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- 15 septembre 2022 à 2h38
- in reply to: Domaine Jean-Paul & Benoît Droin, Chablis
Je suis numéro 2 également. Aucun problème au moment du règlement.
Petit Chablis, Vaillons et 1er cru générique : épuisés.
- 26 août 2020 à 23h34
- in reply to: Foires aux vins 2020
Ce n’est pas élitiste de pousser un coup de gueule quand ton vin se retrouve dans la GD alors que tu œuvres à ce qu’il ne se retrouve pas à cet endroit.
- 4 août 2020 à 13h15
- in reply to: Mon repas d’anniversaire
Les magiciens ne dévoilent jamais leur grand tour, starbuck !
- 4 août 2020 à 12h52
- in reply to: Mon repas d’anniversaire
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Zébulon de la bouffetance, d’une inventivité folle et d’une réalisation titanesque, Éric est maestro des fourneaux. Pas n’importe lesquels, les siens. Mieux servi par lui-même que par les autres, Éric se donne d’énormes défis dans sa cuisine dont le labeur d’un repas en 10 services est compensé par les bénéfices immédiats d’un succès gustatif révélé tour à tour chez les divers convives. Pas par complaisance, mais par sincérité et amicalité. On aime ou on n’aime pas. Mais comment ne pas aimer.
Nous jonglons entre un Riedel et un Zalto.
6 convives, 10 plats, 5 vins.Blanc de Blancs 2011 – Champagne par Francis Boulard
Brut Nature dégorgé en 2015. Pur chardonnay. Un nez qui fait la conversation sans détour. Expressif, sur des notes miellées, cireuses, de fleurs blanches, de tartine de brioche chaude. Personnellement, le nez est une invitation. Aussi étonnant que cela puisse paraitre, le vin me parait relativement évolué à l’œil, eu égard à la finesse des bulles présentent dans le verre. Pour autant, je m’attends à ce que ça claque un peu sur la langue. Sauf que… pas du tout. L’œil avait raison. D’un point de vue texturé, on oublierait presque qu’il s’agit d’un champagne. Il y a un pétillant extrêmement discret. Élégance et belle harmonie ont été caractéristiques pour moi. Accord parfait sur une mise en bouche de rosace à base de pâte feuilletée, de pommes cuites, de speck, roulée dans des éclats de noisettes torréfiées. Suivi d’une première entrée, un étonnant opéra de foie gras, pomme verte, citron, le tout fumé à l’anguille.
Marienburg Felsterrasse 2017 – Riesling trocken par Clemens Busch
À l’aveugle, les notes empyreumatiques de ce vin à la robe jaune guident tout de suite vers l’est de la France ou d’un saut vers l’outre-Rhin. Contraste saisissant entre l’expressivité d’un nez sur les agrumes, fruits jaunes et pétrolé et une bouche au caractère dompté et sage. Hormis la richesse en fin de bouche, qui ne me ferait pas boire ce vin pour lui-même, l’accord fonctionne bien avec un faux maki au crabe, à la crevette, au citron vert et à la mangue, roulé dans une chapelure de pois vert au wasabi, servi avec son faux wasabi à base d’avocat au combava et des baguettes de citron et encre de seiche. La bouche trace tel un mustang fougueux (un vin poétique probablement ! Clin d’œil à Fred). Belle acidité, désaltérante tout en restant bavard. J’apprécie ce vin. L’accord sur les ris de veau laqués au citron vert accompagnés par son faux-risotto de courgettes au curry vert a très bien fonctionné également.
Château Carbonnieux 1989
En blanc. Débouchée quelques heures avant repas. Couleur impeccable, niveau parfait, bouchon qui semble dater d’hier. Nez évolué. Mon expérience des vieux Pessac-Léognan blanc étant ce qu’elle est, c’est-à-dire inexistante, je suis incapable de dire si cette évolution olfactive est normale ou pas. Néanmoins, le nez m’est très agréable. Et je ne dis pas ça dans la mesure où il s’agit de mon apport sur ce repas. Le nez est réellement avenant, plaisant, harmonieux. Je crois reconnaitre une touche quelque peu sauternaise. Éric me dit que le cépage y est pour quelque chose. En bouche, le vin est resté vif par rapport à ce que je connais de plus jeune dans ce style. C’est subtil, charnu, et ça présente une belle persistance aromatique. Je m’attendais à quelque chose d’assez sec, sobre, aigre. Ce n’est pas le cas. C’est rond et délicieux. J’aime beaucoup. Sur un tartare de veau et d’anguille fumée, avocat et citron noir, intéressant. Sur une blanquette de lotte et de coques, c’est carrément jouissif.

