Arnaud Gallut

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  • Arnaud Gallut
    Participant

    Karim,
    Grand respect…j’en apprend tous les jours!
    Cela sent le véçu.

    Bien à toi,

    Arnaud Gallut
    Participant

    Bonsoir,
    Est ce que le BDL 2005 est encore disponible en Hyper sachant qu’un grand nombre de FAV sont finis? Si oui, je suis intéressé par des adresses en région parisienne…merci!

    Arnaud Gallut
    Participant

    Seb,
    Je ne suis pas du même avis, mais je respecte ton point de vue et je note que tu te bases ici qu’aux seules notes de Parker.

    Si l’on regarde 2004 à Bordeaux, ce n’est pas un mauvais millésime du tout. Avec plus de recul l’ensemble des grands dégustateurs s’accordent à penser que c’est même un millésime qui a été sous évalué. Par conséquent et tout particulièrement Chateau Margaux s’avère être une « affaire » eu égard les prix des autres millésimes disponibles sur le marché.

    Les notes comparatives de Bertrand Le Guern https://bertrand.leguern.club.fr/blg/primeur/luxey.php?data=data&year=2004&file=data/2004/bordeaux2004-all-luxey-discret.csv&sortc=-1

    prouvent par ailleurs que Chateau Margaux fait partie des tous meilleurs vins du millésime à Bordeaux. Bien entendu tu trouves des très grands vins en 2005, et aussi des vins moins cher qui sont très bon. Je pense juste que se réduire à une vision comparative des notes de Parker pour juger des 2004 et 2005 n’est pas pertinente.

    Enfin, à ce prix, on ne reverra plus de Château Margaux récents, ni de 2004, ni d’autres millésimes aussi « petits » (ou disons « moins grands ») qu’ils puissent être (2001, 1999, 1997, 94), l’ensemble de ces vins etant vendus largement au dessus de ce prix…ce qui explique son indisponibilité.

    Cordialement,
    Arnaud.

    seb écrivait:
    ——————————————————-
    > si le vin… écrivait:
    > ————————————————–
    > —–
    > > Et Margaux 2004 à 139€ vous en pensez quoi????
    > > syl20
    >
    > Je ne l’ai pas goûté, mais supposons que la note
    > Parker soit fiable.
    >
    > Cette note parker est de 93 (note relative au
    > millésime de réputation moyenne), donc il n’y a
    > pas vraiment de raisons d’espèrer que ce soit un
    > grand margaux, un bon vin certainnement, mais à ce
    > prix on est en droit d’attendre beaucoup plus
    > qu’un bon vin.
    > Toujours en comparant les notes Parker il y a des
    > dizaines de vins pour 2 à 10 fois moins chers, qui
    > ont eu une note à peu près équivalente, voire
    > supérieur, en 2005, donc il faudrait être un peu
    > maso ou très porté sur l’étiquette pour acheter ce
    > vin à ce prix et pourtant c’est le premier à être
    > indisponible.

    Arnaud Gallut
    Participant

    Je n’ai pas encore gouté le 2004, mais le 2003 est excellent. Ci dessous une note de dégustation prise il y a 6 mois.

    CR: Château Brane-Cantenac 2003

    Dégusté a partir du 20 avril au soir. Ce vin est rubis dense tirant sur le pourpre. Le nez est d’abord torréfié, floral et d’un fruité bien mûr, et la reglisse. La bouche est dense, épicée, l’attaque est douce puis prends de l’ampleur, du gras, est ample et très équilibré. Les tannins sont un apparent mais bien intégrés et sans duretée. La finale est équilibrée, avec une bonne vivacitée, et de bonne longueur. C’est un vin qui va certainement se développer sur les prochaines heures et les prochains jours. C’est très bon.

    Le lendemain midi, ce brane 2003 a pris de l’ampleur. Le nez est toujours fruité, un peu torréfié mais surtout de fruits mûr, frais et floral. La bouche est dense, épicée (finement) et ample, le vin glisse avec un extraordinaire equilibre. C’est un regal. A l’aération le vin prend encore plus de profondeur, et une plus grande intensité en milieu de bouche, une puissance et un gras qui sont d’une grande gourmandise. Les tannins sont visible pour autant ils sont parfaitement intégrés et ce vin est parfaitement digeste car d’un superbe équilibre, et il s’apprécie dès aujourd’hui. Je trouve cela superbe à ce stade! Un modèle d’équilibre.

