SOURIRES :)

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  • Patrick
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    Larges sourires,

    que l’on doit à Vincent à l’occasion de ce repas d’anniversaire ponctué de rires, de régals et de la joie de retrouver d’agréables amis comme d’en découvrir de nouveaux. Le lever de matin est plus difficile à négocier qu’à l’accoutumée, mais après quelques kilomètres de nage il n’y paraîtra plus. Certains chanteront eux, dans les amphis pour dissiper de possibles miasmes. Etonnant non ?!

    En tous cas de bien beaux instants qui nous ont valu de découvrir :

    2 : Domaine Cuilleron : Condrieu – Les Chaillets 2006
    Couleur paille soutenue. Le nez est expressif, sur la fumée, la suie. Du caractère. La bouche est immédiate, de bonne suite, droite. Saveurs de fumée mais aussi de chèvrefeuille, d’acacia. Vin de tempérament, vif et puissant mais qu’une pointe de chaleur pénalise. Longueur honnête. A mon avis, loin des canons du Condrieu.

    3 : Domaine Guigal : Condrieu – La Doriane 2007
    Robe claire, jeune. Le nez se présente de même sur la fumée, le pétrole. La bouche est en finesse et élégance, austère mais de race, indiscutablement. Pas de trace d’abricot, ni de pomme, ni de bourgeon de cassis. La déduction m’amène à évoquer à tort un pinot gris ou un hermitage voire un riesling. Ou comment un Condrieu se distingue étrangement !!! Bravo à ceux-là qui ont reconnu son origine. Mais j’ai bien aimé.

    4 : Château Finegrave : Saint Julien 2005
    Un cru rouge gai et fringant. Parfait pour la préparation du palais aux challenges qui s’annoncent. Un vin de vignes jeunes qui laisse percevoir des notes d’élevage que personnellement j’apprécie. Simple mais fort bien fait.

    5 : Château Clos-Fourtet : Saint Emilion 2003
    Une robe écarlate et un nez épanoui, fruité, ambitieux. Une structure bien rigide et un corps puissant offrent un vin encore un peu brutal. Il me semble que le vin n’est pas vraiment en phase avec un fond de fruits rouges frais et néanmoins fort plaisants et un élevage pas à tout à fait intégré. Les tanins dodus demandent à se fondre. Mais à terme ce cru devrait conquérir les cœurs, très certainement.

    6 : Château Léoville Barton : Saint Julien 2003
    Splendide robe profonde, opaque, nette. L’envergure du nez est limitée mais on y distingue de belles essences complexes et distinguées. En bouche les choses sont un peu compliquées également en raison de la jeunesse de ce vin, mais aussi de la manière dont il a été vinifié et peut-être tout simplement en raison de sa nature intrinsèque. Mais un fort beau vin, ambitieux, naturel et belle allonge. A laisser se patiner sensiblement afin d’obtenir à terme le statut mérité de très grand vin.

    7 : Domaine des Sénéchaux : Châteauneuf du Pape 2005
    Surprise de la robe, vermillon léger, belle. Le nez est délicieux et s’exprime carrément sur la fraise des bois. Expression florale de rose aussi du meilleur effet. Le vin est idéalement enrobé et s’appuie sur une colonne vertébrale droite donnant un cru athlétique sans perdre le moindre charme. Flamboyant, doux, long. Une très belle surprise.

    8 : Domaine de la Janasse : Châteauneuf du Pape – Vieilles Vignes 2005
    Noirceur des teintes rubis, netteté. Un nez direct sur la belle liqueur de cassis et les fruits à noyaux. La bouche complète ces caractéristiques en y apportant une saveur de noix fraîche. Des tanins doux mais un volcan en sommeil. Le vin est pétri de vertus d’équilibre, de charmes, des meilleurs espoirs. Aujourd’hui, d’ores et déjà grand.

    9 : Domaine Jamet : Côte Rôtie 2004
    Plutôt reconnaissable de l’appellation avec un vin juteux, sapide. Nez et bouche sur le cuir fin, le coulis de fruits. Des tanins fondus mais une trame bien présente qui ne masque pas la belle facture du vin de ce domaine toujours gracieux et élégant.

