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Joon1, le il y a 14 années et 8 mois.
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Verticale Ch. Clinet
ZWTG du 19.11.2011
millésimes 1988, 1989, 1990, 1992, 1993, 1994, 1995, 1996, 1997, 1998, 1999, 2000, 2001 et 2008
[URL=https://lapassionduvin.com][IMG=https://img84.imageshack.us/img84/8997/dsc05059z.jpg][/IMG][/URL]
dégustateurs: Anthony, Dfried, Yves Zermatten ainsi que votre serviteur
bt redressées qqs jours auparavant
sorties de la cave à 15° et ouvertes 45 min. avant la 1ère dégustation
2ème dégustation avec le repas du soir
3ème dégustation le lendemain mididégustation à l’aveugle par paire dans l’ordre suivant:
2008
2001 & 1999
2000 & 1998
1997 & 1992
1994 & 1993
1995 & 1996
1988 , 1990 & 1989
à noter que toutes les bt ont été achetées
2008 je connais bien ce millésime déjà dégusté plusieurs fois et dirais qu’il s’est un petit peu refermé comparé aux dégustations précédentes … nez sur les arômes juvéniles, élevage parfaitement intégré au fruit très riche, bouche suave et opulente,
masse de fruit mûr, souligné par une belle acidité, belle structure, longueur digne des plus grands vins2001 léger bouchon
1999plus léger, texture lisse, très fine, bcp de charme …le lendemain: quelle texture, suave, sensuel, civilisé … un vin qui a toujours eu bop de charme depuis sa mise
2000 Grand vin ! élégance suprême, raffinement, ballet de saveurs, harmonie parfaite, texture sublime et magique … malgré la concentration, ce vin parvient à sembler d’une légèreté qui, tel certains Bourgogne le place en état d’apesanteur !
la finesse de texture est indescriptible … un vin émotionnant
le lendemain toujours aussi impressionnant!1998puissant, par encore prêt, pas le raffinement du 2000 mais quel potentiel, tanins encore un tout petit peu trop marqués … un vin à attendre
le lendemain belle évolution, s’est ouvert, dévoile plus de charme1997superbe nez complexe avec bcp de charme, élégant parfaitement à point, très beau, dans le style de la maison … plus de potentiel d’amélioration
tient parfaitement bien le lendemain … toujours autant de charme1992 truffe au nez, plus puissant en bouche mais moins précis, tient encore la route
1994très beau nez riche sur le fruit et les herbes aromatiques, puissance étonnante pour un petit millésime (fait partie de la crème des 1994 sans aucun doute possible), ne semble pas avoir encore développé tout son potentiel
1995superbe ! matière mure, puissance, profondeur, texture de taffetas, longueur, raffinement … potentiel énorme
le lendemain : grand vin ! se dévoile encore mieux, richesse et texture magique!1996 très bon, mais pas le niveau du 1995, souffre un peu en comparaison, alors que bu seul offre bop de plaisir … fondu et à point actuellement … très beau et expressif …
le lendemain alors que le 1995 s’est amélioré, lui a perdu un peu1988 nez sublime et complexe, parfaitement expressif, Pomerol à point et fondu avec une texture de taffetas …
1990 bcp plus jeune encore, bop plus puissant et riche, déjà très beau, va encore se développer … Pomerol riche et sensuel, grand vin!
1989 un monstre ! encore plus beau que le 1990 ! une forme de perfection … un monument à la gloire de Pomerol
dégustation de haut niveau, même les petits millésimes étonnent
alors que certains n’apprécient pas le style de Clinet jeune, on peut dire qu’avec l’âge la magie opère et transfigure ces vins qui deviennent d’un grand raffinement
le célèbre dégustateur René Gabriel annonçait il y a qqs années la mort prématurée des 1990 et 1989 … il n’en est rien, tous les dégustateurs présents peuvent le dire
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- 20 novembre 2011 à 23h41
Verticale Château Clinet, Zürich, le 19 et 20 novembre 2011
Les vins sont servis par paire, à l’aveugle. Les bouteilles ont été remontées de la cave 1h avant et débouchées rapidement. Aucun carafage. Comme les vins ont été bus tout au long de la soirée et le lendemain, mon appréciation a été évolutive, ce qui je pense peut aider le lecteur à comprendre comment ces vins s’offrent en cette période.
1er vin: 2008
Fruit mûr, sureau, épices, crasse de fer, jeune. Très Merlot.
Bouche tendue, croquante, belle et suave. Du beau jus, encore très jeune. Le lendemain, joufflu et expressif. La bouche est compacte, dense, tapissant le palais de ses effluves. Très long. A attendre mais vraiment beau. ****2e vin: 2001
Nez pas net, peût-être léger bouchon.
Bouche un peu sécharde, effet vacuum, manque de longueur. NN3e vin: 1999
Sureau, fer, fin.
Bouche tannique, tannins croquants, velours, grain fin, long et délicieux, roulant sur la langue. Belle longueur s’échappant un peu en finale. Très beau vin. Le lendemain, le nez a peu bougé. La bouche se raffermit et s’amince. Ce vin concentre se sève décroissante sur l’essentiel. ***(*)4e vin: 2000
Beau parfum, petits fruits, confiture. Il remplit la pièce de ses effluves.
