Julien Delrieu

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  • Julien Delrieu
    Participant

    [quote= »oliv post=1155579″]

    Ou alors t’as tjs un pseudo spécialiste professoral  et donneur de leçons qui donne envie de l’emplafonner.

    Oui mais c’est justement là que ça devient sympa !
    Car le guignol qui sait tout et se la raconte à tours de langue, dans les cercles LPViens, on le voit arriver à 100 kms.
    Et lui Gunthariser les certitudes, ça fait aussi partie des plaisirs certains d’une soirée réussie…

    En revanche, pour la flemme, ça, c’est LA maladie des LPViens.
    Une fois le réseau tissé, les connaissances acquises, les vins rentrés en cave, combien font encore l’effort de renvoyer à ce forum à qui ils doivent beaucoup un peu de ces moments de bonheur ?
    Sûrement trop peu…

    La vie est longue et pas simple en ce moment, les existences familiales et professionnelles souvent bien remplies.
    Et partager son ressenti ici doit rester un plaisir pour celui qui prend la plume.
    Donc aussi frustrant soit-il pour ceux qui portent ce forum à bout de bras, nous ne pouvons rien faire d’autre que d’essayer de le rendre toujours aussi attractif.
    Et ce dans un monde où la culture de l’écrit se perd face aux immédiatetés confortables des images exhibées.

    Donc merci à tous ceux qui continuent à partager leurs moments d’exception entre LPViens et leur bouteille du dimanche dans nos colonnes.
    Qu’ils soient des reporters de génie, des adeptes du modeste flacon, des fidèles de toujours ou des anciens de passage.
    Si certains soirs, le point de rupture n’est pas loin, un CR d’ancien (et une chemise de Jull en arrière plan ), ça raccroche la banane aux oreilles et remet du vent dans les voiles.

    Bon LPV à tous,
    Oliv

     [/quote]
    Oliv , c’est exactement cela.

    Il est vrai que les occupations professionnelles et familiales et autres problèmatiques ont pris le pas et me laissent que peu de temps pour des CR depuis plusieurs mois. Il y a ausi un peu de flemme parfois, il faut bien l’ avouer.
    Mais comme je le disais dans mon CR, LPV m’ a beaucoup apporté et continue encore car je le lis régulierement. Pour vous les modérateurs et les piliers de ce forum, je vous remercie pour tout le boulot que vous faites et ce que vous nous apportez.

    Merci encore et il était quand même important de laisser un « trace » de cette soirée entre amis.

    Pour les prochaines réunions , promis j’ essaie de faire des photos pour faire une revue du dressing de Jules concernant ses chemises 

    Julien Delrieu
    Participant

    [quote= »Alex post=1155572″]
    [quote= »starbuck post= »]
    [quote= »Alex post= »]

    Je demeure effrayé à tort ou à raison par de potentielles soirées analytiques que je trouverai rébarbatives et/ou pédantes. 

     [/quote]
    Alex, je me permets de te répondre mais ça ne s’adresse pas qu’à toi.
    j’entends souvent des membres du forum dire qu’ils ne font pas de CR parce que l’ambiance n’était pas à la prise de notes analytiques.
    A croire que les CR sont rédigés depuis une table d’examen avec un protocole strict qui impose des critères et un ordre des choses à respecter.

    Je te rassure, tout le monde ne rédige pas des notes précises pendant un repas entre amis.
    Souvent il suffit de noter l’ordre de dégustation et éventuellement 2 ou 3 mots précis qui te feront plus facilement remémorer les choses.
    Un CR ne doit pas être un devoir à rendre à un professeur mais bien le ressenti d’un amateur à un moment donné.
    Il faut rester dans le partage et la convivialité, tu en as d’ailleurs fait des très bons il n’y a pas si longtemps 😉

     [/quote]

    SSsalut Sylvain
    Je parlais pas du tout de faire des cr, ça généralement ça me pose aucun problème 😉 – c’est plutôt « la flemme » je le concède sans fierté aucune.

    Plus de, au départ, avoir  le courage de coach de s’ouvrir au monde des dégustations collectives avec des inconnus (même si dans le cas présent j’ai bien conscience que çà n’était pas le cas dans cette formidable soirée entre amis).
    Je le fais jamais ou très peu car ça vire souvent aux CR analytiques sans intérêt. Ou alors t’as tjs un pseudo spécialiste professoral  et donneur de leçons qui donne envie de l’emplafonner.

