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- 9 juillet 2015 à 14h49
- in reply to: Domaine de Torraccia
J’avais prévu, sur les conseils de Nicolas Bon, d’aller visiter ce domaine bien connu des amateurs de vins Corse sis non loin de Porto Vecchio, à Lecci.
CR:
Le domaine a été crée en 1964 par Christian Imbert dans un endroit superbe entre mer et montagne sur des coteaux d’arènes granitiques. 43 Ha de vignes en tout plantées en grande majorité de cépages traditionnels soit Vermentinu en blanc et Niellucciu et Sciaccarellu en rouge complété d’un peu de grenache syrah et de cinsault pour le rosé. Des élevages en cuve.
Les rendements ne dépassent pas 45 Hl Ha, une viticulture raisonnée et même un peu plus que cela car aujourd’hui certifiée AB. Les vins portent L’appellation d’origine protégée Corse Porto- Vecchio. Un petit tour dans les vignes ne laisse aucun doute quant à la qualité et le soin qui leur est apporté. Le site est magnifique, un petit chemin qui vous emmène loin des affres touristiques avec une vue sur mer incomparable dès que l’on se promène un peu. L’accueil en cave a été très agréable, plein de partage et de générosité.Domaine de Torraccia blanc 2014 : un joli jus, épicé vif pour ce 100% Vermentinu. Un blanc d’apéritif, désaltérant, un peu salin.
Un vin bien fait qui remplit son office d’entrée de gammeOriu blanc 2014 : Issu de vignes plus anciennes, élevé sur lies avec bâtonnage. Le vin est assez gras, avec des notes d’agrumes, de citron, de pamplemousse blanc et de poivre blanc
Plus de matière, de corps pour un vin bien néDomaine de Torraccia rosé 2014 : Constitué de 4 cépages dont du cinsault, il allie agrume et floral le tout bâti sur un support acide bien maitrisé.
Un rosé d’été très agréableOriu rosé 2014 : Un vin assez glycériné, très pamplemousse rose, avec une pointe amère, et une belle tension qui tient le vin en bouche avec pas mal de persistance.
On est là sur un rosé de table qui tiendra tête à une cuisine d’été de caractère.Niellucciu rouge 2013 : Une macération carbonique en vendange entière. Il pète le fruit, la cerise, le petit fruit rouge acidulé avec une bouche très fraîche sur le zan.
Un petit bonbon qui servi un peu frais ravira les amateurs de vins sur le fruit.Domaine de Torraccia 2012 rouge : Un assemblage de Niellucciu en majorité complété de Sciaccarellu syrah et grenache. Assez sombre, sur les fruits noirs avec une pointe de garrigue et de réglisse sur la finale qui retombe un peu vite.
Un rouge agréable mais qui manque un peu de corpsOriu 2011 : 80% Niellucciu 20% Sciaccarellu. Il lui faut du temps pour se livrer, le vin est très compact, sombre. C’est la cerise noire presque confiture qui finit par émerger avec des relents de laurier, d’olive et de zan. Les tanins sont très serrés et le tout demande encore du temps pour se fondre.
Un rouge de garde qui à ce jour devra être bien aéré pour être apprécié à sa juste valeur et encore mieux, gardé 3 à 4 ans de plus.Une série de magnums bus à table :
Oriu blanc 2013 : Une bouteille superbe avec une couleur brillante, citron. Le nez va évoluer dans la gamme des agrumes, citron pamplemousse voire cédrat. Assez salin, on sent du ressort, de la structure, une pointe amère, très sec.
Un très joli blanc de table que l’on peut ouvrir à l’apéritif et garder tout au long du repasOriu 2006 : C’était intéressant d’avoir des magnums de millésimes plus anciens sur le rouge. La couleur est assez sombre, à peine briquée sur le disque. Il s’ouvre assez vite avec un côté sudiste affirmé, garrigue, olive noire avec de la cerise bien mûre pour compléter le tableau. Une structure assez ferme, qui se délie un peu dans le verre. La finale évoque la réglisse, le pruneau et s’assouplit un peu.
Un vin de repas d’hiver, ferme, qui en magnum a encore du temps devant luiOriu 2004 : D’une couleur assez évoluée flirtant avec le rouge orangé, il est très animal de prime abord, cuir puis, après quelques instant dans le verre, il offre un festival évolutif de senteurs diverses, floral pivoine, menthol, pruneau et une pointe d’épices douces et de tabac blond. Je ne suis pas amateur de vins évolués mais celui là m’a séduit, très loin d’être décharné, avec encore suffisamment de gras en bouche, de la vie et une douce note chocolatée pour finir.
