chonchon

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  • chonchon
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    [b]oups, j’ai oublié de préciser les millésimes en cause:
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    je sais, pas le 96, mais bon, si vous aimez le susucre, je m’en occupe, la cerise (mûre) sur le gateau…:)o[/b]

    chonchon
    Participant

    ça y est je dois intervenir, en ce qui concerne la chair de poule, j’avoue être plutôt bon public et que j’ai en mémoire une verticale de Monte Bello à la propriété qui m’a complètement renversé. alors, effectivement, lors de notre dégust il manquait un petit quelque chose, mais je crois que cela se situe plutôt au niveau des conditions de travail que je vais ai infligé. je viens de recevoir les millésimes absent lors de notre rendez-vous, je propose de les déguster pour se terminer lors de la verticale Dom Pé, comme ça nous serons sûr de goûter au moins un grand truc (:D

    chonchon
    Participant

    cher vous tous,

    j’aime vous voir vous enerver autour des verres surtout lorsque vous ne pensez pas à parler de ce merveilleux produit qu’est le Open up de chez Mikasa, un produit français, comme son nom l’indique. By the way, je ne sais plus qui à proféré que 90% de la prod de champagne était exportée, faudra relire ses notes, la France exporte 50% de sa prod. Bref, à part pour François qui a probablement goûté toute l’histoire de la maison, il y a une verticale de Dom Pé organisée à Bruxelles bientôt. Allez donc voir dans les annonces de dégust pour ne pas mélanger les sujets (:P)
    on attaque au 62 et on se termine au 92, peut-être que je vais ajouter un 96, mais perso je le trouve nettement trop dosé, ce qui, comme le disait si bien Luc est un avantage en dégust à l’aveugle. Par contre j’ai un souvenir de 96 rosé avec des macarons à la truffe Blanche de Pierre Hermé, que je vous dis que ça…

    chonchon
    Participant

    c’est marrant, je n’avais pas vu le remarque du triste sire. il est vrai qu’en matière de vin la décontraction fait rapidemment perdre de l’aisance a pas mal de gens. je crois effectivement que le proprio en question serait content, déjà de se voir cité. si c’est le genre de détail qui mérite une polémique, alors il faut vite passer à autre chose.

    chonchon
    Participant

    cher Luc,
    tu es vraiment trop gentil.
    promis je m’active pour les Clos Du M. en attendant, hier soir, j’ai commenté une petite verticale de Colheita de chez Barros remontant jusqu’à 37. Mais bon, ce n’est pas du champ alors une fois de plus je suis dans le mauvais chapitre et je vais encore me faire tancer vertement ;-))).
    ceci dit, le 13/1é dans le cadre de l’expo « les paruriers de la mode » au Mac’s du Grand Hornu, j’organise une belle dégust de champagne autour du thème « le champagne produit d’images ». si ça te dit quelque chose va voir sur le site du Mac’s, il reste encore quelques places.
    a bientôt et encore merci.

    chonchon
    Participant

    y’a qu’à faire comme les autres français SDF, venir se réfugier chez nous(:P)

    chonchon
    Participant

    je suis désolé, je ne savais pas qu’il fallait faire où on me disait de faire. cela ne se produira plus.
    C’est grave ?

    chonchon
    Participant

    je ne suis qu’un novice mais cette idée de phase de fermeture et d’ouverture me semble bien fumeuse, je ne trouve nulle trace de cette chose dans ma littérature. Qu’est ce que cela signifie en fait. Un vin est fermé ou ouvert suivant sa vinification, mais de quelle manière est-ce systématique ?