    Simplement il faut dégager du temps et je suis pas assez ouvert à ça sans doute.

    Alex
     [/quote]

    Alex,

    Je me suis inscit dans ces soirées dégustations pour 2 raions : apprendre car le vin m’intéressait mais je n’ avais presque aucune connaissance en la matière. La deuxième raison est que quand j’ ai débarqué en 2007 sur la région de Tours, je ne connaissais strictement personne. J’ ai commencé les soirées avec ma femme puis j’ ai finit par continuer seul

    Après je comprends ta crainte mais le fait est que ca a matché rapidement avec les futurs copains, si bien que notre caviste préféré s’arranger pour nous mettre tous dans le même groupe à chaque soirée ( il en organisait 2 par mois)
    Les liens se sont tissés naturellement et c’ est tout. Faut dire qu’ avec le Jull en animateur de soirée et des mecs pas prise de tête, ca coule tout seul.

    Bien sur, on en a vu aussi des personnes qui arrivaient avec leurs gros sabots mais tu fais abstraction et tu les évite et c’est tout.

    C’ est comme dans tout milieu, si ça colle pas avec certains, va voir à la porte d’à coté…. Mais bon, il y a jamais de hasard aux choses… !

    Julien Delrieu
    Participant

    40 ans, un bilan, un mythe… et les copains !

    CR: Domaine P. Foreau Vouvray « Goutte d’or » 1990 :

     

    Coach
     Robe très très foncée, caramel prononcé. Au nez, c’est superbe. Beaucoup d’arômes de fruits confits, d’épices, de caramel. En bouche, on retrouve ces arômes évolués, d’épices, de safran, de fruits confits. L’ensemble est complexe, riche mais contrebalancé par une acidité énorme qui gomme complétement toute richesse et qui rends l’ensemble hyper digeste. La longueur est phénoménale, complexe. C’est un éventail d’arômes et de saveurs soutenus par cette acidité qui titille les papilles.  On a eu la chance de la boire à quelques reprises mais je pense que c’est la plus belle bouteille dégustée depuis la première chez Jull.Pour moi le plus grand Liquoreux du monde tant la buvabilité et la complexité se font face. Grand vin !  

    Nicolas : Robe très foncée laissant craindre un vin fatigué… Equilibre parfait avec une acidité qui masque les sucres pourtant bien présents, grosse matière mais qui ne gâche en rien la digestibilité du vin. Aromatique sur le raisin de Corinthe, les fruits jaunes confits et les épices, également des notes de fruits rouges, de caramel, une énorme acidité qui n’en finit pas d’étirer le vin. Superbe et ça glisse tout seul, même au terme d’une telle série. Pour moi un des plus beaux liquoreux qu’il m’ait été donné de goûter.

    Dimitri : Moi qui pensait à ce stade ne plus rien pouvoir apprécier, je déguste non seulement la plus belle tarte aux pommes de ma vie, accompagnée du plus grand moelleux de ma vie également. Avec un tel accord tout redevient digeste, c’est juste incrachable avec un équilibre tellement parfait ! Je n’ai simplement jamais bu un meilleur liquoreux que celui-ci (depuis la 1ere GO 90 dégustée chez Jull en 2013). 

    Julien Delrieu
    Participant

    40 ans, un bilan, un mythe… et les copains !

    CR: F. Cotat, Sancerre « Les Monts Damnés » 1997 :

     

    Coach
    Robe jaune pale. Nez évolué sur le champignon, un coté herbacé et des notes minérales. En bouche on retrouve ces notes minérales accompagnées de fruits un peu confits. La bouche est large et grasse mais bien équilibrée par une belle acidité. Finales sur les fruits jaunes un peu confit et toujours sur ces notes minérales. Très bon

    Nicolas : Aromatique évoluée sur le fumé, les mousserons puis au réchauffement la truffe blanche, suivis par des notes minérales type pierre à fusil. Bouche mûre sur les agrumes jaunes confits, les fruits de la passion, la verveine. C’est à la fois gras, enrobant et tendu. Très beau.

    Julien Delrieu
    Participant

    40 ans, un bilan, un mythe… et les copains !

