Stéphane Guillard

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  • Stéphane Guillard
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    [quote= »mgtusi post=1247545 userid=2205″]Les réponses aux questions autour du livre sur B Raclet sont étrangement obligatoires même si on a répondu que l’on était pas intéressé.[/quote]

    Stéphane Guillard
    Participant

    Il y a quand même une nuance importante entre être d’une certaine origine et habiter à un endroit donné…nuance qui évite de faire passer mon questionnaire ou moi pour racistes ! Merci d’être précis dans le vocabulaire Jean-Luc…

    Stéphane Guillard
    Participant

    CR: Domaine Fouassier – Sancerre rouge – 2020

    Au nez on sent tout de suite qu’on a affaire à un pinot qui ne va pas présenter la finesse habituelle : il y a du fruit bien noir, du mentholé, de l’herbacé. Après une ouverture de 30 minutes, le constat reste le même.
    En bouche, l’attaque est délicate mais très axé sur une maturité de raisin imposante. Il y a de la richesse, de la matière mais cela ne tombe pas dans la lourdeur non plus. Le milieu de bouche révèle un millésime particulièrement chaud. Le fruit noir presque confituré pointe le bout de son nez avec le réchauffement de la bouteille, les tanins sont polissés : on reste du bon côté de la force…mais la bascule n’est pas loin ! En fin de bouche, on pourrait se croire en côtes-du-rhône. Cela manque clairement de tension et d’acidité. La finale est assez courte. 
    Ce n’est pas ce que j’attends d’un pinot mais sur un millésime comme 2020, je crois que rien ne pouvait être habituel. Au prix de la bouteille, ce n’est clairement pas un bon RQP même si ce n’est pas non plus une mauvaise bouteille.
    Je ne sais pas si je retenterais l’expérience !

    Stéphane Guillard
    Participant

    CR: Les Déplaude de Tartaras – IGP Collines rhodaniennes – Ciel d’orage – 2021

    Assemblage de gamay, pinot noir et syrah. 
    A l’ouverture le nez m’emmène au fin fond de l’écurie…pas très engageant ! On va quand même se risquer au bout de 20-30 minutes à y tremper les lèvres.

    Le fruité qui se dégage en première impression est atténué par ce que le nez a laissé en mémoire…j’essaie de faire abstraction et trouve ensuite quelques légères touches de torréfaction avant que le milieu et la fin de bouche ne me rappelle la présence de la syrah : un beau poivré qui donne un peu de longueur à ce vin qui me semble un peu fluet.

    Une petite heure plus tard, le nez est plus avenant mais la bouche a également beaucoup changé. Le poivré de la syrah a disparu, une acidité étire un peu plus le vin mais j’ai aussi perdu le fruité présent au débouchage. Ma compagne et moi avons laissé les 3/4 de la bouteille…le sommeil était plus fort. Nous retentons l’expérience aujourd’hui mais ce qui est sûr c’est que ce vin est versatile. J’espère ne pas l’avoir laissé trop longtemps en cave…

    Stéphane Guillard
    Participant

    [quote= »Mhyllos post=1246273 userid=2869″]
    [quote= »oliv post=1246263 userid=988″]Bulgarie
    Portrait de deux domaines au dessus du lot. 

    https://www.the-buyer.net/people/producer/bulgarian-wineries-coping-smart%5B/quote%5D
    Villa Melnik 🙂

    On est importateur du domaine en Finlande… Les vins sont très bons et à l’aveugle, on les mettrait en France. En terme de style, c’est vraiment proche. Le seul vrai défaut pour le moment, c’est l’extraction tannique un peu trop appuyée, qui en font des vins difficiles sur les territoires pas habitués à ces sensations. Par contre à l’occasion, je ne peux que vous recommander de goûter. [/quote]
    Parfait, merci à vous pour les tuyaux. Je prends bonne note car je vais très certainement partir en Bulgarie cet été…pas sûr de ramener du vin puisque je serai en avion, mais si vous connaissez des bars, restaurants…à Sofia, Plovdiv ou ailleurs pour déguster les nectars régionaux, je suis preneur. 

