Eric Longepierre

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  • Eric Longepierre
    Participant

    Merci Arnoud, j’avais déjà vu sur leur site qu’il est possible de commander directement au domaine, mais je n’ai, à ce jour, jamais retenu cette possibilité, car entre les frais de port pour la Suisse, la TVA française que je ne pourrai récupérer et la TVA suisse que je devrai payer à réception de mes bouteilles, ça finit par faire cher. Peut-être est-ce quand même plus intéressant que d’acheter chez un caviste locale, mais je n’ai jamais pu comparer.

    Avantageux ou pas, on se rapproche de toute façon du moment où je vais craquer …

    Eric

    Eric Longepierre
    Participant

    Ah ça oui, je pense que je vais réfléchir à deux fois avant de poster mon prochain CR.

    Et ça fait quelques années que je cherche à me procurer des vins du domaine, certes sans beaucoup d’insistance, mais là, et même si ça ne paraît pas simple à trouver pour le Genevois que suis, je crois que ma motivation s’est trouvée décuplée à la lecture de ce voyage dans un verre (Jérôme, tu ne travaillerais pas pour le domaine par hasard ?).

    On luttera contre le TAVCO un autre jour.

    Eric

    Eric Longepierre
    Participant

    CR: Corte Sant’Alda, Valpolicella Ripasso Campi Magri 2015

    Une robe bordeaux grenat, un nez qui envoie toute la gamme de cerises que je connais (amarelle, bigarreau, etc …), et probablement celles
    que je ne connais pas, ondulant entre le mûr et l’acidulé, prune, grenade, une touche balsamique. C’est frais et limite capiteux en même temps,
    une douceur intense.

    La bouche embraie dans le même moule, les arômes de fruits omniprésents conférant un profil un peu monolithique au vin sans renier une
    certaine élégance, une légère sucrosité se faire sentir, il y a un joli grain de tanin bien intégré dans la jolie matière, de la douceur. Une pointe d’alcool
    se fait sentir au réchauffement. Le vin oscille entre plénitude et fraîcheur dans un équilibre encore un peu instable.

    Original pour mes papilles, mais j’ai aimé. D’ailleurs, ma femme qui a un peu fait la moue initialement, n’a finalement pas eu besoin d’encouragement
    pour écluser ses 37.5 cl réglementaires. Allez, disons que dans 2 ou 3 ans, le vin aura gagné en complexité et en harmonie.

    A vrai dire, et pour accompagner un carré de Pata Negra, je cherchais un Languedoc à maturité, sur la finesse, ou un vieux grenache qui pinoterait
    vaguement, mais n’ayant pas ou fort peu ce genre d’article en stock, je me suis rabattu sur cette bouteille craignant cependant que sa jeunesse et le
    millésime ne sanctionnent durement mon aventurisme. Il n’en fut rien, et l’accord, sans être extraordinaire, fut fort satisfaisant, en particulier avec la
    sauce à base d’une réduction de vin rouge, sauge et yuzu.

    Eric

    Eric Longepierre
    Participant

    CR: Domaine Bruno Clair, Chambolle-Musigny Les Véroilles 2013

    La robe annonce la couleur, sombre et dense, on sent qu’on n’aura pas à faire à l’archétype du Chambolle délicat et féminin.

    Le nez confirme et se montre déjà ouvert, avec des notes de baies noires mûres loin des petits fruits rouges acidulés attendus,
    un léger fond boisé pas gênant, un léger floral épicé.

    La bouche enchaîne, séveuse à souhait, avec une très belle matière fruitée enrobant tanins et acidité, du fruit soyeux apportant
    son lot de gourmandise contenue, un léger boisé bien intégré. Un vin franc et sûr de lui, qui n’a pas besoin de montrer ses muscles pour
    qu’on sache qu’il en a et qui finit assez longuement sur une jolie note d’élevage.

    Philippe Brun m’avait dit que les villages 2013 du Domaine commençaient à se laisser approcher et effectivement, j’ai pris beaucoup de
    plaisir sur ce Chambolle presque « Bonnesmaresque ». Lors de la dégustation sur fût, il m’avait dit qu’il aimait beaucoup 2013 ce qui
    m’avait vraiment surpris, surtout venant après 2012 qui, sur fût à nouveau, avait plus de tout et surtout de charme, mais qui avait
    moins emballé Philippe Brun.
    Et pour une fois, je vais faire ma Madame Soleil en affirmant que dans 10 ans, ce sera très très bon. Le problème, c’est que c’est déjà
    fort bon maintenant.