    Redégusté le 22 avril à midi. Ce vin est cremeux, suave sur des notes de myrtille et de cassis avec un toucher soyeux, dense, aérien et fabuleux de complexité. La bouche possède une bonne densité, un belle longueur et une petite note de fumée à l’aération. C’est grand, raffiné et d’une grande délicatesse. La puissance est contenue mais bien présente en milieu et fin de bouche. Avec le 2002, c’est un des meilleurs Brane récents que j’ai dégusté à ce jour. redégusté le soir du 22, c’est toujours aussi bon, vineux, gourmand, et s’accorde avec un rumsteak, c’est très bon. Le soir du 23 Avril, c’est toujours aussi équilibré, fin et bon.

    Arnaud Gallut
    Participant

    Suite et fin:

    CR: Chateau Tayac – Cuvée Les Terrasses 2003

    Dégusté en avril 2007. Ces Terrasses ressemblent beaucoup au 2001. Ce 2003 est volupteux, d’une robe intense et profonde, peu ou non filtré, robe pourpre qui est concentré et colore le verre. Le nez est floral sur des notes de violette et de petits fruits noirs, avec des effluves de café. La bouche est dense, tannique mais bien intégrée, avec une bonne acidité. le vin est velouté, corsé et assez long. C’est excellent et orienté sur le café et les aromes intenses de fruits noirs.

    Dégusté fin Juillet 2007. Ce vin est puissant, mur, riche, dense et est décanté 2 heures. Les larmes sont colorées, il est concentré, très equilibré est à attendre. Cela s’accorde très bien avec la bavette d’alloyau. A l’ouverture, ce vin est clairement sur des notes de café et de chocolat intense au nez, et encore très largement teinté de notes boisées. La trame tannique soujacente est bien intégrée. le corps est dense, equilibré et de bonne tenue. C’est bien fait et peut s’attendre plusieurs années.

    Arnaud Gallut
    Participant

    Quelques notes de plus…

    CR: Chateau Tayac – Cuvée Prestige 1996

    Dégusté en Novembre 2004. Une robe rubis très sombre et impénétrable, peu filtré. Un premier nez boisé et vanillé avec des effluves de poivron rouge. Les jambes sont légèrement colorés tellement le vin est concentré. Des notes poivrées apparaissent au deuxième nez. Le nez se termine sur des aromes de baies noires et rouges assez murs. En bouche, les tannins sont présents mais sont très bien intégrés dans le vin, l’attaque est souplele vin a du corps et une bonne tenue d’alcool mais reste parfaitement equilibré sans dominance acide/sucre/amertume. La finale reste sur des aromes de fruits murs (fraise des bois?) avec de nouveau cette note de vanille encore présente. Après une heure de décantation, le vin a gagné en ampleur, richesse et de cet arome de cassis intense, un délice. En bouche, c’est un vin luxuriant, riche et jeune, à attendre je pense.

    Dégusté en Janvier 2005. Le vin est riche, gras, puissant, alcoolique et très concentré. A attendre.

    Dégusté à partir du 5 Avril 2007. Le nez est intense des l’ouverture de la bouteille, des aromes nobles de fruit noir de cerise, d’épices, de poivre. En bouche et après 45 minutes en carafe, il est un peu acide, mais encore tannique. A regouter. Redégusté le lendemain, je pense que ce vin est déjà sur la pente descendante, et décline. Il souffre d’un manque de maturité en bouche. Le nez en revanche est très beau. Il faut le servir avec une viande. Pas mauvais à table, même plutot bon, mais ne se bois pas tout seul en dégustation. A revoir. Redégusté le lendemain, ce vin que j’ai laissé sans protection est désormais clairement oxydé dans le tiers de bouteille qui reste. a regouter prochainement.

