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    Alcool et métabolisme

     » L’éthanol est une petite molécule lentement absorbée par simple diffusion au niveau de l’estomac et du duodénum. Là, une première fraction (au maximum 20%) de l’alcool ingéré va être métabolisée. Le reste pénètre dans la circulation sanguine, en 45 minutes si le sujet est à jeun, en 90 minutes si l’alcool est ingéré au cours d’un repas. Une fois dans le sang, la distribution de l’éthanol se fait en quelques minutes vers le foie, le cœur, les poumons, les reins, le cerveau… Reste ensuite à l’éliminer. Tel quel par l’urine, l’air expiré, la sueur, ou bien métabolisé. C’est le foie qui prend en charge l’essentiel du métabolisme de l’alcool en le transformant d’abord en acétaldéhyde puis en acétate, grâce à l’intervention des enzymes de la famille des alcool-déshydrogénases (ADH), des aldéhyde-déshydrogénases (ALDH) et du cytochrome CYP2E1. Finalement, l’acétate est oxydé en dioxyde de carbone et en eau dans les tissus.

    Tous les individus n’ont pas la même sensibilité à l’alcool
    Les alcool-déshydrogénases et les aldéhyde-déshydrogénases sont des enzymes hépatiques responsables du métabolisme de l’alcool. Certains gènes codant pour ces enzymes existent sous des formes différentes selon les ethnies. Par exemple, près de 50% des Asiatiques présentent un variant génique qui leur confère une aldéhyde-déshydrogénase inactive, incapable de métaboliser l’acétaldhédyde en acétate. Quand ils boivent de l’alcool, les porteurs de ce variant présentent très rapidement des signes d’intolérance. Ce qui peut les inciter à éviter les excès. Et donc les protéger des méfaits du produit. En revanche, ceux qui continuent de boire malgré leur particularité génétique s’exposent à de graves conséquences pour leur santé puisqu’ils ont plus de risque de développer des cancers, en particulier des cancers des voies aérodigestives supérieures.

    De même, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne si l’on considère l’effet protecteur de l’alcool sur le système cardiovasculaire. Des individus présentant une forme particulière d’un gène -codant pour une alcool-déshydrogénase- voient leur taux sanguin de HDL-cholestérol augmenter de manière significative quand ils consomment modérément de l’alcool. Ce n’est pas le cas de certaines personnes dépourvues de ce variant génique, chez qui une consommation modérée d’alcool n’a aucun retentissement sur le taux de HDL-cholestérol, et donc peu d’effet protecteur sur le système cardiovasculaire.  »

    source : INSERM, 2015

    h v
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    Oui oui moi çà m’intéresse beaucoup les rendus de vins autrichiens et allemands ; merci d’avance !

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    Bonjour ; beaucoup de définitions de l’art lues se contentent d’appuyer sur le côté « émotion » que procure l’oeuvre d’art ; je pense que, si l’émotion est souvent procurée par l’art (certains y restent absolument froids) , ce qui définit surtout l’oeuvre d’art est le fait d’avoir une idée originale, fabriquée, qui procure de l’émotion, quel que soit son champ d’action (peinture, etc…). Et peut être tout à fait reproduit ; tant que c’est par la personne qui a eu l’idée originale , à volonté, cela restera de l’art. C’est vraiment le côté : « j’ai eu l’idée de faire çà en premier , c’est à moi, je pose mon copyright, çà vaudra des fortunes car je serais seul détenteur de l’idée originale pour les siècles des siècles ».

    Exemple précis : un bon copieur de tableau, et notamment des Nymphéas d’un peintre célèbre, oeuvre multipliée à l’envie par son auteur. Chaque Nymphéas de l’auteur va valoir un prix fou, chaque oeuvre est une immense oeuvre d’art. Chaque copieur, aussi précise soit la copie, ne sera pas élevé au même rang que celui qui a fait l’oeuvre originale. Ce n’est qu’un copieur, et pourtant l’oeuvre est sensée donner autant d’émotion théoriquement, puisqu ‘elle est en tout point similaire à l’originale. Oui mais non ; parce que le copieur n’a pas eu l’idée originale de faire ce tableau, avec sa technique propre.