Un très beau vin qui atteste de la capacité de vieillissement de cette cuvée.Nous avons passé de beaux moments avec ces vins, tant en dégustation au domaine, que sur table notamment en magnum. On ressent du caractère, de la matière. Il faut savoir être patient notamment sur la cuvée Oriu en rouge. Ils font souvent référence au maquis corse en dégustation. Comme je ne fais appel qu’à mon propre référentiel quand je décris des vins, j’évoque moi la garrigue. Mais en balladant aux alentours, j’ai remarqué de grandes similitudes au niveau de la végétation avec mon terroir ardéchois du sud notamment avec les herbes aromatiques et les arbres tel que l’arbousier le laurier et l’olivier (ils font une huile d’olive excellente, pleine de caractère). Mais eux, ils ont la mer ! Et sincèrement, une ballade dans les vignes vaut le coup d’œil et donne un peu plus envie encore d’aller découvrir ce domaine de grande qualité.
cyril amelin- 9 juillet 2015 à 14h45
- in reply to: Clos Fornelli
CR:
En 2013, lors d’une escale en bateau à Porto Vecchio en Corse, j’avais acheté un magnum de ce domaine, cuvée robe d’ange rouge 2010. J’étais tombé amoureux de ce vin au point de prendre étiquette et contre étiquette en photo et de garder cela précieusement sur mon téléphone. Les vins Corse étant mal distribués sur le continent, je n’ai jamais recroisé ce vin. A partir du moment ou j’ai su que je retournais sur l’île de beauté, et en voiture cette fois, tout de suite j’ai voulu allé visiter ce domaine. J’ai donc pris rendez vous avec Fabrice Couloumère qui nous a reçu avec une très grande gentillesse pour passer un beau moment de plaisir et de partage autour des vins du domaine.
Le domaine de 18ha, reprenant une part des vignes du domaine familial Vanucci, (Josée Vanucci étant la compagne de Fabrice Couloumère, ils travaillent ensemble sur le domaine) est situé à côté du village de Tallone dans le piémont oriental du massif de Castagniccia dans la vallée de Bravone. Un sol d’alluvions fluviatiles, composé de schistes et d’un peu d’argile avec des rendements qui, en moyenne, tournent autour de 40hl/ha. Les cépages Corse sont à l’honneur, Vermentinu, Niellucciu, Sciaccarellu et un peu de Minustellu et Biancu Gentile. Egalement une cuvée assez confidentielle de Muscat. Le 1er millésime date de 2005.
Les vins ont été dégustés en deux temps, à la cave pour une part et durant la semaine ensuite d’autre part, notamment en mangeant, en prenant son temps…
Robe d’ange blanc 2014 : Une parcelle de Vermentinu élevé pour un 1/3 en demi- muid, 1/3 en cuve béton et un 1/3 en cuve inox. D’une couleur peu soutenue, le vin se montre assez glycériné avec une expression florale immédiate. Assez gras, gourmand avec presque une très légère sensation d’un peu de sucres résiduels, il garde une certaine tension qui le porte tout au long de la dégustation.
Un joli blanc sudiste qui arrive à conjuguer gourmandise et équilibre.Robe d’ange rosé 2014 : un rosé de saignée issu des cépages Niellucciu et Sciaccarellu et élevé pour part en demi- muid et d’autre part en cuve inox. On est très loin des rosés transparents à tous égards que l’on rencontre à la pelle en Provence. Ici on est à la limite d’un rouge clair très agrume, pamplemousse rose, épicé avec une acidité un peu mordante, vineux avec juste ce qu’il faut de gras.
Un rosé de table pour accompagner des plats méditerranéensRobe d’ange rouge 2014 : Je retrouve d’emblée les caractéristiques qui m’avaient tant plus sur le 2010. Ce mélange floral et minéral souligné par les épices. Un 100% Sciaccarellu élevé en cuve béton qui développe un jus clair, frais, tonique, sans artifice et diablement élégant. Le schiste s’impose dans un jolie finale minérale à souhait. Encore une fois un rouge sur schistes qui me ravi !
J’ai retrouvé tout ce que j’avais aimé dans ce vin 2 ans auparavant. On en boirait des palettes !Robe d’ange rouge 2013 : C’est là encore l’élégance qui prime tant au nez qu’en bouche avec cette fois un supplément de matière et des tanins plus présents, plus serrés. Il s’exprime plus sur les fruits rouges un peu acidulés avec un côté minéral plus en retrait.
On sent nettement un millésime différent, moins immédiat mais encore une fois très qualitatifRobe d’ange rouge 2007 : Un cadeau, année de naissance du Titi. La robe tutoie les anges sans jamais aller au dessus des nuages. Un peu briqué, très floral, entre pivoine et rose très légèrement fanée et une pointe de poivre. Un vin de demi-corps plein d’élégance.
