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- 14 juillet 2021 à 23h53
- in reply to: Les Joyeux Turons : la Story
[quote= »Jean-Loup Guerrin post= »]Mazette ! Incroyable dégustation ! Quel feu d’artifice !
Quand on sert le tiers de la série, sans même compter le Cros Parentoux, c’est déjà mémorable…
Je suis bluffé également par la précision des notes.
Et tu as pu apprécier les plats en plus ? Car ils ont l’air délicieux.Jean-Loup
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Oui jean loup. J ai pu apprécié led plats que j avais composé à l exception du carpaccio net du croustillant. J en ai mangé et apprécie ce que j ai mangé mais j ai eu un « coup de chaud » après la série de champagne …. Sans doute le stress qui retombait. Ça a duré une petite demi heure et après c est repartis.
Pour les plats j ai essayé de faire au mieux. J avais fait des essais auparavant pour maximiser le résultat.
- 14 juillet 2021 à 23h45
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[quote= »Anthony post= »]J’adore et je constate que telle dégustation demande de la préparation, de la recherche, du temps et beaucoup de nuits blanches à penser que le fleuron de la soirée pourrait être bouchon …. on a fait le même chemin de réflexion et d’approche ;-). Encore félicitations pour cet exercice !
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Ou oui effectivement, j y pense depuis 3 ans. Elle a été reporté 3 fois donc il faut penser et repenser le menu en fonction des produits de saison et des vins. Penser aux associations entre les vins et avoir un fil conducteur. Il y a des convictions et des doutes … mais c’ est quand même plaisant.
On a essayé de faire au mieux tant sur le liquide que sur le solide.- 14 juillet 2021 à 23h41
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[quote][size=85][i]PS: j’espère que vous avez gardé l’adresse du fournisseur en chemise de Jull…
Il en a toute une garde robe.. mais les réserve pour les grandes occasions !!
- 14 juillet 2021 à 23h30
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« Magnifique! Quelle série! Les Meursault d’Arnaud Ente me titillent mais ils sont une denrée rare, et alors le Jayer, y a pas de mot. Confirmation encore une fois que Rousseau, en dehors des 4 fantastiques que sont Chambertin, CSJ, CdB et Ruchottes c’est pas extraordinaire. »
J’ai pas beaucoup de recul sur les grands crus de Rousseau mais le même mazy 2012 bu en novembre était splendide.
j avais hésité à l ouvrir de nouveau car il me restait une bouteille et puis finalement j ai opté pour ce 2014 que je pensait avenant également et pour changer du 2012 que j’avais déjà goûté. A l’ évidence , j ai eu tord.- 14 juillet 2021 à 21h13
- in reply to: Les Joyeux Turons : la Story
40 ans, un bilan, un mythe… et les copains !Nous y voilà ! 40 ans, ça se fête. Après les soirées mémorables pour la même occasion chez Nico et PO, 2 piliers de notre groupe, le suivant sur la liste était votre serviteur. 40 ans, c’est encore jeune ! mais si je le vis très bien et que l’avancée en âge ne me fait pas peur, j’ai fait une petite introspection et un premier bilan de cette première partie de vie notamment, en ce qui nous concerne, sur ma culture et progression bacchique.
Désolé par avance de faire un peu long, mais je pense qu’il est utile de planter le décor pour comprendre la démarche de cette soirée qui me marquera à vie. Il faut savoir que je suis arrivé sur la région Tourangelle fin 2007. A cette époque, j’aimais le vin mais je n’y connaissais absolument rien. Pour tout vous dire, je connaissais à peine les appellations de Bordeaux et ça s’arrêter là. Je voulais faire des soirées œnologiques avec des copains lors de mes deux précédentes années ou je commençais à travailler, mais cela n’a pu se faire.
Dès lors, arrivé dans la région, mes nouveaux collègues de travail étaient amateurs de vins. Ce sont eux les premiers qui m’ont trainé dans les foires aux vins et fait gouter quelques vins de la région. ( Ahhh mon premier Coteaux du Layon du domaine Pierre Bise). Et puis je me suis abonné à la RVF pour commencer à me cultiver (au début hein !).Puis, par envie et pour tisser un lien social, j’ai commencé à m’inscrire à des soirées œnologiques Aux Belles Caves à Tours… Point de départ de notre histoire commune avec les Turons.Au fur et à mesure des soirées, j’ai beaucoup appris sur les différents terroirs, cépages, régions, caractéristiques de millésimes etc… J’ai eu mon premier coup de foudre pour les Bourgogne avec un Meursault des Contes Lafont, un Ladoix de chez Jadot et les premiers Pinots.J’y ait noué des liens d’amitiés avec les cavistes de l’époque, Jérôme et Martial. Et puis les soirées sont devenues régulières et des soirées d’habitués. J’y ai donc rencontré Julien (JULL), Nicolas (Nico Arlicot), Pierre Olivier (POmarchand), Dimitri et Jean Philippe Blot notamment qui sont devenus au fur et à mesure des amis. J’ai beaucoup appris à leur côté. En parallèle, sur les conseils de Jull et des autres je me suis inscrit sur LPV ! LPV… quelle mine d’information qui a fait évoluer ma culture du vin à vitesse grand V. Un superbe forum ou les informations, les expériences, mais aussi les coups de gueules et les passe d’armes et autres blagues ont rythmé ma jeune vie d’amateur.
Les soirées ont continué au gré des aléas et des chemins différents empruntés par chacun. Au fur et à mesure des années, nous avons continué les soirées à la Cave du Roy tenu par Jérôme qui avait créé sa cave puis pour finir nous avons créé notre propre groupe de dégustations. Les « Orléanais » comme Didier ( Didierv) et Yann (Ziboss) se sont joins à nous puis les derniers arrivés comme Harry (Lomax) et Emmylou puis Damien ( Damien72) et Elizabeth se sont joins à nous également, tus connus sur LPV finalement !
En parallèle, personnellement j’ai bien sur explorer le vignoble ligérien ou j’ai découvert de grands blancs et surtout de grand liquoreux, qui sont pour moi, parmi les meilleurs au monde. J’ai découvert les Syrah du nord sous l’impulsion de Jérôme qui était fan et j’ai surtout découvert la Bourgogne. Donc j’ai gouté et je suis partis en Bourgogne à la découverte de vignerons. Cela fait maintenant plus de 12 ans que je vais là-baschaque année. J’ai pu rencontrer et rentrer dans des domaines comme Thibault Morey Coffinet, Anne Sigaut, Alexandrine Roy, Vincent Dureuil, Maxime Cheurlin que je suis depuis le premier millésime, Gonon et d’autres … et tisser des liens d’amitiés avec certains comme David Croix ou Jean Marc Roulot.J’ai eu la chance et l’opportunité de participer deux fois à la paulée de Meursault, un événement inoubliable.Donc quand on je prends du recul sur ces dernières années, je me dis que c’est plutôt pas mal même s’il y a encore beaucoup à apprendre. Cette soirée était pensée depuis longtemps, voire très longtemps. Il y a presque 4 ans j’ai eu l’opportunité d’acquérir un fameux Cros Parentoux d’Henry Jayer a un prix « acceptable ». Chose que je n’aurai jamais pu imaginer avant. Alors je l’ai acquise en me disant que ce serait mon cadeau des 40 ans et que je l’ouvrirai avec les potes pour fêter cela. Le summum de la Bourgogne pour un amateur de cette région comme moi.