    CR: Chateau Tayac – Cuvée Prestige 1998

    Dégusté au château en Décembre 2004: Robe rubis filtré avec une bonne acidité , retro sur le bois et quelques epices avec des tannins présents. C’est un vin bien équilibré
    Dégusté en Avril 2005. Un nez intense de cassis, un vin profond de robe rubis, très gras, avec un nez de cabernet bien mur. En bouche le vin est puissant, avec une astreigence assez marquée en milieu et fin de bouche; tannique, il a un grand potentiel et ne fait pas du tout son age. Il se distingue par une grande longueur. Ouvert le Vendredi soir, et regouté le dimanche midi, le nez a evolué sur des aromes de fraise des bois, avec une astreignence quasi absente, et un bel equilibre. En bouche, le vin est elegant, avec une petite pointe de bois de cedre rafinée. Tannique mais avec des tannins bien enrobés, il a mis du temps à s’ouvrir mais a considérablement changé. C’est splendide et bien fait, c’est un vin qui ne demande qu’aà sépanouir. Je pense que par rapport aux autres millésimes, il apparait plus « dur » à l’ouverture de la bouteille mais au fond, c’est un beau vin.
    Redégusté le lendemain; fin, évolué, brilliant et racé (à la manière d’un Pauillac) sont les termes qui peuvent qualifier le vin. Au nez, c’est le bois de cedre, une pointe de vanille et des aromes de cassis qui dominent. En bouche, le vin est equilibré et d’une grande race. C’est grandissime. Pour un vin qui a évolué lentement dans la bouteille avec un bouchon à depression, je le trouve peut etre plus ouvert encore que le 1996 dégusté il y a 2 mois (ouvert depuis 4 jours)
    Redégusté et fini 8 jours après l’ouverture: le vin a encore gagné en complexité, l’acidité est plus marquée, on sent qu’il s’est aussi bien oxydé en 8 jours d’ouverture meme si un bouchon a depression est utilisé. Vraiment très bien et de bon potentiel de garde.

    CR: Chateau Tayac – Cuvée Prestige 2001

    Dégusté en Juillet 2006. Robe rouge rubis violet très foncée et très dense qui attache au verre. Le corps est très structuré et tannique avec des notes au nez de vanille et de fruit noir. Très puissant c’est un vin a attendre. Après quelques instant il s’ouvre un peu au nez mais est très massif en bouche. Après une après midi de carafe, il s’est assagi un peu mais garde une puissance en bouche et des tannins très imposants. A noter que la proportion de merlot a queue rouge est moins importante sur 2001 car une cuvée les terrasses a été faite avec ces merlots. Très bon.

    CR: Chateau Tayac – Cuvée Les Terrasses 2001
    Cuvée de 100% Merlot à Queue Rouge de vignes de plus de 25 ans faites en 2001 et 2003.

    Dégusté en septembre 2004. Cette cuvée composée de 100 % de merlot à queue rouge présente un preimer nez de vanille avec des effluves puissantes de liqueur de fruit noir. En bouche, l’attaque est ronde, chaleureuse toute en equilibre avec une concentration impressionnante et une finesse de texture de tannins remarquable. La fin revient sur des retros legerement cacaotés après une trs bonne longueur.

    Dégusté en Mai 2005. Nez: des aromes fins de fruit mur avec une pointe vanillée. La robe est intense, rubis pourpre presque violette sur un nez extremement sur les fruits murs presque de Cabernet avec une touche café, légèrement grillé torréfié et épicé. Les larmes sont fines et elancées, très nombreuses et colorés. L’attaque est vive, la bouche suave, grasse, épicée avec une grande longueur. La rétro-olfaction est sur le fruit mur, fin à la fois et très élégant. Les tannins sont présent mais bien masqués. Superbement constitué. La pointe vanillée ressort un peu en retro-olfaction.

    Dégusté en Septembre 2005; nez fin, boisé et fruité, qui mérite quelques années en cave et un développement en carafe. Tannique mais racé et sans aucune ruggosité, un très beau vin à apprécier sous une dizaine d’années. Très très bien fait.

    Ouvert en Mai 2006. Robe rouge rubis violet, larmes colorés, très gras. Grande brillance, limide, dense et filtré et profond. Nez de violette, vanille et fruit mur noir, intense, nez explosif. A l’agitation, fruit mur intense, legere note de poivre. Nez de myrtille. Bouche, puissante, tannique, tapisse la bouche, trame très equilibré avec une grande longueur. Très jeune et élégant, à la bouche agréable, avec une trame de tannins elégants, sans aspérité un grain fin et élégant. Après 20 minutes dans le verre, des notes de torréfaction et de cassis se font sentir. Ce vin est excellent. au bout d’une heure, une note de noix et de fruit noir et torrefaction sont plus notables. Ce vin est impressionnant d’equilibre. Difficile de l’attribuer à un 100% merlot a queue rouge. Très grand. cela faisait 9 mois que je ne l’avais pas dégusté. Toujours très apprécié à table.

