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- 29 juillet 2010 à 9h12
- in reply to: Domaine M. Lapierre, Morgon
CR: Morgon Lapierre 2005
Robe rouge carmin.
Nez très mûr sur le pruneau et la cerise burlat. Jolie note florale et de Zan (violette et
réglisse). Importante acidité volatile.
En bouche, « du jus de raisin alcoolisé » selon l’expression d’un dégustateur béotien qui apprécie le côté
naturel de ce vin. D’autres reprochent à ce même vin une bouche déséquilibrée où domine
l’alcool. Le vin évoque la cerise à l’eau de vie, la quetsche.
Etonné, certains interrogent le propriétaire sur la conservation du vin. Pour connaître les
Morgons de Marcel Lapierre et avoir bu ce même millésime dans l’année, je suis très surpris
car c’est une des plus belles expressions du gamay et du beaujolais que l’on puisse boire. Comme
ce vin n’est pas soufré, il est aussi très fragile, et n’apprécie pas trop la
chaleur et le transport. Il est aussi sensible aux conditions atmosphériques. Il fait lourd,
le temps est à l’orage.- 29 juillet 2010 à 5h09
- in reply to: Château Ausone, Saint Émilion
Ausone 1992:
Vin non carafé dégusté le 14 juillet.
1er nez réduit, étriqué, sur des notes de vieux bois, en bouche tannins secs et anguleux.
puis à l’aération le vin délivre tout son potentiel et reprend de la couleur.
Robe rouge claire légèrement tuilée.
Les arômes sont d’une grande complexité, sur la prune, la tourbe et le tabac blond avec une note de bois précieux et d’épices orientales assez envoûtante.
La bouche est dans un premier temps un rien dure et anguleuse puis se met en place. De belle texture, fluide et souple, de longueur moyenne tout juste maintenue par une singulière minéralité, elle n’en demeure pas moins fraîche et digeste.
Puis le nez évolue vers des notes puissamment fumées et lardés, de bois de cheminée et de graphite tout en restant élégantes grâce à son côté boisé rare et à ses notes douces épicées poivrées. Enfin les notes fumées, animales et giboyeuses, de cuir et de fourrure prennent nettement le dessus mais la bouche reste toujours en retrait du nez probablement marquée par l’effet d’un millésime très moyen.Le lendemain, le vin se goûte très bien. Tout est en place, on ressent l’expression du terroir, un beau jus plus infusé qu’extrait, la fraîcheur et la minéralité en avant, la prune, la boite à cigare, la muscade, un fumé discret noble, le graphite. C’est quand même beau!
- 29 juillet 2010 à 4h52
- in reply to: Domaine Stéphane Bernaudeau
Stéphane Bernaudeau Anjou Blanc « Les Nourrissons VV centenaires » 2001 :
Vin non carafé.
Robe légèrement trouble, dorée laiteux pour un vin non filtré. Le nez complexe est dominé par des notes de miel d’acacia, de poire mûre puis de pomme au four et d’épices, poivre et curry. En bouche le jus se montre d’une qualité exceptionnelle, naturelle, très proche du jus de raisin, verjus avec un côté frais. Le vin est riche, gras, droit, rond et harmonieux. Assez proche du nez, les arômes en bouche évoquent le miel crémeux, la poire, l’amande. Le vin est porté par un très beau support acide et une minéralité qui expriment un terroir sublimé. La finale est longue, pure, presque tannique avec une amertume de bon aloi. Superbe équilibre.
- 29 juillet 2010 à 4h45
- in reply to: Maison Dominique Laurent
CR: Grands-Echezeaux 1991 Dominique Laurent :
Un vin de très vieilles vignes (les plus anciennes datent de 1928!). Dégusté le 14 juillet
Vin non carafé.Robe rubis légèrement tuilée avec un large disque orangée.
Nez de fruits rouges, dominé par la cerise à l’eau de vie, la griotte.
Puis le nez se montre plus floral, sur la pivoine et la rose ancienne fanée accompagné par de fines notes boisées-épicées. le nez complexe ne cesse d’évoluer à l’aération.
Merveilleux toucher de bouche, très enveloppant et d’un soyeux délicat, suave, sapide, sans aucune aspérité. C’est une confiserie qui stupéfait par sa longueur et la rémanence des arômes conformes à l’impression olfactive. On se délecte d’un jus d’une incomparable fraîcheur. On croque la cerise, on dégouline de jus de baies rouges inconnues, on mange un bouquet de fleurs. On se regarde, un ange passe. Les verres se vident au gré de notre impatience à renouveler cette rare expérience. la bouche évolue encore sur l’orange et le cacao. On touche au sublime centré sur nos intimes perceptions, entre ciel et terre, dans une dimension verticale.