J’ai donc «construis » ma soirée autour de cette bouteille. Profitant des opportunités pour acquérir certaines bouteilles et surtout fait quelques échanges avec des LPViens dans ce but-là. J’en profite d’ailleurs pour remercier les personnes avec qui j’ai pu échanger et qui m’ont permis de pouvoir gouter quelques-unes de ces grandes bouteilles. Je profite également de cette occasion de remercier les fondateurs, les modérateurs et les participants de LPV qui m’ont tant apporté dans ma culture du vin. Ayant conscience que cela doit être un boulot énorme de tenir et s’occuper d’un forum tel que LPV. Merci à vous !!! (Même si depuis quelques mois, je suis moins acteur de celui-ci)Ce forum nous a permis de faire des rencontres avec des personnes extraordinaires.
Allez, désolé pour la longueur du post et place au CR.
Servis avec du jambon Pata Negra Bellotta et Gougères au conté.
Champagne Selosse « Ambonnay le bous du clos » dégorgement 20/01/2016
(Ouvert 7h avant service et carafé 3h avant)Pour commencer et comme j’étais encore un peu dans le stress de la préparation, je me suis trompé de bouteille. Normalement c’est le Jacquesson qui aurait dû débuter la série et ce Selosse était programmé en dernier des bulles. Mais ce n’est pas très grave. Robe d’une couleur rosée/orangée. Le nez est superbe sur des arômes d’agrumes, de noisette, de fruits rouges. L’attaque en bouche se fait finement pour prendre de l’ampleur en milieu de bouche et dérouler une matière ample et complexe. D’une précision redoutable, la bulle est fine, de légères notes oxydatives accompagnent des arômes de fruits rouges, d’agrumes (kumquat : pamplemousse) et de noix/noisette. L’ensemble est d’un équilibre au cordeau avec une grande densité mais une grande finesse et une fraicheur qu’apportent ces aromes d’agrumes. Les quelques années en cave ont dû patiner la matière et lui donner de la complexité et participer à cet équilibre parfait. La finale, complexe, déroule une matière superlative et éclatante de longues minutes. C’est vraiment un très grand vin qui allie puissance, finesse et complexité.
Servis avec des toasts de Burrata à la truffe
Champagne Jacquesson Avize Champ Caïn 2002 :
(Ouverture 3h avant service)Robe jaune légèrement évoluée. Nez plus classique et plus « simple » que le Sélosse, très typé chardonnay, aromes d’agrumes, noisettes torréfiées et notes pâtissières. En bouche le vin présente une matière importante, presque impactante. La bulle est fine, mais c’est très dense sur des arômes de fruits blancs, d’agrumes, de notes beurrées et une légère réduction du plus bel effet. L’ensemble est plus sur la verticale. Moins complexe que le Sélosse, il présente un profil plus incisif et une matière taillée au laser. C’est plus fougueux et je suis surpris de gouter une matière d’une telle jeunesse 20 ans après. Il est parti pour être increvable. Très belle allonge et finale sur les agrumes et le coté toasté. C’est excellent mais dans un autre registre que le Sélosse.
Servis avec des pétoncles snackées sauce au safran
Champagne Krug vintage 2004 :
(Carafé 3h)
Surnommé « Fraicheur lumineuse » par la maison Krug. La robe un peu plus doré que le précédent. Le nez se rapproche un peu du Jacquesson avec des arômes d’agrumes/ citrus, quelques épices et arômes grillés. La bouche présente de la fraicheur, une matière plus sapide et plus tendue mais un peu moins dense que le jacquesson. On est plus dans l’élégance que la force pure. De beaux arômes de fruits à coques, de notes pâtissières, d’agrumes sont soutenus par une acidité qui associe aussi quelques notes végétales. Belle finale élancée sur de fins amers. Très bien.Voilà pour l’apéro, ça commence vraiment bien …Très belle série de Champagne où le Sélosse a imposé sa supériorité.
Passage à table pour débuter la première doublette avec la première entrée :
Carpaccio de bar (citron /citron vert/ zest de citron vert/ curry japonais/ baies de Bataks/ Poivre de Sarawak/ sel fumé/ huile d’olive)
Trimbach Riesling Clos saint Hune 2008 :
(Ouvert 7h avant et carafé 3 h)
Robe jaune or avec quelques reflets verts. Nez puissant sur des arômes terpéniques, de l’aubépine, des fruits mûrs. La bouche est dense, assez large mais soutenue par une très belle acidité sans que celle-ci soit mordante. Un léger gras donne de l’ampleur à l’ensemble qui s’étire sur une longue finale salivante et minérale associant les fruits confits comme la mirabelle. Excellent vin intrinsèquement.Le petit bémol qu’on peut lui reprocher est la difficulté de l’associer à d’autres vins d’autres régions et un côté monolithique.Stéphane Bernaudeau, Vin de France « les Nourrissons » 2014 :
(Carafé 3h)
Robe couleur or. Nez complexe sur les fruits jaunes, le coing, le litchi, l’ananas et les agrumes. La bouche est riche, avec une matière énorme, contrebalancé par une acidité au cordeau qui s’intègre totalement et qui affine l’ensemble et le porte avec densité mais légèreté. C’est complexe, sur les fruits jaunes (Poire/litchi) et un coté minérale. L’ensemble, un modèle d’équilibre qui frôle la perfection, tapisse le palais et déroule une finale d’une grande persistance et précision. Splendide et grand vin ! (À noter qu’il faut qu’il soit à bonne température car au réchauffement des SR apparaissent et l’ensemble devient un peu plus lourd)2 eme paire de blancs servis avec :
Bouchons croustillants au crabe / concombre /mayonnaise à la truffe/ salicorne
Domaine Coche-Dury, Meursault « les Chevalières » 2010 :
(Ouverte 7h avant et carafeée 4h)
Robe or pâle. Nez d’agrumes et de sésame, noisettes torrefiées. Léger pétard. La bouche est très minérale, limpide, ciselée. La matière est toute en verticalité avec des arômes minéraux, de silex, d’agrumes. Un léger gras amène du confort en bouche et l’ensemble est très classe et pur. La finale est longue et salivante avec une acidité et une minéralité au rasoir. C’est excellent et encore très jeune.Domaine A. Ente Meursault « Clos des Ambres » 2012 :
(Bouteille ouverte 7h avant et carafée 4h )
Robe or pale comme le précédent. Nez légèrement réduit mais intense sur le sésame, le citrus, l’aubépine, les fruits blancs qui laisse présager un grand vin. La bouche est superbe… c’est droit, puissant, légèrement gras sur des arômes de sésame, d’agrumes, de pralin et de zest de citron. C’est tout en équilibre et tension et déroule une finale salivante et complexe sur les agrumes ‘ensemble présente un peu plus de matière et de largeur que le Chevalière ce qui lui amène du confort et de l’équilibre. Grand vin !