    CR: J.L. Chave Hermitage 2004 :

    (Bouteille ouverte et carafée 7h)

     

    Coach
    Robe un peu tuilée et brillante. Le nez est superbe sur les fruits rouges, la ronce, la tapenade, la réglisse. La bouche est elle aussi superbe, moelleuse, aux tannins complètements fondus. Des arômes de fruits rouges, de de menthol, d’olive et de viande avec une touche fumée s’accordent en équilibre avec une pointe d’acidité c‘est complexe et complet, avec une classe folle également. Grande longueur complexe sur la finesse et la fraicheur. Tout est en place et rien ne dépasse. Grand vin

    Nicolas : Belle robe évoluée. Nez ouvert et séducteur, sur la réglisse, le menthol, la confiture de fraise, l’olive noire et l’encens. L’attaque en bouche est équilibrée et classe, avec l’aromatique du nez complétée par de belles notes viandées et épicées, soutenues par un boisé parfaitement intégré. C’est fin et frais et à la fois très gourmand. Bouteille je pense parfaitement préparée par Julien et qui s’est pour moi très bien goûtée. Longueur honorable. Très beau.

    Dimitri : et bah voilà, plus beaucoup de notes à partir de celle-ci car mon palais commence à saturer. J’ai juste noté : nez chaleureux, sudiste mais élégant. Bouche très équilibré. Très bien.

    Julien Delrieu
    Participant

    40 ans, un bilan, un mythe… et les copains !

    CR: Domaine A. Rousseau, Mazy-Chambertin 2014 : 

    (Bouteille ouverte et carafée 5h) 

     

    Coach
    Robe rouge profond. Nez moyennement intense sur les fruits noirs, la ronce, le graphite. En bouche, les tannins sont soyeux, la matière est intéressante mais assez simple dans son expression. C’est bon mais pas transcendant, loin du pédigrée présenté et très loin du 2012 bu en novembre qui était flamboyant. Il n’y a pas de défaut mais pas de magie non plus. Une version simpliste d’un grand cru.

    Nicolas : Robe rouge rubis, dense. Nez sur les fruits rouges, relevé de quelques notes florales. Attaque en bouche fraîche et fruitée. Le milieu de bouche manque de relance et surtout de complexité. C’est bon mais ça n’a pour moi ni la complexité ni la densité d’un grand vin. La finale est également fraîche et fruitée (myrtille), avec quelques notes mentholées, et d’une longueur moyenne.
    Un vin indiscutablement plaisant mais indubitablement en dessous de ce que ce domaine, que je place dans le top 3 de mes domaines bourguignons préférés, peut offrir. Peut-être dans une mauvaise phase (j’ai lu ou entendu que d’autres pinots 2014 ne se gouteraient pas au mieux actuellement), ou bien ce cru décrit comme moins qualitatif que les autres GC de ce domaine, ou tout simplement que je suis passé à côté, surtout à ce stade avancé de la soirée… 

    Dimitri : Nez de coulis de framboise, très chouette, bouche soyeuse. J’aime beaucoup. En fait c’est très beau avec un équilibre parfait mais le volume et la longueur me place davantage en face d’un beau « village ». Forcément à la découverte de l’étiquette on pourrait s’attendre à plus. Alors disons excellent si ça avait été un village et Bien pour un GC surtout de ce domaine.

    Julien Delrieu
    Participant

    40 ans, un bilan, un mythe… et les copains !

    CR:  Domaine C. Dugat, Griotte Chambertin 2009 :

     

    (Bouteille ouverte et carafée 5h) 

     Bouchonnée GGGRRR … Je n’ai pas fait attention quand je l’ai ouverte. Je l’ai gouté mais elle me paraissait bien. Dans la précipitation avec la préparation de la cuisine, des autres vins etc… je ne suis pas revenu dessus.Après elle n’était pas imbuvable mais c’est dommage car le touché de bouche est délicat, la matière était plein de promesses avec une grande densité. La fausse note de la soirée. 

    Julien Delrieu
    Participant

    40 ans, un bilan, un mythe… et les copains !

