dorasien

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  • dorasien
    Participant

    cette discussion me rappelle de (très) vieux souvenirs des années 80 : à cette époque, nous découvrions plus sérieusement la Bourgogne viticole et nous fréquentions le Domaine Michelot à Meursault, dirigé à l’époque par Bernard Michelot, alors président du Syndicat des Viticulteurs de Meursault. Les nombreuses dégustations effectuées chez lui et quelques confrères nous ont façonnés des marqueurs typiques (à l’avis unanime de notre petit groupe) des chardonnay de Meursault : noisette, pain grillé, beurre, marqueurs que l’on retrouvait en nettement moins pronocé sur Chassagne et Puligny, avec des vins plus épurés il est vrai.

    Nous étions habitués (et amateurs !) de ces marqueurs à tel point que , vers 1990/91, dégustant pour la première fois un Meursault de P. Javilliers beaucoup plus « épuré », nous avons unanimenent jugé ce vin mal vinifié, peu représentatif de l’appellation ! Il a fallu quelques années et quelques découvertes (Fr. Jobard entre autres) pour commencer à apprécier des Meursault moins nettement « grillés » .

    Mais j’avoue avoir encore une petite nostalgie de ces arômes particuliers, qui, lorsqu’ils restent discrets, apportent un petit quelque chose au vin. Encore aujourd’hui j’aime à retrouver une trace de grillé dans le nez d’un joli Meursault. Et St Aubin me fournit mon comptant de chardonnay précis et tendus.

    Cordialement

    Jean.

    dorasien
    Participant

    Bonjour,

    j’ai lu votre post avec intérêt, mais je ne saisis pas l’intention de fond : vous parlez du Chardonnay Barriques Slovène, que vous souhaitiez confronter à des « pointures » ; or de la confrontation il ne ressort que des vins bourguignons, confrontation à l’issue de laquelle vous mentionnez le plaisir de boire un Riesling … :S

    Qu’en est il de ce Chardonnay slovène ?

    Cordialement,

    Jean.

    dorasien
    Participant

    Entièrement d’accord sur le côté « strict » du Brut de Blot, mais c’est justement ce que j’apprécie, à l’apéritif, ou, mieux, sur quelques huîtres. A l’inverse, le Prosecco fait l’affaire « en contraste » avec son fruité expressif 🙂

    Cela dit, je ne suis globalement pas un grand amateur de bulles, donc mon avis n’est qu’accessoire .

    Cordialement

    jean.

    dorasien
    Participant

    deux styles assez différents : le Brut Zero de J. Blot à Montlouis, déjà cité , et en Italie, un Prosecco de Valdobbiadene : le Brut « Prior » Bortolomiol ; les deux à prix très sages procurent énormément de plaisir

    cordialement,

    Jean.

    dorasien
    Participant

    Bouteille bue ce W.E en parallèle d’une Mondeuse Arbin, sur une grillade (bavette à la plancha), ouverte et épaulée 2 heures avant service, montée de la cave en début de repas.

    Nez agréable, sans poivron décelable, plus sur la finesse que sur la puissance; les fruits rouges se révèlent à l’aération. En bouche, les tanins sont fondus, il n’y a pas une très grosse matière mais le fruité est très agréable, une fine acidité tend le vin, nous n’avons pas décelé d’arômes tertiaires. C’est un vin plutôt de demi corps, pas une bombe de concentration, il est probablement déjà à son apogée malgré son jeune âge relatif, je vais donc ouvrir les autres bouteilles achetées au Domaine en août dernier sur les 2 ans qui viennent.

    Finale agréable, de longueur correcte, belle harmonie gustative avec la viande simplement grillée.

    Ce vin, très plaisant au final, est un bon exemple de rouge ligérien fin et équilibré, qui offre un plaisir immédiat, facile à servir à table; presque une image d’Epinal 🙂 dans le sens positif de l’expression. Une bonne surprise donc, après les Barnabés 2013 goûtés cet été, qui confirme le plaisir que nous avons eu lors de la dégustation au Domaine. Tarifs plutôt (très) raisonnables en regard de ceux des stars de l’appellation, même si l’on est sans conteste une catégorie en dessous.