    Stéphane Guillard
    Participant

    J’ai bu deux fois cette cuvée, millésime 2019 et 2020. Sans être un mauvais vin, il m’a laissé la même impression que vous : d’autres côtes-du-rhône font aussi bien si ce n’est mieux avec un prix plus intéressant (et donc sans le nom).

    Stéphane Guillard
    Participant

    CR: La Chablisienne – Chablis – La Sereine 2020

    Robe très claire, légers reflets verts et dorés.

    Le nez est d’une grande discrétion à l’ouverture et même après plusieurs minutes, il ne se révèle guère plus causant (il faut dire qu’à 4 la bouteille est descendue assez vite et qu’il n’a pas vraiment eu le temps de s’ouvrir…mais aurait-ce été vraiment différent ?). Mon  impression est que l’ensemble reste un peu comprimé par un sulfitage peut-être trop appuyé.
    De la minéralité et de la fraîcheur se discernent tout de même, puis une fine touche citronnée et coquille d’huître : aucun doute, nous sommes bien dans l’Yonne !

    En bouche, l’attaque est très franche même si le milieu de bouche se révèle nettement plus enrobant, avec un peu de gras. On retrouve la fraîcheur du nez, une acidité et une salinité qui dynamisent la finale.
    Sans être un mauvais vin, ce Chablis m’a quelque peu ennuyé.
     

    Stéphane Guillard
    Participant

    [quote= »sebus post=1244978 userid=15321″]Vin 2
    Robe claire
    Nez réduit, des notes minérales, fond de fruits blancs mûrs, un melon fugace, l’aération laissera entrevoir un côté iodé.
    Attaque faible en bouhce, de volume moyen, un peu de gras mais pas de grande longueur, finale plus minérale cependant.
    L’aération semble lui faire du bien, mais en l’état, c’est plutôt décevant pour ce qui est sensé être une grosse cartouche. Incapable de tenter de situer ce vin.
    C’était CR: Domaine William Fèvre, Chablis Grand Cru Les Preuses 2020


    Ouvert un peu trop tôt ?
    Le seul Grand Cru de chez Fèvre que j’ai eu l’occasion de boire ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable…il faut dire que ce jour-là je dégustais une ribambelle de Chablis de la cave de Michel Bettane : Dauvissat, Raveneau, Louis Moreau, Gilles et Nathalie Fèvre, Denis Pommier… Il avait peut-être souffert de la comparaison avec certains.

    Stéphane Guillard
    Participant

    Domaine découvert il y a une petite quinzaine d’années sur le salon Biojoleynes…et qui m’avait particulièrement bluffé !
    Redécouvert il y a 4-5 chez mon caviste burgien avant une rencontre au salon « Gare ô vin » et une dégustation mémorable de toute la gamme, vraiment plaisante.
    J’aime beaucoup tout ce qu’ils font. 

    Stéphane Guillard
    Participant

    [quote= »vinozzy post=1244799 userid=3383″]Voilà allobroge un post qui m’émeut, comme on dit outre-pacifique.
    Pol Roger ou Roederer, Deutz ou même Lanson produisent des BSA à la régularité sans faille, qui n’ont sauf exception jamais mes faveurs à leur mise sur le marché. L’effet millésime y est en grande partie gommé, l’assemblage primant pour maintenir cette unicité de goût « maison ». Sans parler d’un niveau de dosage fédérateur mais bien trop élevé pour l’amateur pointu qu’est le LPVien.

    Ce sidi, comme on dit outre-médittérannée, le vieillissement de ce type de vins biens nés est souvent admirable. 15, 20 ans après dégorgement sont nos habitudes de consommation et j’aimerai lire ce type de compte rendu plus souvent.
    Si l’on est ici à l’opposé d’un produit vivant, artisanal, unique, attendus du vigneron, on tient pourtant à l’instar des grands domaines bordelais l’image « noble » d’une région. Enfin quand on peut se les payer versus les vins des vignerons indépendants qui peuvent être encavé pour 30% moins cher, pour sûr.

