Eric Monné

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  • Eric Monné
    Participant

    Patrick,

    Tout simplement parce que la vinification est plus une cuisine qu’autre chose.

    Demande t’on à Ducasse de fournir un double aveugle pour déterminer si sa cuisine est meilleure qu’un tel autre?
    A Feran Adria la raison de ses choix techniques? Pourtant il y aurait sans doute beaucoup à dire.

    Les vignerons se soucient avant tout du goût de leurs raisins.
    Si le goût leur parait meilleur en bio, biod ou autre, basta cosi.
    Ils se moquent pas mal du comment ou du pourquoi.
    C’est pas si difficile à déterminer ce qui donne les meilleurs résultats pour chacun. Sur sa vigne, son terroir, sa cuve.

    Cette incommunication à front de taureau vient peut être de cela.

    Eric Monné
    Participant

    Dans la bio-d de Steiner, il y a une démarche politique et religieuse qu’on se garde bien de parler ou d’appliquer, se contentant de garder 5 ou 6 choses qui arrangent en oubliant le reste, de la bio-diversité à la polyculture en passant par l’éducation des enfants.

    Et alors?

    Céline n’était pas très fréquentable il n’empêche qu’il est considéré comme un grand écrivain.
    Si les vignerons bio-dynamistes n’utilisent que l’épiphénomène bio d dans sa philosophie cela montre bien qu’ils ne sont pas sectaires et capables de s’approprier ce qui leur semble positif par rapport à leurs objectifs.

    E

    Eric Monné
    Participant

    Bonjour Thibault,

    Ce n’est pas évident de répondre à ta question parce que notre premier blanc remonte à 2005 et que des vins blancs de ce style ont commencé à voir le jour dans les Fenouillèdes il y a 10 ou 12 ans. Je ne parle même pas des terroirs de Bélesta (haute vallée de l’Agly) où nous avons été la seule cave particulière pendant plusieurs années avant d’être rejoint par Riberach, Ph. Modat, etc.

    Pour s’en tenir aux faits, le 2009 Cine-Panettone a été mis en bouteille en Août 2010. C’est très bien goûté jusqu’en novembre avant de se refermer légèrement en décembre. Depuis il semble reparti sur une phase d’ouverture. Mais est encore à 70% du potentiel qu’il présentait en barriques juste avant sa mise en bouteille. En conséquences la phase d’ouverture est ascendante et tu peux avantageusement attendre quelques mois pour le redéguster.

    Pour la tenue dans le temps, j’ai eu des échos à Millésime bio et Angers de 2005 et 2007 qui seraient encore sur une phase de bonification. L’oublier plus longtemps est donc aussi une option.

    En attendant,

    Bonne dégustation.

    Eric Monné
    Participant

    Avec plaisir Guillaume, il suffit de nous appeler un peu avant.

    Serge, au Luxembourg je ne crois pas. Belgique et France oui.

    Eric Monné
    Participant

    [i]Je trouve simplement que ce vin a une finesse proche d’un bourgogne alors que beaucoup de vins « sudistes » jouent généralement plus sur la maturité et la puissance.

    Je ne trouve pas que le clot de L’Oum joue dans le registre de la finesse, comme par exemple la Grange des Pères.
    Par contre ce que je trouve remarquable dans ce vin c’est sa grande fraicheur.[/i]

    Serge et Franck,

    Vos propos me parlent beaucoup parce que je pense qu’ils ne sont pas contradictoires et que ces éléments cohabitent dans nos vins.
    Les 2004 sont en effet plus riches mais surtout me semblent appartenir à un temps ou notre travail bio n’était pas encore complètement perceptible. 2005, est pour nous le vrai point de départ d’une nouvelle période.
    Dans ce sens les 2007, tout en étant plus riches que 05 ou 06, bénéficient de tous les acquis de cette nouvelle période, fraicheur, finesse et surtout ont gagné en précision.

    Eric Monné
    Participant

    Hervé

    Le cas dont tu parles, c’est à dire mon expérience est intéressant à analyser mais pas particulièrement dans le sujet. Je n’ai malgré tout aucun gêne à en parler.

