- Ce sujet contient 6 réponses, 5 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
didou83, le il y a 19 années et 11 mois.
- Poste
-
Spéculations
Parlons sous. Il le faut bien, et sans langue de bois, puisque l’argent vient à la bouche dès que l’on évoque le 2005, ce millésime en or massif que les Bordelais viennent de sortir de son écrin pour éblouir quelques orfèvres en la matière vinicole.
Ce n’est encore qu’un bout des chais mais assez probant pour que les spéculations aillent bon train. Ou plutôt la spéculation, comprenez : à quel prix les premiers grands crus classés proposeront-ils, dans quelques semaines, sur la place de Bordeaux leur 2005 en primeur ? Chaque saison, le petit jeu consiste à deviner le tarif professionnel auquel sortira, en particulier, la bouteille de Château-Latour, puisque la danseuse de François Pinault est devenue un étalon. Le 2004 de ce pauillac pur sang se trouvait l’an dernier autour de 145 euros l’unité. Cette année, il se murmure, il se dit, il se répète et s’amplifie que Latour sortirait au-dessus de 200 euros la bouteille. Une première pour primeur, m ême premier. On aurait tort de prendre de haut cet aspect bassement matériel des choses. Après tout, cela reste du domaine du liquide.
Latour au sommet, voilà un signe qui ne ment pas. Car si l’étiquette ne dit pas toujours la vérité du vin, celle que l’on place à côté de la bouteille dit bien la vérité du millésime. L’autre jour, dans l’édition de fin de semaine du « Financial Times », notre jumeau britannique, notre consoeur de critique, Jancis Robinson, conseillait même au néophyte, pour distinguer une bonne année d’une mauvaise, de se fier au prix. Au pire, c’est le meilleur moyen de ne pas se tromper, ou pas trop. A quoi reconnaîtra-t-on que 2005, bien plus que 2003, plus encore que 2000, est une année d’exception ? A son prix d’exception. Et aux spéculations dont il est l’objet, celles qui sont tout sauf des vues de l’esprit. Rares, en effet, sont les millésimes à être véritablement spéculatifs, ceux dont le cours, même parti de haut, ne cesse de s’envoler. Ces numéros -là, on en relève guère plus d’un par décennie, estime Philippe Dambrine, l’homme du renouveau de Cantermele (haut-médoc).(…) En fait, ce millésime particulier servira l’intérêt général. Car il y a longtemps que, dans la compétition mondiale, le niveau moyen de bordeaux ne s’était pas annoncé aussi relevé. L’année sera longue avant de pouvoir revoir ces petits bijoux, une fois polis par une bonne éducation.
- Replies
-
- 23 juin 2006 à 20h46
Ce que j’aime, c’est le bon vin !
Je sais que nous sommes dans un monde d’illusions où ce qui est bon doit être cher (cf la réponse de Magrez sur un autre post) et que ce qui est très cher est, paraît-il, forcément meilleur que ce qui n’est que cher.
C »est débile mais c’est comme ça pour le moment.Je n’y puis rien mais je le vis relativement bien lol
Je lis ces posts sur les primeurs depuis un moment mais votre texte, Didou, me ‘gonfle’ (ça n’est pas personnel) car il marque bien la stupidité et le manque de valeurs réèlles d’aujourd’hui, y compris dans le vin qui normalement devrait par nature avoir les pieds (du moins les racines) sur Terre.
Anyways. Je vais me venger Grrrrrrrrrrrrrr et ouvrir une très bonne bouteille ce soir.
Ca va obligatoirement être le cas puisque je vais choisir – E X P R E S ;)- une des plus chères, n’est ce pas ? (plus de 500 €…à ce prix j’ai quelques flacons à maturité – Mouton ou latour 82 ou 86, las cases 61, un richebourg 59… ou un petit yquem… on verra lequel selon mon humeur et le plat de ce soir)
Messieurs les spéculateurs de primeurs, je vous laisse vous exciter sur le prix supposé de Latour 2005. Quant à moi, je vais boire ce soir un grand vin à maturité à votre santé 🙂
- 23 juin 2006 à 21h25
Didou 83, ce ne sera pas 200 €…ni 300 €…mais plus certainement 400 €!!!
« Le 2004 de ce pauillac pur sang se trouvait l’an dernier autour de 145 euros l’unité. Cette année, il se murmure, il se dit, il se répète et s’amplifie que Latour sortirait au-dessus de 200 euros la bouteille. Une première pour primeur, m ême premier. On aurait tort de prendre de haut cet aspect bassement matériel des choses. Après tout, cela reste du domaine du liquide. «
- 24 juin 2006 à 5h42
pour jmg ,la conseillante 90 etouffe mouton r 86 et pourtant il est 3 fois moins cher ( bu il y a 3 mois mais achetes a une epoque que certains ne peuvent pas connaitre )
- 24 juin 2006 à 16h19
Finalement hier, c’était Mouton 82. Excellent 🙂 je mettrai une note sur le topic Mouton plus tard.
Et vraiment, en le buvant je n’ai pas pensé à son prix ou au fait qu’un autre vin pouvait le surpasser.
Mais j’ai porté un (tout petit) toast à Didou 😉
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.