Eppenheim

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    • in reply to: Cornas
    Eppenheim
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    J’ai passé le printemps à goûter quelques Cornas de différents millésimes, je mets sans hésiter Thierry Allemand en n°1 mais pour ceux que les allocations effraient je leur conseille Guillaume Gilles qui semble suivre un chemin pas trop éloigné…

    Eppenheim
    Participant

    Du point de vue philosophique le choix est simple, la question du terroir est la suivante: qu’est-ce qu’un lieu ?

    Le lieu est-il quelque chose ou juste rien, c’est à dire quelque chose qui ne sert à rien ? En d’autres termes peut-on fonder une identité sans géographie ?

    Un grec célèbre a expliqué qu’on ne se baignait jamais 2 fois dans le même fleuve, mais fait-on le même vin avec les mêmes cépages quel que soir le hic et nunc ?

    Eppenheim
    Participant

    Même pas: ma gamine ne veut que le sein de sa mère 🙂

    Simplement je suis un grand amateur de l’Edelzwicker au litre comme vin apéritif et des bib/cubi pour les apéros festifs et en bon lyonnais habitué aux 46cl du pot lyonnais donc le 75cl n’est qu’une mesure arbitraire…

    J’ai d’ailleurs gardé de nombreux litrons étoilés qui me servent de carafes de services des rosés/viogniers/saint-josephs/cairannes en vrac pour l’été…

    Eppenheim
    Participant

    Depuis 1 an je bouge un peu moins avec l’arrivée de notre petite fille de 11 mois maintenant que je garde à domicile (je bosse aussi à domicile)…

    Sur les 100 derniers litres de vins achetés:

    Grande Distribution: 10 litres de vins blancs pour faire la cuisine principalement, quelques rouges en promos de foires aux vins pour apéros.
    Producteurs: 40 litres, au domaine ou en salons, bouteilles ou bib pour le vin de tous les jours.
    Coopératives: 15 litres, vins de pays/de cépages divers pour les barbecues/pique-niques/randonnées, etc. avec des amis.
    Cavistes: 35 litres, 2 ou 3 cavistes sur Lyon que je vais voir régulièrement, dégustations, etc.

    Internet: zéro pour le moment…

    Eppenheim
    Participant

    J’ai un souvenir impérissable d’un faisan au vin rouge avec le contenu de deux bouteilles de Calon-Ségur 1937 parfaitement bouchonnées ! Depuis je réutilise toutes mes bouteilles bouchonnées pour faire des marinades, sauces, etc…
    En revanche pour faire du bon vinaigre il faut du bon vin non bouchonné !

    Eppenheim
    Participant

    Je suis aussi lyonnais et je pratique très souvent le saucisson à cuire, généralement pistaché (je garde mes truffes pour la volaille de Bresse demi-deuil) que ce soit en apéro (saucisson cuit, découpé et servi sur une planche avec d’autres charcuteries), en entrée (saucisson à cuire avec vinaigrette à l’huile de noix et au vinaigre de Xérès, quelques échalotes, des tranches de pommes de terre cuite à l’eau) ou en plat unique avec une purée, une sauce réduite à l’échalote et au vin rouge ou alors une bonne salade de lentilles vertes du Puy.

    Comme mes compères je trouve que le Saint-Joseph ou le Crozes-Hermitage sont parfaits en vins blancs, sinon au hasard pour du rouge: Chiroubles, Gamays du Mâconnais ou d’Auvergne, et lorsque j’allais souvent en Suisse et que je ramenais des saucissons à cuire lyonnais en cadeau à mes hôtes une bonne Mondeuse Helvète ne dépareillait pas du tout. Le Plousard 2011 de Michel Gahier de la même manière est divin (je lui fait de la pub mais c’est mon gros coup de cœur des 3 derniers mois).
    Mes parents et grands parents buvaient souvent des rouges de la côte chalonnaise avec le saucisson à cuire.

    Le saucisson à cuire lyonnais est un plat simple, commun, presque rustique: inutile de rechercher trop de complexité à mon sens pour l’accommoder même si à Lyon on le sert souvent pour les fêtes…

    Eppenheim
    Participant

    Je suis un grand amateur des rouges de Michel Gahier (beaucoup moins de son Chardonnay), aussi bien du Trousseau qu’il maîtrise parfaitement et qui mérite un bon carafage de 2 ou 3 heures mais aussi de son Plousard (qui gagne à être ouvert/épaulé 1 heure avant dégustation).

    J’ai récemment fait quelques apéros entre amis avec le Ploussard 2011 de Michel Gahier sur des rosettes de Lyon, salades lyonnaises, des chèvres frais de l’Ardèche et des briques de vache de Haute-Loire: succès garanti !

    Le rapport qualité/prix est très bon mais chut, profitons-en…

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