    Chacun à son histoire, surtout en Roussillon ou beaucoup de nouveaux domaines ne viennent pas du monde du vin. Qu’aurais tu fait sans ton entourage, ton expérience de dégustateur, tes contacts dans le monde du vin, tes amis?
    Un point commun entre ton histoire et la mienne c’est que nous n’avons pas hérité de biens matériels.

    Pour revenir au sujet, c’est vrai qu’à 15 hl/ha il ne reste pas beaucoup de marge pour descendre plus bas en passant en bio. Donc la baisse n’est pas vraiment significative. Par contre il me semble que les coûts de production sont plus élevés (en bio) notamment sur les parcelles pentues et étroites.

    Eric Monné
    Participant

    A moi, écolo de base, certaines dernières aventures internautiques m’ont quand même fait douter sur le sujet…A moins que ce ne soient que des cavistes qui font leur beurre avec ce type de vin, au quel cas, je suis rassuré (un peu).

    Il y a des extrèmes partout (pas toujours ou l’on croit) mais aussi insuportables les unes que les autres. 😉

    Eric Monné
    Participant

    Pour la liste que tu cites… merci de la remettre dans son contexte.

    Le lien était là pour ça. Je n’avais pas saisi la dérision du message. Je m’excuse sur ce point.

    Eric Monné
    Participant

    Luc

    A quoi bon te répondre? pour s’entendre dire après que c’est trop tot, trop tard, pas assez acide, trop vert, trop mur, ou que le message est minable.

    Eric Monné
    Participant

    Extrait du blog du rustre:
    (texte complet IcI)

    Si je continue en disant que les chats, les tondeuses, le round-up, le prix et le snobisme du bon vin, les esthètes à la dérive, les fachos et les intégristes de mes deux, les architectes, les témoins de Jéhovah, les biodynamistes, les hygiénistes, les historiens de l’art et surtout les activistes de Gaïa me gonflent

    Effectivement mettre sur le même plan les fachos et les biodynamistes c’est une manière productive d’inciter au débat.

    Pour le reste tes attaques personnelles ne m’incitent pas à te répondre.

    Eric Monné
    Participant

    Je ne vois pas vraiment quel rapport entre cette dégustation et le sujet en cours qui me semble être : les vins issus de culture bio (certifée, j’imagine) sont ils reconnaissables à l’aveugle ?

    Il y a bien 80-90% de bio et le reste en conventionnel. cela me semble relevant avec le sujet.

    la discussion précédente, qui a dévié sur des points de détails, comme le PH, dont nous savons, qu’ils dépends de bien d’autres paramètres changeants avec le microclimat et le millésime et aussi les modes de vinification,

    Je parlais du PH du raisin :). sauf l’étude que j’ai fourni à contre coeur, pour faire plaisir à Agitateur. Et oui. 😉

    Eric Monné
    Participant

    Bonne idée Jérôme,

    Une dégustation sur le même thème avait déjà été organisée en Vendée:

    Compte rendu de Eric B, IcI
    Sur le blogdolif
    Sur la PIPETTE
    Sur ESCAPADES

    Eric Monné
    Participant

    Bélesta, c’est 350 m au niveau du village,
    Pic de l’Aubeil 540m (à 2km), on a une vigne juste en dessous.

    1. tous les vins blancs du roussillon sont produits dans la haute vallée de l’agly
    Ce n’est pas ce qui est dit. première généralisation

    2. la haute vallée de l’agly n’a que des terroirs d’altitude.
    Deuxième

    Je ne t’ai pas attendu pour visiter l’agly
    Moi non plus et j’y fait même du vin.

    et laisser croire que les choix liés à l’acidité plus haute sont dictés par l’altitude
    Là c’est toi qui invente, aucun des domaines cités n’est à cette altitude, j’ai parlé des plateaux de Belesta et il y a etc.après l’énumération partielle. trosième généralisation

    et par ce que tu nommes tes « terroirs de minéralité » (sous-entendu tous les autres n’en seraient pas, dans le genre discours tarte à la crème pour gogo on ne fait pas mieux)
    Décidément tu as un problème de lecture, j’ai parlé de granit, schistes, gneiss, etc. il reste le calcaire et ce n’est pas le terroir le plus associé à la minéralité. ceci dit il y a des exceptions comme Calce par ex. 4° généralisation.