    Eric

    Eric Longepierre
    Participant

    CR: Domaine Les Champs de l’Abbaye, Mercurey La Brigadière 2016

    La robe est légère, grenadine foncée.
    Le nez est tout de suite expressif, presque vif, on est plus sur le floral que les fruits même si la griotte et la grenade se font sentir,
    une touche mentholée.
    La bouche attaque avec un mini-perlant qui, bien que d’habitude je n’apprécie guère les bulles dans mon vin rouge, se fond bien
    dans le profil du vin, fin et frais. La fougue de sa jeunesse est tempérée par une jolie matière, juteuse et gourmande, accompagnée
    de petits tanins précis, une touche de ronce, la griotte à nouveau, la framboise et la groseille.

    Un vin qui combine fraîcheur et gourmandise jusqu’à la finale nette et salivante. Je n’ai aucune compétence technique, mais j’ai envie
    de dire que c’est de la belle ouvrage.
    De plus, il a très bien accompagné une belle côte de veau aux chanterelles et ne s’est pas laissé perturber par l’amertume de ces
    dernières, comme si le mini-perlant trouvait soudain toute sa raison d’être.

    Eric

    Eric Longepierre
    Participant

    CR: Domaine Guffens-Heynen, Saint-Véran, Cuvée Unique 2012

    Pas vraiment de changement depuis ma dernière dégustation, pas de raison à ce qu’il y en ait non plus, si ce n’est que j’ai pris
    soin d’épauler la bouteille et d’aérer le vin au préalable.
    Du coup, que ce soit au nez de fruits mûrs (poire), un zeste de citron, un fond d’élevage (amande grillée) et de cire d’abeille, de
    fumé, ou en bouche qui a plus de volume que dans mon souvenir, assez tendue, le vin se présente mieux.
    Une touche miellée et un tout petit peu d’encaustique se manifestent lors de la finale d’une jolie longueur, avec toujours un
    peu de citron et une fine amertume (amande ?).
    Comme cette bouteille m’a parue nettement moins évoluée que la précédente, je peine à me prononcer sur l’avenir de
    celles qui me restent.

    Eric

    Eric Longepierre
    Participant

    Oui Gilles, et tu prêches un converti convaincu de longue date. Mais pour être honnête, j’ai quelques petites idées sur les raisons de cet « abandon ». Cela a certainement trait à la lutte contre le TAVCO, le budget, la place et j’avoue n’avoir jamais été emballé par l’accueil. Ce n’est pas un reproche, chaque vigneron, comme les clients, a sa personnalité, mais je dois dire que quand je prépare une virée en Bourgogne, je me réjouis avant tout de ces moments à fond de cave, parmi les fûts.
    J’ai certainement ma part de tort (le mot est un peu fort), car je n’ai jamais réussi à tisser la relation qui fait de ces visites des moments souvent inoubliables. Cependant, c’est surtout la dernière fois, en 2015 ou 16 je crois, qui m’a déçu. Reçu par je ne sais plus qui, alors que j’avais dûment pris rendez-vous et reconfirmé, pas grand-chose à déguster, un hôte limite autiste (Rapet est aussi un peu dans ce moule) et ne souhaitant pas faire causette, et plus grand-chose à vendre officiellement.
    Ayant écrit tout ce qui précède, me voilà avec une forte envie d’y retourner. C’est malin, je croyais être en passe de maîtriser mon TAVCO et je me rend compte que ma rémission n’était que temporaire (12 minutes environ).

    Eric

    Eric Longepierre
    Participant

    CR: Mylopotamos – Mont Athos – Epifanis 2012

    Le vin a passablement évolué par rapport à ma dernière dégustation de l’automne dernier. En effet, la robe est plus sombre, un peu trouble, comme
    si il y avait un peu de dépôt en suspension.
    Le nez est plus sur les fruits noirs que dans mon souvenir, tout en gardant une pointe acidulée, et il y a beaucoup d’épices, du poivre, de l’encens, et
    toutes celles que je n’ai pas réussi à identifier, quelques marqueurs d’élevage (tabac, fumé) mais fort légers. C’est complexe.