Bouche ronde, superbes tannins, grain fin. Long et en finesse. Le lendemain, un bouquet qui se pose et s’assagit, une bouche qui se referme. Décoit un peu. ***(*)5e vin: 1998
Très frais, fruits
Bouche plus massive, tannique, long mais semble un peu carré et bourru en comparaison. A attendre. Le lendemain, nez magnifique, fruit, mocca, envoutant. En bouche, un jus remarquable, en dentelle, long avec un toucher de bouche en douceur. Je m’incline devant ces 12h de repos. ****6e vin: 1997
Plus tertiaire, humus, plénitude. Superbe.
Bouche ciselée, fraîche, légère verdeur. Bien à Très bien. Le lendemain, le nez se perd un peu mais la crasse de fer ressort bien. La bouche est étonemment juteuse, en dentelles, avec une belle longueur. Très belle tenue ***(*)7e vin: 1992
Complexe, tabac, cuir, mais côté végétal également.
Petit côté lierre, manque de plénitude, part dans tous les sens. Peu d’évolution le lendemain, quelques notes tertiaires, reste goûteux mais ne trahit pas le millésime. **8e vin: 1994
Nez plus lacté, notes de knorr, réglisse, masculin.
Bouche plus étroite mais tout en longueur, moins typé. Beau jus. Assez puissant. Le lendemain, plus sanguin, tertiaire. La bouche s’affine un peu mais sèche également en finale. ***(*)9e vin: 1993
Nez en dedans, lierre, fumé
Bouche un peu plus carrée, tannins, manque de précision, mais bien quand même. Le lendemain, la structure carrée persiste mais lui donne une meilleure assise que le 1992. **(*)10e vin: 1995
Nez superbe. Petites épices, effluves, plénitde et mature.
Bouche magnifique. Dentelé, croquant, précis. Le lendemain, très sanguin, humus. Un jus compact, dense, une matière sèche énorme. Gagne en force tout en perdant un peu de finesse. ****11e vin: 1996
Jus plus jeune. Juteux, petit côté viandé, complexe.
Bouche terrienne, moins à point, tendu mais manque encore de goût et d’aboutissement. Attendre. Le lendemain, nez en retrait, bouche plus fluide, mais manque d’allonge par rapport au 95. ***(*)12e vin: 1988
Mature, complexe de petits fruits, sureau, fabuleux. Fumé.
Bouche magnifique, enrobée, longue, goûteuse, d’une sensualité et d’un épanouissement fabuleux. A plénitude mais a ses limites en finale. ****13e vin: 1990
Plus jeune, sirop, baroque, volatil, balsamique. Très différent. Viandé. S’ouvre. Dense et profond. Notes de café.
Bouche plus astringente, dure, moins plaisante. S’ouvre. Croquante, beau jus, s’allonge ****(*)14e vin: 1989
Très beau, viandé, cuir. Magnifique après aération. D’une précision diabolique. Profond. Sureau.Superbe de finesse.
Bouche magnifique, ciselée, en dentelle, frais, jus magnifique. Longueur interminable. *****- 20 novembre 2011 à 23h42
Vraiment une belle dégustation, bravo ! Cela fait bien réfléchir sur ce qui s’écrit d’avis autorisé, sans doute avéré sur la base d’une dégustation. Mais même quand il y a des contre exemples aussi flagrants, ce qui est gravé dans le marbre le reste…
- 20 novembre 2011 à 23h46
Si je tente de résumer mon impression de ces vins sur 24h:
Le 1989 est un monument. Parker ne s’est pas trompé. Je le mets au firmament des grands vins qui m’a été donné de boire.
Les 1990 et 1998 sont d’une classe folle. Les deux ont évolué positivement jusqu’à ce que les bouteilles soient vides.
Les 1988, 1995 et 2008 tiennent magnifiquement leur rang.
Les1994 et 1997 sont de belles surprises.
Aucune bouteille, à part le 2001 définitivement bouchonné, n’est indigne de son rang / millésime. Le 2000 a divisé et si je lui trouve certaines carences du millésime, d’autres ont adoré.
Un grand moment d’amitié, de découverte, de plaisirs bacchiques !
- 21 novembre 2011 à 1h23
Très intéressant, merci à tous ! (tu)
- 21 novembre 2011 à 3h21
un autre son de son de cloche
Verticale Clinet réalisée au mois de juillet cette année
il est assez surprenant et intéressant d’y lire de pareilles différences
nous avons visiblement eu bcp de chance avec notre bt de 1989- 21 novembre 2011 à 12h58
[URL=https://lapassionduvin.com][IMG=https://img84.imageshack.us/img84/8997/dsc05059z.jpg][/IMG][/URL]
1988, 89, 90, 92,93,94,95,96,97,98,99, nouvelle étiquette 2000, 2001, label avec contre-étiquette à partir de 2008 …
merci Oliv pour la photo 😉
- 22 novembre 2011 à 3h55
les papilles encore imprégnées de ce vin et après un fond de bt du délicieux 1995, je lis les notes de Neal Martin sur une verticale Clinet réalisée ce printemps et je m’étonne. La différence de perception sur la plupart des bt est telle que j’ai l’impression d’avoir dégusté d’autres vins …
causes possibles:
évolution non parallèle des bt dans des caves différentes et donc forcément à (variations de) températures différentes?
les qqs mois de différences entre les dégustations ?
le service … température … aération etc ?
