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Jean-Paul Brigot, le il y a 1 année et 11 mois.
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Bonsoir,
je me rends à Turin en Octobre accompagné de 3 collègues également passionnés par le vin. Je cherche deux restaurants à Turin offrant une carte des vins assez vaste…
Je sais que la plupart des bons restaurants se situent dans les villages environnants, mais nous aimerions éviter d’avoir à prendre le volant après un repas.Avez-vous connaissance de quelques bons restaurants à Turin?
Merci d’avance!
Florian
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- 1 septembre 2011 à 12h51
Florian,
J’ai dormi, il y a peu au Town House 70, via XX settembre, 70.
C’est en plein centre et ça me semble d’un bon rapport qualité/prix.J’ai mangé au Neuv Caval’d Brôns, place San Carlo.
C’est pas mal mais un peu cher.En Août, Del Cambio et Vintage 1997, que les guides recommandent, étaient fermés.
Un commerçant nous avait indiqué un petit restaurant où nous avons bien mangé mais où la patronne a refusé de nous changer un Barbaresco qui avait un épouvantable goût de bouchon. Elle disait que ce vin avait toujours ce goût-là et l’attribuait à la réduction. Nous avons longuement parlementé en vain (ma femme parle italien, elle a grandi à Milan)… Nous ne l’avons pas payé.. Je n’ai pas voulu retenir le nom de cet établissement.
Cordialement,
Thierry- 1 septembre 2011 à 15h11
Bonjour Thierry,
merci pour les infos. La carte des vins du Vintage 1997 fait vraiment envie!
Bonne journée,
Florian- 1 septembre 2011 à 15h30
Bonjour Florian,
Une adresse, chuchotée par un vigneron de Barbaresco, testée cet été, dans le centre-ville :
Ristorante Consorzio
esprit trattoria, Slow Food, carte des vins très très pertinente (et consultable sur le site)…[b]Ristorante Consorzio
Via Monte Di Pièta, 23[/b]
fermé samedi midi et dimanche
+39 011 2767661- 1 septembre 2011 à 15h58
Merci, ça c’est de l’adresse!
- 1 septembre 2011 à 17h14
Merci pour le lien Docadn!
- 1 janvier 2013 à 2h53
A l’occasion des fêtes de Noël, j’ai pu profiter de ma famille au court d’un séjour dans le Piémont, en particulier à Turin. J’en relate ici les principaux moments oenologico-gastronomiques:
Le Solferino
Situé comme son nom l’indique sur la Piazza Solferino ce restaurant au décor qui pourrait paraître ordinaire cache une table qui s’enorgueillit de préparer une cuisine traditionnelle piémontaise de la meilleure qualité. Pas de menu, seulement des plats à la carte. Nous choisissons chacun un antipasto ou un primo piatto, un secondo piatto et un dessert. Je relate ici ceux que j’ai choisi – pas ceux goûtés dans les assiettes de mes voisins ( 😉 ) Les photos sont prises rapidement avec un téléphone, je compte sur votre indulgence pour ne pas me reprocher trop durement leur piètre qualité.
Entrée : risotto au vieux Parmiggiano Reggiano et à la truffe blanche d’Alba
Tout est dit dans le titre : un risotto au parmesan parfait, et de la truffe blanche d’Alba qu’on amène à table pour la raper (très) généreusement devant vous. Pour les amateurs de truffe comme moi, simplement le paradis.
Parmi les autres plats choisis en entrée, de jeunes artichauts marinés au pignons de pin, copeaux de parmesan particulièrement savoureux, un vitello tonnato (du veau au thon, vous vous en doutez) considéré comme d’anthologie par un adepte de ce plat depuis deux décennies au bas mot, une friture d’anchois à la piémontaise fraîche et très savoureuse.
Si la présentation des plats est quelconque, le service lui est très sympathique et attentionné. Le sommelier, très à l’écoute et maîtrisant visiblement très bien sa carte, nous oriente côté blanc sur une bouteille de Nebbiolo d’Alba[/color] , la cuvée [color=#FF0000]Cumot 2009[/color] de l’[color=#FF0000″>Azienda Bricco Maiolica . Si la réputation des vins de Beppe Accomo était parvenue à mes oreilles, je n’avais encore jamais eu l’occasion d’en déguster. Et honnêtement, cette bouteille ne peut que mériter les plus vifs éloges : un nez de fruits des bois, de pétales de rose séchées, puis d’épices (poivre long, vanille). En bouche, le vin est plein, ample, les tannins sont fondus, la longueur surprenante.