3 ème paire de blancs servis avec :
Ballotine de sole fourrée au caviar d’aubergine et de poivrons/ sel fumé/ sauce Jean Vignard/ légumes du soleil sautés
Domaine Raveneau, Chablis Grand Cru « Valmur » 1990 :
(Bouteille ouverte 2h avant) Robe couleur or soutenue. Nez légèrement poussiéreux dans un premier temps, sur le mousseron, fruits secs, croûte de fromage. En bouche, le vin est évolué, sur des arômes de fruits à coques, d’aubépine, de fruits blancs et jaune mélangés avec toujours ces notes de croute à fromage. Je n’ai pas trop de recul sur les Chablis de cet âge mais l’ensemble reste dynamique sans être incisif. C’est élégant et fin sans être un monstre de puissance ou de complexité mais l’ensemble est bien debout et agréable. Il a également souffert de la comparaison avec son partenaire du soir. Très bien
Domaine A.C. Leflaive Batard-Montrachet 2008 :
(Bouteille ouverte 7h avant puis carafée 4h) Robe or pâle brillante et scintillante. Le nez est superbe, intense et d’une classe folle sur les arômes briochés, mêlés au caramel (beurre salé J) et aux agrumes laissant présager un grand vin. La bouche est magnifique. C’est riche, large, huileuse, sur de beaux arômes complexes d’herbes fraîchement coupées, d’agrumes, de pralin, beurrés et pâtissiers…l’ensemble est contrebalancé par une acidité de dingue qui vient porter haut et soutenir tous ces arômes projetant la bouche sur une finale kilométrique d’une grande classe et précision. Puissance, longueur, subtilité. Quel grand vin avec une vibration particulière qui fait vibrer les papilles. Sans aucun doute l’un des meilleurs blancs que j’ai bus à ce jour. Très grand vin ! (Sans avoir lever la chaussette, Jean Philippe vient me voir en me disant qu’il a déjà bu des Montrachet et des Batards mais jamais de vins avec une énergie et une émotion comme celui-ci. Il penche pour un Montrachet ou un Batard très bien né sur 2002. Pas mal visé)
On finit la série de blanc en apothéose. Tout s’est bien gouté avec des styles différents. Ma préférence va au Bâtard qui est le blanc de la soirée pour moi. Suivis du Ente et du Bernaudeau. Mais l’ ensemble était de haut niveau.
On passe au rouge maintenant avec la première paire. Pour l’accompagner :
Gnocchis à la truffe revenus dans un jus de veau réduit/ magret de canard fumé et fourré au foie gras / vieux comté râpé et noisettes torréfiées.
Clos Rougeard, Saumur- Champigny « Le Bourg » 2010 :
(Bouteille ouverte 9h avant et carafée 5h) Robe rouge brillant. Nez sur les fruits rouges, la cerise burlat, la cassis, le poivron rouge. En bouche le vin apparait soyeux sur des arômes de fruits rouges mais un peu en retrait et engoncée. La matière est imposante mais ne s’exprime pas pleinement. Il y a tout pour faire une grande bouteille mais, même s’il est déjà plaisant, il ne se livre pas et est encore trop jeune. Mais assurément une grande bouteille pour dans quelques années.
Margaux, Château Margaux 1991 :(Ouverte 3h avant) Robe légèrement tuilée et évoluée. Le nez est très plaisant et classe sur des arômes évolués de cuir et de sous-bois, de fruits rouges et noirs. La bouche est sublime, délicate, soyeuse avec des tannins complétement fondus. Des arômes de sous-bois, de myrtille, de framboise, de cuir et de tabac de havane se mêlent pour donner une complexité à ce vin toute en subtilité. Il y a tout d’un bordeaux classieux à son apogée. L’équilibre est là et la fin de bouche se resserre légèrement sur une fine acidité qui lui donne de l’allonge, de la fraicheur et un coté sexy. Superbe bouteille. Un vin tout en délicatesse, féminin mais ultra charmeur. Grand vin !
Enfin le moment arrive. Je ramène la bouteille de Cros Parentoux. Elle sera bue pour elle-même entre les 2 premières séries de rouge.Je redébouche la bouteille et sers dans les verres Zalto. Un silence s’installe autour de la table à ce moment-là. On porte un toast, le temps s’arrête (un des moments et une des images de cette soirée que retiendrai le plus J) et on plonge le nez dans les verres avec un plaisir mais aussi une attention toute particulière.
Domaine Henry Jayer, Vosnes Romanée 1 er cru « Cros Parentoux » 1986 :
Robe orangée et tuilée mais brillante. Nez très ouvert et intense sur les petits fruits rouges, l de la fraise écrasée avec une petite fraicheur et acidité, des arômes floraux complexes et de pot pourris. On hume longuement ce vin qui nous délivre un large éventail de senteurs. Ce nez se rapproche des nez à la Reynaud et se rapproche d’un Rayas avec un peu d’âge.Après avoir longuement humer, il est temps de plonger les lèvres dedans. En Bouche, le vin parait 15 ans de moins que le nez. Le vin apparait fin mais pas frêle, d’une très belle densité pour cet âge, sur des arômes complexes de fruits rouges acidulés, de pot pourris, de rose (c’est la première fois que je ressens cela) et une touche saline. On a affaire à de l’essence de Pinot avec ces arômes de fruits rouges et fleurs infusés L’ensemble est porté par une acidité qui donne de la fraicheur et propulse le vin sur une finale dynamique. C’est délicat, complexe, harmonieux. Comme pour le Batard, c’est un vin avec une vibration unique.C’est un superbe bourgogne à maturité ou l’équilibre se pose là et qui ‘est pas fatigué, bien au contraire. Au-delà des qualités intrinsèques du vin qui sont nombreuses et indiscutables, il ‘ agit d’un grand bourgogne à maturité…. Je suis heureux d’avoir pu gouter un vin de ce vigneron mythique pour l’émotion qu’il m’a procuré, l’émotion qu’il a suscité autour de la table et le souvenir impérissable et gravé à vie que sa dégustation va laisser.Heureux également d’avoir pu partager et avoir accès une part de l’histoire Bourguignonne et du vin en général. Hors Classe et inoubliable !
2 ème paire de rouge. Pour l’accompagner :
[color=#2980b9]Ballotine de volaille farcie aux champignons cuite en basse température/ polenta à la truffe/ tomates marinées/ jus de volaille réduit au poivre
.[/color] Domaine C. Dugat, Griotte Chambertin 2009 :
(Bouteille ouverte et carafée 5h)
Bouchonnée LGGGRRR … Je n’ai pas fait attention quand je l’ai ouverte. Je l’ai gouté mais elle me paraissait bien. Dans la précipitation avec la préparation de la cuisine, des autres vins etc… je ne suis pas revenu dessus.Après elle n’était pas imbuvable mais c’est dommage car le touché de bouche est délicat, la matière était plein de promesses avec une grande densité. La fausse note de la soirée.
Domaine A. Rousseau, Mazy-Chambertin 2014 :
(Bouteille ouverte et carafée 5h)
Robe rouge profond. Nez moyennement intense sur les fruits noirs, la ronce, le graphite. En bouche, les tannins sont soyeux, la matière est intéressante mais assez simple dans son expression. C’est bon mais pas transcendant, loin du pédigrée présenté et très loin du 2012 bu en novembre qui était flamboyant. Il n’y a pas de défaut mais pas de magie non plus. Une version simpliste d’un grand cru.Dernier rouge, pour l’accompagner :
Tataki de bœuf/ sauce Ponzù
J.L. Chave Hermitage 2004 :
(Bouteille ouverte et carafée 7h)
Robe un peu tuilée et brillante. Le nez est superbe sur les fruits rouges, la ronce, la tapenade, la réglisse. La bouche est elle aussi superbe, moelleuse, aux tannins complètements fondus. Des arômes de fruits rouges, de de menthol, d’olive et de viande avec une touche fumée s’accordent en équilibre avec une pointe d’acidité c‘est complexe et complet, avec une classe folle également. Grande longueur complexe sur la finesse et la fraicheur. Tout est en place et rien ne dépasse. Grand vin
Avec le fromage :
F. Cotat, Sancerre « Les Monts Damnés » 1997 :
Robe jaune pale. Nez évolué sur le champignon, un coté herbacé et des notes minérales. En bouche on retrouve ces notes minérales accompagnées de fruits un peu confits. La bouche est large et grasse mais bien équilibrée par une belle acidité. Finales sur les fruits jaunes un peu confit et toujours sur ces notes minérales. Très bon.
