Forum Replies Created
- Replies
-
- 4 mars 2025 à 2h14
- in reply to: Domaine de l’Écu, Muscadet
CR: Domaine de l’Ecu – Orthogneiss – Vin de France 2021
Un vin dégusté à la séance de rentrée de mon club. Acheté récemment 17.60€. Vignoble en biodynamie.
J’avais envie de goûter un vin de ce domaine réputé et je m’étais dit (bêtement) que le millésime avait donné un vin vif, ce qui était le but que je recherchais dans cette séance. Ça n’a pas été aussi simple…
Deux bouteilles ont circulé dans la salle et les commentaires ont été assez différents.Pour la bouteille que j’ai eue, la couleur est jaune intense. Le 1°nez est discret mais fin, agrumes, pamplemousse et une note minérale pierreuse. Plus intense à l’agitation sur le minéral mais assez proche.
En bouche l’attaque est ronde, l’évolution se fait aussi sur la rondeur et une impression riche surprenante pour ses 12°. Il se rencentre ensuite bien sur son acidité au bout de plusieurs prises avec des arômes frais qui démarrent un peu riches pour finir sur des agrumes.
En résumé, c’est un bon vin que je trouve quand-même atypique pour un Muscadet (même s’il ne revendique que la dénomination Vin de France). Aucune perception de CO2 en ce qui me concerne.En échangeant, on se rend compte que la deuxième bouteille a un perlant en plus qui modifie l’appréciation, ce qui sera confirmé en dégustant le reste de ladite bouteille. C’est vrai que, du coup, il semble plus frais et tonique et, d’une certaine façon plus conforme à ce qu’on attend d’un Muscadet.
On serait passé à côté de cet aspect intéressant de la dégustation en n’ayant ouvert qu’une bouteille !Le lendemain, j’ai rapporté le reste à la maison et, après cette aération supplémentaire ce qui restait de gaz a disparu. Le vin s’est posé, sur un style rond et fondu, très agréable avec ses 12°, avec une fraîcheur profonde, des arômes mûrs, moins minéraux qu’hier voire même floraux.
C’est donc assurément un très bon vin d’un style personnel qui me donne envie de découvrir le reste de la gamme mais vu les commentaires qui précèdent, ça semble un peu aventureux.
Patrice
- 3 mars 2025 à 2h46
- in reply to: Vignoble Hervé et Nathalie Avallet
Bonjour Bibi
Merci pour ces commentaires précis. Je viens te tenir compagnie sur ce fil que tu tiens à bout de bras.
J’ai fait le we dernier une dégustation des vins de ce domaine au salon de vins de Tain l’Hermitage avec une bonne partie des vins que tu décris. Plus précisément 3 blancs : Sole Occidente 23, Condrieu 23 et Hermitage 23 et 5 rouges : Petit Viron 22, Pulchra Terra 23, St Joseph 23, Côte Rôtie Osa 23 et La Montlys 22, une cuvée parcellaire de vieilles vignes de famille que je goûtais pour la première fois.
Je ne souhaite pas faire de descriptif détaillé ici car je trouve que dans un salon, on a moins le temps et on est moins fiable que plus tranquillement dans une salle de dégustation ou chez soi.Quelques appréciations quand-même qui vont dans ton sens ou pas :
Globalement 2023 est un millésime agréable à goûter dans le secteur, il est plus frais et souple que 2022, sans parler des 18, 19 et 20. Un millésime moyen mais parfumé, ce qui profite bien aux blancs qui sont souvent riches, voire un peu lourds dans le Rhône nord.