    CR: Domaine Henri Jayer, Vosne-Romanée 1er cru « Cros Parentoux » 1986

     

    Coach
    Robe orangée et tuilée mais brillante. Nez très ouvert et intense sur les petits fruits rouges, l de la fraise écrasée avec une petite fraicheur et acidité, des arômes floraux complexes et de pot pourris. On hume longuement ce vin qui nous délivre un large éventail de senteurs. Ce nez se rapproche des nez à la Reynaud et se rapproche d’un Rayas avec un peu d’âge.Après avoir longuement humer, il est temps de plonger les lèvres dedans. En Bouche, le vin parait 15 ans de moins que le nez. Le vin apparait fin mais pas frêle, d’une très belle densité pour cet âge, sur des arômes complexes de fruits rouges acidulés, de pot pourris, de rose (c’est la première fois que je ressens cela) et une touche saline. On a affaire à de l’essence de Pinot avec ces arômes de fruits rouges et fleurs infusés L’ensemble est porté par une acidité qui donne de la fraicheur et propulse le vin sur une finale dynamique. C’est délicat, complexe, harmonieux. Comme pour le Batard, c’est un vin avec une vibration unique.C’est un superbe bourgogne à maturité ou l’équilibre se pose là et qui ‘est pas fatigué, bien au contraire. Au-delà des qualités intrinsèques du vin qui sont nombreuses et indiscutables, il ‘ agit d’un grand bourgogne à maturité…. Je suis heureux d’avoir pu gouter un vin de ce vigneron mythique pour l’émotion qu’il m’a procuré, l’émotion qu’il a suscité autour de la table et le souvenir impérissable et gravé à vie que sa dégustation va laisser.Heureux également d’avoir pu partager et avoir accès une part de l’histoire Bourguignonne et du vin en général.
    Hors Classe et inoubliable ! 

    Nicolas : Robe diaphane d’un rouge brillant aux reflets orangés. Le nez est ouvert, sur les petits fruits rouges acidulés, la confiture de fraise et un floral complexe type pot-pourri, le tout complété par une jolie sensation saline. J’évoque un « pinot de Reynaud ». L’attaque en bouche est marquée par une acidité qui structure le vin et lui amène dynamisme, fraicheur et surtout une élégance folle qui soutient la complexité des arômes. La finale sur les épices douces et une infusion de fruits rouges acidulés est toujours soutenue par une remarquable acidité qui étire le vin. Quelques notes tertiaires viennent compléter l’ensemble. Objectivement un très beau bourgogne absolument délicieux et à point. Plus subjectivement l’impression de partager un moment unique et d’accéder à un mythe et une parcelle d’histoire vinique… Inoubliable.

    Dimitri : Grand silence autour de la table, un mythe est sacrifié ce soir ;-). Le nez est superbe de finesse. La bouche est encore pleine de vie. Ouf, il en a encore dans le slip. Beau moment d’histoire. Je suis forcément touché par le geste et probablement moins objectif sur cette seule bouteille ouverte non à l’aveugle. Emotion évidente pour cette quille partagée entre amis. Merci ! 
     

    Julien Delrieu
    Participant

     40 ans, un bilan, un mythe… et les copains !

    CR: Clos Rougeard, Saumur- Champigny « Le Bourg » 2010 :

    (Bouteille ouverte 9h avant et carafée 5h)

     

    Coach
     Robe rouge brillant. Nez sur les fruits rouges, la cerise burlat, la cassis, le poivron rouge. En bouche le vin apparait soyeux sur des arômes de fruits rouges mais un peu en retrait et engoncée. La matière est imposante mais ne s’exprime pas pleinement. Il y a tout pour faire une grande bouteille mais, même s’il est déjà plaisant, il ne se livre pas et est encore trop jeune. Mais assurément une grande bouteille pour dans quelques années. 

    Nicolas : Robe rouge rubis sans aucune trace d’évolution. Nez dominé par la cerise, avec pour moi une légère pointe de volatile. Bouche présentant une belle texture soyeuse, aromatiquement dominée par les fruits rouges (cerise très présente), complété par un fond floral en retrait et du poivron rouge et mûr. Belle fraîcheur en finale mais pour moi, il est urgent d’attendre.

    Dimitri : Nez ouf, pâte de fruit au cassis avec un peu de betterave. Vraiment magnifique. Bouche encore compact, sur le fruit. Très belle longueur mais l’ensemble ne se livrera pas complètement. Gros potentiel pour ce vin qui devrait être une très grosse cartouche un jour. Excellent et combien dans 15-20 ans !

    Julien Delrieu
    Participant

    40 ans, un bilan, un mythe… et les copains !