    chonchon
    Participant

    il est sublime, je suis d’accord, le texte de la vigneronne, mais, et je ne crois pas me viander des masses, quelqu’un pourrait m’expliquer pourquoi les pouvoirs publics subsidient si largement des pans entiers de l’économie, surtout les moribonds, et pas d’autres ? Et puis dans la foulée, pourquoi les « petits » domaines qui se bougent trouvent souvent suffisament de clients pour qu’il n’y ait plus de vin rapidement à la vente et d’autres passent plus de temps à astiquer leur 4X4 qu’à aller chercher les clients chez eux. J’ai le privilège d’être un acteur extérieur du monde du vin, par là je veux dire que je ne dois pas m’occuper de rembourser les mensualités afférentes à la production et aux aléas de la commercialisation. J’ai aussi l’immense privilège, en matière de pinard, de vivre en Belgique. et dans ce pays je vois un paquet de vignerons qui passent, qui viennent animer des ventes, des dégustations, qui mouillent le maillot et font des affaires. Etrangement, souvent, ce sont les mêmes que l’on voit. Et, ou alors ils sont menteurs (;-))) ), ils ont l’air de pouvoir nouer les deux bouts. est-ce que les acteurs de l’écomusée se rendent ils compte que s’ils ne veulent pas faire partie d’une profession en voie de disparition, ils ne faut pas qu’ils attendent la visite du gardien du ZOO et l’heure de la pitance. C’est terrible, mais dans la totalité des secteurs économiques, c’est la même chose. Plus personne ne peut se contenter d’une seule facette de son activité. regardez où en sont les vignerons qui avaient confié la totalité de leurs ventes au négoce. surtout dans le bordelais. Ils ne savent même pas où sont leurs clients. A ce niveau d’amateurisme on est parfois tenté de ne même plus avoir pitié. Un entrepreneur n’a pas le choix, comme on dit souvent dans les cénacles cultivés qu’il ma’arrive de croiser, t’as ta bitte et ton couteau. Evidemment, avec l’évolution sociale, pour les dames, faudrait remplacer le terme bitte par autre chose. Mais le résultat reste le même, t’as pas le choix. tu te défonces ou tu crève. Si en plus tu te fais plaisir, c’est parfait. sinon on engage à la SNCF.

    chonchon
    Participant

    Dans le cadrage necessaire évoqué par monsieur Audouze, ne serait-il pas utile de revenir a fond sur la notion d’AOC et de bien préciser qu’il ne s’est jamais agit d’une notion qualitative mais bien d’une norme de reproductibilité, au même titre que les normes Iso 9000 et quelque. Si l’AOC était réellement une norme qualitative, pourquoi l’INAO autoriserait elle tant de vin qui devraient être simplement déclassé ou interdit, à la vente ? J’ai déjà entendu parler de plus ou moins 30% des vins présenté aux agréments qui seraient dans ce registre et qui pourtant passent. L’appellation est une notion fondamentale, pour rappel la plus ancienne du monde fête cette année ses 250 ans, dans le Douro, au Portugal, mais il faut cesser de croire qu’elle est la pierre angulaire de la crise actuelle. D’un côté on fustige la chose pour sa complexité ou alors que de l’autre elle est trop n’importe quoi. Si au lieu de s’en servir comme d’un argument de vente, les producteurs médiocres, et ils sont légions, avaient la sagesse de l’utiliser comme une carte d’identité, et non comme un barême tarifaire, peut-être les choses changeraient elles un peu. La crise actuelle est fondamentalement structurelle comme vous le dites si bien en d’autres mots, je crois que malheureusement ce ne sont pas les mesurettes politiciennes proposées par l’Europe qui changeront quelque chose. La crise est globale, mondiale en d’autres termes. Les Australiens en prennent aussi plein la gueule en ce moment, mais, et la différence est énorme, ils ne tirent pas plus de 7% en moyenne de leurs revenus en aides diverses. Quand on connaît le montant des primes et subsides perçus en moyenne par les agriculteurs français, les statistiques parlent d’une moyenne supérieure à 50%, je sais que ce n’est pas pour tout le monde au même niveau, on est en droit de se dire qu’il va falloir tôt ou tard ré-équilibrer les choses. Pourquoi l’agriculture; qui représente moins de 10 % des travailleurs en France, représente elle plus de 40% des financement européens ? Il y a un véritable problème politique interne au pays là derrière. Si en plus on extrapole un peu, on peut se rendre compte que dans pas mal de coin, toujours en Europe, on utilise les subventions en matière de viticulture à dinamiser, à construire, à developper des activités connexes à forte valeur ajoutée. Allez donc visiter un peu la Rioja Alavesa, par exemple. Voyez comment le politique et les acteurs économiques majeurs du coin travaillent pour développer l’oeno tourisme. Et puis allez faire un tour dans cette magnifique, sublime, région de l’Entre-deux-Mers, la Toscane française, (là, je ne suis absolument pas dans la dérision, pour que les choses soient claires) et encore mieux, dans le Médoc, zone mythique s’il en est. Et voyez, de un comment sont gérées les voies d’accès, de deux comment est géré le receptif, et de trois, juste pour rire, essayez de loger, allez, une petite centaine de personne dans le même coin. Les raisons de la crise ne sont pas évidentes à déterminer, ce serait trop simple, mais si, déjà, les natifs se bougeaient un peu le cul, s’ils tentaient de prendre leurs destins en main, sans toujours attendre la manne secourable de l’état, les choses seraient peut-être un tantinet différente. Je voudrais, en parlant de crise, que quelqu’un m’explique comment le pays qui reçoit le plus de subvention de toute l’union européenne pour son agriculture et aussi celui qui a voté non le premier à la dernière consultation européenne ? si mes souvenirs sont bons ne doit on pas dans ce cas parler de schizomachinnie ?