Pour ce qui est d’Avallet, je trouve que le domaine produit des vins d’un style peu concentré, l’élevage est peu marqué. Les vignes sont globalement jeunes puisqu’elles datent au plus de 2007, sauf la parcelle qui sert à faire La Montlys qui a 40 ans. Résultat, certaines cuvées élégantes sont à la limite de la légèreté pour moi, comme le Sole Occidente, le Condrieu ou bien le St Joseph rouge dont j’ai par ailleurs bien apprécié la palette aromatique. Mais ça me dérange un peu de considérer qu’un St Joseph 2023 à 22€ soit à boire dans les deux ans.Au sujet de l’Hermitage blanc, je voulais aussi signaler un fait curieux que j’ai expérimenté plusieurs fois et dont j’ai discuté aussi avec plusieurs producteurs : sur ces coteaux, la marsanne peut prendre en jeunesse un registre aromatique qui s’apparente naturellement à des arômes d’élevage en chêne neuf, même chez ceux qui n’utilisent pas de bois neuf du tout ou bien font attention de manière générale à ne pas boiser leurs vins. C’est le cas du domaine Avallet, par exemple et c’est probablement ce qui se passe pour leur Hermitage blanc 23. Autre exemple goûté à ce même salon, le Chante Alouette 2021 de Chapoutier, avec un an d’élevage en demi-muids non neufs et où un boisé épicé net ressortait à la dégustation, beaucoup plus au nez qu’en bouche, d’ailleurs.
J’aime beaucoup les Hermitages blancs qui sont des vins de grande garde, parmi les meilleurs de France au bout de dix ans d’attente, mais je m’écarte du sujet Avallet.
Merci encore pour tes descriptifs complets et à bientôt sur ce fil ou ailleurs.
Patrice
- 3 mars 2025 à 1h55
- in reply to: Domaine Alain Chabanon / Font Caude
CR: Domaine Alain Chabanon – L’Esprit de Font Caude – Coteaux du Languedoc Montpeyroux 2009
Bouteille provenant d’un lot acheté aux enchères en 2021 (25€).
55% mourvèdre, 45% syrah, 36 mois d’élevage dont 24 en barriques.
Aération sommaire.
Couleur dense, acajou, frange bien visible
Joli 1°nez doux sur des épices douces, de la prune noire, un peu de garrigue, de la pierre fumée. A l’agitation, c’est proche, aussi bien en intensité qu’en arômes.
La bouche est complètement fondue, elle a une légère sucrosité, c’est moelleux puis un peu plus réglissé et fumé sur la fin. Assez peu de complexité.Un peu corsé en mangeant.
Un bon vin à ce stade mais qui est plutôt une déception pour moi compte tenu d’un superbe 2008 bu en 2021 et qui avait plus de personnalité.
Patrice
- 3 mars 2025 à 1h31
- in reply to: Domaines Chermette (Ex Domaine Vissoux)
CR: Domaine Chermette – Poncié – Fleurie 2017
Acheté 12€ au domaine fin 2018. Troisième et dernière bouteille.
Bouchon synthétique. Aération 1h dans le verre.Rouge assez dense, bien tuilée
1°nez parfumé et bien classique avec cette palette florale complexe, verdure, fleurs à bulbe (iris), un petit peu de torréfaction. A l’agitation, c’est moins complexe, tout est mêlé, c’est un peu acidulé, la torréfaction passe devant le floral.
La bouche est complétement fondue, équilibrée et fraîche, arômes sur ce mélange floral et un peu sous-bois, moins charmeur que la bouteille précédente en 2022. On reste avec cette impression florale dans la persistance. Mais le fondu est remarquable, rien ne dépasse, ni acidité ni alcool et encore moins les tanins.Les jours suivants, il se tiendra très bien, en étant presque plus puissant à J+2.
Bon accord sur des endives au jambon et sur des fromages.Un style bien classique de cette cuvée plutôt souple et parfumée que j’aime à retrouver.
Patrice
- 2 mars 2025 à 23h23
- in reply to: Michel Juillot
CR: Domaine Michel Juillot – Corton Perrières 2011
Une bouteille isolée achetée 39€ aux enchères en 2020 dans un lot comportant d’autres Corton Perrières dont celui-ci.
Ouverte assez rapidement et servie un peu fraîche. Très bon bouchon peu marqué.La couleur est rouge brique assez foncée
1°nez puissant par ses notes brûlées, minérales, réglissées, viandées. A l’agitation, c’est plus intense dans ce même style qui évoque un barbecue avec des épices en plus.
La bouche est fine et un peu acidulée, très fondue avec une légère matière finale qui s’accentue peu à peu. Les arômes sont évolués dans un style sévère et n’ont pas fait très bon ménage avec des charcuteries maison (saucisson jambon cru), dans une sorte d’apéro dînatoire. On dirait qu’il appelle plutôt un plat juteux.Une bouteille qui a conservé de la puissance et du caractère.