    CR: Margaux, Château Margaux 1991 :

    (Ouverte 3h avant) 

     

    Coach
    Robe légèrement tuilée et évoluée.  Le nez est très plaisant et classe sur des arômes évolués de cuir et de sous-bois, de fruits rouges et noirs. La bouche est sublime, délicate, soyeuse avec des tannins complétement fondus. Des arômes de sous-bois, de myrtille, de framboise, de cuir et de tabac de havane se mêlent pour donner une complexité à ce vin toute en subtilité. Il y a tout d’un bordeaux classieux à son apogée. L’équilibre est là et la fin de bouche se resserre légèrement sur une fine acidité qui lui donne de l’allonge, de la fraicheur et un coté sexy. Superbe bouteille. Un vin tout en délicatesse, féminin mais ultra charmeur. Grand vin !

    Nicolas : Robe sombre laissant apparaître quelques signes d’évolution. Nez sur les arômes tertiaires de sous-bois, avec notamment de belles notes champignonnées, les fruits rouges et noirs (framboise, cassis) ; très beau. Bouche à l’avenant, tannins fins, fondus et soyeux. On retrouve les arômes du nez signant la classe d’un grand Bordeaux à maturité, auxquels s’ajoutent le cuir et le cèdre. Belle finale d’une grande fraicheur et digeste. Excellent.

    Dimitri : Nez beaucoup plus évolué, vieux cassis également mais beaucoup de fraicheur. De la suie de cheminée qui me fait penser à un vieux cab franc à pleine maturité. Vin superbe et complètement ouvert aujourd’hui. Plénitude et peut être mon rouge de la soirée. Top !

    Julien Delrieu
    Participant

    40 ans, un bilan, un mythe… et les copains !

    CR: Domaine A.C. Leflaive Bâtard-Montrachet 2008 :

    (Bouteille ouverte 7h avant puis carafée 4h) 

     

    Coach
    Robe or pâle brillante et scintillante. Le nez est superbe, intense et d’une classe folle sur les arômes briochés, mêlés au caramel (beurre salé J) et aux agrumes laissant présager un grand vin. La bouche est magnifique. C’est riche, large, huileuse, sur de beaux arômes complexes d’herbes fraîchement coupées, d’agrumes, de pralin, beurrés et pâtissiers…l’ensemble est contrebalancé par une acidité de dingue qui vient porter haut et soutenir tous ces arômes projetant la bouche sur une finale kilométrique d’une grande classe et précision. Puissance, longueur, subtilité. Quel grand vin avec une vibration particulière qui fait vibrer les papilles. Sans aucun doute l’un des meilleurs blancs que j’ai bus à ce jour. Très grand vin ! (Sans avoir lever la chaussette, Jean Philippe vient me voir en me disant qu’il a déjà bu des Montrachet et des Batards mais jamais de vins avec une énergie et une émotion comme celui-ci. Il penche pour un Montrachet ou un Batard très bien né sur 2002. Pas mal visé) 

    Nicolas : Robe brillante et soutenue. Nez très classe, complexe, évoluant entre l’orange confite, le caramel au lait et les herbes coupées. Grande bouche huileuse, grasse et structurée et en même temps parfaitement tendue par une acidité terrible. On retrouve le côté herbacé, chèvrefeuille, agrumes confits également. Quelle puissance ! Magnifique d’harmonie ! Le blanc de la soirée pour moi.

    Dimitri : Nez très riche, très ouvert avec un beau beurré bien bourguignon. La bouche est riche, puissante et tendue, notes d’agrumes. Un volume de dingue dans ce vin et une longueur aussi étonnante. Je prends une grosse claque (encore une fois sur ce domaine). Perso, c’est peut-être le plus grand blanc que j’ai dégusté. Wahou, la claque !

     

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    Julien Delrieu
    Participant

    40 ans, un bilan, un mythe… et les copains !