    Allez, courage, parlons, écrivons, éructons, c’est quand même moins con que de se balancer des bombes sur la tronche.

    chonchon
    Participant

    Perso ça fait pas des masses d’années que je suis dans le boulot du vin, tout au plus une vingtaine. Déjà quand j’étais jeune, je trouvais ce genre de confrontation totalement débile, et j’avoue que le temps passant, cela ne change pas. que du contraire. Comment peut on comparer des choses comme celles la. Pourquoi pas bientôt une grande compète entre les meilleurs de Nuit face aux meilleurs néo-zélandais ? ou encore les vins d’Algérie d’avant 62, face au château Materazzi, célèbre grand cru rital champion du monde ? Noooooon, les gars, ces dégustations me font penser aux albums de Gotlib et a Hamster Jovial, dans ce concours où c’est la gamine qui pisse le plus loin. Cela dit, si c’est une occasion pour permettre à nos amis de l’hexagone de découvrir ce qui se fait de plus grand ailleurs, alors oui, tant mieux. De plus, les millésimes présentés tiennent plus de la maison de retraite que d’autre chose. Cela dit, à l’occasion je mettrais en ligne mes notes de dégust sur la verticale de Montebello faite au domaine pendant le ZAP de 2004, nous étions remonté jusqu’en 64, si me mémoire ne me joue pas des tours, et bon sang de bois, c’était immense. En avril dernier nous avons verticalisé une douzaine de Haut Brion, et, à mon humble avis, ils étaient, pour la plupart en dessous de mon souvenir de Monte Bello. Mais Ridge, c’est vraiment tellement au dessus du reste en Californie qu’une fois de plus, comparaison ne peut être raison. Pour en terminer, ces dégustations comparatives, j’en ai vécu quelques unes, un jour, le vieux Bob Mondavi était à Bruxelles, en compagnie de Riedel pour démontrer que ses vins étient largement au niveau des plus grands européens. Donc à chaque grande cuvée Mondavi, faisait face un grand nom du vieux monde. Etait-ce concluant ? Con, certes, mais cluant je cherche encore. Si en plus on a suffisament de recul pour oser se dire que les plus chers et les plus connus ne sont pas souvent les meilleurs, on se pose vite d’autres questions. Et si on cherchait à qui profite le grimme ?

    chonchon
    Participant

    Perso, le foie gras et le pain d’épice ça me file des boutons, mais mon frère, qui ne joue pas sur LPV, il est cuisinier le pauvre et n’est que le petit fils de sa grand mère qui cuisinait aussi de son métier , travaille beaucoup cette combinaison. En matière de foie gras, je n’ai que des goûts de chiottes, j’adore le cru avec un peu de fleur de sel et un tour de moulin a poivre. le tout accompagné d’un riesling qui claque un peu genre des trucs chleus de Mosel/saar/ruwer ou d’un vieux grûner veltliner de la machion chouette weingartner Wachau. Par contre c’est super sympa de croire que je suis ericB. Certes, je le suis aussi, mais comme il existait bien avant moi, je ne suis que Chonchon. Allez, continuez bien à me faire plaisir.
    Bonne soirée à tous
    Eric Boschman, donc, puisqu’il en est ainsi