    Là, à 26 € le vin de 25 ans, c’est une bonne affaire, bravo et merci du post ![/quote]
    Si je te suis bien Vinozzy, tu conseilles de garder en cave de longues années ces BSA de grandes maisons ? Peu importe l’année de base, le dégorgement…
    Le conseil vaut-il pour d’autres maisons comme Drappier, Ayala et consorts ? 
    Grand novice en champagne, je préfère demander tes lumières… 

    Stéphane Guillard
    Participant

    Mes collègues du Beaujolais et moi-même nous rendons à Saint-Pourçain pour un week-end dégustation du 7 au 9 février.
    Le samedi matin nous avons rendez-vous à 11h au domaine des Bérioles puis à 18h aux Terres d’Ocre. Sur la route, j’envisage un petit détour par le caveau de Nebout mais surtout je cherche une adresse sympa pour le repas du midi. 
    Sans chercher le gastro du coin, mais en voulant quelque chose de convenable tout de même, auriez-vous des adresses sympas à me conseiller, tout en restant dans des budgets décents ?
    Merci.
    Stéphane.

    Stéphane Guillard
    Participant

    Bonjour à tous,

    Je profite de la nouvelle année pour régulariser ma situation…après plusieurs commentaires et CR je n’avais jamais fait ma présentation.

    Je m’appelle Stéphane, j’ai 40 ans et suis originaire du Beaujolais. Habitant actuellement Bourg-en-Bresse, j’ai toujours baigné dans l’univers du vin avec une grand-mère viticultrice et un cousin de ma mère lui aussi vigneron, Yvon Métras. Professeur d’histoire dans le secondaire, amateur de voyages, de nature…le vin me permet de réunir plusieurs centres d’intérêt en un seul (sans compter celui de la bamboche qui est viscéralement dans le sang beaujolais…).
    Evidemment, le gamay m’a amené au vin et m’y ramène toujours mais je profite des vacances, des salons…pour aller à la rencontre des vignerons, des domaines et de toutes les régions où l’on fait du vin. J’aime la diversité, les découvertes, apprendre sur le plan technique, historique, culturel, social…
    Du chablis à l’Alsace, de l’Auvergne au Bugey, de l’Italie au champagne, de la vallée du Rhône au Mâconnais, la Loire au Jura…j’essaie d’encaver et déguster de tout. J’ai ma chance de vivre proche de nombreuses régions viticoles et c’est une bonne raison avec quelques copains du Beaujolais d’organiser régulièrement des week-ends découverte de vignobles (après le Roannais, le Bugey, le Gier, nous préparons Saint-Pourçain en février et réfléchissons à la Savoie pour plus tard…mais je m’égare).

    Stéphane Guillard
    Participant

    Après avoir découvert les Déplaude de Tartaras lors du salon Biojoleynes il y a une bonne dizaine d’année, je cherchais des vignerons des coteaux du Gier pour emmener mes comparses en balade oenologique… et c’est ici même que j’ai fait la « connaissance » de Guy Bonnard, notamment grâce au très intéressant reportage d’Eric. 

    Guy Bonnand étant sur le salon « Gare ô vins » le week-end de notre venue dans la région, nous le retrouvons finalement sur ce très beau salon, plein de vignerons de talents.

    CR: Micachiste, 2020
    A l’ouverture, la robe est d’un noir très profond avec un disque qui tire gentiment sur un tuilé naissant, mais rien n’indique que le vin commence à basculer du mauvais côté. Cela semble bien concentré, puissant.
    Le premier nez est très rustique…presque gênant. Après 20-30 minutes le côté lardé, fumé, poivré ressort (le lendemain il a disparu).

    Au bout de quelques heures, cela disparaît et un beau nez de violette se manifeste. Des flaveurs de cerise bien noire accompagnent ce nez floral mais aussi une fraîcheur toute minérale point le bout de son nez au fond…presque un côté caramel, vanillé me picote les naseaux mais c’est fin, discret : cela est sûrement dû à l’élevage sous bois.