Patrice
- 2 mars 2025 à 23h19
- in reply to: Château de Coulaine
CR: Château de Coulaine – Les Picasses – Chinon 2015
Une bouteille achetée 17€ en 2020 (caviste), c’est la troisième et dernière et celle que j’ai préférée des trois.
Ouvert 3h30 avant, très bon bouchon à peine imprégné.Couleur rouge bordeaux moyennement dense, frange éclaircie
Le 1°nez est un peu bordelais par un côté végétal/terreux mais il y a aussi du viandé, du mentholé, du paprika. A l’agitation, c’est plus intense dans un style de maturité en finesse, jus de viande, réglisse, sous-bois, herbes aromatiques agréables. C’est relativement évolué, on n’a plus de fruit.
La bouche montre un bon équilibre très fondu, la matière est aboutie et l‘alcool n’est pas sensible. Les arômes sont ceux du nez, on finit par trouver peu à peu une impression de poivron séché/paprika en finale, en accompagnement d’une ambiance de sous-bois, feuilles mortes, bois séché.Il n’a pas duré plus d’un jour. Le soir, il était déjà un peu différent, plus Loire que Bordeaux, velouté avec un peu moins d’arômes.
C’est un bon ensemble harmonieux et qui penche vers Bordeaux dans un style digeste. J’ai aimé cette impression apaisée, avec un petit côté végétal sous la langue.
Bonum Vinum ad Bonam Venturam, comme on peut lire sur l’étiquette.
Patrice
- 28 février 2025 à 2h39
- in reply to: L’actualité des vins du Rhône
La future AOP Vienne-Seyssuel (nom final) va devoir passer par l’étage intermédiaire Côtes-du-Rhône+dénomination avant le stade suprême de cru, d’après les infos que j’ai eues. Cette dénomination devrait être autorisée pour 2025. Combien d’années avant l’AOP pleine et entière? Les paris sont ouverts.
En attendant, petit conseil d’acheteur : achetez ces vins tant qu’ils sont encore en IGP car les tarifs vont vite rejoindre ceux de la Côte-Rôtie.
Patrice
- 27 février 2025 à 2h23
- in reply to: Domaine de Montbourgeau, L’Etoile
CR: Domaine de Montbourgeau – Savagnin – L’Etoile 2018
Acheté 23€ au domaine l’été 2023. C’est une cuvée qui a passé 4 ans sous voile.
Remonté de la cave et aéré sommairement dans un verre, servi à 10°
Bon bouchon élastique et à peine imprégné.Couleur jaune intense et brillante
1°nez moyennement intense avec la noix verte qui domine, légère impression d’eau-de-vie boisée. Ça s’accentue à l’agitation avec de la puissance et pas trop de nuances.
La bouche attaque assez fraîche puis développe une structure fondue où l’acidité est bien présente jusqu’à la fin et équilibre très bien les 14.5°. Les arômes sont ceux du nez, bien typés par la noix verte sans beaucoup de nuances mais d’une bonne persistance dans ce style acidulé légèrement végétal. Un équilibre remarquable, un ensemble très digeste.Il montre sa puissance en mangeant et répond bien à des crêpes raclette/jambon, puis ensuite à des fromages goûteux.
Les jours suivants, peu de changements, la noix devient plus sèche et s’accompagne de vanille. C’est rond et frais, facile à boire.
Mon commentaire n’est pas superlatif mais j’ai beaucoup aimé ce vin, un savagnin plus civilisé que ce qui se fait à Arbois, il me semble. Jusqu’à présent j’ai trouvé tous les vins du domaine parfaitement à mon goût, faciles à boire mais avec du fond.
Patrice
- 27 février 2025 à 1h42
- in reply to: Grand-Pontet, Saint-Emilion
CR: Château Grand-Pontet – Saint-Emilion Grand Cru 2015
Acheté 23€ en 2018 en GD
81% merlot, 12% cabernet franc, 7% cabernet sauvignon, 15°
Ouvert 4h30 avant dont une heure de carafe
Bouchon long, souple et à peine imprégné
Couleur dense, mate, rouge sombre commençant à tuiler sur la frange.