    10 : Domaine Kay Brothers : Mac Laren Vale – Hillside 2004
    Vin du lointain qui régale largement les indigènes, comme moi-même, sans réserve. Un vin jeune, sémillant de belle robe profonde, au nez crémeux, subtil. Dynamique en bouche, le tout sans trop en faire. Un bel équilibre de la matière. Ces vins à la puissance contenue me charment beaucoup. Moderne.

    11 : Château Pontet-Canet : Pauillac 2005
    Enfin pleinement conquis par ce 2005 de Pontet-Canet. Lors de notre sortie au château, je n’avais pas de plein cœur adhéré. Cette fois-ci, chapeau bas. Ce vin offre tout : allure, formes, parure, esprit. J’admire le plus ravissant mannequin vêtu par Christian Lacroix, l’un et l’autre au sommet de leur beauté et inspiration. Ce vin ce soir est pareil, souverain.

    12 : Château Beauséjour : Cuvée 1901- Montagne Saint Emilion 2005
    Un cru d’initié à la juste réputation. Dynamique, plaisant à tous points de vue, du charme à revendre et une espérance de vie et d’évolution favorables. Le bonheur est là à portée de lèvres et nous en profitons. Senteurs et goûts de café, de cèdre, de fruits, de tabac. Structure idéale, fins tanins présents mais en arrière plan. Conquis bien sûr.

    13 : Château Les Coulinats : Sainte Croix du Mont 1975
    Ouf de soulagement car point de lourdeur pour conclure ce joyeux repas. Au contraire, un vin bien doré, sur le miel et les zestes d’orange confits, plutôt souple sinon badin. Une liqueur douce et vive qui ravit. A son détriment peut-être, une trace légère d’amertume et une saveur terreuse. A ce moment du repas, et la dithyrambe aidant : magnifique.

    14 : Marques de Riscal Reserva : Rioja 1998
    Pas facile de déguster à la suite du liquoreux. Le marquès en a pâti. Belle couleur et bons goûts mais la concentration déclinant, j’ai cru entendre une observation de type « entre les pattes postérieures du chien ». Signe de l’ambiance par delà du bucolique. A prendre au second degré et retenir que le cru dégusté en d’autres circonstances aurait mieux défendu ses chances.

    Bref une soirée d’étude qui conduite ainsi rendrait assidus tous les cancres de la terre. Le professeur Vincent a dignement fêté son anniversaire avec une sélection de vins qui lui ressemblent. Il est discret, il est élevé, il est généreux, il est courtois Monsieur Vincent….

    Merci à ta personne qui sait si bien faire partager ses sourires.

    Loup.

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  • Replies
    Anonyme
    Invité

    Que de beaux joyaux sacrifiés dans leur jeunesse;)

    Merci pour le compte-rendu.J’ai la chance d’avoir la plupart de ces vins en cave.Je crois que je vais attendre avant d’ouvrir les Bordeaux…

    Eric BERNARDIN
    Participant

    Barton, c’était un 2003.

    Les commentaires suivront…

    Sylvain Andreux
    Participant

    Un bien beau moment visiblement auquel je n’ai pu, hélas, assister pour cause de paternité imminente.
    En tout cas je remercie publiquement Vincent pour cette belle initiative et lui souhaiter un très bin anniversaire. J’en profitte pour lui souhaiter tout ce qu’il mérite. Santé, bonheur et AMOUR pour cette belle personne que j’ai la chance de connaitre.
    Bien à lui et à vous aussi.
    Cordialement.
    Syl20

    vincentvin
    Participant

    Bonjour à tous,

    Une bien belle et agréable soirée passée avec vous !!!

    Pour revenir sur les vins :

    Un magnifique noblesse du temps 2001 avec un superbe équilibre,

    Un chaillets 2006 très sur le fruit… peut être un peu trop (millésime ?),

    Une Doriane 2007 racée, à revoir dans quelques temps,

    Un finegrave 2005 simple, bien fait, facile d’accès mais pour 10 € c’est quand même pas mal !

    Un clos fourtet 2003 qui n’a peut être pas encore intégré tout son élevage mais avec un velouté superbe : belle bouteille !

    Un barton 2003 plein de matière et très strict dans sa finale, plein de race, à revoir dans longtemps !

    Un sénéchaux 2005 sur la finesse, l’équilibre, très beau à ce stade !