    La bouche allie ce qu’il faut de gourmandise avec une certaine noblesse. La ribambelle d’épices alliée à ce joli fruité confère une vraie complexité à la
    bouche. J’aurais dû redresser la bouteille la veille, car il y a effectivement un certain dépôt qui vient vaguement altérer le toucher de bouche, mais cela
    reste soyeux et au vu de ma dernière dégustation, j’étais loin de penser que cette bouteille présenterait une telle évolution. C’est néanmoins très bon,
    la finale est gourmande à souhait, le tanin poli, et c’est long.

    Je ne m’attendais pas à une telle évolution en 6 mois (de la variabilité des bouteilles, du dégustateur, de la pression atmosphérique sur la lune, etc …),
    mais pour parler djeun, j’ai kiffé, une fois de plus.
    Et, ce qui ne gâche évidemment rien, l’accord avec un gigot rosé et son jus parfumé à l’estragon fut l’exemple même de ce qu’est une symbiose. Quelques
    convives, que je soupçonne secrètement d’avoir déjà éclusé quelques hectolitres de tout venant grec au cours de leurs vacances en Héllènie, furent
    scotchés par la qualité de ce vin. Je n’en ai pas eu beaucoup :unsure:

    Eric

    Eric Longepierre
    Participant

    CR: Domaine Pattes Loup, Chablis 1er Cru Beauregard, 2013

    Joli nez, net, marqué par des notes de pamplemousse et de citron mûrs, un peu exotique, un soupçon de miel et, puisque nous sommes
    à Chablis et que j’ai bien cherché, une pointe minérale iodée. D’emblée la bouche s’avère gourmande, elle tapisse le palais d’une jolie matière
    qui sait rester tendue, équilibrée entre les fruits jaunes, je dirais mangue, et les agrumes. Ces mêmes agrumes, et particulièrement le citron,
    se font plus sentir en finale qui est de bonne longueur.

    Bon, c’est bon et bien fait, je ne peux, ni ne veux, le nier. Mais j’éprouve quand même une sensation de « convenu » sur ce vin, comme un peu
    sur tous les vins du domaine d’ailleurs, et cela limite mon enthousiasme. La prédominance citronnée, en particulier, tend à faire passer les autres
    arômes et qualités de ce vin au second plan, ce qui à mon goût, est dommage. Je pense cependant que c’est une bouteille qui gagnera à
    patienter encore 2 ou 3 ans. J’aurais mieux fait de m’en rendre compte plus tôt, vu que c’était la dernière …

    Eric

    Eric Longepierre
    Participant

    CR: Château l’Escart, Cuvée Eden, Bordeau Supérieur, 2016

    Comme je n’aime pas rester sur une déception, je décide de retenter le coup quelques mois après ma déconvenue.
    Dès la remontée de cave, le vin s’avère plus engageant que la fois précédente. Le nez est relativement ouvert sur un mélange de fruits
    mûrs à prédominance rouges, de la prune et un peu de fumé. Après une heure et demie de carafe, ces arômes se sont renforcés,
    complétés d’une touche épicée et il m’a semblé y détecter quelques arômes minéraux. La bouche offre maintenant un volume correct,
    arrondi, charnu. Le merlot, majoritaire dans ce vin, contribue à des tannins souples qui ne se manifesteront que dans la finale agréable,
    même si on est plutôt dans le registre p….e b..e que dans la queue de mulet.
    Un vin maintenant plus conforme à mes faibles attentes et dont la relative austérité actuelle me laisse à penser que le meilleur pourrait
    encore venir d’ici quelques temps.

    Eric

    Eric Longepierre
    Participant

    CR: Domaine Rapet Père & Fils, Pernand 1er cru Ile de Vergelesses, 2012

    Robe assez légère, à peine évoluée.
    Le nez est bien ouvert et expressif, et il décline toute l’aromatique d’un pinot beaunois arrivant à maturité, avec des petits fruits rouges
    acidulés, un peu d’épices douces et quelques notes de fleurs séchées.

    En bouche, on attaque en douceur, vin de demi-corps qui joue sa partition de vin déjà patiné par le temps, mais qui a conservé quelques
    tannins pour lui donner cette touche rustique et presque canaille qui, à mon goût, amène une gourmandise bienvenue. Un peu de réglisse
    se mêle à de la cerise bien rouge. Il termine agréablement, frais et porté par un peu d’acidité fruitée (framboise) et de menus tannins.