    Cordialement,

    Jean.

    dorasien
    Participant

    CR: Domaine Trosset Fabien, Arbin-Mondeuse Malatret, 2015
    Première rencontre avec un vin de F. Trosset, bouteille direct Domaine, ouverte et épaulée 2 heures avant service (température de cave en début de repas), bue sur une grillade ultra simple (bavette à la plancha) en parallèle avec un Chinon

    Nez frais et fruité (fruits noirs), se révélant doucement à l’aeration, contact en bouche d’emblée très tannique, un peu accrocheur, puis les fruits noirs arrivent avec quelques épices (poivre). C’est beaucoup trop jeune, le vin se déguste difficilement seul mais s’assagit à table avec la viande. Jolie finale sur la fraîcheur comme le souligne Quentin.

    Les petites soeurs attendront sagement au fond de la cave. Prochain test avec une cuvée Avalanche cet hiver, pour voir.

    Cordialement,

    Jean.

    dorasien
    Participant

    Servi hier au soir un poulet sauté façon Vallée d’Auge, accompagné de 2 vins blancs :

    après avoir (malheureusement) éliminé un Vouvray 1/2 sec (Huet) pour raison médicale (sucre résiduel), j’avais choisi 2 blancs secs

    – CR: Chignin Bergeron 2015 Bertrand Quenard : la structure grasse et ronde du vin, sec malgré tout, a fait merveille sur le plat; nez flatteur sur la poire et les fleurs blanches, en bouche le vin glisse tout seul et chaque gorgée se mêle à la bouchée précédente du plat, entrelaçant les arômes de poire et de pomme; très belle finale de longueur suffisante, qui laisse la bouche fraîche et prête à la gorgée suivante.

    – CR: Saint Veran 2013 « Les Cras » Vignerons des Terres Secrètes : goûté à l’ouverture de la bouteille, le vin ne démérite pas, bien au contraire, très joli Chardonnay du Mâconnais avec du gras, de la matière et une certaine rondeur, mais son profil plus « sec » que le vin précédent le dessert sur ce plat (un peu difficile à marier en dehors des blancs de Loire avec sucres résiduels, il faut bien le dire), bref, petite déception, mais l’accord était mal choisi. A revoir sur un produit de la mer, comme un turbot grillé par exemple.

    Cordialement,

    jean

    modification suite à une inversion de vigneron 🙁

    dorasien
    Participant

    OK, merci pour l’info, je n’avais pas connaissance de ce détail « familial », n’ayant fréquenté le domaine qu’à partir du tournant 80/90 ; j’ai donc confondu avec le domaine Gresser Rémy 🙁

    dorasien
    Participant

    Sinon, belle dégustation de Riesling (tu) (je connais beaucoup moins les Barolo)

    dorasien
    Participant

    Bonjour,

    sur la photo des 3 rieslings, le Kastelberg vient du Domaine Gresser, également à Andlau, et non de chez Kreidenweiss , me semble t’il 😉

    cordialement,

    Jean.

    dorasien
    Participant

    C.R succinct compte tenu des circonstances (j’avais commandé ce vin pour le repas de mariage franco-belge de la fille d’un ami) , sans prise de notes.
    CR: Domaine Mas Saint-Louis classique 2011
    le vin a été servi sur la plat principal : filet de veau cuisson lente, petite ratatouille / gratin dauphinois

    La robe se présentait d’une belle couleur rubis foncé, éclatante (c.à.d pas du tout trouble); nez tout en finesse sur les épices et les fruits rouges (fraise ?) ; en bouche le vin se fait caressant, sur des tanins soyeux enrobant un joli fruit qui se mariait parfaitement avec le plat. Longueur moyenne, ce qui n’est pas rédhibitoire pour un C9P d’entrée de gamme, mais l’impression d’ensemble poussait à se resservir 😉

    Excellente appréciation de l’ensemble des (nombreux) convives tant français que belges dont certains se montraient même assez enthousiastes.
    A noter que sur la cinquantaine de bouteilles ouvertes ce soir là (provenance directe du domaine) aucune ne semble s’être révélée défectueuse.