    Dégusté en Aout 2006. Un vin puissant, boisé, vanillé, et de bonne garde. Un nez intense de cassis et de vanille se degage ce vin. Le fruit noir de cassis evolue avec des pointes cremeuses, boisé elegant et fin. un regal.

    Dégusté en octobre 2006. Ce vin est d’une structure et d’un equilibre qui sont très très bon. Il est pris à l’aveugle pour un Cabernet! Personnellement le boisé s’est estompé ces derniers mois et j’apprécie beaucoup sa densité en bouche avec un tannin bien intégré, parfaitement polisé.

    Dégusté en novembre 2006. Le vin est gras, puissant au nez aux aromes de cerise, d’épices et de cassis. Les aromes de vanille et de boisé sont intenses et important. A cet instant le vin est dans un carquant de bois et les tannins sont assez présents. Cela reste equilibré mais le boisé est enorme. Je préfère le laisser s’aérer jusqu’au lendemain: le vin est plein, riche ,gras, dense, peu évolué, sur un nez de cacao, cassis et vanille surtout, avec un boisé encore assez marqué, il est dans sa prime jeunesse. la bouche est concentrée, tannique, mais des tannins sucrés jamais dur. L’attaque est franche, et nette, le milieu intense et assez dense, la finale longue et savoureuse. C’est délicieux et a attendre sans aucun soucis 5 ans ou plus. Un equilibre parfait, très bon

    Dégusté pour le passage à l’an 2007, ce vin est un régal, toujours autant sur le fruit. Cela se boit très bien actuellement, la maturité du fruit et la concentration sont parfaites, c’est un très beau vin à apprécier aujourd’hui.

    Dégusté fin Mars 2007, la robe est profonde. Le nez est d’abord sur le fruit noir, cassis, intense avec quasiment pas de notes boisées. La bouche est jeune pourtant elle présente une finale un peu acide et déséquilibré que je n’avais jamais vu auparavant sur ce vin. Je décide de decanter le contenu d’un verre dans une carafe et de voir ce que cela donne. 45 minutes plus tard, je retrouve un vin frais equilibré aux notes vanillées, cremeuse, avec un velouté doux, un corps bien structuré et parfaitement equilibré. Le lendemain, il est toujours élégant, suave, velouté avec une grande profondeur de couleur, un nez très mur et reflissé, en même temps tout a la fois élégant avec plus de boisé racé et un parfait equilibre. C’est un grand succès. La clé etait de le décanter.

    Arnaud Gallut
    Participant

    Quelques commentaires de dégustations des cuvées du Chateau Tayac que j’ai eu l’occasion de déguster de nombreuses fois.

    CR: Chateau Tayac – Cuvée Prestige 1986
    Dégusté en Janvier 2005. Robe légèrement tuilée et filtré. Nez epicé et serré avec un certain végétal. En bouche, l’attaque est souple avec des aromes d’épices et un epointe alcoolique. On reste sur une retro épicée. Redégusté le 8 avec olivier, d’une robe tuilée, il est sur le cassis et les epicés.De même que l’Evangile 86, les notes végétales s’estompent peu à peu pour laisser paraître son côté encore virile et tannique et plein de potentiel après 1 heure dans les grands verres.. Le vin a encore une belle concentration, u ne attaque présente et du potentiel pour 3 à 6 ans avant de décliner.

    Dégusté en avril 2006 en MAGNUM. Ce vin présente une robe foncée rubis qui au vu de la jeunesse laisse augurer une garde importante. Cassis épices et une pointe cremeuse, bouche souple a l »attaque, milieu épicé et fin de bouche &épicée. La matiere est dense, et a l’aération, les reserves de tannnins de ce magnum s’expriment. Le lendemain, il est plus rond, et pourtant tannique, plus sur le fruit, élégant et présente une garde d’au moins 15 ans.

    ouvert en juin 2006. Cette bouteille présente un niveau bas goulot très haute épaule. Le bouchon présente une ligne indiquant que le bouchon n’était plus étanche. Ce vin est passé, vieux, poussiereux et ne s’améliorera pas a l’aération. Il finit court en bouche et acide.

    dégusté en octobre 2006. ce vin présente un coté végétal au nez de sous maturation qui se renforce peu a peu. C’est la 3ieme fois que je dégustge ce 86. Que cela soit en bouteille ou magnum, j’ai decellé cette préssence genante d’un fruit qui a très certainement décliné et passé son appogé ou alors dont la maturité à la récolte n’etait tout simplement pas optimale.