    Ps un jour, je vais vous parler du foie gras fumé à froid que faisait mon père dans ma jeunesse, ça vaut toutes les madeleines de Prost (alain)

    chonchon
    Participant

    dans les prochaines, il y a une magnifique verticale de Ridge Montebello, Champagne Salon, une verticale de Porto en décembre quinta encore à préciser. Bon, y’a aussi une belle de bourgogne et une de Latour dans le tube. Qu’on se le dise, qu’on le dise, au plus on est fou, au moins il y a de riz. C’est bien connu.
    Fait chauw

    chonchon
    Participant

    Moi j’avoue que cette proposition de réforme me donne la nausée. Non pas parce qu’elle vise à sauver une partie de la production, mais parce qu’elle va encore augmenter les aides. je ne suis pas, loin s’en faut, un tenant des théories d’Alain Minc ou de Sarko, la néo-libéralisme me donne de l’urticaire, mais là faut arrêter le déconne. Un agriculteur français touche plus de 50 % de son revenu sous forme de prime. la puissance de la FNSEA est incroyable, c’est plus un lobby c’est franchement un pouvoir ! Pourquoi l’état et les régions ne soutiennent pas les restaurateurs (qui générent nettement plus d’emplois) ou les plombiers ou les je ne sais pas quoi d’autre ? Tout le pognon qui file comme ça dans une énième tentative de réforme, alors que l’on n’investi que du bout du portefeuille dans la recherche, l’enseignement, les soins de santé. C’est écoeurant. Je travaille dans le monde du vin, depuis vingt ans, je crois bien connaître le secteur, et je constate toujours la même chose: on aide surtout les médiocres, on laisse les autres se démerder. « Puisqu’ils se débrouillent, ce n’est pas la peine de les aider ». C’est évident…
    On va arracher ? encore ? on arrête pas d’arracher, enfin, on arrête pas de donner des primes d’arrachage, pourtant les volumes produits augmentent sans cesse. On vient même de mettre au point un système, en Australie où, soit dit en passant la crise cogne grave sans aide gouvernementale, qui permet d’extraire 12% de plus des grappes traitées au pressurage.C’est pas merveilleux ? Arrachez, arrachez, on produira toujours plus à l’hectare. Dans certains pays de L’UE, il n’y a même PAS de cadastre viticole, demandez à l’Italie. On pense qu’il y a plus ou moins 55000 ha de vignes « fantômes » en UE, c’est à dire des parcelles pour qui on a touché des primes d’arrachage et qui produisent encore. Ces 55000 ha ne sont pas qu’en Italie, by the way.
    Cette crise est un drame, pour énormément de gens, mais elle peut être une oportunité pour pas mal de vignerons médiocres de se tirer vite fait et de faire enfin quelque chose qu’ils aiment faire. Mais pas à nos frais, c’est bon, on a assez donné, cela commence à devenir risible.
    Maintenant, en dehors du problème des primes d’arrachage et distillation, je pense que les mesures proposées ne sont pas bonnes, elles ne tiennent effectivement pas compte du marché, de sa diversité et de la méconnaissance totale des vins par l’essentiel des consommateurs. Au lieu de légiférer dans le sens populiste en permanence, nos instances devraient peut-être oser le courage politique, celui de la gestion de la cité, et oser informer, promouvoir une certaine forme de consommation intelligente, une création de valeur unitaire européenne au travers du vin par exemple. Mais ça, c’est pour une autre vie…

    chonchon
    Participant

    « L’exemple et l’évolution de Gauby me parrait ètre un juste retour aux sources et aux valeurs authentiques de nos vins de vignerons.
    En ce qui concerne johny,bon courage,s’il pouvait contribuer à une bonne commmunication des vins de la région,tant mieux.
    Quant à la crise,je suggére qu’un forum soit ouvert,il est vrai que ce n’est pas une discussion d’amateurs,mais un problème de producteurs. »