    En bouche, on a une attaque en accord avec la vue et le nez : de la cerise bien noire, bien mure. En milieu de bouche, des tanins arrivent mais ils sont assez arrondis pour ne pas trop charger le palais. On sent tout de même que le soleil a été généreux en 2020. Le vin semble hésiter un peu entre corpulence et fruit gouleyant : ce n’est pas déplaisant, équilibre intéressant et on imagine ce vin fonctionner aussi bien sur un apéro charcuterie ou sur une viande, un gibier… 
    Une touche mentholée apporte de la fraîcheur tandis que la minéralité du micachiste vient nous faire bien saliver en finale : on en redemande. C’est fluide, digeste…mais au bout de plusieurs heures. Un carafage aurait été nécessaire je pense. Je garde les prochaines en cave pour voir l’évolution.
    Cette finale nous ramène un peu vers ce côté sucraillon senti au nez mais ce n’est pas lourd car il y a une petite acidité bienvenue. Avec un fruit peut-être moins mûr, on aurait certainement eu un meilleur équilibre ! Malgré tout, cela finit un peu court. Il faut que je goûte d’autres millésimes moins solaires.

    Bon vin dans l’ensemble. Intéressant de goûter une syrah du Rhône nord, assez différente des cousines et voisines plus prestigieuses. 
    Les autres vins de Guy Bonnand goûtés au salon, blancs comme rouges, ont révélé que ce terroir et ce vigneron ont de l’avenir (pour des tarifs assez doux).

     

    Stéphane Guillard
    Participant

    CR: Domaine des Rouges-Queues – Maranges 1er cru Clos Roussots 2020

    Robe : d’un noir profond, intense et très concentré, on peine à reconnaître le pinot. Effet millésime ou volonté de proposer ce genre de vin ?

    Nez : premier nez peu plaisant, un peu réduit qui se dissipe assez vite. La cerise bien noire embaume ensuite le verre et montre déjà une certaine chaleur, épaisseure. De subtiles notes de fèves de cacao grillées surgissent et viennent un peu troubler, sans être désagréables. Pas bue à l’aveugle, cette bouteille ne m’aurait pas emmené vers un pinot je crois.

    Bouche : à l’unisson du nez. Il y a de la matière, de la densité mais aussi une douceur, une fraîcheur. Les tanins sont là en milieu de bouche mais « polis » et polissés. C’est assez gourmand mais suffisamment sérieux pour accompagner un repas roboratif. La finale quoique pas très longue est étirée gentiment par une acidité un poil trop juste pour donner une vraie dynamique.

    Bon vin manquant d’une petite folie.

    Stéphane Guillard
    Participant

    CR: Champagne Pertois-Moriset – Extra-brut 100 % Chardonnay Grand Cru

    Robe or très clair et bulles très fines, très légères mais régulières.
    Au nez, il y a une élégance évidente qui nous emmène directement vers un chardonnay 100 %. De subtiles notes citronnées, d’amande et fleurs blanches tout en finesse complètement cette aromatique complexe et déjà gourmande, sans être aguicheuse.
    En bouche, la bulle reste discrète même presque évanescente : c’est élégant, c’est classe. L’attaque est vive, l’acidité pomme verte et citron ne dénote pas du joli nez et est parfaitement équilibrée par une trame crémeuse qui invitent à se resservir. En finale, je suis d’abord gêné par des amers trop prononcés…qui laissent d’abord perplexe ! Qu’importe le verre n’est pas terminé, je prends une seconde lampée et si l’élégance demeure, les amers en finale de la première gorgée deviennent bien moins dérangeants. Au contraire, ils apportent une belle longueur : il faut dire que le champagne bu juste avant était dans un style tellement différent que mon palais a certainement été choqué.

    Un excellent champagne que j’aurais aimé dégusté plus longuement…malheureusement, les dégustateurs de la soirée à la Cave Marcon l’ont autant apprécié que moi et la bouteille est vite descendue. Cette cuvée semble assez confidentielle, quel dommage.

    Stéphane Guillard
    Participant

    Quincié n’est pas du tout adossé à Fleurie…les deux villages sont distants d’une bonne quinzaine de kilomètres si ce n’est plus (désolé pour le manque de précision kilométrique, je n’ai regardé une carte mais suis un enfant du pays).
    Quincié est en revanche proche de Brouilly et Régnié !