    Une janasse vielles vignes 2005 séveuse, concentrée, riche, suave, sur les fruits très très mûrs : grand vin !

    Un jamet 2004 très équilibré et fin, pas très concentré mais assez agréale !

    Une shyraz Améry Hillside 2004, très riche, très concentrée mais avec un bel équilibre, superbe !

    Un pontet canet 2005 grandiose, fruits très purs, complexité, fraîcheur, richesse, équilibre et puissance : très grand vin !

    Un Beauséjour 1901 2005 toujours au top, riche, très murs, superbe matière, bel équilibre, très séveux et concentré, minéral et salin en finale, très grand vin ! Heureux de l’avoir fait dégusté à coté de pontet canet 2005 !!!

    Une cuvée réservée du chateau des coulinats 1975 encore trés fraîche, aucune lourdeur : Bravo !

    Un marquès de risqual un peu léger, avec un nez un peu trop animal à mon gôut, mais bien fait tout de même !

    Les vins ont été ouvert à 13 h puis mis en carafe à 19H pour une dégustation de 20h30 à 12h….

    Merci à tous pour votre présence et pour les cadeaux 🙂

    Bien à vous tous,

    Vincent Lucien

    F L
    Participant

    Une petite question sur Barton 2003:
    Dans les CR vous ne mentionnez pas l’aspect des tanins. Pourriez vous étayer un peu plus ce point, je m’interroge sur le fait que tout ce que j’ai gouté de chez eux depuis 97 est assez « brut » en finale (surtout 98, mais le millésime veut ça aussi).

    Merci à vous.

    Eric BERNARDIN
    Participant

    Dans les CR vous ne mentionnez pas l’aspect des tanins.

    Tu as raison. Mes commensaux semblent éviter de le dire ouvertement, même si on le pressent dans leurs commentaires (« très strict », « les choses sont un peu compliquées »). Peur d’allumer Barton?

    Pour moi, ils étaient franchement durs, et asséchants et pas qu’en finale. Mais je crois être la personne qui l’a le moins apprécié.

    F L
    Participant

    😉 Merci Eric. Tu confirmes cette sècheresse dont j’ai volontairement tu le nom afin de voir si cela ressortait…on est donc d’accord sur ce point, mais cela ne va pas me rassurer…Peut être devrais-je prendre des dispositions plus « radicales » à l’avenir !

    Eric BERNARDIN
    Participant

    Mardi 31 mars : retour de nouveau à Bordeaux pour fêter les 34 ans de Vincent, l’un des Gentils Membres de notre club de dégustation. Nous sommes une douzaine de personnes, attablés dans une salle de la cave de Bigoudy, un petit restau du quartier des Chartrons. Des membres du Club, mais aussi des amis de Vincent, universitaires pour la plupart. Moi qui croyais que l’on allait juste manger et picoler, j’ai vite déchanté. Entouré de quatre maîtres de conférence, fallait pas rêver… Des copies d’examen vierges nous sont remises : il va falloir mettre dans des petites cases les cépages des vins, leur appellation, leur producteur … et leur millésime. Facile, quoi!

    [center]

    Et voici le premier vin, en guise d’apéritif : nez sur la truffe, la banane séchée, le coing, le raisin confit. Bouche ample, mûre, onctueuse, parfaitement équilibrée par une subtile acidité. C’est riche sans être lourd. La perfection n’est pas loin. La truffe comme le côté « non rôti » me fait penser à un Jurançon. Par contre, le millésime et le producteur, je sèche. C’est Noblesse du Temps 2001 du domaine de Cauhapé.

    Suivent deux vins blancs secs. Avec un indice : même appellation.

    Le premier a une robe bien dorée. Un nez sur la poire bien mûre, le fruit confit. La bouche est douce, suave, avec une acidité légèrement saillante qui est la bienvenue. Un vin très agréable que d’aucuns juge un peu lourd. Pas moi.

    Le deuxième a une robe relativement similaire. Le nez est plus typé, sur des notes fumée, truffées. La bouche est la classe incarnée : c’est ample, tendu comme un arc, et en même temps d’un gras, d’un soyeux assez impressionnants. C’est très long, c’est très frais … c’est EXTRA, comme dirait Léo.

    Tout le monde sèche : certains partent sur l’Alsace, d’autres sur le Rhône, comme moi. Mais alors que je pars plutôt sur Hermitage, avec Marsanne et Roussane. C’est en fait Condrieu.