    ça c’est vrai ça, la crise c’est la faute à ces salauds de consommateurs qui boivent moins, et aussi a ces salauds d’Australiens qui produisent comme des dingues sans appellations et cadre legislatif, c’est la faute aux étrangers, aux industriels, aux salauds, aux cons. STOP ! la crise est là, pas prête de se terminer, il va falloir adapter la production à la consommation, non pas en terme de goût, ça c’est débile, mais bien en terme de quantité. C’est terrible, c’est évident, des dizaines de gars vont se planter, des régions entières vont aussi se planter.Mais en quoi est-ce un problème de « pro » ? je connais un paquet de domaine qui ne survivent que parce que des passionnés ont décidé d’inverstir massivement, pour sauver le gars qui bossait bien mais ne savait pas compter. C’est un peu réducteur de limiter la discution autour de la crise aux « pros », d’autant que si une bonne solution avait pu un jour jaillir de leurs concertations, cela se saurait depuis longtemps. Ce sont les amateurs, même branleurs, qui achètent le vin, le boivent et en parlent, ils ont voix au chapitre autant que les producteurs.Il y a quelques années j’ai parlé de pinard dans le cadre du CFPPA de Béziers, je parlais de vin du nouveau monde. c’était fabuleux, des pros, comme vous dites, ne savaient même pas ce qu’étaient les vins d’Australie.Il s’agit d’une gueurre, même si elle n’est qu’économique, et comment peut on espérer cette bagarre si, primo on ne connaît même pas ses adversaires, et secundo on n’accepte pas les avis des amateurs. ceci dit pour parler du vin de Jojo, c’est un truc de gros négoce, Jeanjean je crois, ce n’est ni bon ni mauvais, cela n’a aucun interet, un peu comme les vins de Deux par DEux, il s’agit d’une signnature, comme pour les lunettes comme l’a si bien dit quelqu’un. j’ai dégusté la chose, c’est nettement trop cher pour ce que c’est, mais il faut bien payer l’homme. En matière de notoriété, a mon sens, faut pas se leurrer, la seule notoriété sera pour Jojo, et le produit vendu, dans la tête des fans c’est du vin qui retiendra la nuit, point barre. Languedoc pour eux c’est à la rigueur, les boîtes echangistes du Cap
    Je n’ose même pas relire, c’est bourré de fautes d’orthographe, bon, ben, tant pis, faut que j’aille bosser. Courage.

    chonchon
    Participant

    Merci, c’est gentil

    chonchon
    Participant

    j’aime votre débat sur ce qui se dit ou pas sur les pages d’un forum, mais l’important se trouve avant, quelqu’un je n’ai pas note qui à dit un truc du genre: c’est au chef de s’adapter, pas au touriste. Certes, certes, mais a force de s’adapter à tous on ne fait plus rien. C’est grâce à ce genre de pratique que le cinéma commercial américain est si mauvais, c’est grâce à cela que l’on a Star Ac et autre Nouvelle Star. Boris V à dit un jour que la majorité n’est jamais du côté du plus grnad nombre. C’est tellement vrai. Mais dans le cas de Meneau, Gagnaire et autres catastrophes du genre, il y a aussi un problème de fond. La grande gastronomie peut elle faire l’économie d’une restructuration en profondeur ? J’ai mangé dans un 2 étoiles il y a peu dans le Pays Basque Espagnol. J’en ai pris plein le gueule, c’était vraiment exceptionnel, et pourtant je passe ma vie au restaurant. C’était original, créatif, pas du délire déstructuré, mais simplement un truc en rapport avec son temps. Et au niveau tarif, 130 euros le menu 6 services vins inclus…. ça laisse rêveur. Cette semaine j’ai mangé dans un étoilé bruxellois, service coincé du cul, bouffe bien foutue mais rien de transcendant, loin s’en faut, sommelier pérorant, bref, pas génial, et pas loin de 120 euros par personne pour un menu trois services sur la terrasse le midi. Voilà le problème, c’est du délire tarifaire. Trop cher pour plus assez de plaisir. il ne s’agit pas d’adapter l’offre aux clients, mais juste à l’époque. la gastronomie est malade chez nous, elle manque de renouveau, de culture, de profondeur. Il y a des stars médiatiques, mais il y a un manque d’hommes qui portent quelque chose. On peut ne pas aimer les Bocuse et autre Romeyer, mais eux au moins on fait bouger une métier dans son ensemble. les dieux du stade d’aujourd’hui tirent la couverture à eux allègrement mais oublient qu’il faut aussi mériter ses clients et quelque part les « éduquer ». Il y a quelques mois je discutais avec ALain Deluc, président des Maîtres cuisiniers de Belgique et patron du Barbizon à propos de la crise de la restauration de luxe chez nous. sa réponse était toute simple: « les clients qui tournaient entre les grands restaurants il y a quelques années, qui apportaient un sens critique, une vision extérieure aux cuisiniers et parfois les remettaient sur terre, n’existent plus. la restauration de luxe est devenue un produit de luxe comme un autre, une marque, juste une marque »
    On pourrait poser ce genre de constat dans le monde du vin, il suffit de voir l’évolution tarifaire de certains « grands » bordeaux, et l’augmentation de volume produit chez ces mêmes « grands » bordeaux…
    Mais c’est une autre histoire.
    Je sais c’est un peu confus, mais c’était histoire de recentrer la reflexion sur autre chos que des attaques et contre attaques à propos des comptables et autres banquiers.
    Bon week-end