Même si son plateau de maturité est dépassé, cette bouteille a su nous donner encore bien du plaisir !Clos Fornelli rouge 2014 : A base de Niellucciu élevé en cuve béton. Il se montre très souple avec une aromatique assez évolutive qui va des fruits noirs voire du pruneau à des notes d’épices assez variées. Sa belle matière lui donne un aspect sphérique avec des tanins déjà bien fondus pour un vin aussi jeune.
Un rouge généreux qui ravira les gourmands de tous poilsStella-rose rouge 2013 : Un assemblage 50/50 de Niellucciu et de Sciaccarellu élevé en demi-muid. Le 1er nez exhale la cerise bien mûre, aromatique qui persiste tout au long de la dégustation. Un vin plein, encore très jeune, avec des tanins encore un peu accrocheurs.
On sent un vin taillé pour être gardé encore 4/5 ans afin de trouver sa pleine expression.Au bout du conte : Issu d’une vendange 2013 de muscat petits grains, il en a toute l’aromatique sans être entêtante avec une note de verveine qui apparaît à l’aération. 40g de sucre pour ce bonbon qui sait allier fraicheur et gourmandise.
J’aime déguster ces vins mais je ne les ouvre pas une fois rentré à la maison mais bon…les filles ont claqué 3 bouteilles en une semaine sur l’île alors j’en ai ramené un peu. Ce que femme veut…Nous avons visité ce domaine en famille et cela a été l’unanimité. « C’est bon ! » Voilà le leitmotiv entendu toute la semaine et bien entendu une halte au retour, sous la pluie, était inévitable afin de refaire entièrement les stocks qui avaient fondus comme neige au soleil de Corse. Les prix sont très corrects eu égard à la qualité des vins.
Des vins à boire, élégants, toniques, avec une franchise et un naturel qui nous ont séduits. C’est tout simplement bon- 4 mars 2015 à 20h35
- in reply to: Vins blancs du Roussillon 2013
Il y a pas mal de domaines absents dans ces dégustations d’amateur… Mais je suis certain que vous allez vous faire un plaisir de compléter
- 4 mars 2015 à 20h19
- in reply to: Vins blancs du Roussillon 2013
Merci
Je n’ai encore jamais goûté les vins du domaine de l’Edre à Vingrau- 19 janvier 2015 à 19h05
- in reply to: Domaine Gérard Boulay, Sancerre
CR: Sancerre 2007 Monts Damnés de Gérard Boulay : Un nez peu disert. On ressent un vin très comprimé (soufre ?) avec une acidité très marquée. L’aération ne change pas grand-chose à l’affaire pour ce vin restant assez monolithique, sans plaisir.
CR: Sancerre 2007 Comtesse de Gérard Boulay : Beaucoup plus expressif, presque exotique, bien mûr avec une acidité intégrée. Le vin est assez sphérique avec une pointe de miel, d’orange. Je ressens un poil d’oxydation mais sans excès. Il est presque atypique dans ce millésime à Sancerre mais c’est pour cela qu’il est en parcellaire non ?
CR: Sancerre 2007 Clos de Beaujeu : Si il est assez mutique à l’ouverture, il va vraiment prendre de la complexité et de l’ampleur dans le verre. La bouche est saline, dans la vivacité du millésime mais reste à un parfait équilibre. La finale pousse fort et longtemps, avec des notes de poivre blanc et d’agrumes. C’est très bon.
- 6 décembre 2014 à 23h00
- in reply to: Gewurtztraminer « sec »
Domaine Rolland Schmitt notamment avec son Glintzberg
- 29 octobre 2014 à 20h43
- in reply to: Le Mas Jullien
CR: Mas Jullien 2001
Un magnum que j’avais depuis longtemps en cave. A l’ouverture le vin se montre comme tant et tant de vins de Bordeaux, marqué par le fût, pas de fruits, de fleurs, pas de minéral…pas de vie. Oui mais c’est un vin du Languedoc…Haaa?Un long temps de carafe change à peine la donne. même si des notes d’épices de cuir et de fruits à l’alcool apparaissent. Le problème est que si l’on sent un jus de qualité ( et c’était un beau millésime!) l’élevage a asséché le vin, lui retirant de la pulpe, du gras en réhaussant la sensation d’alcool. Au final, et en mangeant c’est correct… Le lendemain, on sent à peine poindre des notes sudiste. A l’aveugle et à l’ouverture, je serais parti sur un bordeaux lambda. Encore une fois déçu par ce domaine alors que du temps ou j’allais régulièrement à l’auberge du cèdre à Claret, les millésimes des années 90 me régalaient souvent.
- 15 septembre 2014 à 21h10
- in reply to: CR: Autant les boire… V2
J’ai mis de côté un Eichberg 2010 afin de le boire bientôt!