    Le premier est Les Chaillets 2006 de Cuilleron. Le deuxième, la Doriane 2007 de Guigal. Le père Vincent ne se moque pas de nous sur la qualité des vins servis!

    Vient ensuite un premier vin rouge, servi pour faire la transition entre les deux couleurs.

    Il a une robe sombre qui paraît encore bien jeune. Un nez sur la résine, les fruits noirs bien mûrs. Une bouche ample, très fraîche, avec des tannins veloutés. C’est très fruité, plus que plaisant. Un vrai vin de plaisir! Je serais plutôt sur un Bordeaux rive droite à dominante merlot. C’est un rive gauche à dominante cabernet. C’est en fait un Saint Julien : Château Finegrave 2005.

    Arrive alors une première paire de vins rouges

    Le premier est sur le cèdre, la cassis, le poivre. La bouche est ronde, douce, fraîche, aux tannins fondus. La finale est un peu plus dure, et d’une bonne persistance. Je partirais sur un beau Médoc, genre Saint Julien (Barton ai-je même écrit).

    Le deuxième a un nez plus discret, sur les fruits mûrs, les épices, la terre humide. La bouche est assez puissante, mais un peu sévère, avec des tannins asséchants. La finale me semble amère. Bref, je n’accroche pas sur ce vin que j’imagine être un Pauillac.

    Résultat : y a bien Barton (oui!!!!), mais c’est le deuxième :o( en millésime 2003.

    Le premier est un Clos Fourtet 2003. La bonne nouvelle, c’est que j’en ai en cave, et que je sais que je me régalerai avec :o)

    A peine les verres vidés, ils sont remplis par une deuxième série. Un indice : même cépage majoritaire.

    Le premier a une robe limpide, avec un nez sur le cassis, la framboise, le poivre blanc. La bouche est douce, soyeuse, ample, d’une maturité solaire. Ce n’est pas d’une grande concentration, mais c’est vraiment bon. Je pars sur un Châteauneuf, majoritairement grenache.

    Le deuxième a un nez beaucoup plus puissant sur des notes de résine, de vin de noix, de fruits compotés. La bouche est d’une richesse qui emporte tout sur son passage, contrastant avec le premier vin. On peut lui reprocher un léger excès de chaleur (il fait 15,5°, tout de même) mais quelle énergie! la fin est tannique, puissante et enthousiasmante. Là aussi, pour moi Châteauneuf / grenache, avec sûrement un peu de mourvèdre.

    Ce sont bien des châteauneuf à dominante Grenache. Le premier est le domaine des Sénéchaux 2005, et le deuxième Janasse Vieilles Vignes 2005. (qui contient 10% de mourvèdre…)

    Infatigable, Vincent nous sert une troisième série de rouges…

    Le premier a un nez sur la tapenade, le poivre (Syrah!). La bouche est douce, fraîche, mentholée même, goûtue (ça c’est un hommage à JC, et c’est dans le dico!). Tout est rond dans ce vin qui manque peut-être un peu de puissance, de complexité, mais ne boudons pas notre plaisir. Je n’hésite pas sur l’appellation : côte rôtie!

    Le deuxième part plutôt sur la liqueur de fruits noirs. La bouche est riche, puissante, onctueuse, avec des tannins parfaitement polis. C’est très long, un peu chaleureux en final. Mais franchement impressionnant. Un bolide pareil, c’est forcément une Syrah australienne.

    Bon pour les deux : le premier est une Côte Rôtie 2004 de Jamet. Le deuxième est une Hillside Shiraz 2004 des Kay Brothers.

    Avec le fromage, la dernière série de rouge. Indice : 2005

    Le premier a un très beau nez sur les fruits noirs confits, le cassis, le poivre. La bouche est pure, profonde, riche, d’un équilibre superbe. La finale est longue pure. J’adore. M’étonnerait pas que ce soit le Pontet Canet.

    Le deuxième a un nez plus solaire, avec des fruits un peu compotés, des épices. La bouche est dense, mâchue, savoureuse, avec une finale marquée par le calcaire. Pas vraiment d’idée sur son identité (alors qu’en fait j’en ai bu plusieurs fois…).