Château Montrose 2001
Bouteille ouverte la veille. On s’autorise un fond de verre pour jauger de la bonne forme du vin. À ce stade, j’ignore quel est ce vin. La seule chose que je constate c’est que le nez est très exaltant. Le lendemain, les effluves ont monté d’un cran. Pétard, je pourrais rester le pif collé au verre pendant des heures. Tant est si bien que lorsque le plat arrive, je suis assez excité à l’idée de boire enfin ce vin. C’est le seul rouge du repas. Mais, il y a un hic. Le vin n’est pas raccord avec la promesse qu’il diffuse olfactivement. En bouche, il se montre peu vibrant, placide, austère, personnellement trop austère. Comme s’il était à son apogée, à bout de souffle et qu’il n’a plus rien à livrer par la suite. L’habit ne fait pas le moine. Et c’est bien le problème. Ce vin ne se montre pas tel qu’il est attendu, ressenti. Je suis peut-être sévère parce que déçu par le manque de relief. Mais qualitativement, tout n’est pas à jeter bien entendu. Un regain d’intérêt a lieu avec les plats présentés (Selle d’agneau fumée au cèdre, shiitake, sauce aux fruits noirs, suivi d’une crépinette de joue et queue de bœuf). Niveau aromatique, même si le jus a déboussolé mes repères, au niveau du touché, l’attaque intensifie le plat et je le trouve digne d’intérêt précisément sur ce point. C’est punchy. Les tannins sont beaux et discrets. En revanche, la longueur reste et restera un peu trop serré pour moi.

Château d’Yquem 1997
Tout ce qui brille n’est pas d’or, parce que les pépites restent parfois enfouies. Alors quand il s’agit de retrouver la fameuse bouteille dans les trésors cachés d’Éric, il faut s’affairer pour mériter le Graal. Après moults rebondissements, la bouteille est enfin dénichée dans un dédale labyrinthique de cartons enchevêtrés les uns sur les autres. La bouteille est débouchée la veille au soir. Même constat que pour le Carbonnieux 89, à savoir : couleur impeccable, niveau parfait, bouchon d’un état irréprochable. La couleur est tout ce qu’il y a de plus magnifique. D’un or éclatant. Aussi bien en contre-jour qu’à la lumière douce, le vin apparaît toujours d’un éclat ravissant. On croirait que le vin a emprisonné des rais de lumière pour toujours. Le nez emporte avec lui les marqueurs habituels d’un Sauternes. C’est magnifique et complexe. Des notes safranées, d’agrumes confits, d’abricot, de fruits exotiques, de caramel… C’est franchement dingue. Et on espère que la bouche ne soit pas à l’image du Château Montrose 2001 bu précédemment dont le nez magnifique laissait place à quelque déception papillaire. La bouche est riche. Je suis frappé par l’onctuosité qui est tout sauf lourde, qui tapisse la langue de sa complexité et de sa belle fraîcheur. Le burger de poire et fourme d’Ambert recouvert d’une brioche toastée réduite en chapelure, ainsi que la tarte aux abricots et pistache servi avec sa crème glacée au safran, ne viennent (à aucun moment) bousculer l’équilibre du vin, malgré la sucrosité du dessert. Le tout reste rafraîchissant et aromatique. Nom d’un cul, qu’est-ce que c’est bon !Un superbe flacon oo,

Éric est une personne rendant honneur au partage.
Il ne fait pas (que) pour lui. Il œuvre pour l’instant, pour le rapprochement entre convives.
Il jette des ponts relationnels, il bâtit des autoroutes aromatiques.
Joyeux anniversaire Monsieur Yuzu B)[center]

- 22 juin 2020 à 14h39
- in reply to: Primeurs 2019 à Bordeaux
Pontet-Canet 2019 à 68 HT de nouveau disponible chez certains revendeurs bien connus de tous.
