Les 2 premiers avaient emmené du 00 à déguster. l’un comme l’autre étaient des vins déjà assez affirmés dans leur typicité : noix fraiche et pointe de curry au nez et en bouche. Par contre, une longueur un peu légère mais il est vrai que si le soleil était au rendez-vous, la température était très basse pour pouvoir déguster convenablement. A noter que JF Maire fait de la culture bio et produit par ailleurs un exceptionnel poulsard qui m’a semblé idéal pour accompagner un barbecue.
    Chez grandMaison par contre, pas de jaune 00 en dégustation. Ce vigneron, très accueillant au demeurant, m’a expliqué qu’il produit entre 500 et 1000 clavelins par millésime et que de ce fait il ne peut pas se permettre dans ouvrir une centaine lors de la percée. Il en vend cependant mais au domaine uniquement.
    J’ai ensuite fait les grands classiques : Macle n’offrait pas le 2000 à la dégustation mais son CDJ 2004 était fort agréable bien qu’un peu en dessous de son splendide 2003. Bourdy n’avait qu’une quantité très limitée mais j’ai aussi pu le déguster et je suis d’accord avec smaraux : un peu « jeune » encore. Je crois néanmoins au potentiel des vins de Jean Bourdy donc j’en ai pris 2 clavelins.
    Accueil toujours aussi sympa du comte de Laguiche et dégustation du Château d’Arlay 2000. Idem : vin encore un peu jeune et bu trop froid : les arômes se révèlent timidement au nez et en bouche mais on sent que le potentiel est là.
    Enfin la fruitière d’Arbois offrait seulement le 99 en dégustation et il m’a paru un peu « fade » par rapport aux autres jaunes dégustés.
    Pris par les impératifs de temps je n’ai pas eu le temps de visiter Stéphane Tissot et Le caveau de Bacchus. Ce sera donc directement en cave lors de mon prochain séjour.

    Francky
    Participant

    La percée est l’occasion d’honorer et de décrire en termes le plus souvent élogieux voire enchanteurs le millésime ayant passé ses 6 ans et 3 mois réglementaires en fût.

    Par contre, tous les vignerons ne le proposent pas à la vente. Certains parce qu’ils estiment que le vin n’est pas encore prêt, d’autres parce qu’ils n’ont pas les « reins » assez solides pour assumer la percée en jaune.

    Francky
    Participant

    Hum !!! Un CR très intéressant en perspective. Mais je suis un peu surpris : Le CC en magnum ? Il me semble que le seul contenant officiel est le clavelin. Je sais qu’il existe des 1/2 bouteilles sur certaines années comme le CC de Pierre Richard pour le millésime 85, par contre au delà du clavelin, je n’avais pas connaissance d’un contenant existant…

    Francky
    Participant

    François,

    Je dois bien avouer que c’est un peu ce que j’avais envie d’entendre même si en tant que jurassien et passionné de ce vin j’aurais été encore plus loin en disant que c’est impossible à définir parce que cela peut revêtir diverses formes.

    C’est un vin qui a une typicité qui le rend facilement identifiable mais qui sait surprendre presque à chaque fois : plus ou moins de goût de noix, d’épice, d’alcool… Certaines bouteilles qui offrent une première approche timide expriment leur force au bout de quelques heures ou quelques jours si on a la patience de l’attendre, d’autres expriment d’emblée leur caractère.

    Parfois c’est un nez, parfois une saveur, souvent une longueur qui fait penser « Il est parfaitement typique » mais l’est il vraiment ?
    C’est une magie qui est toujours là ou presque.

    Alors la perfection…difficile de la définir avec ce vin…et de plus, est elle vraiment nécessaire ? Pour reprendre votre image du canapé, lorsque vous êtes installé confortablement dans celui qui vous sied à cet instant, n’est il pas préférable de jouir du moment en bon épicurien plutôt que de le ternir en réfléchissant à ce qui pourrait lui manquer pour que vous songiez à ne plus vous relever ? Sauf s’il s’agit d’un coussin parce que canapé + coussin c’est comme vin + plat, l’alliance mène à la perfection 😉

    Francky
    Participant

    Merci François pour ce compte-rendu même si effectivement l’aspect un peu « marathonien » de l’évènement rend la description quelque peu « touffue »

    A mon sens, l’essentiel à retenir est que la famille Bourdy prend un soin extrême à assurer la conservation et le vieillissement optimum de ses précieux nectars.
    En effet, prendre le risque d’une verticale sur autant de millésimes quand on sait que chaque bouteille peut se révéler traitresse passé un certain âge (impression que vous avez d’ailleurs exprimée sur certains millésimes que vous aviez déjà goûtés auparavant), c’est marcher sur le fil du rasoir !
    Ca confirme dans mon esprit tout le bien que je pense de cette maison dont la cave est un fantasme dans mon âme de jurassien et…un cauchemar pour mon porte-monnaie 😀

    Mais il me semblait lors de mon passage chez eux qu’ils parlaient de s’associer au comte de La Guiche sur cet évènement. Je n’ai rien lu sur le château d’Arlay dans votre compte-rendu, je suppose donc que ça ne s’est pas fait.

    Donc la référence de la famille Bourdy en CC c’est 1865 mais la votre serait laquelle ? 1895 ou une autre ? Et surtout, pour vous, quelles sont les attraits spécifiques à côtés desquels un « vrai » CC ne peut pas passer ?