    Bref, on ne peut réduire l’art à la seule essence de l’oeuvre, ni à l’émotion qu’elle procure. C’est vraiment la personne qui a l’idée de faire une oeuvre originale, nouvelle, susceptible de créer l’émotion chez certains, qui va en faire un artiste, et donc de son oeuvre une oeuvre d’art.

    En plus bref encore,selon moi, ce n’est pas l’objet en lui-même qui fait l’oeuvre d’art, mais son auteur, et la nature inédite, originale, de sa production.

    h v
    Participant

    Salut enzo, merci oliv ;

    Je trouve souvent des notes animales sur les syrah , lardées, sanguines, jus de viande, cuir ; là, sur le stephan, en toute sincérité, j’ai noté « giboyeux », ma femme a dit spontanément « cuir » (à l’aveugle total pour le coup, sur le fond de bouteille ramené à la maison) ; et c’est pas évident du tout pour moi de distinguer , là, sur cette dégustation , un arôme animal de syrah, d’un vin où les bretts sont perceptibles ; maintenant, quand on voit la robe trouble, quand on sait qu’on va vous servir possiblement un vin à risque à un moment ou un autre, cela augmente la suspicion ( on n’était pas totalement à l’aveugle).

    Cela étant dit ; si il est vrai que le vin avait probablement ce défaut d’être bretté (en mixant la somme des réactions) , c’était totalement dans les limites de l’acceptable pour moi, et cela n’a pas gâché mon plaisir sur ce vin.

    h v
    Participant

    Oui david, c’est toute l’interrogation ; c’est tout à fait possible, mais à mon goût si cela est vrai cela n’a pas nui à mon plaisir ; et j’imagine qu’une Côte Rôtie de Stephan sans aucun défaut perceptible par les plus aguerris doit être exceptionnellement bonne ! (on frole la lapalissade mais bon, y a bien des vins sans défauts qui sont absolument quelconques)

    h v
    Participant

    Bonjour ; je reviens rapidement sur mes vainqueurs de cette dégustation, ce jour là, à cet endroit qu’est Rennes , terre de football si il en est ;

    Franchement ce « vin de jardin » était très bon, j’ai été estomaqué que ce fut l’oeuvre de Ludovic, et que ce breuvage ait été conçu dans le Morbihan ; à l’aveugle une aromatique très expressive sur la pêche ( je mange peu de litchis), une bouche équilibrée, un vin simple mais très bon !! Bravo Ludo, ton vin qui n’a pas de prix m’a bluffé !!

    Sinon en blanc ma palme revient ex-aequo à la Justice du domaine de Belle vue (monsieur Jérôme Bretaudeau) , un chardonnay en terre nantaise bluffant pour moi d’élégance non sans une belle expressivité, et le Grand Blanc d’Henri Milan , au nez très exubérant mais avec une bouche modèle de justesse et d’équilibre. Enfin le Ganevat, bon c’est Ganevat quoi, à la troisième place.

    En rouge, je vais tenter de dissiper (j’espère) la méprise sur ce Grand vin rouge qu’est le Côte Rôtie de Jean-Michel stephan sur 2014 ( qui semble-t-il a été sulfité cette année là, de façon assez inhabituelle) ; j’ai ramené le fond de la bouteille pour faire goûter à ma femme (les femmes goutent plus à l’aveugle que nous autres hommes obsédés des étiquettes et ce qu’elles sous-tendent) , et la voilà qui dit : « je sens de la cerise noire et du cuir, c’est très bon  » ; certes la robe était trouble (probablement vin ni collé ni filtré) , mais pour ma part le nez était certes animal et fruits noirs mais d’une animalité noble. Et la bouche était absolument délicieuse à mon gout (nordiste). Bref, j’ai été conquis par cette bouteille que j’ai trouvé excellente ; mea culpa !
    Concernant l’Hermitage les Bessards de Delas en 2003, le vin était super en tout, aromatique , concentration… sauf cette finale un peu asséchante qui m’a gêné.
    Le Clos des Grives n’était pas si boisé que cela , très bon aussi, et avec sans doute un bel avenir.
    Enfin le Saint Joseph de Gérin sur 2013 a été pour moi l’archétype de la syrah bien pure, fraiche et super digeste ; j’ai beaucoup aimé aussi.