Le 1°nez est ouvert et mûr, prune noire et cannelle, un arrière-plan brûlé, charbon de bois, un peu de chocolat, de cuir et aussi une petite note végétale en bas du verre ; c’est plutôt complet.
A l’agitation, c’est intense, différent, riche, sanguin avec un boisé plus sensible mais qui se marie bien avec la maturité, il apporte une note de barbecue.
Comme attendu, la bouche est épaisse et riche, elle est charnue et parfumée par des arômes mûrs entre deux. Encore un fruit noir compoté, un boisé bien marié qui apporte un peu d’astringence sur la fin. Il laisse malgré tout une impression d’équilibre dans un style opulent, pas surmûri, velouté et avec du potentiel. C’est bien typé merlot mûr, évidemment, mais la sensation d’alcool n’est pas présente comme je le craignais vu le degré. On peut reprocher que sa longueur n’est pas importante.En mangeant, il n’est bien sûr pas très rafraîchissant et je me surprends à le préférer seul.
Les jours suivants, les arômes deviennent un peu plus cuits et vont vers la confiture de cerise noire et un peu de chocolat. La structure reste moelleuse, il devient comme une sorte d’apéritif à l’ancienne, sans le sucre.
C’est vrai que je n’achèterais plus ce genre de vins à présent mais je trouve qu’il est bien fait et garde un style bordelais bien qu’il tire un peu dans la direction du nouveau monde.
Un vin qui est accessible à présent et qui durera certainement longtemps.Patrice
- 17 février 2025 à 2h48
- in reply to: Weingut Robert Weil, Rheingau
CR: Weingut Robert Weil – riesling – Kabinett trocken – Rheigau 2021
Une bouteille acheté 18€ en 2023 à l’aéroport de Munich. Je continue de parcourir la sélection allemande de la boutique duty-free
Capsule à vis, 11°
Couleur jaune-vert pâle, brillant ; des petites bulles se forment rapidement sur le verre
Le 1°nez est frais, léger, verdure fraîche, citron vert, un peu de silex (dû, je pense, au CO2).
A peine plus intense quand on agite, toujours bien frais, léger pétrolé, quelque chose de minéral et légume racine.
La bouche est comme attendue, bien perlante, très rafraîchissante avec ses 11°, son acidité et ses arômes légèrement pétrolés et citron vert. Cette aromatique le rapproche d’un riesling alsacien mais la structure pas du tout car il est vif et léger. Le perlant est dosé comme il faut, il s’évanouit peu à peu en bouche et apporte ce qu’il faut de fraîcheur. Le lendemain, avec moins de gaz, il sera un peu moins plaisant.C’est un vin simple mais d’un bon style avec de la cohérence et qui est bien passé à table sur des moules marinière. C’est aussi un bon apéritif léger.
Patrice
- 17 février 2025 à 2h33
- in reply to: Domaine Cazes
CR: Domaine Cazes – Rivesaltes tuilé 2005
Acheté 22€ en 2015. C’est la dernière bouteille ; la précédente date de 2018.
Ouvert 30mn avant et épaulé dans un verre. Bouchon imprégné sur quelques mm.
La couleur ambrée s’est un peu éclaircie et il y a du dépôt sur la bouteille.
1°nez discret et évoque curieusement un très vieux rouge sec, douceur de l’eau-de-vie et des fruits secs. Il est plus puissant à l’agitation sur l’alcool. Ses arômes viennent peu à peu, écorce d’orange.
La bouche est fondue, puissante et agréable par son équilibre acide, le toucher est agréable mais avec la puissance alcoolique qui était bien visible dans sa jeunesse ; c’est comme une impression d’eau-de-vie plus que de vin. Le sucre est imperceptible. Les arômes évoquent le noyau de cerise à l’eau-de-vie, un caractère végétal de feuille qui le réveille bien.Les jours (semaines) suivants, il se gardera très bien grâce à cette puissance.
Cette bouteille est plus aboutie que les deux premières. Bien qu’on pense que ce genre de vins ne bouge pas au vieillissement, il s’est nettement assagi. Il me fait bien meilleure impression que le 2007.