Plat : cochon de lait rôti
On amène le cochon de lait entier à la table; on en découpe une portion généreuse. La viande est richement goutue, moelleuse à soit, parfumée d’une myriade d’herbes aromatiques. Simple et excellent.
Parmi les autres plats à ma table, un émincé de bœuf Fassone au Barolo dont l’aspect faisait un peu peur mais dont la saveur est en fait véritablement magique, un Châteaubriand d’Espadon impressionnant et parfaitement cuit.
Dessert : bunet piémontais
Le dessert traditionnel de la région, à base de biscuit aux amandes amères, de cacao et de grappa, traité comme une sorte de flan cuit au four…Beaucoup plus goûtu et beaucoup moins lourd qu’on le croit…
En digestif, la maison offre une liqueur de Figue de Barbarie – surprenant et très agréable.
Au total, le repas entrée plat dessert vins cafés eau minérale et digestif nous est revenu en moyenne à 50 euros par personne, sachant que la moitié de la tablée a commandé le risotto à la truffe blanche en entrée, un rapport qualité prix assez séduisant. Cela est notamment dû à une carte des vins suffisamment fournie est incroyablement abordable pour les standards français (voir autant de vins de qualité sur table dans une fourchette de 8 à 25 euros la bouteille est très dépaysant). Et, à tarifs bien sûrs en conséquence, mais sans excès aucun, on y trouve aussi les grandes références de la région (notamment une jolie sélection de millésimes des Barolo d’Angelo Gaja). Une adresse que je recommande donc sans hésiter pour ses plats de tradition généreux et gourmands, sa très jolie cave et son ambiance accueillante.
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Florian- 3 janvier 2013 à 1h14
« Legarçon » , merci pour ce très beau compte rendu qui m’a donné envie de retourner dans cette superbe région qu’est le Piémont !
ce qui est plaisant à entendre et à lire dans le cas présent (outre le descriptif des plats et des vins évidemment ) c’est le fait que tu insistes sur le fait que c’était à la fois très bon mais copieux.
Et que le prix parait de la science fiction (j’exagère un peu , c’est mon coté méridionnal qui ressort) au vu de ce qui a été servi par rapport a ce qui se pratique en France.
J’ai un très bon coup de fourchette on a parfois désormais l’impression dans pas mal de restaurant que ces 2 notions sont désormais antinomiques .
Frédéric
- 9 janvier 2013 à 13h20
Consorzio
C’est LA déception de ce voyage. Sur le papier, il y avait tout pour plaire dans cette adresse : le menu affiche des recettes ancestrales du Piémont, cuisinées avec des produits de qualité, souvent issus du mouvement Slow Food. Quant à la carte des vins et spiritueux, elle est magnifique à des tarifs là encore totalement dépaysants. Primée par de nombreux guides (dont le Gambero Rosso), et citée plus haut sur ce forum, cette adresse avait les galons nécessaires pour que j’y aille rassuré. Patatra ! Que le décor soit sans charme, passons, je ne viens pas pour ça. Que l’accueil soit glacial, c’est déjà plus dommage. Mais la surprise vient des assiettes…
D’abord les portions sont proprement ridicules (je n’exagère pas…) : le menu du jour proposait de l’ombrine au fenouil en plat unique (donc censé suffire comme repas complet, pour 14 euros + 2 euros de couvert). On amène environ un quart de fenouil sauté, sur lequel est posé un bout de poisson pas plus grand qu’un filet de sardine. Une honte pure et simple. Itou pour les pâtes – gnocchi ou agnolotti, qui sont servies en portion de toute petite entrée, et non de plat. Les critiques les plus récentes sur internet s’en plaignait, je croyais au complot, mais ce n’était que la triste vérité : il n’y a rien à manger dans les assiettes du Consorzio.
Pour ce qui est du goût de ces tapas, ma foi, pas le bonheur non plus : le poisson n’a que le goût de grillé, il est trop sec ; les gnocchi au lapin et épinard sont bizarrement relevés d’un agrume (?) qui s’intègre mal, et très salés, l’accord des saveurs est très poussif, et on se prend à manger séparément chaque élément de l’assiette, en évitant que quoi ce soit ne trempe dans le bain salé de l’espèce de jus qui baigne dans le fond ; quant au plat d’agnolotto gobbo (des raviolis à la viande, notamment de veau, et aux épices), ils sont en soit très bons, mais baignent dans une quantité de beurre suffisante pour nourrir une famille de Plougastel pendant deux ans – j’adore les raviolis au beurre, notamment au beurre de sauge, on m’en cuisine depuis mon plus jeune âge, et je m’en fais dès que j’ai l’occasion. Mais vu les quantités en présence (9 raviolis, 120 g de beurre) c’est bien plus de la soupe de beurre aux agnolotti, et là franchement très peu pour moi.
