The Picrate

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forums Loire The Picrate

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    Encore une découverte signée Le Seb, véritable spécialiste en vins rigolos ou sortant des normes habituelles. Probablement nous en dira-t’il un peu plus sur les origines de ce vin.

    Il s’agit d’un vin de table français pour cause « d’atypique dans l’appellation ».
    ça, je veux bien le croire! Du pur chenin sous un mode oxydatif. Au nez, on croirait sentir un beau Jura de Camille Loye. La robe est trouble, évoquant du cidre sans les bulles. C’est très étonnant, plutôt bon, avec une belle longueur.
    Une petite notice attachée sur le goulot fait mention du millésime (97) et c’est un vin bio provenant des Zinzins du vin à  Besançon.

    Olif

Affichage de 14 réponses de 1 à 14 (sur un total de 14)
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    Anonyme
    Invité

    Merci Olif pour cette « perche » que tu me lance !

    En fait il s’agit bien d’un vin hors normes !
    The Picrate « La Croix de la Mouche  » 97 est un pur chenin élaboré par Eric Callcut à  Chanzeaux (maine et loir)
    Biodynamie, fermentation longue, élevage 12 mois (barrique, fut, cuve???)aucun soufre etc…
    Le résultat : A regarder de près on dirait qu’il y a autant a boire qu’a manger(aaa)
    La bouteille est recouverte d’une cire comme nos bons vins du Jura. Mais la comparaison ne s’arrete pas là  : le nez, tu as raison Olif, se rapproche d’un Chardonnay oxidatif type Camille LOYE – pour du chenin ! L’acidité reste présente encore 24 heures après tout comme le trouble malgré un repos prolongé.
    C’est nettement meilleur qu’un cidre éventé (dont il a l’aspect (aaa)), ca titre plus qu’un cidre (13,5 °). Je pense qu’il vaut mieux le boire frais (10 12 °).
    Bref, un vin sympa – qui ne justifie peux-être pas son prix (env 15€)

    A propos, vivement la Réouverture des Zinzins du Vin à  Besançon (en recherche d’un emplacement correct actuellement) qui a une carte de vins tout a fait interressante, sortant des sentiers battus ! (cf leur site 🙂
    Bonnes Dégustations … sous le cagnard …

    Luc Javaux
    Maître des clés

    On va encore dire que je pinaille mais bon : « Biodynamie, fermentation longue, élevage 12 mois (barrique, fut, cuve???)aucun soufre etc… ».
    Résultat : un vin oxydé !
    Ils sont forts ces biodynamistes tout de même…
    Nous faire passer un vin oxydé pour une originalité refusée à  l’agrément (donc forcément intéressante pour l’amateur en quête de découvertes…) pour manque de typicité, alors que c’est peut-être tout simplement parce qu’il était oxydé…

    Luc

    PS : c’est pour rire, mais enfin tout de même… (aaa)

    Olif
    Participant

    Luc,

    Tu n’as pas idée comme ça peut être bon un vin oxydé quand c’est bien fait!(aaa)(aaa)

    Il va falloir que tu viennes en stage dans le Jura avec ton club!

    Olif

    Olif
    Participant

    Toujours pas un vin pour Luc, celui-là !

    Carafé 8 heures avant et dégusté à  l’aveugle.

    La robe est jaune dorée avec des reflets lilacés. Très légèrement rosés. Au nez, aucun doute, c’est Jura! Oxydativement vôtre, avec un équilibre subtil des flaveurs, noix, épices douces, miel. En bouche, c’est toujours aussi Jura, du niveau d’un beau Château Chalon peu marqué en éthanal. Longueur, complexité, harmonie et équilibre, ce vin-là  se goûtait admirablement ce soir-là !

    Après avoir dévoilé la bouteille (pineau d’Aunis, chenin et cabernet sauvignon sur schistes, faluns et grès, élevage long de 36 mois sur un mode oxydatif), je ne suis toujours pas convaincu que ce vin n’a pas été produit dans le Jura! (aaa)

    Si ce n’est effectivement la couleur, qui tire sur le rose, et que j’aurais pu reconnaître pour en avoir déjà  goûté quelques spécimens.