    Le premier est bien Pontet Canet, et le deuxième Château Beauséjour cuvée 1901 (Montagne Saint Emilion). Mais oui bien sûr!

    Arrive un liquoreux avec une tarte aux pommes

    Vincent nous dit qu’il est de son année de naissance (1975). la robe est cuivrée, le nez est éthéré, sur les fruits secs, le caramel. La bouche est douce sans tomber dans la suavité, avec une acidité vibrante. C’est ample, sans excès de sucre, d’un très bel équilibre, avec une finale bien parfumée. Je soupçonne que ce soit le Sainte Croix du Mont appartenant à la famille d’un des membres du club (dont j’ai déjà bu plusieurs millésimes. D’autres partent sur des appellations plus nobles.

    J’avais raison : c’est bien un Château des Coulinats 1975. Plutôt du flair, ce soir…

    Il est déjà presque 23H30. Je quitte prématurément l’assemblée. Il me faut plus d’1H30 pour rentrer chez moi, et je bosse le lendemain…

    En tout cas, merci à Vincent pour cette superbe soirée qui ne ressemblait pas vraiment à un anniversaire (même pas de bougies…), mais qui était fort instructive!

    REMONDIERE Patrick
    Participant

    Ce cru de Barton apparaît à ce stade de son évolution encore dans sa gangue.

    Il est aisé de distinguer là un vin puissant, disposant d’une structure solide également mais certainement pas rigide.

    S’il ne dispose pas d’atours exceptionnellement enjôleurs aujourd’hui, ce Barton n’en demeure pas moins buvable sans déplaisir manifeste. Un cru fort jeune que l’action du temps amabilisera si je me fie à cette souplesse sous-jacente. Qui n’engage que moi bien entendu.

    De là à rejoindre la vox populi…non ! De la sècheresse.. non ! A mon sens, un fruit élégant et explosif à terme et une ossature dont l’apparente rectitude du moment surprendra bien des contradicteurs.

    Par ailleurs, m’est d’avis que … Barton, c’était un 2003 (:P).

    Loup

    Thierry Debaisieux
    Participant

    Très belle rubrique… Merci !… Et Bon Anniversaire 😉

    Bien cordialement,
    Thierry

    jallot christophe
    Participant

    Avec beaucoup de retard, je me joins à vous tous pour remercier Vincent (même si j’ai pu le faire en « privé » !!!) pour cette superbe soirée!

    Patrick a fait de superbes commentaires et je suis assez « en accord » avec lui!:)

    je me contenterai donc de quelques notes et remarques personnelles:

    Noblesse du Temps est remarquablement réussi en 2001, mais cela, on le savait; un beau 16,50+ pour ce vin très typé…

    Honte à moi de ne pas avoir reconnu les 2 CONDRIEU…après en avoir dégusté une petite centaine la semaine précédente !!!:D
    Il faut dire que 2006 est particulièrement « atypique » et inhabituel chez certains producteurs, avec des sucres résiduels qui peuvent nous induire en « erreur » !!!
    Les Chaillets 2006 en est un bel exemple (noté 16 tout de même) bien loin, dans ce millésime de la race et la grandeur de Vertige, l’autre grande cuvée d’ Yves Cuilleron!!!… Quant à La Doriane 2007, pourtant dégustée avec Philippe Guigal la semaine précédente, son élevage encore bien présent à ce stade pouvait être « trompeur » quant à l’origine du vin, mais quel beau vin, noté 16,50+ ce soir là (16,67 de moyenne en 3 dégustations à ce jour…)

    Le FINEGRAVE 2005 me semble d’un excellent rapport qualité-prix, noté 15,50+; merci à Vincent pour cette découverte !!!: le seul cru de la soirée que je ne connaissais pas !…

    Les 2 grands BORDEAUX 2003 (AOC bien reconnues cette fois!) sont à un stade d’évolution fort différents: Clos Fourtet, beau boisé, réglissé, présente des tanins presque doux, assez étonnant, très 2003 en fait, noté 16,50+… Quant à Leoville Barton 2003, sa superbe structure et sa grande race en font d’ores et déjà un très grand vin, et ses tanins sont certes un peu durs, mais pas du tout secs et d’une grande noblesse, noté 17…et croyez-moi, pour avoir dégusté ce 2003 à 2 reprises les 2 années passées, les tanins sont beaucoup moins agressifs au fil des dégustations! et je suis très confiant sur son avenir !!!