Les consolations sont dans le verre : très joli , extrait d’une carte des vins très fournie et à prix plus que raisonnables ; très beau choix de digestifs dont une [color=#FFFFFF]Grappa di Bassano Capovilla 2007[/color] et un [color=#FFFFCC »>Moscato d’Asti Chinato (4 euros les digestifs, mais offerts vu que le patron a vu qu’on tirait une tête de six pieds de long).
Le patron, parlons-en : soit il boudait, soit il est juste incompétent ; mais il s’est révélé totalement incapable de proposer quoi que ce soit d’intelligent pour le vin (« peut-être plutôt du rouge » fut son seul conseil). Bref, je ne sais pas si cette adresse était surévaluée ou si elle a changé (les commentaires sur les fora italiens semblent dire que ça baisse chez Consorzio depuis quelques mois, mais sans indiquer de raison à cela), mais honnêtement, je ne suis pas prêt d’y remettre les pieds.
- 10 janvier 2013 à 0h50
Bonsoir,
Ouch, la douche froide !! Ca doit être rageant (je suis souvent acerbe quand une adresse « réputée » ne tient pas/plus son rang).
C’est vraiment dommage, j’avais indiqué cette adresse sur ce fil, car à l’époque, la carte des vins m’avait « espandé », j’y avais bien déjeuné, ne relevant pas les catastrophes que tu signales !!
En tout cas merci pour ton retour, il est toujours utile d’avoir TOUS les avis…- 12 janvier 2013 à 13h38
Ne t’inquiète pas docadn… Je fais juste un CR sur Consorzio car les avis ont été en moyenne dithyrambiques partout sur le web – LPV compris donc – , que ces louanges ont dû être méritées, mais qu’aujourd’hui, pour des raisons que je ne connais pas, le niveau semble baisser… Et mon expérience (et un seul déjeuner, je le reconnais, ça ne prouve pas grand chose) semblerait confirmer ce qui commence à se dire en Italie depuis deux trois mois – les portions diminuent, et la cuisine se fait plus approximative. Donc je préfère prévenir…
Il n’en reste pas moins que, comme tu l’avais dit, la cave est remarquable, que ce soit pour les vins, les bières ou les spiritueux, le tout à des tarifs hallucinants pour nous Français…
- 29 août 2014 à 19h43
Consorzio fermé en cette dernière semaine d’aout, mais superbe rattrapage aux Tre Galli, très belle table dans le centre historique, aux prix plus qu’honnêtes, tant sur la carte des vins (59 pages, Lynch Bages 2000 à 150 euros, un Barolo de Voerzio 94 à 80 euros, Sassicaia récents, entre 160 et 180…), que sur la table.
C’est slow food, terroir local, c’est charmant sur l’accueil, le lieu est très beau, bois, métal. J’adore.
Aussi, pour se restaurer sur le pouce et acheter de très belles bouteilles, Eataly, en face du Lingotto.
DaMarco, épicerie familiale des années 50 avec une très belle sélection de vins (Voerzio, Altare, Vajra, Prunotto…) sur la place du superbe marché extérieur de Turin, à faire absolument.
Ne pas oublier de goûter le bicerin, la boisson locale… sans alcool
Plus loin, a Castiglione Faletto, dans la région de Barolo, la table Locanda del Centro, 62 euros, pour deux avec une bouteille de nebbiolo 2011 de Voerzio, un peu trop sur les amers mais avec aussi un beau potentiel.
MAGNIFIQUE adresse, au coeur du village, avec une panna cotta à couper le souffle.- 27 janvier 2015 à 19h29
Des petites nouvelles de Turin, pour mon retour sur LPV :
TABERNA LIBRARIA
A quelques encablures de la piazza Castello, la Taberna Libraria propose des plats principalement issus de la tradition piémontaise, très bien exécutés. Je garde un très bon souvenir de mes « Agnolotti del Plin » , sauce au jus de veau et truffe rapée… Excellents aussi le ristto aux cardes et au Nebbiolo, les pappardelle au ragoût de sanglier, ou le braisé de boeuf au Barolo. Notons aussi, ce qui n’est pas si courant, les très bons desserts: crémeux au nougat de Canale et caramel au sel de l’Himalaya, poires « Martin Sec » au vieux Barbera tiennent sacrément bien leur rang.