    Eric Calcutt, un nom à  retenir pour amateurs de sensations fortes! Luc, tu es dispensé! (aaa)

    Olif

    Marc De Wolf
    Participant

    Olif,

    Deux cavistes (un à  Paris et un à  BXL) m’ont dit que Eric Calcutt fait plus du vin !!! Donc des pieces uniques chez les Zinzins.

    Marc

    Tophe
    Participant

    Je crois bien que la similitude entre les vins de Calcutt et les oxydatifs jurassiens n’est pas un hasard, car il me semble qu’il a fait un stage chez… Pierre Overnoy!

    Tophe

    garuda
    Participant

    48 mois d’élevage !

    Nez citronné, cire d’abeille, rose, poire, très ouvert. La bouche est marquée par une acidité vive mais mûre qui rend le vin très digeste, frais.

    Olivier

    Anonyme
    Invité

    VdT The Picrate Clos du Giron (Eric Calcutt) 1996 : 13,5/14 – 21/9/07
    Nez délivrant des senteurs de pomme, de citron. Caractère oxydatif (noix, curry). Bouche particulièrement nerveuse, monodimensionnelle. Franchise et densité pour une allure brute, rêche, sans concession. Ames sensibles s’abstenir. Le style maison déjà trouvé lors de dégustations précédentes (souvenir d’un superbe moelleux Nourrisson 1996, fruité et vif en diable, très gourmand). On dit Eric Calcutt parti en Inde ?!

    et aussi (je ne pense pas que cela soit en archives) :

    [i]VdT The Picrate (Calcutt) 96 sec : 16/20 – sept 2003
    – On ne trouve sur le bouchon que le millésime (et pas de nom de cuvée – du genre « nourrissons », qui existe par ailleurs aussi bien en sec qu’en liquoreux).
    – Nez intense et très volubile, baroque, dans un style oxydatif « vin jaune », avec ses notes de mirabelle, de croûte de fromage, de fumée, de coing, de tarte tatin, de champignons (morille, cèpe sec), de peau d’orange, de miel de châtaignier, de cire, de cidre.
    – La bouche possède un beau caractère affirmé, sans concession et quelque peu intransigeant mais possédant des atouts propres à satisfaire l’oenophile : fraîcheur aromatique fruitée malgré un style oxydatif, longueur, complexité, cohérence due notamment à une très belle colonne vertébrale acide. On a convergé vers ce domaine en éliminant les vins jaunes du Jura (encore plus typés sur des notes oxydatives et empyreumatiques) ainsi que de Gaillac (le jaune de Plageoles est moins vif), les vieux chenins ligériens ou encore Jurançon (plus exotique).[/i]
    [i]
    [b]VDT The Picrate (Eric Calcutt) – Les Nourrissons 1996 : juillet 2000
    PC : 12,5 – LG : 12,5 – PP : 12,5 – DS : 12,5 – Note moyenne : 12,5 – Prix : 120[/b] F
    • Loire sec – 100% chenin.
    • Un nez peu engageant, exprimant essentiellement la pomme verte et la pomme oxydée. Une pointe acescente.
    • La bouche exprime la pomme et le coing. Elle reste simple et courte et surtout très acide. Comme pour la cuvée « fleur bleue » du même millésime, ce vin constitue une déception flagrante. Sans grand intérêt, et il serait étonnant que l’aération (voire le vieillissement) y changent quelque chose.[/i]

    Alex Poitou
    Participant

    Dégusté en fin de repas avec un ex PACA (salut steph) devenu Rennais provisoirement, une bouteille de VdT d’Eric Calcutt 1996 (aucune mention de cuvée sur l’étiquette du moins dont je me souvienne). C’est un vin doux de Chenin oxydatif:

    Nez de pomme cuite, de tarte tatin, de noix fraîche, de citron confits, de miel, de champignons sec, le foin, quelques notes métalliques aussi (pas un vin pour enzo mais un vin pour Sylv1 en somme).
    Bref, un nez tout azimute, mais avec beaucoup de précision.
    Un nez qui veut en dire beaucoup à la fois mais qui sait ce qui veux dire et qui à la fin se fait comprendre.