Patrice
- 17 février 2025 à 2h30
- in reply to: Domaine Cheveau, Pouilly-Fuissé
CR: Domaine Cheveau – Pouilly-Fuissé – Vers la Croix – 2020
Une deuxième bouteille après celle de Juillet 23.
Jaune moyen, un peu plus paille que la première
Le nez est voisin, frais, fruité, agrumes, zeste.
La bouche a un CO2 sensible, elle est bien sèche, un peu beurrée par l’élevage ; elle a du volume et de bons parfums francs, citronnés, avant de finir sur quelques chose de plus claquant, tendu alors que le milieu de bouche est rond, juste réveillé par le CO2. Peu de changement en somme.
Impression simple mais efficace avec un bon effet du bois qui apporte de la fraîcheur en fin de bouche.
Les jours suivants, toujours ce beau nez d’agrumes, pamplemousse avec cette touche vanillée du bois.Bon style expressif mais je note aussi qu’il monte à la tête un peu trop vite, sans comprendre réellement pourquoi.
Patrice
- 13 février 2025 à 1h17
- in reply to: Domaine Les Fouques, Côtes de Provence
CR: Domaine Les Fouques – L’Aubigue – Côtes de Provence blanc 2023
Et voici le tour de l’Aubigue blanc 2023 acheté 13.50€ au domaine en Mai dernier.
94% rolle en surmaturité, 3% clairette, 3% ugni blanc, le rolle est vinifié en demi-muids neufs
Bouchon DIAM5 « Liège de Provence »Jaune pâle un peu vert, brillant
1°nez moyennement intense, mélange de fraîcheur et de douceur, agrumes, orange et citron, verdure fraîche, fenouil et aussi silex
Quand on agite, on a à peine plus d’intensité et plus de douceur sur la mandarine mais aussi du citron vert ; ça tourne autour des agrumes.
La bouche est assez fraîche et de volume moyen, bien moins opulent que d’autres millésimes, on a presque une impression de dilution et des arômes moins expressifs et plus citronnés qu’au nez. Il y a une bonne sensation de fraîcheur malgré ses 13° mais les arômes sont sur la retenue.En mangeant, le manque de puissance se confirme.
C’est un millésime qui a l’air plus en retrait que les précédents, 2023 année de grande sécheresse en Provence. Il a toujours sa fraîcheur naturelle mais elle est plus marquée et ses arômes sont moins épanouis.
Patrice
- 12 février 2025 à 23h49
- in reply to: Vin et Pic (ex Domaine Mondon et Demeure)
CR: Vin & Pic – Seibel rouge – Vin de France 2021
Bouteille achetée 12.50€ au domaine en Août dernier.
Cépage Seibel 5455 ou Plantet, un hybride franc de pied. Même origine que le rosé commenté avant, mais en rouge, même lièvre sur l’étiquette.Ouvert 3h avant
La couleur est sombre, grenat, la frange est même pourpre
1°nez moyennement intense sur un fruit noir simple, un peu de buisson, bois sec, feuilles
A l’agitation, c’est plus intense et plaisant sur un fruit noir un peu plus cuit, de la mûre, des épices douces.
La bouche est ronde et fraîche, souple en attaque puis un peu plus tannique à la fin avec une bonne acidité. Les arômes sont simples mais agréables, des baies sauvages avec un soupçon de feuille, de végétal sur la fin. C’est une impression plus corsée sur la fin de bouche après un début sur la fraîcheur avec la touche végétale.Le lendemain, un fruit cassis plus net une bouche plus ronde, toujours avec un côté un peu sauvage de buisson et baies, prunelle, myrte. C’est meilleur.
C’est un bon vin assez simple mais bien fait et qui va pouvoir se garder quelques années.
Patrice
- 10 février 2025 à 3h00
- in reply to: Domaine Faury
CR: Domaine Lionel Faury – La Gloriette – Saint Joseph 2016
Une bouteille achetée 22€ au marché aux vins d’Ampuis en 2019. C’est la cuvée faite à partir d’une sélection des plus vieilles vignes du domaine.
Ouverte 4h avant ; bouchon imprégné sur quelques mm.