    Je regrette de ne pas avoir profité de cette (importante) commande pour garnir ma cave de quelques flacons, d’autant que ce vin me semble prêt à boire actuellement (et pas forcément taillé pour la garde), ce qui aurait égayé les longues soirées d’hiver.

    Cordialement,

    Jean.

    dorasien
    Participant

    Bonsoir,

    je connais le domaine depuis la fin des années 80, c’est une spécialité de celui ci de proposer de vieux millésimes à la vente. Je leur avais acheté dans le temps des flacons de cabernet d’Anjou (rosé demi sec) des années 70/60/50 (pour des anniversaires), et des Coteaux de l’Aubance des années 80 (89/90 , grands millésimes) : aucune bouteille flinguée ni défectueuse

    Après, je n’ai pas goûté 81 ni 84, donc pas d’avis direct, mais si le vendeur s’approvisionne en direct au Domaine (ne pas hésiter à demander), peu de risque en dehors d’un vin « moyen ». A ce prix …:)

    cordialement,

    Jean

    dorasien
    Participant

    Question pas si inutile que cela je trouve. La pratique est parfois beaucoup plus facile qu’on ne pense :

    parmi les quelques vignerons dont je suis assez proche, il en est un qui édite et imprime lui même ses étiquettes. A l’occasion du mariage de mon fils cadet, ayant servi un de ses vins blancs lors du repas, je lui ai demandé de personnaliser l’étiquette (une soixantaine) très sobrement, avec juste les initiales des 2 jeunes mariés et la date sous le nom de la cuvée, ce qui fut fait. La plupart des invités ont trouvé cela sympathique. Les bouteilles une fois vidées ont été jetées, il ne s’agissait pas d’en faire des lampes de chevet, mais juste de « marquer l’instant ».

    Cordialement,

    Jean.

    dorasien
    Participant

    CR: Chateau Cascadais Corbières 2011 (rouge)

    Goûté hier soir après 45 mn d’ouverture, sur un reste froid de bavette cuite la veille (parfaitement bleue) à la plancha , en salade de haricots verts aux herbes fraîches

    Le vin présente une belle robe grenat, sans aucun signe d’évolution; le nez est déjà ouvert (on verra la suite ce soir) sur des senteurs de garrigue, d’herbes du maquis, d’épices douces; en bouche le vin se fait caressant, les tanins sont veloutés, bien fondus, on retrouve les épices du nez, vraiment plaisant à boire à table; longueur plus que très honorable pour un vin de ce prix, laissant une bouche fraîche; on se ressert volontiers.
    Parfait compagnon d’une viande rouge , gros coup de coeur pour ce vin au Q/P/P imbattable dans cette appellation. Il m’en reste une dizaine de bouteilles, plus 6 blles de 2009, je testerai la prochaine sur un plat mijoté cet automne.

    Egalement en cave une bouteille de Tour Haut Caussan 2010 (Bordeaux) du même producteur, quelqu’un pourrait me dire quand il sera raisonnable de l’ouvrir ? (il n’y en a qu’une seule). Merci.

    Cordialement,

    Jean.

    dorasien
    Participant

    le tarif 2015 que j’évoque est daté de juillet 2015, c’est celui dont j’ai bénéficié encore ce printemps (mai 2016) lors de ma dernière commande. Celui que tu mentionnes serait donc le tarif de juillet 2014, valable jusqu’en juin 2015. Quoiqu’il en soit, un C9P de ce niveau (pour ceux qui aiment ce style) à une quinzaine d’euros (même par 24 / 48 ou plus) , c’était quasi miraculeux, au vu des nombreux CrR villages sans classe ni finesse vendus au même prix. Trop beau pour durer …

    Cordialement,

    Jean.