    Un vin d’approche facile, fort plaisant. Pourquoi ai-je arrêté d’aller chez Rapet ?

    Eric

    Eric Longepierre
    Participant

    CR: Domaine Bruno Clair, Chambolle-Musigny Les Véroilles, 2009

    Robe montrant son âge, plutôt sombre avec quelques reflets orangés.
    Le nez pinote discrètement, il y a de la griotte, une touche de framboise, et un joli pot-pourri floral.
    La bouche est souple, facile, elle fait plus évoluée que je ne l’attendais, la matière est déliée et rien n’accroche, mais il y a un petit côté
    mat et évolué qui semble empêcher le vin de s’exprimer pleinement. Le vin est un peu entre-deux, ni puissant ni délicat, et il finit
    moyennement long en reprenant les notes florales du nez. On n’est pas dans les canons du Chambolle féminin, ce qui a déçu ma Dame,
    et j’avoue que j’attendais également un peu plus de cette bouteille qui m’a semblé présenter des signes d’évolution précoce.

    Eric

    Eric Longepierre
    Participant

    CR: Comm. GB Burlotto, Barolo Cannubi, 2012

    La robe est grenadine intense (beaucoup de sirop et très peu d’eau). Le nez envoie immédiatement, avec de la prune,
    de l’orange sanguine, de la grenade, des notes florales, de l’encens et une très légère touche poivrée. La bouche est
    nette, soyeuse, séveuse, gourmande, fruitée, un joli volume qu’une acidité ascendante accompagne jusqu’à une finale de fort
    bel acabit où quelques menus tannins viennent signaler que le vin peut (doit?) encore être attendu pour, peut-être, gagner
    en complexité.
    C’est atypique, élégant et très bon.

    Eric

    Eric Longepierre
    Participant

    CR: Domaine Laurent Combier, Croze-Hermitage blanc, 2017

    Après avoir admiré la belle robe dorée, l’attention se porte sur le fruit blanc et le floral primaire limite exotique, un peu trop exubérant, mais frais.
    La bouche enchaine, un peu grasse, un joli volume qui ne sombre jamais dans la lourdeur, l’acidité (ressentie) et les fruits frais équilibrant joliment
    ce vin, du tilleul, de l’aubépine, une pointe d’amande. Le vin finit étonnamment long (en tout cas par rapport à mon attente), sa richesse bien
    accompagnée par une légère amertume amandée.

    Je connais peu ce genre de vin, qui ne court pas ma cave d’ailleurs, mais j’ai apprécié l’harmonie qu’il dégage tout en ayant encore besoin de s’assagir
    un peu. Et à table, il a parfaitement tenu tête et accompagné des pavés de thon avec une sauce à base d’anchois.

    Eric

    Eric Longepierre
    Participant

    Ok, merci Frisette (pas les mêmes frisettes que sur la vidéo j’espère… quoique), à défaut d’une réponse que j’attendais peu certaine de toute façon, ça m’a rappelé des souvenirs de jeunesse désopilants.
    Néanmoins, si quelqu’un a un avis, moins drôle peut-être mais étayé, je suis preneur.

    Eric

    Eric Longepierre
    Participant

    CR: Domaine de Courcel, Pommard 1er cru Grand Clos des Epenots 2006

    Un an après, je retente ma chance. Cette bouteille s’est mieux présentée que la précédente même si elle reste sur le même registre,
    le nez reste typique du vigneron, mais le floral s’exprime mieux, accompagné d’un petit côté animal et de griottes, un léger fumé
    vient se mêler à quelques épices.

    L’entrée en bouche montre plus de volume que dans mon souvenir, assez dense mais moins brute, un trait de végétal accompagne
    l’acidité qui n’est pas prégnante, de la ronce et un fruité frais. Les tanins sont perceptibles, mais c’est en final qu’ils se manifestent le
    plus, pas désagréablement d’ailleurs.

    Une bouteille plus abordable et surtout donnant plus de plaisir que celle dégustée il y a un an. Alors, évolution ou variabilité des
    bouteilles ? Je ne pensais pas qu’une année supplémentaire changerait grand-chose à ce genre de vin. D’ailleurs, question à ceusses
    qui sauraient: le vin (en général) évolue-t-il régulièrement dans le temps, ou y a-t-il des paliers ?