Mises différentes ?à noter que les vins bus par Neal Martin ont été mis à disposition par le domaine
1988 91/100 vin à point complexe … mis à part les tanins « crayeux » qui dans notre bt étaient parfaitement fondus nous sommes d’accord
1989 ? « petits fruits rouges pourris, cuir, touche d’acier » ! … nous n’avons décidément pas bu le même vin …
1990 92/100 « nez mûr exotique, liqueur de cerise, ensuite champignon, truffe … palais de moyenne corpulence ! » … là non plus nous n’avons décidément pas bu le même vin ! … notre bt était encore éclatante de jeunesse avec une bouche riche et opulente …
1992 82/100 il préfère le nez du 92 au 94 … pourquoi pas ? … il lui trouve une meilleure définition … là je tique, je le trouve imprécis en relation au 94 … « bouche dominée par des tanins, astringents, secs » … hum c’était bien le millésime le plus faible de la soirée, mais ….
pour en avoir le coeur net je retourne à la cuisine me servir le fonds de la bt:
1ère surprise pas d’oxydation au nez ! fruits compotés, pruneau, truffe noire, le tout un peu diffus, imprécis mais agréable, texture veloutée en bouche, les tanins ne sont ni dominants, ni secs et encore moins astringents, la bouche est agréable, douce avec des tanins fondus, avec ce qu’il faut d’acidité … la texture de la finale pourrait être plus fine … pas un grand Pomerol mais un petit miracle en vue du millésime … j’ai suivi ce vin depuis 1996 … il m’a toujours surpris positivement et c’est pour cela que j’avais gardé cette dernière bt1993 90/100 là nous sommes à peu près d’accord, j’ai aussi suivi ce millésime depuis 1996 et j’ai du en boire au moins 2 caisses 😉 …
1994 87/100 patatras ! … à nouveau incompréhensible … il lui préfère le 1993 … ? … il n’y a aucun doute sur le fait et tous les dégustateurs présents ce WE vous le confirmeront, que ce vin est plus concentré et puissant, plus précis et qu’il n’a pas encore montré tout son potentiel … ce 1994 a encore de belle années devant lui
1995 88/100 mis à part « bouillon de boeuf » j’avais écrit herbes aromatiques (maggi) je crois, à nouveau incompréhension ! « retenu », « vigueur moyenne », « tanins durs » !! , « finale sèche et étriquée » … non nous n’avons pas bu la même bt
1996 89/100 … le 1996 supérieur au 1995 ? … ce n’est pas possible !
1997 87/100 … « comme le 1996 le 1997 est à point, mais malheureusement avec un bouquet inatractif !!! » … s’il y a une chose que le 1997 réussit, c’est bien le bouquet … il suffisait d’ailleurs d’observer mes camarades samedi 😉 … ici aussi une caisse de 12 bt bue … un vin tout à fait charmeur
1998 87/100 … ?? … faut-il vraiment continuer à s’inquiéter ?
1999 86/100 … il le trouve puissant « full-bodied » en bouche avec des tanins denses … que dire si ce n’est s’interroger ?
2000 89/100 … « avec des tanins manquant de finesse !!!!!!!!! » … « tendant vers le masculin » … pour le vin le plus subtil de notre soirée :S
par curiosité je vais de ce pas voir ce qu’en dit Parker
1988 92/100
1989 100/100
1990 97/100
1992 88/100
1993 90/100
1994 90 et 92/100
1995 96/100
1996 91/100
1997 89/100
1998 90/100
1999 88/100
2000 93/100
2008 94+des commentaires et notes datant déjà un peu et pourtant … correspondant mieux aux vins que nous avons rencontré samedi et dimanche !
PS il serait intéressant de lire Jancis Robinson qui a participé à la même dégustation que Neal Martin
- 22 novembre 2011 à 11h01
très intéressant dans une mise en perspective sur le thème de « chacun sa vérité » qui dans le cas des guides peut devenir la vérité du lecteur. Impossible à mon avis qu’il s’agisse d’un même vin pour le 89, entre autres…
- 22 novembre 2011 à 11h22
Moralité de l’histoire: je suis content d’être moi et non Neal 🙂
Tu devrais lui envoyer un lien vers notre dégustation.
- 22 novembre 2011 à 12h44
René Gabriel écrivait que Jean-Michel Arcaute essayait d’utiliser aussi peu de soufre possible voire pas du tout à la mise …
une piste pour ces différences entre bt ?
BLG vient de me passer les crs de Jancis Robinson … qui surprennent eux aussi … je ferai un résumé le plus rapidement possible
- 22 novembre 2011 à 23h03
Mon 95 était bon mais pas remarquable.
Neil martin n’était pas avec moi ce jour là. 😉M@nuel.
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