[color=#2980b9]Dessert : Tarte aux pommes N.Léger avec glace vanille maison
[/color]
Domaine P. Foreau Vouvray « Goutte d’or » 1990 :
Robe très très foncée, caramel prononcé. Au nez, c’est superbe. Beaucoup d’arômes de fruits confits, d’épices, de caramel. En bouche, on retrouve ces arômes évolués, d’épices, de safran, de fruits confits. L’ensemble est complexe, riche mais contrebalancé par une acidité énorme qui gomme complétement toute richesse et qui rends l’ensemble hyper digeste. La longueur est phénoménale, complexe. C’est un éventail d’arômes et de saveurs soutenus par cette acidité qui titille les papilles. On a eu la chance de la boire à quelques reprises mais je pense que c’est la plus belle bouteille dégustée depuis la première chez Jull.Pour moi le plus grand Liquoreux du monde tant la buvabilité et la complexité se font face. Grand vin ! Ainsi s’achève cette grandiose et mémorable soirée. Cela faisait donc longtemps que je la préparais, essayant de prévoir les meilleurs vins et accords possible pour se faire plaisir. A plusieurs reprises reportée, j’ai même pensé à un moment qu’elle ne pourrait pas se faire.Au final, je suis vraiment heureux du déroulé de cette soirée.Alors bien sûr on se souviendra longtemps de cette soirée pour les vins bus à celle-ci. Mais on se souviendra surtout d’une belle soirée partagée entre potes, du plaisir pris, des rigolades. Le genre de moment qui restera gravé longtemps, si ce n’est à vie, et pour lequel le vin crée cette alchimie. Merci les gars, et pourvu que ça dure encore des années comme cela. Santé !
- 14 avril 2020 à 3h36
- in reply to: Week-end Pascal
Merci Didier. Content de voir que ça va mieux.
A bientôt
Bise- 13 avril 2020 à 23h17
- in reply to: Week-end Pascal
Très beau cr Gombi ! Ça donne envie.
Tu aurais la recette du tartare de truite ? J ai pas la rvf d avril 2018.
Merci d avance- 15 mars 2020 à 15h17
- in reply to: Repas entre amis et belles bouteilles
Bonjour Thibault
Merci pour la précision. Je ne suis pas encore expert en dégustation de champagne. Le nez me faisait évoqué le chardonnay par ces arômes.
La bouche par contre était plus vineuse ( en milieu de bouche) avec certains arômes qui évoquent effectivement le pinot noir.
Mais le nez me faisait évoqué , à tort visiblement, un chardo.
J ai donc encore pas mal à apprendre sur les bulles.
Merci de ton éclaircissement.- 9 mars 2020 à 18h44
- in reply to: Les Joyeux Turons : la Story
Je savais que ce sujet allait susciter quelques réactions. C’est normal.
Tout d’abord, j’avais cette idée de thématique en tête depuis un moment. Certains de mes amis Turons, bien qu’ils adhéraient à l’idée, ont émis quelques réserves quant à la réalisation de celle-ci.
Moi je pensais que ça se ferait assez facilement… eh ben non. Cela a été un véritable casse-tête.Tout d’abord, je le répète la notion de cador (comme celle du challenger) est subjective et relative à chacun d’entre nous.
Sur le papier, l’idée peut être relativement simple à mettre en place mais après il y a certaines choses à respecter.
Tout d’abord, quand j’ai reçu les listes des uns et des autres, celles-ci n’étaient pas homogènes. C’est normal puisque cela dépend des caves des uns et des autres et des gouts des uns et des autres. Il y en a qui avaient plus de challengers que de cadors et inversement.Après il y a plusieurs points qui viennent compliquer l’affaire.
Tout d’abord à la vue des listes, vous voyez tel ou tel flacon et vous vous dites que j’aimerai bien y gouter donc vous essayé de trouver le pendant dans l’autre liste.
Après il faut respecter la thématique mais également le déroulé de la soirée. C’est à dire qu’il faut de la bulle, du blanc, du rouge et du sucre ce qui limite les choix.
Ensuite vous essayez de brosser un maximum de région ou de cépage pour faire les paires. Donc la aussi pas évident.
Enfin il faut qu’il y ait un fil conducteur et des moyens de comparaisons dans les paires. Difficile de mettre un grand riesling d’une année froide avec un chardo d’une année chaude par exemple. Donc j’ai essayé d’être cohérent dans les cépages ,les appellations , les millésimes etc …pour avoir des moyens de comparaison.Du coup en prenant en compte tous ces paramètres vous avez certains de mes amis qui avaient 3 ou 4 bouteilles qui correspondaient bien à tout cela mais il fallait que les apports s’équilibrent entre chaque c’ est à dire une bouteille voir deux chacun.
En conséquence il faut faire du tri, faire l’impasse sur certaines bouteilles que l’on voudrait bien gouter etc..
Il faut aussi faire connaitre aux potes des bouteilles que l’on a pas forcement l’habitude de déguster ou auxquelles on a pas accès facilement.Je peux vous dire que j’ai fait quelques brouillons avoir d’avoir ma copie finale !
Au final je suis quand même assez content de ma liste au vu de tous ces paramètres. Même si bien sur elle n’est pas exhaustive et qu’elle est perfectible.
A Eric. B : Je suis d’accord avec toi qu’un autre St jo ou Crozes aurait été intéressant. Sur ce coup là c’est moi qui est choisis le Gallety car je n’avais jamais encore gouté cette cuvée donc je ne savais pas comment elle allait se comporter. De ce fait, je la mettais directement dans la case challenger. Après il fallait trouvait un kador en face et ce saint jo était une bonne proposition à mon sens. Dans mes souvenir il y avait une cuvée du papy de Montez qui m’a été proposé. Mais en sur le terme de cador ( sans rien enlever à la qualité des vins) je voulais taper au-dessus et le millésime ne correspondait pas du tout.
A Krabb : oui effectivement Fourrier est un grand domaine de Gevrey donc un challenger de luxe. Mais comme on me l’a proposé et que bcp d’entre nous n’avaient jamais gouter ce domaine je l’ai pris. Au départ, je voulais mettre Duroché en face mais c’était aussi l’occasion de mettre mon Gevrey de Rousseau en face pour les mêmes raisons que j’ ai choisis Fourrier.
Après sur le papier Rousseau représente le fleuron de Gevrey. Fourrier, bien que très grand domaine, n’est pas aussi médiatisé et valorisé ( sur le papier toujours) pour les raisons que vous connaissez certainement tous. Donc oui, c’est un challenger de luxe mais il me semble que la thématique était respectée sur ce coup là. Et en plus on s’est fait plaisir !- 9 mars 2020 à 16h18
- in reply to: Les Joyeux Turons : la Story
Soiree Kadors VS Challengers(J’ai mis volontairement un K a « kador » pour prendre du recul sur ce terme-là dans cette configuration qui nous intéresse ce soir)
Le thème de cette soirée me paraissait intéressant bien qu’un peu compliquer à mettre en place. On a tous dans nos cave ou bu des vins de certains domaines pas forcement prestigieux sur le papier mais dont on a pensé qu’ils pouvaient challenger des grandes cuvées ou des grands domaines (en tout cas considérés comme tel)
Donc l’idée étaient de proposer aux amis de me dresser une liste de cuvées ou domaines qui pouvaient répondre à ce critère dans un groupe ou dans l’autre.