    est une forfaiture sur les choix qu’ont eu certains vignerons dans cette région
    Tout de suite les gros mots. est ce bien nécessaire? 5°

    je ne conteste pas l’apport et la reflexion sur l’évolution des vins blancs du Roussillon mais qui sont loin d’avoir tous des vignes à 600 mètres d’altitude
    Je ne conteste pas de ne l’avoir pas dit. 6°

    faisant d’autres types de blancs sans des PH à 3 mais qui n’ont pas pour autant la mollesse dont tu veux tous les affubler.
    Non ce n’est pas mon opinion c’est toi qui de nouveau lit mal. Je parle des anciens vins blancs, PH4, 15-16°, les connaisseurs me comprendront. 7°

    Ah ça c’est de l’argument pour amateur de vin, y a pas à dire. Si parker and co l’ont dit alors….
    Non c’est toi qui donne un jugement de valeur sur un fait. Pour moi c’est un fait qui illustre mon propos. Le jugement c’est toi qui l’ajoute. 8°

    une fois de plus tu te fais un film
    A coté de toi je suis un petit. un court métrage, toi c’est du cinemascope.

    Ce n’est pas pour autant que l’on casse quoi que ce soit, on préfère
    C’est qui « on », le quarteron qui réussi à faire fuir (des discussions de ce type) des gens de la qualité de JM Comme, F. Pascal, Chinbourg, Ph. Barret, etc.
    Splendide performance. Il faut persévérer.

    un discours plus mesuré, moins bourré d’évidence qui n’en sont pas
    Dans ton discours j’en suis à la 8° généralisation.

    bref un peu plus d’humilité
    De la part de qui?

    Mais on a beau répéter cela, il est tellement plus facile de faire dans le binaire bio/anti-bio.
    Il faut reconnaitre que ton discours est tout en nuances… inventées

    En conclusion, je ne sais pas quel est ton problème, ni ce que tu as contre les vignerons bio, en tous cas tu as un sacré problème de lecture et de compréhension de ce qu’étaient mes intentions en écrivant cela. Respire un bon coup, chasse toutes ces idées négatives, ouvre une bouteille de ce que tu veux. Tu verras ça ira tout de suite mieux 😉

    Eric Monné
    Participant

    Hervé,

    Au nom d’Agitateur et Al. je te supplie de nous fournir les publications qui prouvent ce que tu affirmes 🙂

    Eric Monné
    Participant

    mais un vin c’est fait pour quoi, regarder celui qui a le plus bas PH ou boire des vins qui ont la gueule de l’endroit où il sont produits, à savoir des acdiités plutôt faible dans le sud?

    Tu prends les vignerons bio du Roussillon pour des débiles et c’est pas bien.

    Tu les aimais les anciens vin blancs du Roussillon?
    PH de 4 mini, degré 15-16
    Moi non.

    Tu aimes les nouveaux vins blancs issu de terroirs de minéralité, genre vallée de l’Agly, Padier, Python, Matassa, etc.?

    Moi oui

    Pourquoi?

    Parce qu’un jour ces gens là se sont dit il y a un problème. Ils n’ont pas accepté la fatalité des vins blancs mous TRADITIONNELS. Nous avions les vieilles vignes léguées par nos ancêtres, l’altitude (sur les plateaux de Belesta à 600m je peux te garantir que certains jours même en plein été on se croirait dans le jura), les terroirs de minéralié, granit, gneiss, schistes, etc.

    Il se trouve que 9/10 des domaines qui prennent entre 91 et 95 au WA sur ces blancs sont en bio. C’est pas un jugement de valeur c’est un fait.

    Pourquoi cette percée a-t-elle eu lieu?

    Parce que (entre autre) du travail en bio, n’en déplaise au quarteron de casseurs de bio habituels, résulte une baisse du PH. C’est donc naturellement que ces vignerons sont arrivés à ce résultat. Pas pour singer une quelconque autre région, si c’était le cas ces vins n’auraient eu aucun succès, mais parce que leur mode de culture les menait vers ce résultat. Et ne viens pas me raconter que ces vins n’ont pas la gueule de l’endroit ou ils sont faits, ils ont la gueule des cépages blancs uniques du Roussillon, de l’altitude, des sols du Fenouillèdes et des vignerons qui un jour ont dit « Basta », suffit. Et ils se sont retroussés les manches. Cela ne veux pas dire que des domaines en conventionnels n’ont pas fait pareil. Mais dans ce cas ils représentent 1/10 des domaines concernés.