Couleur carmin dense
1°nez intense mais semble réduit avec des odeurs goudronnées ; l’agitation révèle un univers minéral et, peu à peu, du fruit surnage avec une impression de zan et de charbon de bois.
La bouche a un équilibre frais, un corps effilé par une acidité sensible qui atténue aussi la complexité d’arômes, sa finale est bien minérale, presque métallique, froide. Il y a quand-même du volume et les tanins se sont fondus depuis la première bouteille en 2021, mais l’acidité lui donne de la sévérité et il y a peut-être aussi un reste d’élevage, bien que je ne le ressente pas directement.A J+2, je le trouve plus avenant, avec plus de fruit cuit qui accompagne cette touche de goudron. Est-ce qu’on peut parler de réduction si ça dure deux jours ?
Une bouteille plus stricte que je n’aurais pensé. A ce stade, je pense qu’il faut la passer en carafe. C’est un vin sérieux, de garde importante.
Patrice
- 10 février 2025 à 0h18
- in reply to: Château de Viella, Madiran
CR: Château Viella – Prestige – Madiran 2010
Une bouteille qui traînait dans ma cave depuis une dizaine d’années. Acheté 15€ à l’époque sur place, je dois admettre que ce genre de vins ne m’attire plus à présent.
Ouvert 4h avant, le bouchon n’a pas de marquage de millésime, il est long, ferme et imprégné sur quelques mm seulement, c’est impressionnant.Couleur carmin très dense
1°nez moyennement intense pas très défini, vague fruit noir, tabac. Il ne change pas trop à l’agitation, prune noire et alcool, verdure indéfinie, buisson.
La bouche attaque équilibrée, charnue mais fondue. Fatalement les tanins arrivent ensuite dans une impression cohérente et attendue avec de la puissance, de la richesse alcoolique (14.5°), de la mâche, un certain fondu. Une fois la bouche tapissée de tanins, on l’apprécie mieux. Les arômes sont difficiles à décrire, tournant autour de la prune rouge et du cassis, un peu de végétal, et c’est tout ! Il est surtout marquant pour sa structure.Pas de surprise ni bonne ni mauvaise avec ce genre de vins ; c’est une impression proche de la bouteille bue il y a cinq ans, pas de complexification au vieillissement. Dans ce millésime où les Bordeaux sont puissants et tanniques, les Madirans le sont bien évidemment aussi. Potentiel sans doute décennal.
Il a bien accompagné des tripous.Patrice
- 8 février 2025 à 2h21
- in reply to: Domaine Font de Courtedune / Domaine Font de Joubert
Bonjour Alex
Aucune idée pour le 2022 qui a été noté 100/100 dans la RVF de Novembre pour un tarif indiqué de 38€.
Aux printemps de Châteauneuf 2023, le 2020 était à 26€ et le 2019 à 28€.
Je verrai ce que ça donne en Avril. Tout est possible, y compris une rupture de stock suite à ce 100/100.
Mais si je peux me permettre un conseil de ne pas s’emballer sur une simple note. Il faut goûter et il y a de nombreux styles bien différents à Châteauneuf. Une visite aux printemps de Châteauneuf permet de déguster et de voir ce qui réellement nous plaît par rapport à une réputation, un article ou un commentaire sur LPV. Par exemple, je sais que je ne suis pas fan de Charvin, Janasse ou autres Beaucastel, pourtant plébiscités sur ce forum.
Il y a tant d’autres noms à découvrir.Patrice
- 30 janvier 2025 à 2h37
- in reply to: Domaine Louis Claude Desvignes, Morgon
CR: Domaine Louis Claude Desvignes – Corcelette – Morgon 2021
Une bouteille achetée récemment 21€ (caviste).
Je trouve la bouteille très belle avec cette étiquette esthétique et son bouchage à la cire assorti.Ouverte 4h avant, on a déjà une belle odeur de fruit en sentant le bouchon et le goulot.
La couleur est rouge vif à frange rubis, très jolie au soleil dans ce grand verre.
Le 1°nez est intense et délicat à la fois, assez floral sur ce mélange toujours compliqué pour moi à dissocier avec des baies de toute sorte. On trouve en fait tout ce qu’on y cherche, puis ce fond floral indéfinissable qui fait penser à un magasin de fleuriste. Ce verre révèle bien la complexité dans cette palette d’arômes, je trouve.