    CR: Chateau Tayac – Cuvée Prestige 1995
    Dégusté sur 3 jours en Décembre 2004: Le premier jour, robe rubis avec des larmes lentes et fines d’une densité importante, c’est un vin filtré. Nez de fruits murs, finement boisé. En bouche, l’attaque est vive, le vin est astreigant avec des tannins bien marqués. C’est un vin qui a besoin de s’ouvrir et de s’assouplir. Une belle longueur et persistence le représente. Après 45 minute de carafe, le vin s’arrondit et gagne en gras. Une belle vinosité et des aromes de fruits rouges font de ce vin un délice. Redégusté le lendemain: Au nez des aromes de poivre. Les tannins sont encore bien présents et le vin a encore un potentiel de développement et de garde impréssionnant.
    le troisième jour: Un boisé finement présent accompagné d’une parfaite concentration et d’une evolution racée prouve que le vin est magistral ! C’est décidement digne d’un des plus grabd crus du médoc avec une evolution distinguée, et maitrisé. Après 3 jours d’ouverture pour cette bouteille de 50 cl, le vin s’est très bien tenu et conserve une superbe fraicheur tout en dévoilant son fort potentiel. Je dois dire que c’est tout simplement superbe avec un potentiel extraordinaire et l’equilibre est fantastique. Les fruits noirs explosent litteralement dans ce vin et pour référence, un passage en carafe de 4 heures est le minimum necessaire pour l’apprécier avec ses aromes complexes. Proportionnelement, je pense qu’il a un avenir plus grand que le 1996.

    Dégustée en Avril 2005, ouvert et carafé depuis le vendredi soir et dégusté le dimanche midi, il etait à peine ouvert, avec une belle longueure. La complexité apparaissait a peine et le vin ne s’etait pas encore oxydé. Splendide de potentiel.

    Dégusté en avril 2005; très beau, sur le fruit, des aromes de baies noires, avec une belle concentration, bel equilibre. En utilisant la clé du vin, on obtient avec 10 ans (10 secondes) deplus un vin plus fin, sur des aromes de sous bois, toujours superbement equilibré. Peut s’attendre encore quelques années.

    Redégusté trois jours plus tard, il tire enfin sur des notes tertiaires (fin de bouteille) avec des aromes evolué de cacao. Très bien fait.

    Dégusté en septembre 2005, une pointe d’evolution me laisse penser que ce vin est bientot pret a boire et est arrivé à maturité en bouteille. Fruité et épicé, ce vin me semble etre toujours puissant et sur le cassis.

    Dégusté en avril 2007. Ce vin est sombre sur des notes de cassis, à la robe rubis et au nez de fruits murs, de cabernet et de vanille boisé à l’agitation. La bouche est pleine, riche, assez epicée, longue et equilibré. Un réussite. A mettre en carafe pendant 30 minutes pour qu’il s’ouvre c’est primordial. c’est un 16,5 avec encore du potentiel, pas mal pour un cote de bourg de 12 ans à 13 euros.

    Arnaud Gallut
    Participant

    LOL!!!

    Pour information, Patrick Leon, le directeur technique de Mouton à l’epoque (2003) ne connaissait ni Pierre Siri ni Iris du Gaillon même si ce dernier est mitoyen direct (au rang près!) des vignes de Mouton…

    alors si les locaux ne connaissent même pas…c’est pas gagné 😀

    laurentG écrivait:
    ——————————————————-
    > Moi, avec un nom pareil, je le vois bien terminer
    > second dans la 3ème à Enghien …

    Arnaud Gallut
    Participant

    minty, j’ai été pour ma part très heureux de mes livraison de primeurs 2004 de Chateauonline (fin avril dernier). Peut etre s’agit il d’une exception?