- 11 juin 2020 à 19h22
- in reply to: Primeurs 2019 à Bordeaux
C’est sûr ça ? Que les négociants ont déjà payés je veux dire.
- 3 novembre 2019 à 20h37
- in reply to: Château Beau-Site, Saint-Estèphe
CR: Château Beau-Site 2009, Saint-Estèphe
J’ai quelque scrupule à jouir des infos de LPV, mais n’y apporte pas ma pierre pour autant. Petit CR donc.
Chateau Beau-Site 2009 appartient aux crus bourgeois du Médoc. L’une des plus anciennes propriétés de la commune de Saint-Estèphe. Point le plus élevé du territoire communal faisant face à la Gironde. Voisin de Calon Ségur.
Nez expressif, vraiment. Presque exubérant. Mais après une bonne heure de carafe, les effluves se font différents. Profil plus charmeur, sur le champignon et le fruit frais.
En bouche, belle densité, de l’élégance, un vin en grande forme, sur les fruits rouges, une légère note de boisé au second plan agréable. Balade gustative sur un beau site de cabernets.
Emballé je suis.- 2 juillet 2019 à 2h36
- in reply to: Le vin et son histoire en images
Oliv, l’île d’Oléron n’est pas en Vendée.
Sur les images, on peut y lire « Charente-Inférieure ». L’on sait que l’appelation a changé début des années 40. Donc, les photos sont antérieures à cette période.
Depuis, l’île d’Oléron se trouve en « Charente-Maritime », beaucoup plus joli comme nom, non ? Néanmoins ce n’était pas du goût de tous les cognaçais, pour qui le rappel aux produits de la mer ne semblait pas très en phase avec le produit des vignes.
- 19 juin 2019 à 2h06
- in reply to: Ô temps, suspends ton envol !
Petit retour consensuel (on fait ce qu’on peut, vivement les vacances !)
Si vous voulez comprendre la cuisine d’Éric, figurez-vous un millefeuille de saveurs où chaque couche à une saveur précise et cet assemblage se complète dans une globalité délicieuse. Aucune saveur ne vient faire de l’ombre à l’autre. Il semblerait qu’aucun désaccordage aromatique ne résiste à l’épreuve des fourneaux d’Éric tant chaque ingrédient retenu l’est pour une raison précise. C’est une cuisine faite d’une grande finesse qui n’a d’égale que l’immense travail abattue par son artiste pour livrer sur toile d’assiette des œuvres inédites et magistrales. Et je pèse mes mots ! C’est la troisième fois que je participe à l’un de ses repas. Trois fois où les invités sont différents. Et trois fois où la satisfaction est unanimement partagée, sans complaisance.
Belles rencontres. Bouteilles superbes. Du curieux sekt sarrois en passant par la fraîcheur ++ d’un toscan mentholé, de la découverte d’un « rosé » haute-couture complanté en Roussillon jusqu’au tour de passe-passe d’un Bergerac sec qui ferait pâlir un GCC, jusqu’au fougueux Rayas 2008 exhalant improbablement des senteurs de fruit de la passion, pour se perdre sur un inédit et magnifique jus de Cuvée Madame 2001, tout en terminant ce festin sur deux paires de pépites allemandes dont l’une d’entre-elles accompagnera de ses arômes mes papilles sur le chemin du retour (7200 caudalies au moins ! Ok j’en rajoute un peu, disons 6800). Repas magique.
Avec ces nouvelles agapes, je n’ai jamais eu autant envie de découvrir les grands crus de Monbazillac (parait qu’il existe un vieux classement inscrit dans un grimoire depuis longtemps oublié) et cela grâce aux Bilancini qui ont un amour réel pour ce terroir malaimé des profanes. Vivien et Éric ont réussi (sans difficulté je précise) à faire naître en moi un intérêt inédit pour les crus outre-Rhin. Enfin Agnès… ah mais que dire d’Agnès si ce n’est que je rêve de partager avec elle un désaltérant « J’pète les œufs » 1967 sur une des plages de Fécamp, Amen ! *private joke* Si vous voulez entretenir vos rides du sillon nasogénien, Agnès est une partenaire de premier choix. Mais je tiens à dire qu’Agnès ce n’est pas que ça. Très content d’avoir rencontré la personne qui se cache derrière un avatar qui lui est à peu près ressemblant 🙂
La gentillesse partagée des convives, la passion évidente du vin autour du vin quelles que soient l’origine et la typicité des parcours de chacun dans ce milieu (professionnel, amateur confirmé ou débutant tel que moi je me considère) n’ont a aucun moment était un frein dans nos échanges autour du vin. Bien au contraire, l’émulation pressentie par Éric a été réelle ! À l’image de son talent pour construire de jolis ponts aromatiques (coucou Agnès) entre plat et vin. Dans sa cuisine, Éric sale peu. Ce sel, il le réserve pour exhauster la convivialité entre ses invités autour de plats uniques et pour ça il est à noter que nous l’avons applaudi bien fort !