A l’agitation, c’est moins complexe mais dans ce registre avec un côté plus grillé.
En bouche, le millésime se rappelle à nous, c’est frais et bien plus contenu en arômes, avec une certaine légèreté ; c’est plus végétal aussi, acidulé.
C’est bon mais limité par le millésime, surtout en bouche et dans la finale sans allonge.Logiquement, il reste fin en mangeant et décline doucement les jours suivants.
C’est une bouteille intéressante par son naturel et sa juste expression mais encore une fois limitée par l’année. Je ne sais pas comment se situe la gamme de ce domaine en année plus favorable, je trouve qu’il est à boire en l’état. Je verrai ce que donne la deuxième bouteille dans deux ans.
Une bonne découverte.Patrice
- 26 janvier 2025 à 23h45
- in reply to: Vignobles Brumont / Château Montus / Château Bouscassé
CR: Château Bouscassé- Brumaire – Pacherenc du Vic-Bilh 2012
Déniché récemment chez un caviste près d’Aix-en-Provence (23.50€ les 50cl).
Brumaire = vendange de Novembre à 19° potentiel, 13.5° et 120 g/l de sucre
J’étais content de tomber sur cette opportunité. Ce vin ne m’a laissé que des bons souvenirs depuis que je l’ai découvert en 1996, avec un style assez constant, parfumé et frais, à chaque fois que l’ai trouvé. La dernière fois, en 2014, c’était du 2008.Goûté juste après l’ouverture. Très bon bouchon long et élastique, imprégné sur un cm.
La couleur est classique mais bien jolie, vieil or visqueux et brillant
Le 1° nez est frais sur des fruits exotiques (fruit de la passion), mais aussi une douceur de fruits confits, d’abricot sec et même des fruits encore plus secs comme l’amande.
A l’agitation, c’est plus intense et plus fruité sur les agrumes et un arôme fumé qui évoque un peu le caramel. C’est paradoxal, ce mélange fruité vif, citron vert et plus lourd sur un miel puissant comme le miel de châtaigner. C’est donc bien complet et complexe.
La bouche est fondue, fraîche, d’un équilibre très bien dosé avec sa viscosité fondue, son acidité associée à des arômes de fruits exotiques, puis sa finale sur les fruits secs, le praliné avec ce qu’il faut d’amertume. Le sucre est presque imperceptible, le parcours en bouche est parfait et termine sur une juste fraîcheur qui donne envie d’en reprendre.Le lendemain, le sucre s’est comme renforcé et son volume aussi. C’est donc une impression plus classique de liquoreux tout en restant aromatique et avec une finale nette et fruitée ; des agrumes et du fruit de la passion alors que les amandes et le caramel ont disparu.
Aucun bémol pour cette bouteille tout à fait à mon goût, à part peut-être la contenance de 50cl ! Je m’aperçois que j’en bois trop peu souvent.
Patrice
- 26 janvier 2025 à 23h40
- in reply to: Domaine Georges Descombes
CR: Domaine Georges Descombes Morgon 2020
Une bouteille achetée récemment 18€ (caviste).
Ouvert 3h avant.
Bouchon anonyme avec un dépôt de tartre assez fin.Couleur grenat moyennement dense, la frange est bien marquée
1°nez assez intense, frais et jeune sur un mélange de baies acidulées, un côté terreux/ferreux, un peu de réglisse et de fleurs, c’est bien beaujolais !
C’est nettement sur le fruit à l’agitation, du cassis nettement et quelque chose de ferrugineux, plus frais (non, ce n’est pas de l’eau ferrugineuse…).
La bouche correspond à ces impressions, elle est fraîche avec un fruit acidulé, du cassis juste mûr, de la souplesse, une matière fondue, une impression poivrée sur la fin. L’impression de fraîcheur domine avec ces arômes et ce toucher, un profil nordiste étonnant vu qu‘il titre 13.5°.Les jours suivants, il perdra un peu d’arômes en gardant ce profil fruité et frais. C’est bon et facile à boire seul.
Une bouteille à point qui correspond bien à ce que j’attends d’un Beaujolais.Patrice