Charge m’était incombé de faire les paires de dégustations.
J’ai essayé d’être cohérent sur l’assemblage des paires pour comparer des cuvées, des cépages, des appellations, des millésimes ou des domaines qui travaillent dans le même esprit. Bien sur ce sont des critères qui peuvent être subjectifs ou laissés à l’appréciation de chacun mais on a essayé de faire au mieux.
Au final on a passé une bonne soirée avec un très beau niveau général.Paire 1 :
Champagne Don Pérignon 2002 : (kador)
Nez moyennement expressif. La matière semble moyenne et courte en bouche. Apparait des notes liégeuses qui donnent à penser que la bouteille à un défaut. Dommage car j’aurai bien voulu savoir ce que donnait cette bouteille en pleine possession de ses moyens. ED
Foreau Vouvray brut 2002 : (challenger)
Nez évolué sur la frangipane, un coté miel. La bulle est fine, complexe avec une belle acidité et une grosse longueur. Des arômes d’agrumes, de coing, de crème pâtissière, de fruits jaunes et de miel. C ‘est très bon et encore en forme.
Avantage au Foreau puisque le Don Pérignon est pas à son avantage.
Paire 2 :
J.P. Fichet Meursault les chevalières 2010 : (kador)
Nez un peu serré, boisé. La bouche apparait également boisé et un peu alcooleuse mais avec de l’ampleur. C’est un peu monolithique et trop compact, marqué par son élevage.
Rapet Pernand Vergelesse « le clos du village » 2010 : (challengers)
Nez typique chardonnay légèrement herbacé. La bouche est fluide avec de beaux amers et des fruits blancs. Ce n’est pas très complexe mais très fin avec une belle tension qui étire une belle finale et se termine sur quelques amers crayeux. Très bon.
Sur cette paire, avantage au Rapet qui a été plus fin et plus expressif que le Fichet
Paire 3 :
Stephane Bernaudeau VDF « les nourrissons » 2015 : (kador)
Le nez est pur sur les agrumes, la poire. La bouche est elle aussi pure et sphérique à la fois avec une belle matière sur les fruits jaunes et agrumes. Grande longueur très équilibrée entre matière et acidité. Grande bouteille en devenir.
J.Vedel vouvray « Compte Marc » 2015 : (challenger)
Nez également sur les agrumes, le citrus et la poire. La bouche est très tonique , très verticale avec de beaux arômes d’agrumes, de bonbon anglais avec un enrobage agréable. Très belle vivacité et grande longueur. Très bon
Avantage au Bernaudeau qui était présentait en l’état une matière plus imposant tout en étant d’un superbe équilibre. Mais le Compte Marc est loin d’avoir démérité et le match était serré.
Paire 4
Saint Estèphe Cos d’Estournel 1996 : (kador)
Nez complexe légèrement fumé accompagné de fruits rouges. La bouche est superbe, équilibrée avec des tanins présents mais bien fondus. C’est carréssant avec une belle complexité sur des arômes de cassis, de fruits rouges de ronce. Grande longueur équilibrée. C’est un vin à parfaite maturité et d’un équilibre magistral et d’une évidence absolue. Un des plus beaux bordeaux que j’ai pu boire. Superbe et grand vin.
Saint-Estèphe Haut Marbuzet 1998 : (challenger)
Nez un peu plus évolué, moins charmeur mais très beau aussi. La bouche est très belles sur des arômes mélangeant petits fruits noirs et cèpe, sous bois. Beaucoup de charme dans ce vin qui n’a pas la dimension du Cos d’Estournel mais qui est très équilibré. Très belle longueur également qui laisse une empreinte fluide.
Le Cos d’Estournel remporte la manche relativement facilement tellement il était grandiose et au-dessus. Cependant le haut Marbuzet était un très beau vin et il a souffert de la comparaison. Mais seul c’est un régal aussi.
Paire 5 :
Jérôme Bretaudeau domaine de Bellevue, Statera 2016 : (challenger)
Nez légèrement évolué mais avec beaucoup de fruits. En bouche c’est hyper gourmand sur les fruits rouges, la framboise, la groseille. Une petite acidité donne du peps à l’ensemble dont les tanins sont bien polis. Très belle longueur et très digeste. Très bon
Duroché, Gevrey Chambertin 2016 : (kador)
Le nez est plus mat avec de petits fruits noirs. La bouche est fluide, fine, sur la ronce et les fruits noirs. Il y a une légère acidité qui donne de la fraicheur à l’ensemble. Les tanins sont fondus et de grande qualité avec un très beau touché de bouche. Finale légèrement réglissé. Un vin fin (mais pas fluet) qui possède de la sève mise en avant par un très bel équilibre.
Avantage sur cette paire au Duroché qui a emballé pas mal de mes camarades qui ne le connaissait pas.
Paire 6 :
A.Rousseau Gevrey Chambertin 2011 : (kador)
Nez un peu mutique « différent de l’ouverture de la bouteille ou il s’exprimait bien) et une légère réduction. La bouche est belle, fruitée, caressante avec une belle acidité. Très belle longueur sur les petits fruits rouges. Très beau vin qui joue dans la finesse.
Domaine Fourrier, Gevrey Chambertin 2011 : (challenger)
Nez Superbe et très expressif sur les fruits rouges. La bouche est suave, fait évoqué un élevage à l’ancienne avec une austérité noble. Les tannins sont parfaitement fondus. Il y a une grande longueur avec de la présence. On évoque le style Leroy. C’est excellent
Avantage au Fourrier sur cette paire due à cette très belle présence en bouche et son coté faussement évident.
Paire 7 :
J.L. Chaves Saint Joseph 2009 : (kador)
Nez porté sur la tapenade et l’anchois. La bouche est puissante, fluide avec un beau volume. On retrouve les marqueurs de la syrah avec ces arômes de jus de viande, de violette et de fumé. Beaucoup d’énergie qui emmène sur une longue finale équilibrée. Très beau vin
Gallety Coteaux du Vivarais « Syrare » 2009 : (challenger)
Nez un peu poivré, fruits noirs. La bouche est plus sérieuse voir plus austère, compacte avec un gros volume et une touche mentholé. On est bcp sur les fruits noirs et si la matière est belle, elle est compacte et manque de se déployer, ce qui manque de gourmandise. Peut-être à attendre.
Avantage au Saint Jo de Chaves sur cette paire là.
Paire 8 :
Sauternes Ch. Climens 1997 : (kador)
Nez porté complètement sur le safran, l’orange confite. La bouche est fine, élancée, sur des arômes de safran, d’écorces d’agrumes. Il y a une grande longueur et une belle complexité qui finit sur des arômes de pamplemousse avec des amers très élégant. Excellent vin
Foreau Vouvray Réserve 1989 : (challenger)
Nez un peu poussiéreux, champignonné et de carton mouillé. La bouche quant à elle est assez équilibré avec une belle teneur en sucre mais ces arômes un peu poussiéreux et de champignons sont bien présents. Elle se présente sans éclat. Un problème de bouteille (un peu récurrent sur les 89) assurément
Avantage au Climens qui fut une très belle bouteille.
Voilà, ainsi s’achève cette belle soirée. On a essayé de faire des duels cohérents qui au final ont montrés de belles surprises. Certes, les challengers étaient de haut niveau mais quand on voit la différence de prix ou la difficulté à se procurer certaines bouteilles on voit qu’on peut se faire plaisir ailleurs.