    Eric

    Eric Longepierre
    Participant

    CR: Domaine Robert Arnoux, Vosne-Romanée 1er Cru Les Suchots, 2006

    La robe est plutôt sombre, sans éclat, le vin est très légèrement trouble.
    Au nez, on sent qu’on a bien à faire à du Pinot, mais c’est un peu serré, et les fruits noirs bien (trop ?) mûrs peinent à s’exprimer, un peu de mûre.
    Il me semble que l’élevage ne marque pas le nez aromatiquement parlant, mais l’empêche de s’exprimer.

    La bouche est sur le même registre, peu expressive et engoncée , on y retrouve les fruits noirs limite confiturés, un peu d’épices, ma femme dira
    même cacao (on dirait le sud …). Il y a de la matière, mais l’harmonie ne règne pas, seule l’acidité me semble intégrée au reste des composants, ce
    qui est bienvenu car j’ai connu des 2006 plus marqués par leur acidité.
    Le vin fini comme il a commencé, peu expressif, de belle longueur, mais d’une longueur qui n’a pas grand-chose à raconter. Quelques tous petits
    tanins sont là pour essayer d’amener un peu de relief à ce vin plat.

    Ce fut ma première bouteille du domaine, et sur cette expérience, je crois qu’elle restera unique (ça m’arrange au vu des tarifs et de la disponibilité
    des vins). Je ne sais si c’est l’élevage ou un autre facteur qui donne ce vin ‘moyen’ (le vin n’est pas mauvais ni, m’a-t-il semblé, défectueux), et je ne
    saurais dire si le temps aurait amélioré les choses. Il fut le commensal d’une belle pièce de bœuf qui n’a même pas réussi à le dérider.

    Eric

    Eric Longepierre
    Participant

    CR: Domaine Jean Macle, Côtes du Jura 2011

    Bu une semaine plus tard, ce 2011 se présentera en tous points conforme à la précédente bouteille bue il y a quelques mois, avec cette progression
    en bouche, un volume croissant et des arômes prenant de l’intensité, soutenu par une acidité non point tranchante, mais structurante. Le vin s’étire
    longtemps sur la noix, quelques fruits secs et une pointe orangée. J’adore cette puissance exprimée en douceur.

    Eric

    Eric Longepierre
    Participant

    CR: Domaine Jean Macle, Côtes du Jura 2010

    Depuis que je l’avais gouté au domaine, ce 2010 m’a toujours semblé différent des autres millésimes. Evidemment me direz-vous, chaque millésime
    est différent. J’entends bien, mais 2010 m’a toujours paru plus tendu et vif que les autres, appelant un poisson plutôt qu’une volaille ou une viande blanche.

    Cette bouteille n’aura pas dérogé à ces constatations. A l’ouverture le nez est peu causant, même si de légères notes oxydatives s’expriment discrètement.
    Avec un peu d’aération et de réchauffement, la noix fraîche, quelques épices indiennes et de la pomme se manifestent. L’entrée en bouche me surprend,
    elle est mince et presque fluette (style début de prémox ::zinzin:: ). Je trouve souvent que ce vin commence en douceur et prend du volume dès le milieu
    de bouche, mais là, non, ou presque pas. Un peu de gras vient enrober cette manière fine, l’acidité commence à se manifester et permet d’emmener le vin
    vers une finale plus longue que complexe. Aurais-je trop attendu ? Ce serait bien une première avec un vin du domaine.

    Du coup, cas rare, il est resté un fond de bouteille que j’ai gardé au frigo.

    Le lendemain soir, à l’occasion de la venue d’amis peu portés sur le jaune et l’oxydatif (ô sacrilège !), je me dis que c’est juste un manque de pratique que je
    vais m’empresser de combler. Et là, surprise, le vin a repris du volume tout en conservant sa tension. Les arômes, discrets le jour précédent, s’expriment
    plus librement, avec une touche saline en finale, dans un profile plus conforme à ce que je connais de cette cuvée. Bon, mes amis m’ont remercié de leur
    avoir permis de renouveler l’expérience…

    Comme disait l’autre, et pas que lui, l’alchimie du vin est vraiment une chose mystérieuse.
    Eric

    Eric Longepierre
    Participant

    Mission no.1 du déconfinement : passer chez l’oculiste B) :O! :O! B)

    Merci Jean-Loup, c’est corrigé (enfin, je crois, c’est ma première correction).

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