    La bouche part sur le caramel avec un grosse acidité sur le pamplemousse et une belle fraîcheur.
    A tel point que l’on cherche les sucre que le temps à visiblement grandement digéré.
    C’est long et d’une grande complexité et l’on retrouve ce coté « fourre tout en bordel dans lequel on trouve tout ».
    Le vin nous fait un long au revoir sur une infusion de réglisse grasse.

    Alex6

    Le propriétaire des lieux (Le Tire Bouchon) nous indique qu’Eric Calcutt serait danseur en Israël. Invérifiable, mais si c’est vrai, répond à l’atypicité du vin par un personnage qui ne l’est pas moins.

    Jeremy No
    Participant

    Bonjour,

    J’ai acquis récemment un Clos du Giron 97 (vendu comme tel en tout cas).
    Mais à ma grande surprise, il ne me semble voir nulle part n° de lot ou mention de cuvée.

    Quelqu’un sait-il à quoi distingue-t-on les différentes cuvées d’Eric Calcutt ?

    Merci d’avance si vous aviez une petite info …
    Jérémy

    dt
    Participant

    J’ai bu ce vin hier soir mais j’ai honteusement oublié le nom de la cuvée (peut être « fleur bleue »)… Indices : cire jaune, millésime 1998 mentionné sur le bouchon, vin blanc sec. Le nom de la cuvée figurait en bas à droite de l’étiquette.

    J’ai découvert les vins d’Eric Calcutt lorsque j’étudiais à Rennes et j’ai eu le plaisir d’en boire souvent (96 et 97 surtout). Je n’avais cependant pas renouvelé l’expérience depuis longtemps.
    Les vins d’Eric Calcutt sont très spéciaux mais je les aime bien. Des vins simples, gourmands, originaux, surprenants. Des vins qui sont évidemment devenus extrêmement rares puisque les vins n’ont été produits que sur 3 ou 4 millésimes (96, 97, 98 et peut être 95 mais je n’en ai jamais bu).

    Ce 98 a une robe intense s’assombrissant à l’air sans pour autant brunir. Nez oxydatif bien sûr : noix, cire, épices, herbes sèches, pomme, croute de fromage, miel. Pas d’acidité excessive en bouche mais une belle rondeur pour un vin qui se boit tout seul mais qui ne possède pas une grande complexité cependant. Du plaisir malgré tout.

    Denis

    Jeremy No
    Participant

    Ce vin n’était-il pas plutôt Les Paradis ?
    Je n’ai jamais trouvé de mention de cuvée sur les étiquettes de Callcut. Les Paradis ont en général une cire jaune.
    Et Callcut aurait officié de 96 à 99.
    Jérémy

    beru
    Participant

    C’était un poète Callcut. Depuis, devenu danseur… Son Picrate était très spécial. J’ai longtemps regretté d’avoir raté la dégustation de son vin (qu’il fallait ouvrir et carafer la veille…). Je n’en avais que deux ou trois bouteilles.

    Scotty le corsaire
    Participant

    Eric Callcut – The Picrate – Clos du Giron 1996

    Du jus de pomme et pas mal de gaz à l’ouverture, qui vont disparaître à l’aération et découvrir des notes de pamplemousse, de citron, de fumée et un peu de pétrole. Au bout du compte, nez plutôt fin et précis.
    La bouche est volumineuse et portée par une trame acide/amère aérienne qui lui donne une bonne longueur. La sensation salée est importante dès le milieu de bouche et va crescendo jusqu’en finale. C’est droit, c’est long, mais un peu massif. Je m’attendais à un vin bizarre, très évolué et manquant de précision et j’ai été agréablement surpris. Pas vraiment trouvé de défaut à ce vin qui m’a bien plu et m’a semblé bien jeune.

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