    Au total très beau niveau de dégustation, j’ai beaucoup aimé globalement ces vins tant en blanc qu’en rouge ! Merci à tous pour vos apports très intéressants !!

    h v
    Participant

    Un bon gruyère suisse n’est pas si fort que çà, au contraire je le trouve assez délicat ; par contre avec une belle aromatique exotique (ananas notamment) ; c’est pourquoi je me régale d’un riesling, surtout quand il a des notes exotiques délicates, avec ce genre de fromage .

    h v
    Participant

    Oui Michel, mais cette remarque vaut aussi pour le bio je pense ; l’argument bio n’est pas forcément mis en avant, notamment chez les meilleurs vignerons ;

    et je dirais même plus : plus le mot bio est écrit en gros sur la bouteille plus je m’en méfie. Plus le vigneron bosse en bio sans l’afficher, plus çà me rassure (une sorte de marketing à l’envers, pour esprits tordus).

    (edit : pareil pour l’élevage, certains mettent en avant  » élevage en futs de chêne » ou autres, certains ne le mettent pas ; j’ai l’impression qu’en règle générale, tout process de vinification peut ou pas être mis en avant, mais que plus il est caché plus çà augmente ma confiance envers la bouteille)

    h v
    Participant

    Bonjour stalker ; je vois que tu bois beaucoup de vins naturels, et donc te demande :

    trouves-tu que les vins naturels soient plus uniformes au niveau du gout que les vins conventionnels globalement, sans tenir compte du prix de telle ou telle bouteille ?

    Est-il plus difficile de deviner le cépage d’un vin naturel que d’un vin conventionnel ?

    Est-ce que tu trouves qu’il est facile ou pas de reconnaitre un vin conventionnel à la dégustation ?

    h v
    Participant

    Merci à tous pour vos retours ; je ne suis pas assez dans la partie pour entendre ces tenants du « nature » diabolisant les sulfites pour m’insurger, mais je comprends que çà puisse énerver d’entendre condamner sans autre forme de procès l’utilisation de sulfites dans le vin.

    h v
    Participant

    J’ai du mal à comprendre que des passionnés de vins s’insurgent, méprisent, limite voudraient interdire, une autre façon de tenter le vin. A les entendre ils vivraient bien mieux sans ces maudits vins naturels.

    Pourtant n’est-ce pas sain, dans un domaine donné, de voir des expérimentations nouvelles, des approches nouvelles, se développer, et diversifier finalement l’offre dans ce domaine ? Doit-on empêcher toute nouvelle approche au motif que ce n’est pas « traditionnel » ou « normal » ?

    Alors bien sûr que c’est difficile de conserver un vin sans sulfites ajoutés ; évidemment. Bien sûr qu’il est plus facile de conserver un vin bien sulfité ; c’est le rôle des sulfites . Doit-on mépriser cette approche différente au prétexte qu’il y a pour l’instant de nombreux échecs ? Je pardonne volontiers ces échecs face aux vins délicieux que j’ai pu gouter en vin naturel, mais surtout parce qu’au moins ils tentent quelque chose, ils ont le courage de tenter différent, d’apporter du mouvement.

    Alors vive le vin sans sulfites ajoutés, vive le vin sulfité, laissons vivre les diverses façon de faire du vin, et préservez-moi de tirer sur des vignerons ou leurs amateurs au seul motif que j’aime pas toujours le gout de leur vin ou que ce qu’ils tentent n’est pas « normal » .