    Francky
    Participant

    François,

    Tout d’abord je tenais à vous exprimer le ravissement de gamin que je peux ressentir à converser avec vous. J’avoue honnêtement vous jalouser quelque peu à chaque fois que je lis l’une de vos odes aux divins nectars qui reposent dans vos caves ou celle de vos connaissances. Jalousie purement formelle bien évidemment car c’est de l’envie qu’elle exprime et nullement une forme quelconque d’animosité.
    Oups ! J’ai utilisé le terme « reposer », n’y voyer pas de connotation « tombale », je sais votre attachement à raviver ce que d’autres considèrent comme mort 🙂

    Je tenais à vous remercier vivement pour les détails « techniques » concernant l’ouverture des vieux millésimes que vous avez disséminés un peu partout sur ce site et qui me sont fort utiles lorsque je me livre à l’exercice périlleux de l’ouverture de ces bouteilles.
    A vrai dire, étant jurassien d’origine et en premier lieu passionné par le vin jaune qui jongle beaucoup plus facilement avec les années que d’autres, j’ai eu un peu de mal dans mes débuts avec des flacons d’autre origine ayant supporté le poids de nombreuses années.
    Grâce à vous, je sais désormais leur accorder la patience et le traitement nécessaires à leur expression.

    Mais revenons en à notre sujet :

    > le vin jaune a naturellement le goût de noix, donc
    > il n’y a pas besoin de l’ajouter. Et à ce titre,
    > le Comté, pur, sans pain et sans noix est un
    > compagnon idéal, et l’un des accords les plus
    > purs.

    C’est sans aucun doute vrai pour un jaune relativement âgé et donc ayant plus de chance d’exprimer très clairement son appartenance au terroir. Par contre, avec un plus jeune ou sur une bouteille ouverte trop tard ou trop froide par celui qui m’a fait l’honneur de l’ouvrir et si je n’ai aucun moyen de contrecarrer ce fait, je ne dédaigne pas associer quelques cerneaux si j’en ai sous la main.
    Mais je reconnais volontiers que c’est plus fréquent sur un savagnin non ouillé ou un blanc typé.
    Par ailleurs, personnellement je ne mange jamais de pain avec le comté. C’est un choix personnel comme de ne jamais rien ajouter à un fromage blanc moulé à la louche. Ca me permet de mieux cerner le goût du produit.

    > Mais contrairement à ce que dit Francky, il ne
    > faut pas plus de 18 mois au Comté. Chaque fois
    > qu’on dépasse 18 mois (sauf très rare exception
    > d’un 42 mois une fois), le Comté écrase le vin
    > jaune.

    C’était une boutade pour renforcer le terme « antiquaire ». Il est vrai que le comté vieux laisse ressortir les cristaux de sel et que cela lui donne une bouche très forte et difficilement accessible. Dans le même ordre d’idée, les vieilles noix ne correspondent plus forcément à ce qu’un amateur de noix fraiche peut rechercher. Mais pour ma part, je préfère le 24 mois d’affinage avec un jaune suffisamment structuré pour lui répondre. Là encore, il n’y a pas de secret, il faut avoir goûté le fromage avant pour savoir si l’accord sera vraiment idéal.
    Pour les comtés dit « vieux » (36 mois et plus), je préfère une association toute personnelle qui n’est pas forcément du goût de tout le monde mais qui me sied bien : le Macvin ou un galant des abbesses de Jean Bourdy. Une forme de sucré-salé très particulière entre la force des cristaux du comté et l’arôme doucereux du vin de Marc.

    > L’accord pur c’est : vin jaune de 18 ans, Comté de
    > 18 mois. Sans rien d’autre.

    Soit si c’est là votre préférence mais je vais me montrer taquin en évoquant la relative jeunesse d’un jaune de 18 ans pour quelqu’un comme vous qui cotoie régulièrement des centenaires ! 😛

    > Je voudrais citer deux accords qui me branchent :
    >
    > – une andouille avec un bon vin blanc : un Puligny
    > de bonne maison

    J’aime également beaucoup l’andouille mais je dois avouer que j’ai du mal à voir la particularité du blanc que vous évoquer. Je m’explique : qu’entendez vous par « bonne maison » ? Je ne pense pas que ce soit le domaine qui donne l’harmonie de l’andouille avec le Puligny donc je suppose qu’il y a une caractéristique autre et qui à votre sens est plus particulièrement présente dans la production des maisons de renom de l’appellation mais pouvez vous la préciser ?

    > – les huitres avec Ruinart non millésimé (ou autre
    > de même calibre). Des creuses, pas plus grosses
    > que n° 3

    Je dois avouer que dans mon (encore) extrême jeunesse, je n’ai pas encore essayé l’association huïtre et champagne bien qu’étant très friand d’huitres et ayant la chance d’avoir des amis travaillant en ostréiculture sur le bassin d’Arcachon.
    Petite question : Est ce meilleur avec des huitres claires ou grasses ?

    > Un des accords les plus sublimes récemment :
    > homard préparé par Yannick Alléno avec un Duhart
    > Milon 1962. Une émotion à mourir, et un vin qui a
    > dû se demander par quel miracle il était capable
    > d’atteindre un tel niveau.

    Là je dois avouer que je ne peux que vous faire confiance n’ayant pour ma part jamais goûté ce qui semble pour le moins des plus alléchants !

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