    Alors pourquoi le PH. Parce que c’est un paramètre essentiel et si on veut faire progresser un vin blanc c’est la base. Parce que le vin est une boisson acide. Cela ne veut pas dire, comme tu le prétends, que c’est le seul paramètre important ou le seul dont on se préoccupe, mais sans ce travail préalable, pas de grand vins blancs en Roussillon.

    Je ne vais pas refaire mon cinéma, mais le raisonnement ci dessus s’applique « mutatis mutandis » aux rouges.

    Eric Monné
    Participant

    Si tu as un lien vers l’article complet (ou plus complet), je suis preneur….

    IcI

    Eric Monné
    Participant

    Lire un vigneron sudiste s’arc-bouter sur cet argument pour justifier de la qualité gustative supposée supérieure de ses vins

    Cela c’est toi qui le dit. Je ne l’ai écrit nulle part. Et l’étude parle de PH pas de perception gustative.
    Simplement vous passez votre temps à demander des études et quand on vous en fournie une vous
    insinuez qu’elle est utilisée pour justifier de la qualité gustative d’un vin.

    Personnellement ce genre d’étude me gave mais je vous l’ai livrée parce que c’est visiblement la seule chose
    qui vous extasie.

    Eric Monné
    Participant

    On peut même la faire avec un pHmètre 😉 individuel, pour ceux qui veulent…

    Cela c’est déjà fait. J’avais publié ceci sur LPV en octobre 2009. L’étude complète doit pouvoir être retrouvée sur le net.

    [i]L’association interprofessionnelle des vins biologiques du Languedoc Roussillon publie l’étude dont voici le résumé:

    Bientôt du vin Bio! La vinification bio sera prochainement règlementée dans le cadre du règlement CE 834/2007. Cependant, en pratique, beaucoup de producteurs vinifient déjà en bio de par leur engagement dans des cahiers des charges privés ou règlements extra européens bio incluant la vinification. Ces exigences de production et la
    volonté d’aller vers un minimum d’intrants oenologiques en vinification bio soulèvent des interrogations:

    – Existe-t-il des spécificités analytiques chez les vins bio?
    – Quelle tendance présentent les vins bio vis à vis des doses de SO2?
    – Existe-t-il des problématiques de vinification spécifiques aux vins bio?

    Ce document apporte des réponses au travers l’étude réalisée en région Languedoc Roussillon sur la caractérisation
    des moûts et vins « bio » et la comparaison avec les vins conventionnels.

    L’étude est basée sur 3250 analyses de suivi de vinification exploitables Millésime 2007, 500 analyses bio
    2750 analyses conventionnelles. 400 analyses de SO2 après mise en bouteille Millésimes 2005 à 2008, 250 analyses bio, 150 analyses conventionnelles.

    D’un point de vue analytique, les vins bio 2007 présentent des caractéristiques spécifiques :

    L’étude montre que :

    1) les vins bio ont tendance à être plus acides : ceci est un avantage vis à vis de la stabilité microbienne

    2) les vins bio ont des acidités volatiles proches des conventionnels.

    Pour les vins bio, être plus acide permet de limiter les apports de SO2 sans risque supplémentaire d’instabilité microbienne. Enfin, du point de vue de la conservation, on note que:

    3) les vins bio ont des teneurs en SO2 total plus faibles que les conventionnels.

    En vue de la future réglementation, ces différences de doses entre bio et conventionnel seront elles réellement significatives?

    Les scénarios de diminution des doses proposés ne permettent pas toujours de distinguer bio et conventionnel : les
    conventionnels rentrent parfaitement dans les limites de –20% des doses actuelles !

    Le SO2 n’est pas l’élément distinctif et les bio ne le souhaitent pas : ce sont les raisins qui avant tout définissent
    le caractère bio du vin.[/i]

    Eric Monné
    Participant

    j’estime que lorsqu’on qu’on pense qu’on a rien à démontrer, il serait bon également de ne rien affirmer.

    Affirmation qui reste à démontrer ?

    Eric Monné
    Participant

    C’est tout ?

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