Mais la spécificité de cet endroit, c’est d’être aussi une cave – et de proposer toutes ses bouteilles sur table, au delà d’un large choix de verres et pichets. Et il y a vraiment de quoi se faire plaisir, avec une large sélection de vins du piémont des meilleurs producteurs, pour toutes les bourses, depuis l’excellent ici.
- 28 janvier 2015 à 1h56
Autre belle adresse turinoise:
IL CIRCOLO DEI LETTORI
A quelques mètres de l’adresse précédente, mais beaucoup moins facile à trouver, se trouve une institution de la ville: le cercle des lecteurs. Hébergé au coeur du superbe Palazzo Graneri della Roccia, celui-ci accueille des événements culturels de grande qualité, mais cache également parmi ses nombreuses salles un bar, et un restaurant. La cuisine du chef Stefano Fanti est, comme le lieu, chargée de la riche histoire du Piémont. Un petit détour par ce menu de fête concocté ce jour là:
Crevette rouge sauvage de Sicile aux noisettes, velouté de haricots pinto (« cannellini » )
La crevette est traitée comme en sashimi, posée sur un velouté de cocos très crémeux, et parsemée d’éclats de noisettes torréfiées. Un très joli amuse-bouche, accompagné avec bonheur par un Prosecco Superiore Asolo Extra Dry « Bele Casel » 2013 , au nez floral, à la bouche à la fois gourmande et fraîche.
Tartare de thon rouge, compotée d’oignons de Tropea
Tout est dans le titre – c’est simple mais se mange avec grand plaisir.
On termine le prosecco, et passe donc à un VdA Feudo di San Maurizio 2011 : ce Chardonnay de la Vallée d’Aoste est une très belle surprise: un nez expressif et riche, une bouche ample, surprenamment imposante, et en même temps une grande minéralité. Très belle surprise que ce choix de notre sommelière, qui m’enthousiasmait pourtant assez peu a priori.
Caille farcie au foie gras d’oie, crème de châtaignes au fenouil
Un chef d’oeuvre que ce plat festif de saison, où les saveurs se mêlent à la perfection.
Velouté de courge, amaretti de Sassello e amandes
Pour débuter les primi piatti, un velouté parfaitement assaisonné, reprenant l’alliance classique entre la courge les amaretti et l’amande. Très réussi.
Agnolotti del Plin farcis au Chapon de Marozzo, réduction de Marsala
Ces ravioles font la part belle à la reine des volailles italiennes, qui donnent une belle mâche à ces pâtes fantastiquement gourmandes. Le repas était déjà bien avancé, et pourtant, nous en aurions tous redemandés une assiette.
Pour accompagner, un Vin Santo d’Umbria Fontesecca 1998 , un vin d’or surprenant de densité et de complexité qui nous a tous convaincus. On s’en est même resservi pour accompagner le Panettone maison qui fut offert…
Une très belle escale gastronomique pour découvrir les traditions de la cuisine piémontaise, abordable et généreuse. Et une sommelière qui sait toujours surprendre, avec des bouteilles que l’on n’aurait pas choisi mais parfaitement pertinentes.
- 6 novembre 2017 à 18h26
2 bonnes adresses visitées récemment :
Enoteca PIANA , Via Giuseppe Garibaldi
grands choix de vins du piémont à prix intéressants (verduno pelaverga et freisa burlotto+ dolcetto Giuseppe Mascarello payés 31 eur, barolo Massolino 2013 à 22 eur, Bruno Rocca Rabaja 2013 57 eur ,…).Panperfocaccia, Via Conte Verde:
restaurant slowfood situé sur une petite place au calme, excellentes pizzas et foccacias avec des garnitures sortant de l’ordinaire.- 8 novembre 2017 à 14h27
petite semaine de vacances à Turin pour la toussaint… nous etions logés à l hotel NH de lingotto tout pres de eataly… tres chouette hotel avec acces gratuit à la pinacotheque Gianni Agnelli où l’on peut voir entre autres de superbes Matisse…
musée egyptien et musée du cinéma incontournables…
plusieurs restau dont eataly en raison de la proximité avec l hotel… beaucoup de monde, beaucoup de tentations mais prix assez élévés et ca reste finalement assez fatigant…
on a fait le restau Consorzio et là ce fut un tres bon moment!!
excellent menu à 34 euros avec un petit tartare de bœuf, agnolotto, et ragout de veau au vin de nebbiolo pour finir avec une excellente panacotta
un langhe nebbiolo de Rinaldi 2015 à 35 e tres bon
bel accueil et plats de qualité bien servis…
on a fait aussi l osteria Rabezzana(via Francisco d assisi) tres bon aussi, tres copieux, tres abordable avec des vins excellents(valpolicella superiore de Pieropan 2014). Seule l’ambiance faisait défaut car peu de convices ce soir là..