    Arnaud Gallut
    Participant

    Je ne connais pas ce marchand, mais le prix est effectivement attractif. C’est moins cher que le prix HT sorti en France… 🙂

    Arnaud Gallut
    Participant

    J’ai plusieurs remarques:

    Jef06: Yquem ne sera livré qu’au printemps 2008, il reste en élevage jusque là au chateau, donc c’est normal de ne pas le recevoir maintenant. Quant aux Léoville Barton, j’ai recu ma CBO de 12 cette semaine, et te recommande d’en demander livraison sans attendre le reste de ta commande. Enfin je conseil plus de les appeler que d’envoyer des emails, cela semble plus efficace.

    DFried et Perronnet, je suis d’accord sur le fond, néanmoins je préfère récupérer mes bouteilles maintenant plutôt que d’investir le temps en procédure. Je pense que nos posts peuvent permettre par ailleurs à d’autres lecteurs de LPV de se rendre compte des méthodes et pratiques de ce marchands, et ne servent pas majoritairement à se plaindre (ou faire plaindre) en temps que tel.

    A tous, merci pour l’info sur Dubecq.

    PS: et…euh…non on est pas en sucre. (:P)

    Arnaud Gallut
    Participant

    Arnaudm,

    Je ne suis pas en train de dire qu’à la simple « lecture » du nez de ce vin je découvre un vin chaptalisé, mais plutot de remarquer que le contexte (millésime, techniques d’époque, et cette note aromatique) me font penser que le vin a été chaptalisé. Je n’ai zéro certitude, et c’est pour moi une affirmation peut etre un peu trop avancée -j’en conviens- Néanmoins, une chose dont je suis certain c’est d’avoir lu (il faudra que je retrouve cela) dans plusieurs sources que ce type de gout est caractéristique. Je vais creuser sur le sujet dans mes lectures et posterai la dessus… :)o

    Arnaud.

    arnaudm écrivait:
    ——————————————————-
    > C’est la première fois que j’entends quelqu’un
    > dire qu’il est capable au nez de découvrir une
    > trace de chaptalisation , qu’il s’agisse de
    > betterave ou de canne ….je ne sais pas si c’est
    > possible ou pas mais je suis assez perplexe !:S

    Arnaud Gallut
    Participant

    Dans l’absolu, je entièrement d’accord avec ton poste et celui d’Hadrien. A une différence près:

    sur l’ensemble des 2004 que j’attendais de chez 1855; il y avait: 6 Chateau Margaux, 3 Lafite, 3 Ducru Beaucaillou, 3 Vieux Chateau Certan, 12 Leoville Barton (tout cela a été finalement livré dont le Barton en CBO) c’est ce qu’il me semblait impensable d’annuler, car j’aurai été clairement de ma poche pour les trouver aujourd’hui au prix primeur…

    En revanche, les derniers vins que j’attendais: 3 Montrose, 3 Calon Segur et 6 Coutet, je peux les trouver tous sans exception moins cher que le prix primeurs! donc, si je n’ai pas fait de « marge » en achetant en primeur sur ces vins (note: ce n’etait pas le but) je peux au moins récupérer mon argent et aller l’acheter finalement moins cher. Donc je m’en sors pas si mal que cela…

    Pour info, Dubecq propose ces mêmes 2004 en dessous du prix d’achat primeur (TTC), j’hésite donc à aller me fournir de ces bouteilles chez eux pour les remplacer. Quelqu’un a déjà acheté chez eux? (désolé, je sais que ce n’est pas le forum pour cela)
    Merci,
    Arnaud.