- 6 janvier 2020 à 22h33
- in reply to: Les Joyeux Turons : la Story
[center]PAULEE TURONS 2019[/center »>
Comme chaque année maintenant depuis 5 ans, a lieu notre traditionnelle Paulée de fin d’année avec l’ensemble des joyeux Turons. Moment qui commence à être attendu de pieds fermes et devenu un incontournable pour notre groupe de buveurs de nectars.
Cette année encore ( pour la troisième fois de suite), l’ événement se passe au bistrot des Belles caves de Tours.
Nous avons été royalement accueillis, toute l’équipe était aux petits soins avec nous. Jacky Blot connaissant notre petit groupe avait distillé quelques recommandations et nous a offert très aimablement 2 bouteilles a déguster pour cette belle soirée. Un grand merci à lui et de nouveau à toute l’équipe. La cuisine quand à elle était très bonne et appropriée pour ce genre de dégustation. Bravo !Mes notes vont également être succinctes car le rythme de dégustation est assez élevé.
Bulles:
1/ Champagne Ulysse Colin Les Roises 2011: Très beau champagne comme toujours avec de la matière, des notes grillées, une pointe oxydation. Equilibre superbe entre matière et acidité. très belle longueur sur de fines bulles et finale sapide. Top
2/ Champagne éphemère 001 Drémont père et fils: La bulle est plus présente. bouche énergique, fraiche et sapide. dans un registre plus simple que le précedent mais désaltérant et bien fait.
3/ Veuve Clicquot 2008: Après les 2 précédents, la bulle est plus grossière et le dosage est plus appuyé. Cependant une belle vivacité se dégage certainement due au millésime. Un vin effectivement bien fait pour grand public.
4/ Champagne Francis Boulard Mailly GC 2007: Beau champagne , assez raffiné. Il n’a pas une grosse consistance pour un grand cru mais un certain équilibre sur la finesse se dégage avec une belle longueur et une pointe oxydation. Très bon.
5/ Champagne Chartogne Taillet Les Barres 2015: Très beau champagne là encore sur es notes de fruits jaunes avec une bulle fine. Il y a une grosse acidité qui donne de la fraicheur. L ‘ensemble s’étire sur une longue finale fraiche et sapide. Très beau champagne qui semble être très peu dosé.
Blancs :
On ouvre le bal avec une sacré doublette pour commencer. Un Auvenay et un Coche :
6/ Domaine d’ Auvenay Aligoté 07: Nez très intense sur le sésame et la frangipane. La bouche est somptueuse et joue clairement au dessus de son appellation. Il y a de la matière, bouche ample et équilibré par une grosse acidité.notes toastées, sésame et aubépine. On part aisément sur un beau Puligny. Très grande longueur ou comment magnifier un cépage et un terroir. La grande classe.
7/ Bourgogne Coche-Dury 2013: Il y avait du lourd en face mais il est loin d ‘avoir démérité. Bouche superbe, suave , grasse et tonique à la fois. La aussi la bouteille surpasse son appellation et pourrait la placer sur un beau Meursault. C’est très bon , bien équilibré entre une texture suave, sur des arômes de fleurs blanches, d`’agrumes, d’amande le tout propulsé par une belle acidité. Finale longue, fraiche et sapide. L’ensemble est très bien équilibré et d’une gourmandise absolu. Très bon.
8/ Domaine du Collier « Charpenterie » 2010 d’Antoine Foucault: Très beau nez. Bouche très équilibré, moins opulente que la dernière goutée il ya quelques mois. Très belle équilibre entre matière et tension .Grande longueur. un vin classe de gastronomie que je trouve moins en largeur que la dernière fois et qui à gagné en finesse.
9/ T. Boudignon Savennières « Les Fougerais » 2015: Nez sur des arômes anisés et agrumes amers. En bouche grande pureté et grande tension sur des arômes de calcaires, de fruits jaunes mais avec une grande minéralisé. Grande longueur sapide sur les agrumes et quelques amers.Très bon
10/ Vouvray « Clos de la Bretonnière » J. Blot 2009: Bouche assez large avec du volume sur des aromes un peu toastés, de fruits jaunes. Belle acidité même si on aurait aimer un chouille de plus pour porter cette belle matiere. Evoque facilement un beau vin de la cote de Beaune. Belle longueur et complexité pour un vin qui fait tres jeune encore .
11/ Meursault 1er cru Genevrière 2011 Boisson Vadot: Nez superbe sur les fruits blancs, une légère réduction pas caricatural. En bouche, de l’avis général, on peut partir chez Coche avec une bouche dense, legerement toasté : grillée mais pas asséchante. C’est limpide et posséde une très grande allonge. Très beau vin.
12/ Chassagne village Ramonet 2012: Nez un peu mutique. Bouche un peu légère sans réél relief. Peut- être l’effet de séquence ne l’a pas aidé mais c’est un vin même si bien fait ne procure aucune émotion particulière. Présence d’amers et manque de tension pour équilibrer le tout.
13/ Clemens busch 2006 Riesling: nez très floral. Bouche assez cristalline mais avec des sucres résiduéls. Un peu perturbant à ce moment de dégustation. Sinon, c’est fin, bien équilibré, ca se boit tout seul. C’est très bon sans être complexe.
Rouge:
Là aussi on commence fort avec une très belle triplette :
14/ Vosnes Romanée «Petits Monts » 2014 Georges Noellat: Superbe nez envoutant sur les fruits rouges, ca pinote. Bouche pleine et soyeuse sur les fruits rouges et un peu d’arômes cendrés. C’est délicat avec des tannins presque imperceptibles. Très belle longueur et grande buvabilité
15/ Clos de la Roche 2003 Rousseau: Idem sur le nez qui est envoutant et plus gourmand encore. En bouche, le millesime ne se fait pas sentir. Pas d’arômes confits, c’est délicat, d’une buvabilite et d’ une « simplicité » hors norme. Tout est à l’équilibre. Une très belle bouteille
16/ Echezeaux 2012 de J. Castagnier: des trois c’est lui qui est un peu sur la réserve avec un fruité bien présent mais assez simple. Pas de notes austères. Arômes de petits fruits rouges.La bouche qui présente dans un premier temps un petit deficit de matière s’ouvriera au fur et à mesure pour gagner en consistance et en sérieux.Un cran en dessous des autres mais pas mal quand même avec de l’aération
17/ Henri Gouges « clos des Porêts » 2011: nez un peu mat sur des fruits noirs. Bouche superbe, suave, avec une très belle matière qu’on pensait pas retrouver sur ce millésime. Très belle longueur et équilibre entre finesse et consistance. Déidément j’aime de plus en plus les vins de ce domaine surtout sur les millésimes plus « difficiles »
18/: NSG Village 2007 E.Rouget: nez très ouvert sur les fruits rouges. Bouche déliée, sur les petits fruits rouges avec une petite acidité qui donne de la fraicheur. Ce n’est pas très large et ca fait même plutôt nature comme vin. Je m’ attendais pas trop à cela. C’est bon mais un peu simple et sans veritable frisson pour mon premier Rouget.
19/ Louis Jadot 2002 Pommard 1er cru « Clos de la Commarine »: beau nez qui pinote bien. La bouche est évoluée sans etre décharnée. Belle longueur, très beau vin a point.
20/ Charpenterie rouge 2010 Foucault Antoine: Je n’ai pas aimé du tout. Bouche acide, un peu dissocié. Je n ai pas compris ou je suis passé à coté.