    chonchon
    Participant

    Perso je n’ai pas énormément d’infos sur le vintage de Ramos Pinto si ce n’est de l’avoir goûté chez eux au printemps et à Bruxelles lors d’une verticale totalement déjantée remontant jusqu’en 1880 et une babelute. Le vin est remarquable de finesse, de délicatesse. je pense que Ramos Pinto, malgré le rachat par un champenois connu, est probablement la maison de Porto la plus classique en matière de vintage. Ici pas de machin truc à la mode avec hyper extraction ou plus de passage en lagares. au contraire, on maintient les choses en place pour garantir une constance certaine. C’est magnifiquement équilibré et ça c’est suffisament rare pour le souligner.

    chonchon
    Participant

    Ben voilà, l’idée pour cette fois c’était de faire une vraie verticale, dans le même cépage et sur la même propriété. En théorie j’ai une faiblesse pour le Verdelho, mais j’avoue que cette fois-ci j’ai été bien scotché. en fait à l’évolution ces vins sont vachement équilibrés. je crois que comme bien des vins plus doux à la base ils « bouffent » leurs sucres avec le temps et donc deviennent de plus en plus secs. les plus vieux étaient vraiment fabuleux. Surtout le 34 qui était juste magique. J’ai une vriaie faiblesse pour ce genre de pinard lorsqu’ils sont aussi vieux. j’ai toujours une petite pensée pour le gars qui à cette époque là faisait le vin. il avait peut-être le même âge que moi aujourd’hui et avait les soucis de son temps. vous vous rendez compte ? un pinard fait 4 ans après la révolution, 3 ans après le couronnement de Léopold 1er, bien avant l’électricité, le moteur à explosion et j’en passe et des meilleures. Ces vins sont vraiment les seules formes d’art ingérables après autant de temps. en dehors de ces con- sidérations philosophiques de cuisine, il est difficile de vraiment avoir un avis objectif à propos de ce genre de chose. C’est que les infos à propos des conditions climatiques sont peu fiables, pas vraiment d’info à propos de la vinif, on ne garde rien (juste pour le fun, il en va de même dans d’autres régions, il y a peu pour la verticale de Haut Brion j’ai téléphoné au domaine pour connaître les assemblages de certains millésimes des années 70 et 80 et il n’ont pas pu me répondre, il n’y a pas de traces). A part ça c’était chiant à organiser mais vachement bon à déguster. il y a quand même un truc qui me chagrine, quand j’organise une verticale de Yquem je refuse du monde, quand exactement dans les mêmes conditions tarifiares (on partage le prix des bouteilles par le nombre de présent, je prends le reste à ma charge) j’organise une verticale de Musard ou de Madère c’est galère totale, ô monde réel, dis moi que tu n’es pas si cruel ;-)))))))

    chonchon
    Participant

    ouais, ouais, c’est bien joli tout ça, mais faudrait faire passer l’info, on manque cruellement de peuple, une fois de plus quand on ne tape pas un grand Bordeaux. Tu sais quoi ? ils me pompent ces humains aux grands yeux si bien fermé

    PS: joli, hein, le pseudo…je sais ne dis rien.

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