    onthenet17 écrivait:
    ——————————————————-
    > Ce n’est pas du tout la question d’un bénéfice de
    > placement à un taux de 3% l’an !!!! pour ceux que
    > qui s’y connaissent un peu en bourse et qui
    > investissent au SRD (service à règlement différé),
    > cela équivaut pour l’acquéreur, à acheter 100
    > euros et à renoncer à être livré (recevoir ses
    > actions) à 140 euros, (ce qui n’arrive jamais
    > normalement); et pour le vendeur (1855) qui a
    > vendu à découvert (sans avoir les titres, là les
    > bouteilles) à 100 euros de ne plus devoir livrer
    > à 140 et de ne rien devoir livrer du tout (ce qui
    > n’est bien sur pas possible en bourse car
    > impossible d’annuler un ordre exécuté).
    > Donc pour 1855 cela équivaut à une situation où se
    > rendant compte de son mauvais calcul, elle aurait
    > la possibilité d’annuler son ordre. Toute
    > annulation de commande est de l’eau bénite pour
    > eux car cela revient à une annulation d’ordre à
    > leur profit (enfin si on peut dire, une annulation
    > qui permet d’annuler une perte, le rêve quoi dans
    > ce genre de situation!!)
    >
    > C’est d’ailleurs pourquoi ils ne refusent jamais
    > un remboursement dans ce contexte ou les prix ont
    > augmenté contrairement à leurs prévisions !!
    >
    > Si les prix avaient baissé, 1855 serait gagnant
    > car ils devraient payer par exemple 80 pour 100
    > euros encaissés !! Et là ils refuseraient en toute
    > logique toute annulation de commande !
    >
    > Ce qui signifie qu’il ont parié sur une baisse des
    > prix. Et que par ailleurs ils ont venté à leurs
    > clients l’achat en primeur avec un supposé gain
    > par rapport au prix de vente public final!!!
    > (hausse supposée des prix) mais bien sûr à
    > l’encontre de leurs prévisons)
    >
    > C’est limite immoral à mon avis!!!
    >
    > On suppose que les primeurs ne sont pas
    > l’essentiel de leur chiffre d’affaire car sinon ce
    > serait la faillite assurée dans ce contexte.
    >
    > Désolé, c’est un peu complexe pour les non
    > initiés, mais j’ai essayé de faire le plus simple
    > possible (d’où mes nombreuses corrections, désolé
    > pour cela)

    Arnaud Gallut
    Participant

    Bertrand,
    c’est possible, cela m’interesserais d’en savoir plus…néanmoins, je connais plusieurs personnes qui m’ont « expliqué » que lors de la dégustation, ce type d’aromes -ou de notes- au nez, est très caractéristique d’un vin chaptalisé. cela serait du à la fermentation du sucre ajouté au mout qui laisse ce « gout ». Par ailleurs j’ai lu plusieurs articles indiquant clairement que ce sont dans ces années (déplorables de manque de maturité) 70′ que la chaptalisation a été le plus utilisée…

    Je suis intéressé par en savoir plus

    Arnaud.

    Bertrand Le Guern écrivait:
    ——————————————————-
    > Le nez est fruité avec une note de sucre un peu
    > brulé
    >
    > Le caoutchouc brûlé a été la marque distinctive
    > des Pessac pendant quelques années … et je ne
    > suis pas convaincu que les pneus qu’ils faisaient
    > brûler dans les vignes pour se protéger de la
    > gelée y soit pour quelque chose.

    Arnaud Gallut
    Participant

    Du meme coup, les caisses de mouton ne passent pas forcement dans les emplacements prévus pour les caisses de 12 « standard » dans une cave, une caisse de Mouton faisant quelques centimètres de plus que les autres (5 ou 6cm?)

    Arnaud Gallut
    Participant

    Je profite de quelques instants pour poster quelques CR de la Mission dont j’ai eu l’opportunité de déguster depuis le début de l’année outre le 91 ci dessus:
    1962, 1977 et 1993. Les voici;

    Chateau La Mission Haut Brion 1993
    Dégusté le 27 Avril 2007. La robe est dense, rubis foncée, pas même tuilée, peu ou pas du tout filtrée. Le nez est d’abord sur la pointe fumée qui caractérise le cru, un peu cremeux (l’elevage en fut est presque encore perceptible!) et fruité sur des aromes de cassis. Ce vin est juteux, il entre en bouche souple, prends du volume au milieu et se termine de corps moyen avec une longueur un peu courte. Il est très bien équilibré et la retro est sur le fruit noir avec un très très légère impression sèche (à peine). Le nez est joli, et au final je pense que c’est un vin à boire aujourd’hui car il prend un peu de complexité au nez mais la bouche est potentiellement à son apogée. Les tannins sont visible (merci pour la langue noire!) mais la bouche ne s’en ressent pas du tout. Pas mal

    Le lendemain, ce vin a perdu du corps, je ne l’avais pas bouché sous vide, donc a mon sens, il est largement à son apogée.