- 1 avril 2019 à 17h02
- in reply to: Primeurs 2018 à Bordeaux
Merci Éric pour ton retour !
Content de constater que le Domaine de l’A est au rendez-vous 🙂
À te lire, on dirait que les merlots tirent leur épingle du jeu, est-ce le cas, juste un hasard, ou simplement parce que Derenoncourt conseille davantage en rive droite ?
- 29 décembre 2018 à 18h14
- in reply to: Château Sociando-Mallet
CR: Château Sociando-Mallet 2011
Charnu et velouté. Dense et fin à la fois. Une belle structure. Des tanins discrets. Autrement dit, classique et superbe. Je n’en attendais pas tant, c’est une belle surprise.
- 12 juin 2018 à 3h09
- in reply to: Conserver ses bouteilles couchées est un non sens !
Attendez, on parle avec l’hypothèse que l’hygro de la cave soit à 100% ? Je doute que ce soit la majorité de nos caves.
Que pensez des bouteilles qui sont stockées au large ?
- 19 mai 2018 à 2h05
- in reply to: Clos Veličane
L’étiquette est belle de simplicité. C’est une invitation à s’attarder sur le contenu plus que le contenant. Bravo ! (tu)
- 19 mai 2018 à 1h55
- in reply to: The Macallan
Cela fait quand même du 50 balles la goutte de whisky :dry:
si on considère que la goutte fait 0,005 cl et que la bouteille fait 70 cl, ok c’était l’info inutile du jour :whistle:
- 26 avril 2018 à 1h23
- in reply to: Primeurs 2017 à Bordeaux
Sur le fil des primeurs, je prends des pincettes à la lecture…
Je suis curieux de savoir qui est le marchand ? (par mp ?)
- 24 avril 2018 à 23h23
- in reply to: Primeurs 2017 à Bordeaux
Claudius, je n’arrive pas à savoir si c’est de l’humour ou pas ?
- 20 avril 2018 à 3h08
- in reply to: Primeurs 2017 à Bordeaux
[quote= »mgtusi » post=1021688]A 12-13 € la concurrence ne manque pas et dans toutes les régions y compris Bordeaux.[/quote]
Et ?
- 19 avril 2018 à 2h41
- in reply to: Recommandation Cahors
Si je résume, ça donne un truc comme ça :
Château Combel-la-Serre (Julien Ilbert)
Clos Troteligotte (Emmanuel Rybinski)
Clos Siguier (Gilles Bley)
Clos Triguedina (Jean-Luc Baldès)
Clos de Gamot (Martine Jouffreau et Yves Hermann)
Château du Cèdre (Frères Verhaeghe)
Domaine Cosse Maisonneuve (Matthieu Cosse et Catherine Maisonneuve)
Mas del Périé (Fabien Jouves)
Le Clos d’un Jour (Véronique et Stéphane Azémar)
Château Eugenie (Famille Couture)
Domaine du Prince (Famille Jouves)
Château Les Croisille (Cécile et Bernard Croisille)
Château Paillas (Nathalie Lescombes)- 10 mars 2018 à 22h09
- in reply to: Domaine Pierre Gonon
CR: Domaine Pierre Gonon – Saint-Joseph 2015
Nez explosif. Bouche colorée. De la fine épice et des fleurs comme si elles étaient en sirop. Une longueur de folie. 15 minutes après j’en avais encore la trace sur le palais. Grand !
- 3 mars 2018 à 3h36
- in reply to: Domaine de Montcalmès
En Alsace ahah