    CR:  Domaine Raveneau, Chablis Grand Cru « Valmur » 1990 :

    (Bouteille ouverte 2h avant) 

     

    Coach
    Robe couleur or soutenue. Nez légèrement poussiéreux dans un premier temps, sur le mousseron, fruits secs, croûte de fromage. En bouche, le vin est évolué, sur des arômes de fruits à coques, d’aubépine, de fruits blancs et jaune mélangés avec toujours ces notes de croute à fromage. Je n’ai pas trop de recul sur les Chablis de cet âge mais l’ensemble reste dynamique sans être incisif. C’est élégant et fin sans être un monstre de puissance ou de complexité mais l’ensemble est bien debout et agréable. Il a également souffert de la comparaison avec son partenaire du soir. Très bien 

    Nicolas : Robe dorée et soutenue. Nez comme une infusion d’arômes tertiaires, mousserons, fruits secs, notes de croûtes de fromage, de tourbe. La bouche est pour moi un peu en retrait, légèrement fatiguée, et marquée par quelques amers. Elle reste néanmoins puissante et avec beaucoup de densité, sur des notes fumées et glycérinées. Belle finale saline évoluant sur le miel au réchauffement.

    Dimitri : Nez un peu réduit « rillette » (mon compagnon de gauche me dit : « quand il y a rillette, c’est Puligny »). La bouche est évoluée, c’est fin, c’est bon et je n’ai pas reconnu le Chablis (moins simple avec de l’âge mais possible car d’autres ont trouvé). La comparaison est également difficile face au monstre qui lui fait face. Je suis revenu un peu plus tard dessus et je lui ai trouvé vraiment beaucoup d’élégance. Très bien (et dans un style en finesse).

    Julien Delrieu
    Participant

    40 ans, un bilan, un mythe… et les copains !

    CR:  Domaine A. Ente Meursault « Clos des Ambres » 2012 : 

    (Bouteille ouverte 7h avant et carafée 4h )

     

    Coach
    Robe or pale comme le précédent. Nez légèrement réduit mais intense sur le sésame, le citrus, l’aubépine, les fruits blancs qui laisse présager un grand vin. La bouche est superbe… c’est droit, puissant, légèrement gras sur des arômes de sésame, d’agrumes, de pralin et de zest de citron. C’est tout en équilibre et tension et déroule une finale salivante et complexe sur les agrumes ‘ensemble présente un peu plus de matière et de largeur que le Chevalière ce qui lui amène du confort et de l’équilibre. Grand vin !  

    Nicolas : Robe proche de celle du Coche, un rien plus claire. Nez là-aussi sur la réduction, mais plus ciselée, comme support d’autres arômes, citron, sésame, verveine, menthe fraîche, poivre blanc… remarquable. Bouche à l’avenant, avec beaucoup d’élégance et de finesse, quelques notes lactées en milieu de bouche mais se terminant par une grosse finale salivante sur le citron vert. Grand vin.

    Dimitri : Nez réduit également avec des notes de sésames grillés assez chouette. Pour ma part je n’accroche pas trop sur ce style de vin car hormis le sésame, je ne trouve rien d’autres coté arômes. L’équilibre est bien là cependant. Bien
     

    Julien Delrieu
    Participant

    40 ans, un bilan, un mythe… et les copains !

    CR: Domaine Coche-Dury, Meursault « les Chevalières » 2010 :

     

    Coach
    (Ouverte 7h avant et carafeée 4h)
     Robe or pâle. Nez d’agrumes et de sésame, noisettes torrefiées. Léger pétard. La bouche est très minérale, limpide, ciselée. La matière est toute en verticalité avec des arômes minéraux, de silex, d’agrumes. Un léger gras amène du confort en bouche et l’ensemble est très classe et pur. La finale est longue et salivante avec une acidité et une minéralité au rasoir. C’est excellent et encore très jeune.

    Nicolas : Robe or clair, brillante. Nez ouvert mais dominé par la réduction type « pétard ». Quelques notes d’amandes et d’aubépine également. Bouche là-encore présentant un bel équilibre entre densité et tension, mais dont l’aromatique est pour moi vraiment trop monolithique sur ce côté « pétard ». Il n’en reste pas moins un beau vin, long et sapide, mais qui souffrira de la comparaison avec le vin qui l’accompagnait.

    Dimitri : Nez réduit citronné bien typique de la côte de Beaune. De l’aubépine en sort également et l’ensemble fait encore bien jeune. En bouche la réduction n’écrase pas le fruit. Belle bouteille. Très bien.
     

    Julien Delrieu
    Participant

    40 ans, un bilan, un mythe… et les copains !