    ( désolé du dérangement, je laisse ce fil aux gens qui en ont marre des vins nature… dénaturés ! )

    h v
    Participant

    Frisette écrivait : « Cela va surtout servir à voir si les « natures » sont réellement supérieurs aux conventionnels, car les défenseurs des vins natures nous sortent une ribambelle d’arguments falacieux pour essayer de démontrer leur grandeur vis a vis des autrzs categories de vins »

    Tout à fait d’accord avec Hyllos , le but n’est pas de savoir qui est le meilleur, qui gagne, mais juste de comprendre l’influence des sulfites sur le gout.

    h v
    Participant

    Les trois réactions de trois grands contributeurs de ce forum ne font que confirmer mon premier post. Merci à vous.

    h v
    Participant

    Le forum lpv est globalement pro-vins sulfités et anti-vins naturels.

    Une « preuve » ? Il existe un topic « j’en ai marre des vins nature… dénaturés » mais il n’existe pas de topic « j’en ai marre des vins sulfités… inintéressants » . Et pourtant des vins sulfités sans aucun intérêt y a matière !!

    h v
    Participant

    Voilà, je suis gêné de répondre car il se trouve que parmi mes 5 bouteilles certaines valent moins de 15 euros…

    Je donnerais donc mes 3 surprises et meilleurs moments viniques de l’année :

    en rouge le cinsault de Monplézy, totalement bluffé par ce vin « inconnu » et pourtant si bon

    en blanc , un meursault tillets 2013 de jobard morey qui nous a tous bluffés à table

    en blanc, des découvertes de vins allemands qui m’ont marqué : tout ce que j’ai pu boire de clemens busch, Paulinshof, et tout dernièrement un simple Deidesheimer de Dr Burlin Wolff.

    h v
    Participant

    Salut les gars; pas grand chose à ajouter; de mon côté en blanc étonné du niveau du clos des topes bizot pour une appellation régionale, moins quand on connaît le niveau du domaine (et on est sur 2015 !) ; a facilement surclassé cependant les deux autres blancs, même si le domaine des Ronces en chalasse est une belle découverte. Enfin Arcane ne voulait pas être dégusté ce jour là.

    Sur les rouges le Cornas de thierry Allemand est mon préféré, suivi d’assez près par le Barolo Luigi Baudana et les Arboises de Guiberteau.

    En tout cas une dégustation globalement d’un très haut niveau , merci beaucoup les gars pour vos généreux apports qui font grandir avec grand plaisir! Breizh forever, Kenavo !

    h v
    Participant

    Oui merci seb pour cette découverte, beaucoup de plaisir, très très bonne bouteille je trouve.

    h v
    Participant

    Quand je repense à mon apport j’éprouve grand honte, j’ai trouvé aussi acidité mordante qui éclipse le reste ; je ne m’attendais pas du tout que cette bouteille se présente comme çà. Souci de bouteille ou effectivement à attendre impérativement ! A charge de revanche !

    h v
    Participant

    Bonjour ; j’interviens car je comprends l’intérêt intellectuel à créer une dichotomie entre levure du chai et levure des vignes ; mais après,.. les levures du chai viennent d’où, sinon des vignes ?

    L’article en pièce jointe de monsieur Oliv relate d’ailleurs ceci :  » Il faut être conscient que les micro-organismes, à la base, viennent toujours du raisin. Même présents en quantités très
    faibles, voire indétectables par les méthodes employées, les micro-organismes,qu’ils soient bénéfiques ou néfastes pour le vin, sont présents sur la vigne et le raisin. Ensuite, une fois rentrés dans la cave avec le raisin, les micro-organismes vont pouvoir rester présents, plus ou moins durablement. « 

    h v
    Participant

    Salut gilles ; je te donne raison, le top niveau n’est pas donné… mais le top niveau Historique ! Franchement y a du top niveau Non historique qui parait presque donné au vu de la qualité. L’ancienneté d’une notoriété çà se paie au prix fort partout en france.

    Eric je te plussoie !

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