    Stéphane Guillard
    Participant

    Soit je ne suis pas doué, soit…à chaque fois que j’essaie d’ajouter l’icône je ne peux pas publier ensuite.
    Mille excuses pour les autres oublis. 

    Stéphane Guillard
    Participant

    Domaine découvert par l’intermédiaire d’un ami du Beaujolais lors de mon passage à Auxerre en février dernier !
    L’accueil fut d’une grande sympathie et très chaleureux : une bonne heure et demie à déguster de l’ensemble de la gamme, à échanger sur la viticulture chablisienne et beaujolaise. C’est toujours agréable d’être reçu dans de telles conditions, même si rendez-vous avait été pris.

    CR: Domaine Lavantureux Frères, Petit Chablis, 2022

    Ce Petit Chablis est à l’image du reste de la gamme et de l’ensemble de la famille : sérieux sans être austère. Les vignes se situent autour de Lignorelles, là où est implanté le domaine. 
    Le nez classique nous emmène sans grande surprise vers les agrumes, le citron. On sent d’emblée la trame acide, tendue et la pierre à fusil : ça donne envie !
    La bouche n’est pas dissociée : le plaisir est immédiat, une très bonne vivacité qui ne bascule nullement dans l’excès. C’est frais, c’est droit, c’est précis même si la finale sur les amers ou un quelque chose de végétal me dérange légèrement. C’est quand même le genre de blanc idéal que l’on sort à cheque fois pour un apéro (avec fruits de mer ou pas).
    Je garde la dernière en stock pour voir ce que ça donnera d’ici quelques mois ou un an.

    Stéphane Guillard
    Participant

    CR: Famille Perrin – Côtes du Rhône rouge 2021

    Bu en magnum. Apparemment une majorité de grenache, complété de syrah et de mourvèdre.

    Couleur d’une rouge très profond, presque impénétrable.
    Le premier nez oriente directement vers le sud de la France et la vallée du Rhône : des fruits bien noirs, cassis et myrtille.
    Avant de porter le breuvage en bouche, le nez révèle également une pointe de chlorophylle qui amène un belle fraîcheur.
    La bouche reste en accord avec ces impressions : un fruit abondant et charnu, une matière qui se révèle en milieu de bouche et offre une longueur intéressante. Les tanins, quoique fins, accrochent encore un petit peu et donne une désagréable sensation d’assécher la bouche après 3-4 verres. Quelques heures plus tard, ils se sont un peu assouplis et la critique n’est plus aussi vraie. Le millésime permet certainement à ce vin de ne pas tomber dans la lourdeur et le pataud que le nez semblait annoncer même si j’ai rarement été déçu avec les vins de la famille Perrin.
    Un vin que je reboirai à l’occasion sans hésitation : le compagnon idéal des apéritifs dînatoires. 

    Stéphane Guillard
    Participant

    CR: Domaine de la Grand’Cour, Fleurie « Clos de la Grand’ Cour » 2022

    Jour 1 : robe un peu trouble, beau nez de fruits rouges, sensation discrète de cerise kirshée. En bouche, une première impression me gêne : l’acidité salivante est vite devenue envahissante voire agressive. Les fruits rouges bien mûrs et la cerise kirshée sont là mais écrasés. J’hésite presque à finir le verre, à me resservir…puis je me dis qu’une salivation comme celle-ci dans un Beaujolais de chez Dutraive va bien me redonner envie…Au bout de quelques minutes, la bouteille ne descends pas beaucoup…humeur du jour ? Besoin d’ouverture ? Quoiqu’il en soit, je prends le risque de réessayer le lendemain malgré certains commentaires évoquant une souris au bout de 24h.

    Jour 2 : les impressions de la veille sont toujours présentes mais le nez est encore un peu plus ouvert et le fruit éclatant. Surtout, en bouche, l’acidité s’est franchement assagie, laissant place à un fruit rouge éclatant, un côté mentholé discret en milieu de bouche et une finale sur la cerise à l’eau de vie qui étire le vin et appelle à se resservir. De plus, de beaux et fins tanins sont « apparus » mais rien d’ostensible. Tout est soyeux et justement équilibré par ce fruit croquant omniprésent. Seul défaut : ne pas avoir un magnum !

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