21/ R.Lenoir Chinon 1990: bouchonné, a un pet.
22/ Clusel Roch Cote Rotie 1989: très beau nez complexe. En bouche, tanins parfaitement fondus et bel equilibre entre matière et fraicheur. Belle longueur. Très bon
23/ Crozes Hermitage « Clos des Grives 2013 » Magnum: très belle syrah, fruit croquants, du zan, de la violette du fumé. Très bon comme toujours.
24/ Château d’ Ampuis Guigal 2004: gros volume mais le bois est encore trop présent et la finale asséchante. A attendre pour que tout cela se fonde.
25/ P. Gaillard 1996 Cote Rotie: belle syrah à maturité là encore mais un cran en dessous du Clusel Roch. La matière commence doucement à se dissocier. Belle longueur mais a passé son apogé.
26/ Barolo 2004 Cavallotto: M’evoque un très beau Bordeaux style St Estephe avec des arômes de cigare, une pointe de guarrigue et un coté minéral. Belle longueur pour un très bon vin.
27/ Granato 2011 de Foradori: Je suis passé un peu à coté mais j’ai le souvenir d’un vin un peu dur et pas ouvert.
28/ Clos des Cistes 2007 : Je pense que la bouteille avait un pet. Nez de guarigue. Bouche séveuse mais qui se dissocie vite.Moyen
29/ Muntada 2007 Gauby: Très bizzard comme vin. Fait très nature avec des arômes pas net. Pas top
Blanc sec et sucres:
30/ J.L Chave Hermitage Blanc 2004: Les blancs de la région c’est pas mon truc même si je dois reconnaitre que ce vin a une certaine classe. La bouche est belle, huileuse avec du confort mais les amers se font trop sentir pour moi et surtout ca manque d’acidité et de fraicheur. Intrinséquement c’est bon mais c’est pas mon truc.
31/ Condrieu Gangloff 2004: La encore c’est pas trop mon truc même si on lui trouve un coté accessible et gourmand sur les fruits jaunes avec une belle tenue. Moins sérieux que le chave et plus acessible et gourmand.
32/ Morey saint denis blanc domaine Bruno clair 2008: Bouche assez large mais sans grande acidité qui lui confère de la mollesse. Un peu ostentatoire et pas gourmand pour un sou. Moyen
33/ Sauternes Lafaurie Peyraguey 1990: Beau Sauternes qui a gardé une belle fraicheur. Bel équilibre sur les fruits confits , le safran. Pas trop de volatil, assez classe.
34/ Bonnezeaux 97 domaine des Petits quarts: Un bon liqoreux de chez nous mais je suis passé un peu à coté.
35/ Oxford 70 PX: très bon vin, différent bien sur des autres mais pas de lourdeur sur des aromes torrefiés de cacao, de cigare, de cédre. Pas mal du tout
36/ J. Blot « Clos de la Bretonnière » 2005 en sucre: Excellente bouteille (plus de 200 gr de SR). Très conplexe avec des aromes de fruits jaunes confit, de safran, de frangipane.Belle acidité qui vient soutenir le tout pour que cela ne tombe jamais dans la lourdeur. Très belle finale fraiche et complexe. Le meilleur sucre pour moi. Merci J.Blot
Et voilà comment se termine notre Paulée annuelle. Le niveau augmente d’année en année et c’ est tant mieux. Quel plaisir de partager de tels flacons avec les copains autour d’un repas convivial avec nos femmes. Merci aux Turons pour ce bon moment.
On a vraiment un groupe d’amateur passionné ( de furieux comme disait J.Blot !!) auquel se sont tissés de vrais liens d’amitiés. Le tout dans une ambiance des plus conviviales.
Merci encore au bistrot des Belles caves de nous et à J.blot de nous avoir reçu à nouveau avec tant d’égards.- 20 octobre 2019 à 21h09
- in reply to: Les Joyeux Turons : la Story
Soirée Belles Paires !!!Lors de notre dernière dégustation chez PO, Nico, au détour d’une conversation, nous sort subitement : « j’ai deux belles paires à vous faire gouter » … Stupéfaction dans l’assemblée et léger blanc, puis les premières blagues commencent à fuser. Bref après des moments hilares qui nous ont tenu la soirée, la prochaine soirée intitulée « belles paires » est calé.
RDV donc quelques jours plus tard pour une très belle soirée. Chacun apportant également quelques quilles en essayant de respecter un fil conducteur. Une très belle soirée au niveau vins ainsi qu’au niveau miam avec entre autres des homards bretons au barbecue …Un pur régal suivis de côtes de bœufs racées d’anthologies.
Vin 1 :Champagne Janisson Baradon Toulette 2008
Nez très chardo sur les fruits jaunes et le sésame. Belle bouche, fine, élégante mais également complexe sur les fruits secs, la crème pâtissière la pomme granny et une légère oxydation ‘est droit, pur et précis. La bulle est fine mais claquante. Très belle longueur sur les fruits secs. Très bon
Vin 2 : Champagne Krug grande cuvée.
Nez complexe, très puissant faisant également évoquer le chardo avec un peu de réduction. La bouche est énergique, complexe sur les arômes de fruits jaunes, de frangipane, de safran puis elle évolue sur plus de vinosité au fur et à mesure de l’aération. La bouche est d’un très bel équilibre entre volume, gras et tension faisant voyager sur différents arômes qui donnent de la classe et de la complexité. Très belle allonge et finale qui claque sur la frangipane. Un grand champagne.
Vin 3 : Riesling gd cru HENGST 2010 Josmeyer
Nez pétrolé et d’herbes fraiches avec un léger fumé. La bouche est riche, avec des amers sur de légères notes fumées. Il y a un gros volume avec une matière presque impactante. Belle longueur sur des amers. Très bien
Vin 4 : Riesling « clos windsbuhl » 2007 Zind Humbrecht :
Nez pétrolé et fruits jaunes avec beaucoup d’éclat. La bouche est tendue, fuselée construite sur une belle acidité citronnée avec des arômes de pomme granny, de fruits blancs, de minéraux. Grosse longueur citronnée avec du peps et ce qu’il faut de gras pour apporter du confort de bouche. Superbe.
Première paire annoncée par l’ami Nico. Inutile de vous dire que l’accord avec les homards au barbecue était au top :
Vin 5 : Meursault « clos des ambres »2008 A. Ente
Nez très chardo sur les fruits blancs et le sésame grillé. La bouche est ample, assez complexe avec une grosse matière mais équilibrée par une grosse acidité. Aromes de fleurs blanches, de pierre à fusil, avec un léger gras. L’équilibre est là et s’étend sur une grande longueur et persistance qui laisse une finale fraiche et tonique. Superbe
Vin 6 : Meursault 2008 Coche Dury :
Nez également très chardonnay ou l’on retrouve également du sésame grillé. Similitude entre les nez des 2 vins. La bouche est épurée, ciselé, citronnée avec une grosse densité également. L’équilibre est magistral entre tension, minéralité et arômes de fruits blancs. Superbe longueur persistante.
Le Ente est plus complexe en l’état et peut être supérieur au Coche. Mais l’équilibre et la buvabilité du coche est vraiment impressionnante. 2 très belles bouteilles.
On passe aux rouges :
Vin 7 : Saint joseph François Dumas 2014
Nez sexy et fruité sur les petits fruits rouges, la violette avec les marqueurs de syrah. EN bouche, la matière est fruitée, fluide et très gourmandes sur les petits fruits rouges et la violette avec un léger fumé. Ce n’est pas d’une grande complexité mais c’est terriblement gourmand. Belle longueur et finale fraiche. Un vin de très grande digestibilité. Très bon et un vrai plaisir.