    Les 2 CHATEAUNEUF, très marqués par le grenache furent sans surprise: un Sénéchaux 2005 élégant, noté 16 (15,75 de moyenne à ce jour) et un énorme JANASSE Vieilles vignes 2005, chaleureux certes, mais déjà harmonieux, et très très long, noté 17,50: l’un des 2 plus grands vins de la soirée!!!

    Le COTE ROTIE 2004 de JAMET est très reconnaissable, épicé, frais et élégant,noté un petit 16, et déjà à maturité et bon à boire dans ce millésime qui reste une relative déception pour moi (15,64 de moyenne en 7 dégustations à ce jour…), nettement dominé ce soir là par bel Amery Hillside 2004 des KAY BROTHERS, avec la richesse et la fraicheur si caractéristique de ce grand terroir de la Mac Laren Vale , noté 17!

    PONTET CANET 2005 est l’autre très grand vin de la soirée: on le connait si bien qu’il ne nous impressionne plus…et pourtant quelle grande réussite: 17,83 de moyenne en 3 dégustations à ce jour… A conserver quelques décennies en cave !!!… Et que dire de la formidable cuvée 1901 de BEAUSEJOUR que j’ai pris pour un grand Pomerol ce soir là, noté 17 (16,67 de moyenne à ce jour), riche et élégant et à peine « dominé » par son illustre voisin de dégustation!…

    Le Clos des Coulinats 1975 m’ a semblé surtout intéressant parce qu’il était de l’année de naissance de Vincent: il conserve cependant une certaine fraicheur et reste assez gourmand: noté 15…

    Une bien belle soirée, en bonne compagnie!!!

    Au plaisir de tous se retrouver !!!

    philippe33
    Participant

    Je trouve que vous êtes dure avec ce Barton 2003, après avoir lu les commentaires hier soir j’en ai mis un en carafe a 22H00 pour le lendemain midi. Les tannins ne sont pas fondus mais ils ne sont pas asséchants. Il faut prendre en compte la jeunesse du breuvage, on voit que c’est un vin qui doit vieillir encore 4 ou 5 ans mais il se laisse boire avec beaucoup de plaisir. Un grand bonjour a Eric.
    Philippe

    Gaultier MALFOY
    Participant

    Sauriez-vous si la « cuvée reservée » du Château des Coulinats est l’équivalent de la « Crème de Tête » de l’époque du Clôs des Coulinats ?

    François Audouze
    Participant

    Que veut dire Cuvée 1901 pour le Beauséjour ?

    Au passage, si comme le dit Vincent vous avez bu de 20h30 à 12h, « Les vins ont été ouvert à 13 h puis mis en carafe à 19H pour une dégustation de 20h30 à 12h….  »
    Plus de quinze heures à table, il faut le faire 😉

    En tout cas, bravo à tous et au généreux Vincent.

    Gildas Planchon
    Participant

    Que veut dire Cuvée 1901 pour le Beauséjour ? => ce sont des vignes de Merlot plantées en [s]1091[/s] 1901

    Gaultier MALFOY
    Participant

    Après avoir ouvert un saussignac du domaine de Lys Picots affreusement bouchonné, je me suis rabattu sur un Château des Coulinats « Cuvée réservée » (l’équivalent de la « Crème de Tête », confirmé par le producteur) en millésime 2001.
    Je l’ai ouvert, plus par curiosité, car il est évident qu’il est beaucoup trop jeune, d’autant que beaucoup de 2001 ne sont pas au top ces temps-ci.
    La robe est or pâle, pas le moindre signe d’évolution.
    Des arômes de citron confit, abricot, le boisé n’est pas encore intégré.
    C’aurait pu être un 2007 que ça n’aurait pas fait la moindre différence, tant il est jeune !
    Jamais dégusté un 2001 aussi jeune !
    Sur Wineandco, ils indiquaient potentiel 50 ans ! plus que pour les meilleurs Sauternes, maintenant je comprends pourquoi.
    Un côté aérien, la bouche est grasse, une belle acidité, la finale n’est pas en reste…
    C’est un vin au potentiel énorme qu’il faut oublier 30 ans, je vous en reparlerais en 2040 !
    TRES BIEN+++

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