    dorasien
    Participant

    Bonsoir à tous,

    pour relativiser les choses, j’ai ressorti les tarifs 2015 & 2016 : les prix de base de la cuvée classique selon les millésimes (2010 à 2013) l’an dernier variaient de 20.20 à 21.70 (tarif franco il est vrai); les prix ne descendaient sous les 17 euros qu’à partir de 48 bouteilles, ce qui n’est pas rien.
    Cette année on est à 25/28.50 (prix départ, ajouter le port = forfait de 30 euros), ce qui fait une augmentation de 5 à 6 euros, plus le port soit environ 6 à 7 euros par bouteille, par rapport au prix 2015 cela représente 25 à 30 % d’augmentation sur le tarif de base. On est loin des 60 % évoqués plus haut dans le fil.

    Ce qui est dommage, c’est la disparition du tarif dégressif selon les quantités. Il est clair que l’ancien tarif franco devenait très intéressant à partir de 48 bouteilles. Il est probable que les cavistes revendeurs n’appréciaient pas cette situation; peut être ont ils joué un rôle non négligeable dans cette évolution tarifaire.

    Cela dit, à 25 euros la cuvée classique reste une bouteille qui offre beaucoup de plaisir pour un prix raisonnable, à défaut d’être l’affaire de l’année.

    Cordialement,

    Jean.

    dorasien
    Participant

    vougeot écrivait:
    ——————————————————-

    >
    > J’ai récemment énormément aimé le cru
    > Monnières Saint Fiacre 2009 de Véronique
    > GUNTHER-CHEREAU, élevé en cuve sur ses lies
    > pendant quasiment quatre ans. Ce sera un immense
    > vin dans 10 ou 15 ans.

    Dans cet esprit, la cuvée IX du domaine de la Garnière (2009 comme son nom l’indique), 40 et quelques mois sur lies, est un vin splendide encore à l’aube de sa vie. Là aussi on est dans la zone des 10 euros.
    Si vous la croisez, n’hésitez pas.

    Merci pour ce(s) C.R instructif

    Cordialement

    Jean

    dorasien
    Participant

    mgtusi écrivait:
    ——————————————————-
    > Un grand muscadet comme Fief du Breil, c’est le
    > vin idéal à servir à l’aveugle.

    surtout à des braillards

    OK, je sors ….

    dorasien
    Participant

    bonjour,

    le secret pour une ratatouille qui ne « flotte » pas, c’est comme l’indique Eric de n’utiliser que la chair des tomates (la paroi si je puis dire), éventuellement confite au four si elles sont trop gorgées d’eau. Après cuisson séparée, il m’arrive même de réchauffer l’ensemble à la plancha (règlée au minimum), en remuant doucement mais constamment avec 2 spatules, plus un filet d’huile d’olive si nécessaire, juste au moment du service. Accompagne superbement tout morceau de viande grillée.

    Sinon, magnifique repas, sur tous les plans, et compte rendu « salivant », merci 🙂

    Cordialement,

    Jean.

    dorasien
    Participant

    Bu au restaurant le W.E dernier, sur un tartare de gambas au citron-caviar (pas les oeufs d’esturgeon …), sans prise de note.

    Le nez est expressif, sur les fruits jaunes mûrs, l’élevage se fait très discret; en bouche on retrouve les fruits du nez, du citron, du coing, une belle matière large et grasse, je n’ai pas ressenti de boisé dominant (et pourtant, d’après la fiche du vin, il passe 22 mois en barriques de chêne neuf), l’élevage est donc bien intégré (à mon goût, en tous cas); une belle tension en bouche soutient tout cela, et mène à une finale opulente et de longueur respectable.

    En comparaison à la seule référence que j’ai en Saumur Blanc (L’insolite du Domaine des Roches Neuves, suivie régulièrement), on est face à un vin plus démonstratif, plus opulent, plus gras; à table je lui proposerai volontiers les mêmes accords qu’à un très beau Chardonnay du Mâconnais.

    Cordialement,

    Jean.

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