     CR: Stéphane Bernaudeau, Vin de France « les Nourrissons » 2014 :

     (Carafé 3h)

     

    Coach
    Robe couleur or. Nez complexe sur les fruits jaunes, le coing, le litchi, l’ananas et les agrumes. La bouche est riche, avec une matière énorme, contrebalancé par une acidité au cordeau qui s’intègre totalement et qui affine l’ensemble et le porte avec densité mais légèreté. C’est complexe, sur les fruits jaunes (Poire/litchi) et un coté minérale. L’ensemble, un modèle d’équilibre qui frôle la perfection, tapisse le palais et déroule une finale d’une grande persistance et précision. Splendide et grand vin ! (À noter qu’il faut qu’il soit à bonne température car au réchauffement des SR apparaissent et l’ensemble devient un peu plus lourd)

    Nicolas : Robe assez soutenue. Nez très expressif sur la poire et le coing. Bouche bien ouverte, également sur la poire et le coing, mais très mûrs, voire confits, et qui laisseraient à penser que quelques sucres résiduels traîneraient. On y retrouve également quelques amers. Mais ce qui marque, davantage que l’aromatique, c’est la densité et l’énergie de ce vin, profond et précis, à la longueur assez phénoménale. Très belle bouteille, que seule cette sensation de SR m’empêche de qualifier de « grande ».

    Dimitri : Nez très changeant, ananas, coing. Bouche riche avec une bonne acidité et des amers également. Equilibre superbe et digestibilité maximum. Excellent.

    Julien Delrieu
    Participant

    40 ans, un bilan, un mythe… et les copains !

    CR:  Trimbach Riesling Clos Sainte Hune 2008 : 

     (Ouvert 7h avant et carafé 3 h)

     

    Coach
    Robe jaune or avec quelques reflets verts. Nez puissant sur des arômes terpéniques, de l’aubépine, des fruits mûrs. La bouche est dense, assez large mais soutenue par une très belle acidité sans que celle-ci soit mordante. Un léger gras donne de l’ampleur à l’ensemble qui s’étire sur une longue finale salivante et minérale associant les fruits confits comme la mirabelle. Excellent vin intrinsèquement.Le petit bémol qu’on peut lui reprocher est la difficulté de l’associer à d’autres vins d’autres régions et un côté monolithique. 

    Nicolas : Robe montrant un début d’évolution. Nez glycériné, sur les agrumes confits, en particulier le citron vert, complété par des notes terpéniques. Bouche d’une grosse densité, riche avec une aromatique pourtant un peu imprécise, comme évoluée. Finale laissant ressortir de jolies notes miellées. Autant on avait gouté ensemble ce même vin en 2017 sur la réserve et à attendre, autant ce soir j’ai trouvé cette bouteille assez précocement évoluée.

    Dimitri : Nez très chouette sur le pétrole et un fruit bien mûr, bouche déjà un peu évoluée (champi). Je trouve que l’ensemble est très strict et le souffre brûle un peu. Pour ma part vin qui souffrira de son adversaire. Bien.

    Julien Delrieu
    Participant

     40 ans, un bilan, un mythe… et les copains !

    CR: Champagne Krug vintage 2004 :  

     (Carafé 3h)

     

    Coach
    Surnommé « Fraicheur lumineuse » par la maison Krug. La robe un peu plus doré que le précédent. Le nez se rapproche un peu du Jacquesson avec des arômes d’agrumes/ citrus, quelques épices et arômes grillés. La bouche présente de la fraicheur, une matière plus sapide et plus tendue mais un peu moins dense que le jacquesson. On est plus dans l’élégance que la force pure. De beaux arômes de fruits à coques, de notes pâtissières, d’agrumes sont soutenus par une acidité qui associe aussi quelques notes végétales. Belle finale élancée sur de fins amers. Très bien.

    Nicolas : Robe jaune pâle, bulle très fine. Nez énergique, dominé par le citron jaune et des notes crayeuses. En bouche le vin est dominé par l’acidité qui fait ressortir un côté végétal comme si on était en légère sous-maturité. C’est tendu, avec un beau fruit, finale acidulée contrebalancée par de beaux amers.

    Dimitri : le nez est très semblable au Jacquesson mais la bouche a beaucoup plus de volume et d’acidité que le précédent (ça pousse fort !!). Sensation d’extraits secs mais aussi quelques notes végétales moins élégantes que sur Jacquesson. Très bien également.