Tre Galli me semblait aussi une belle adresse mais on ne l’a pas faite..
Turin une belle destination pour y passer 4 ou 5 jours..
bertrand- 11 novembre 2017 à 22h41
Je confirme Bertrand , Turin est une très belle destination un peu sous estimée je pense du touriste qui se rend en Italie
Tu peux nous en dire un peu plus sur le Langhe 2015 de Rinaldi : quel est le style du vin et du millésime ?
Frédéric
- 13 novembre 2017 à 15h12
ce vin de Rinaldi est un vin sérieux, foncé avec une belle densité mais dont la palette aromatique n’est pas encore accomplie vu la jeunesse… du fruit et un coté discrètement goudron. c’est un vrai « petit » Barolo prometteur, pour un prix vraiment décent, mais qu il convient d’attendre un peu selon mon goût.
- 14 novembre 2017 à 0h56
ok merci
effectivement le Langhe de Rinaldi est souvent un mini Barolo
Frédéric
- 28 juillet 2024 à 5h14
De retour d’une descente rapide de 2 jours sur Turin, à partir des montagnes frontalières.
Hotel NH Santo Stefano, très bien, en plein centre, donc tout se fait à pied.
Musées magnifiques, tant par les oeuvres que la présentation muséale, que ce soit le Musée Egyptien, le Palazzo Madama ou les Musei Reali, dans le palais des Ducs puis Rois de Savoie.Diner extraordinaire au Del Cambio, 1*Michelin, qui la mérite plus que largement.
Nous avions réservé la table du chef, qui donne directement sur la cuisine, et permet d’assister au ballet.
Commençons par l’ambiance.
C’est à la fois très professionnel et très détendu, tout le monde étant aux petits soins avec gentillesse.
Echanges fournis sur la cuisine, la vie, le monde, la beauté des choses avec le chef Matteo Baronetto, très sympa et disponible.Coté liquide, carte des vins de 214 pages, dispo sur leur site, ce qui permet (ouf) d’anticiper.
Il y a a peu près tout, que l’on parle de vins italiens, bien sûr, mais aussi français, allemands, autrichiens, espagnols, avec pas mal de millésimes à maturité disponibles, à des prix significatifs mais, par les temps que nous vivons, pas du tout déraisonnables.
Je ne sais pas comment, en combien de temps ni par qui la carte des vins a été construite, mais elle reflète une connaissance profonde de ce qui se fait de mieux en Europe, même dans de petites appellations.
Chapeau bas.
Nous sommes partis sur un sauvignon du Frioul, le Miani Zitelle 2015, et sur un Barolo Cavallotto Bricco Boschis Vigna San Giuseppe 2004, deux excellentes pioches, voir les rubriques ad hoc.
Un détail que n’en est pas un: le restaurant, à ma demande par mail, a ouvert le midi pour le soir le Cavallotto, ce qui nous a permis d’en profiter à plein.Coté solide, à cette table du chef, contrairement au restaurant, pas de carte ni de menu, mais une suite de 10 à 14 mini-plats, composés selon l’humeur et les arrivages, qui sont plus que des bouchées, mais parfaitement dosés pour que l’on ne sature pas.
Exemple : des petites prunes, traitées comme des olives avec huile et aromates, cueillies la veille par le chef dans le jardin de ses parents.
Tout ceci donne une très belle cuisine basée sur des produits en général simples, mais remarquablement travaillés et mis en valeur, notamment par des jeux superbes avec des vinaigres, tellement bien équilibrés qu’ils ne gênaient en rien les accords avec les vins.
Quelques détournements de recettes piémontaises classiques tout à la fois excellents, intelligents et drôles.Bref, nous avons passé un moment merveilleux, de 19h30 à presque minuit.
Le restaurant dispose dans le même bâtiment d’une annexe, la Farmacia, qui propose en journée des plats simples et des pâtisseries remarquables sur une jolie terrasse. Nous y avons fait un break bicerin pour nous remettre des 3 km de couloirs des Musei Reali.
En me relisant, je vois que ma prose ressemble vraiment à un publi-reportage.
Je suis presque mûr pour remplacer le stagiaire qui nous fait tant rigoler.
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