Vin 8 : Saint joseph « cuvée du papy » 2014 S. Montez :
Nez très syrah également. La bouche est fraiche mais plus dense que le vin précédent avec des arômes de violette, de fruits noirs, un coté graphite. C’est suave et d’une grande buvabilité également. Très bon.
Vin 9 : Saint joseph 2014 Gonon
La robe est plus foncée que les précédents. Nzi poivré et sur la violette. La bouche est plus sérieuse, dense voire séveuse sur de beaux arômes de cèdre, de garrigue, de violette. C’est un peu moins sexy que les 2 autres et un peu plus serré mais la matière est là et demande un peu à se fondre. Moins de plaisir en l’état mais serin sur l’avenir de ce vin.
Et voilà la deuxième paire annoncée cette fois en rouge :
Vin 10 : La Mouline 2006 Guigal :
Nez puissant sur des arômes de fruits noirs, de garrigue. La bouche est séveuse et mentholée à la fois, avec toujours ces fruits noirs, du graphite du bois noble à peine perceptible. C’est complexe et plein à la fois avec une grande puissance maitrisée. Superbe équilibre qui suit une superbe finale. Superbe vin.
Vin 11 : Cote rôtie 2006 « Lancement » 2006 :
Nez ultra puissant sur la tapenade le confit de tomate, les épices et le miel d’acacia. La bouche est à l’unisson et ne déçoit pas mais sur un registre plus fluide que la Mouline mais pas dénuée de corps. On a des arômes de cuir, d’épices, de violette, avec une petite acidité qui apporte de la fraicheur à l’ensemble. C’est faussement accessible mais quelle longueur. Grande longueur à la fois complexe et très digeste. Superbe bouteille.
2 très belles bouteilles à leur apogée. Le Ogier m’a paru plus un poil au dessus car il y avait un peu de folie dans ce vin là où la Mouline joue dans un registre plus sobre et sérieux. Mais quel pied !
Vin 12 : Vouvray « Réserve »1990 P. Foreau
Robe couleur caramel et ambrée. Nez sur les fruits confits, le coing, le safran. La bouche est superbe, de grande concentration et de complexité sur les arômes de fruits jaunes et exotiques, de raisins de Corinthe, de fruits confits. L’ensemble est soutenu par une superbe acidité qui donne de la fraicheur et qui apport du confort à la bouche. Finale longue et complexe qui régale le palais. Superbe comme toujours.
Voilà une très belle soirée qui s’achève. C’est vrai qu’il en avait 2 belles paires l’ami Nico. Merci à toi pour ce bon moment.
Prochaine soirée à la maison sur le thème Cadors vs Challengers.
- 2 octobre 2019 à 22h36
- in reply to: Attention aux arnaques sur leboncoin.fr
C est clair que ça sent pas très bon cette « affaire ».
Question : ils font plus de 10 000 bouteilles de RSV au domaine ? ( je me suis pas renseigné ) car on voit relativement bien le numéro de la bouteille
Autre remarque : soit le gars en question connaît la valeur du domaine et donc son prix de marche et la brade car il a besoin de cash tout de suite ( ce que je doute)
Soit il n y connaît rien et je vois pas pourquoi il la met a 400 eur plutôt que 100 ou 1000 eur
Soit c est tombé du camion et il veut la vendre vite et bien
Soit il a habillé une bouteille ou remplacé le vin qu il y avait par de la piquette et même avec ce prix il est gagnant.
Soit c est un vrai coup de bol de tomber sur un mec qui vends une vrai bouteille à ce prix là ( et qui n y connaît pas grand chose) mais j ai un sérieux doute là dessus.Beaucoup d interrogations qui appelleraient à la prudence …
- 21 août 2019 à 4h21
- in reply to: Domaine Marcel Deiss
CR: Domaine Marcel Deiss – Altenberg de Bergheim 2005 :
Nez sur le safran, les abricots, la mirabelle.
La bouche est plus grasse que le précédent, plus dense sur des arômes évolués et confits accompagnés de quelques notes pétrolées.
Bonne acidité qui donne un peu de peps et étire la finale.
C’est bon mais pas transcendant non plus.- 21 août 2019 à 4h14
- in reply to: Domaine Zind Humbrecht
CR: Pinot Gris « Clos Jebsal » 2010 Zind Humbrecht :
Nez avec une légère volatile sur des arômes d’abricots confits. En bouche, il y a une belle acidité. Ce n’ est pas très large mais c ‘est frais sur des arômes de coings , d ‘abricots confits, de litchi accompagnés de quelques amers. Longueur intéressante sans être monstrueuse.
- 21 août 2019 à 4h07
- in reply to: Château Mouton Rothschild, Pauillac
CR: Château Mouton Rotschild 1999 :
Nez de cabernet qui fait plus jeune que les autres. On part la aussi sur Bordeaux.
La bouche est concentrée avec des arômes de fruits noirs, de cigare et quelques notes végétales. C’est assez juteux, mais il ne se libère pas totalement car la matière reste un peu comprimée, comme si le vin était entre deux phases.
C ‘est très bon, mais pas transcendant.- 21 août 2019 à 4h05
- in reply to: Domaine Trapet, Gevrey-Chambertin
CR: Chambertin 2001 Trapet.
Nez superbe sur les épices, les fruits noirs. Je pars sur un beau pauilhac au départ puis retour sur le pinot avec des arômes complexes qui se dégagent. LA bouche est suave, avec du corps, de superbes arômes de réglisse, d’épices, de mûres, de cerise noire, de myrtille. Grande longueur et superbe équilibre pour ce vin à son plateau de maturité et qui, je pense, y restera encore quelque temps. Le rouge de la soirée. Grandiose.
- 21 août 2019 à 4h02
- in reply to: Domaine Comte Georges de Vogüe, Chambolle-Musigny
CR: Bonnes Mares 1982 De Vogue :
Le premier rouge de la série. La robe est clairement évoluée, tuilée. Le nez est assez puissant et pinote sur les petits fruits rouges et noirs. En bouche, il y a une belle trame acide qui donne plus de longueur que de largeur. Les arômes sont évolués partant sur le tertiaire avec des notes prononcées de cerise acidulée, et beaucoup d’épices. Belle longueur honorable. Un bon vin qu’il est quand même temps de boire avec des qualités indéniables, mais si ca manque un peu de corps et de matière.
- 21 août 2019 à 3h56
- in reply to: Château de Beaucastel, Châteauneuf du Pape
CR: Ch. Beaucastel VV blanc 2007 :
nez assez discret sur les fruits blancs et jaunes un peu murs. Bouche assez puissante, mure avec des amers bien présents et une pointe alcooleuse. L’ensemble est cependant bien fondue dans une matière glycériné qui donne un beau toucher de bouche. Finale intéressante sur les amers.
Je ne suis pas un fan des blancs de la région donc mon jugement est un peu faussé, mais ce vin a des qualités indéniables.
- 21 août 2019 à 3h54
- in reply to: Maison Trimbach
CR: Trimbach Clos St Hune 1999 :
Nez pétrolé puissant qui trahit son origine. Cela fait très riesling avec es notes d’herbes fraiches. La bouche est puissante, légèrement fumée accompagné de fruits jaunes et exotiques. Il y a une grosse matière et une grosse densité contrebalancé par une belle acidité. L’ensemble est très bien équilibré et d’une insolente jeunesse. Finale superbe.