- 9 septembre 2014 à 15h29
- in reply to: CR: Autant les boire tant qu’on en est capable… V1
comme tu as raison, tout peut aller si vite…c’est notamment pour celà que je n’ai pas l’âme d’un collectionneur
c’était un millésime intéressant à sancerre 2002, pas étonnant qu’il se comporte bien aujourd’hui. 2012 a fait de jolis vins aussi- 29 août 2014 à 22h54
- in reply to: Domaine de la Casa Blanca
La casa blanca est un domaine à suivre de près, les rouges sont de mieux en mieux avec à noter un essai sur 2013 AVEC un sans soufre ajouté. Les banyuls sont de grande qualité également.
- 22 août 2014 à 21h40
- in reply to: CR:Chablis et Languedoc
j’avais lu des commentaires plutôt positif sur ce millésime et je voulais avoir ton avis. Merci
Pour le loup blanc 2010, je l’avais bu en magnum et j’avais trouvé le vin correct mais sans plus- 22 août 2014 à 15h33
- in reply to: CR:Chablis et Languedoc
çà fait plaisir de croiser à nouveau ces compte rendus de qualité avec notamment une si belle connaissance de chablis.
Au fil des dégustation, 2012 à Chablis se comporte comment?
Merci- 12 août 2014 à 14h58
- in reply to: Un midi, des amis.
le vin est un vecteur de partage voire même une forme de langage. Internet pas toujours…mais les deux cumulés ont permis de belles rencontres et de solides amitiés sont nées au fil des sites. Vous avez mis les formes pour ce repas!!!
- 6 août 2014 à 0h58
- in reply to: Ozil: frangins et vignerons
Depuis plus de 14 ans philou pendant lesquels j’ai toujours essayé de ne parler que de vin notamment en faisant découvrir des domaines peu connus ou dont c’était les débuts comme jean marc burgaud, la coume del mas et pas mal de domaines du roussillon au début de leur aventure comme le domaine du possible, du nouveaumonde, le domaine léonine etc…
Celà étant, la moindre des choses est de respecter la charte d’un site sur lequel on est invité, je m’excuse donc auprès des propriétaires et leur laisse le soin d’effacer mon message si ils le jugent contraire à leurs us et coutumes- 10 juillet 2014 à 13h50
- in reply to: Domaine de la Rectorie
Sur base de grenache gris complété de blanc. J’ai goûté la quasi totalité des millésimes de cette cuvée depuis 1999. Le nez est encore sur l’élevage mais la bouche est déjà très en place avec un côté anisé, iodé, salin et du ressort. Une très belle année !
- 10 juillet 2014 à 13h46
- in reply to: Coume del Mas – Banyuls et Collioure
Essentiellement fait de grenache gris avec une once de grenache blanc. Encore une fois, comme toujours avec cette cuvée, l’élevage couvre les sensations au point même qu’à l’aveugle je serais certainement parti sur un Condrieu avec des notes de vanille, d’abricot, de chêne neuf. Le vin est très glycériné mais heureusement soutenu par une pointe acide qui le porte. A l’aération et 24h après, le vin s’étire plus en longueur sur les épices, le poivre blanc, le gingembre, les fruits blancs avec une pointe un peu trop chaleureuse en finale mais l’ensemble séduira les gourmands.
- 10 juin 2014 à 20h21
- in reply to: Ermitage du Pic Saint-Loup
Je me disais: « quel est le 1er d’entre nous qui va craquer? »…….
- 6 juin 2014 à 15h59
- in reply to: Domaine Jean David, Séguret
Séguret Les Couchants 2011 : très joli nez fait de senteurs variées, un vin de soleil, clairement sudiste mais sans chaleur excessive. La bouche est sphérique avec une belle longueur sur les épices. Encore une belle bouteille.
Séguret Les Levants 2010 (grenache-cinsault-carignan-counoise) : j’aime beaucoup ce millésime en Rhône sud. C’est le cas pour ce très beau vin qui sait être riche sans tapisser la bouche avec un grain de tanins très subtil et une persistance importante.
- 3 juin 2014 à 20h16
- in reply to: domaine fontavin
Gigondas 2012 combe sauvage : Le 2011 est une bombe atomique, le 2012 est un cran en dessous mais remarquable avec un nez un peu sauvage, garrigue, cassis, gourmand tout en gardant beaucoup de fraîcheur. C’est très bon !
- 23 mai 2014 à 14h15
- in reply to: Mas de Daumas Gassac
On est bien d’accord d’autant plus que je n’ai jamais accroché sur Daumas Gassac mais c’est toujours intéressant d’avoir l’avis de quelqu’un qui connait quasi tous les millésimes depuis près de 20 ans.