    Julien Delrieu
    Participant

    40 ans, un bilan, un mythe… et les copains !

    CR: Champagne Jacquesson Avize Champ Caïn 2002

    (Ouverture 3h avant service)

     

    Coach
    Robe jaune légèrement évoluée. Nez plus classique et plus « simple » que le Sélosse, très typé chardonnay, aromes d’agrumes, noisettes torréfiées et notes pâtissières. En bouche le vin présente une matière importante, presque impactante. La bulle est fine, mais c’est très dense sur des arômes de fruits blancs, d’agrumes, de notes beurrées et une légère réduction du plus bel effet. L’ensemble est plus sur la verticale. Moins complexe que le Sélosse, il présente un profil plus incisif et une matière taillée au laser. C’est plus fougueux et je suis surpris de gouter une matière d’une telle jeunesse 20 ans après. Il est parti pour être increvable. Très belle allonge et finale sur les agrumes et le coté toasté. C’est excellent mais dans un autre registre que le Sélosse. 

    Nicolas : Belle robe paille, bulle fine et présente. Nez brioché de beau champagne à maturité. En bouche c’est très marqué chardo, avec une belle fraîcheur, étirée par une réduction élégante. On y retrouve toute la palette des grands BdB à maturité : grillé – toasté, notes beurrées et noisettes. C’est indiscutablement plus confortable voire conventionnel que le précédent, mais ça reste en tout cas diablement bon pour mon goût ; beau champagne d’un classicisme d’école.

    Dimitri : Nez plus « classique », fait chardo avec des notes d’aubépines. Bouche peu évoluée, plus simple que le précédent, vin dans l’élégance. A la découverte de la l’étiquette, la jeunesse m’impressionne. Très bien

    Julien Delrieu
    Participant

    40 ans, un bilan, un mythe… et les copains !

    CR: Champagne Selosse « Ambonnay le bout du clos » dégorgement 20/01/2016 

     

    Coach
    (Ouvert 7h avant service et carafé 3h avant)Pour commencer et comme j’étais encore un peu dans le stress de la préparation, je me suis trompé de bouteille. Normalement c’est le Jacquesson qui aurait dû débuter la série et ce Selosse était programmé en dernier des bulles. Mais ce n’est pas très grave. Robe d’une couleur rosée/orangée. Le nez est superbe sur des arômes d’agrumes, de noisette, de fruits rouges. L’attaque en bouche se fait finement pour prendre de l’ampleur en milieu de bouche et dérouler une matière ample et complexe. D’une précision redoutable, la bulle est fine, de légères notes oxydatives accompagnent des arômes de fruits rouges, d’agrumes (kumquat : pamplemousse) et de noix/noisette. L’ensemble est d’un équilibre au cordeau avec une grande densité mais une grande finesse et une fraicheur qu’apportent ces aromes d’agrumes. Les quelques années en cave ont dû patiner la matière et lui donner de la complexité et participer à cet équilibre parfait. La finale, complexe, déroule une matière superlative et éclatante de longues minutes. C’est vraiment un très grand vin qui allie puissance, finesse et complexité.

    Nicolas : Robe orangée soutenue, brillante. Bulle fine et assez peu présente. Nez expressif sur les amers d’agrumes, la peau de pamplemousse, donnant une pointe presque « médicamenteuse ». Sensation de minéralité, et d’oxydatif ménagé. Attaque en bouche très impactante, aromatique sur les agrumes, comme le nez, mais aussi de petits fruits rouges. Belle vinosité, avec des notes crayeuses marquées en milieu de bouche. On distingue également des notes de noix qui ne dominent pas et qui au contraire sont parfaitement intégrées et contribuent à la complexité du vin. Finale tonique et élancée sur l’orange amère. Superbe !

    Dimitri : Nez très avenant entre noix légère et agrumes. Bouche superbe d’équilibre, ça démarre fort ! Effet wahou dès le milieu de bouche qui monte crescendo côté volume, pour terminer sur une finale interminable. Sensation de plénitude dans ce vin. J’ai assez peu d’expérience avec Selosse mais c’est la 1ere fois que je prends une claque. Enorme.

    Julien Delrieu
    Participant

    Je précise qu à l exception du Cros Parentoux, dont tout le monde savait qu’il allait être servis, tous les vins ont été bu à l aveugle comme toujours. 

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