    Chateau La Mission Haut Brion 1962
    Dégusté le 28 Avril 2007. La mission 62 est un vin que j’avais déjà bu il y a 3 ans. Le nez est sur le fruit évolué, la robe rouge évolué un peu claire avec un nez sur le cuir et le tabac, une petite acidité qui après 2 à 3 heures évolue et prends plus de gras. Je ne l’ai « Audouzé » que 2 heures et j’aurais du le laisser plus longtemps. Pour autant, la trame en bouche est plutot fine et plutot aérien dans son style que massif et le nez se complexifie et reste fin. Pas mal, mais je ne retrouve pas le grand souvenir de dégustation et de complexité d’il y a 3 ans. La bouteille était parfaitement seine. il m’en reste encore une à déguster, à voir dans quelques mois peut-etre…

    Chateau La Mission Haut Brion 1977
    Dégusté le 28 Avril 2007. Ce La Mission 77 est certainement un vin buvable encore aujourd’hui dans un contexte de ce millésime dégeulasse…pour mes 30 ans, il me permet d’avoir un petit symbole de l’année…La robe est plutot encore dense, rubis un peu brunatre. Le nez est fruité avec une note de sucre un peu brulé, il est clair que ce vin a du été chaptalisé, cela ne fait aucun doute. C’est pas mauvais et en bouche, c’est même pas mal, cela se tient, avec encore du corps, mais bon, c’est pas très excitant non plus, pas très long. Au final, le nez est quand même un peu génant. Une bonne expérience parmi les 1977 que j’ai eu la possibilité de déguster (mais néanmoins moins bon que Ducru Beaucaillou en Magnum).

    Le lendemain, la moitié de bouteille qui reste est regoutée. Elle a tenue, mais le corps est un peu acide et la finale est désormais beaucoup plus courte.

    Arnaud Gallut
    Participant

    Suite à ma livraison des 12 Leoville Barton et en attente du reste, j’ai contacté 1855 ce jour.

    Les vins restant n’etant toujours pas disponible (voir post ci dessus), j’ai demandé le remboursement..J’attends donc plus que le crédit porté sur ma CB… 😎

    Arnaud Gallut
    Participant

    Je te le recommande à ce prix là, c’est très bon, surtout vu le marché en grosse croissance des 1ers crus….

    voici mes notes datant d’il y a 2 ans sur ce vin:

    Chateau Mouton Rothschild 1994 – Dégusté le 13 Aout 2005.
    La robe est dense, rouge carmin avec des nuances plus foncées presque violacées. Les larmes sont lentes, nombreuses et fines; très régulières.
    Le nez délivre des arômes de vanille, d’épices, et de cassis. Le vin est dense, pulpeux avec une texture de corps exceptionnel. Le corps est constitué d’une trame particulièrement fine et agréable sur le palais, les tannins sont présents mais parfaitement intégrés dans le corps, il n’y a aucune astringence ni sécheresse.
    Des arômes de fruits noirs sont bien présents en bouche, et le corps est dense et juteux. Le vin est puissant, extrêmement bien équilibré et avec un potentiel de garde significatif. Il se termine sur une très belle longueur. C’est un très grand moment de dégustation. (je le préfère aux 1998 dégusté par ailleurs)

    Arnaud Gallut
    Participant

    Fabien, une broutille, cela fait a peine plus de 1200 € par bouteille en prix de départ des enchères. 😉

    Sinon, ce qui me gène plus, c’est le pseudo inconnu avec aucune reference… 😎

    Fabien écrivait:
    ——————————————————-
    > https://cgi.ebay.fr/1-caisse-complete-Romanee-Conti
    > -2000_W0QQitemZ300130328744QQihZ020QQcategoryZ1181
    > 10QQrdZ1QQcmdZViewItem
    >
    > nouvelles caisses de 11 bouteilles…;)

    Arnaud Gallut
    Participant

    Bonjour,
    pareil ici, 2 commandes (Janasse et vins italiens), le suivi clientèle est très bien, précis et accomodant. On sent la startup qui fait le maximum en phase de croissance pour faire du « au plus proche du client » et c’est bien agréable. Je recommande volontier le site. Et serai ravi de prendre 8€ en parrainant. 😉 (m’envoyer un email privé)

    Le gérant/fondateur m’a egalement expliqué lorsque je suis allé chercher mes vins qu’il allait prendre commande auprès du fournisseur et ensuite faisait l’offre sur le site, ce afin de garantir les quantités disponibles. Donc, pas de soucis comme on peut en voir chez d’autres marchants (précités).

    PS: je n’ai ni affiliation, ni interet dans cette entreprise.

    Arnaud.

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