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- Ce sujet contient 9 réponses, 10 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Nidal H, le il y a 19 années et 2 mois.
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15 h 34. sur l’écran de mon téléphone s’affiche « Cricri port. »
je prends l’appel.« Franky ? c’est Cricri .. dis, ça te dirait une petite soirée foot entre potes, y a Liverpool/Chelsea à la télé cette semaine ? Mon beauf est tout seul et on fait ça chez lui. Ca nous changera des présidentielles »
« Ok, mon Cricri, super idée ! qu’est ce que j’apporte »
« On fait simple, chacun apporte une bouteille sympa et on improvise un casse-croûte »
« OK, ça marche … »Le soir dit, on est six sportifs de haut niveau.
En fait une table est dressée sur la terrasse, il faut dire qu’il fait beau on regardera le match plus tard. On se bise, on débouche les bouteilles, certaines sont carafées.Justement, c’est le cas de la première. Tout de suite on sait qu’il s’agit de bulles, le beauf en question étant un adepte du champagne carafé.
Le nez est mûr, très engageant, avec des notes confites et de toutes petites touches de pâtisserie aux fruits rouges (Crumble) qui se développe à l’aération. La bouche se présente droite, assez pleine, avec une belle tension dans un registre fruits secs / épices. Mais la matière ne se développe pas et semble contractée, un peu raide. Le vin prend un coté assez austère. Il semble fermé avec une longueur moyenne. C’est un Bollinger RD 1990 (dégorgé 2002). Certains lancent l’hypothèse de la carafe qui l’aurait refermé ?Petite assiette du marché (coeur d’artichaut, pointe d’asperge, roquette, copeaux de parmesan) et hop on attaque le rouquin.
Le 1er flacon présente un caractère doux, framboise mûre, résine. La matière est crémeuse, suave, presque lascive avec des notes de fumée, goudron qui s’amplifient à l’aération. C’est un beau vin évidemment mais qui reste dans ce seul registre et manque de complexité et de tonus. Une petite note d’alcool décroche sur la finale. Cet Haut-brion 1978 est à boire. A t’il dépassé son optimum de quelques petites années ?Une tartine de moêlle avec du gros sel pour reprendre des forces et hop c’est reparti.
2 ème canette : La robe fauve est des plus avenante. Le nez est carrément envoûtant, chic, très classe dans un registre distingué de fruit, boite à cigare, cèdre… La matière est savoureuse, fraîche et se développe dans une harmonie sereine qui achève de nous enchanter. Tout le monde devient bavard pour commenter la complexité de ce vin : pivoine, pollen, feuille de frêne, fruits à noyaux, … Un vin magnifique de plénitude qui peut encore tenir mais au top de sa forme. Lafitte 1976.Un Tournedos-Rossini plus tard, le troisième rouge entre en piste.
Le registre est plus vigoureux : poivre, tapenade, fumé, graphite. La matière est énergique avec une texture beaucoup moins polie que le Lafitte. Les tannins présentent un caractère un peu saillants (maturité?). Des notes de poivron apparaissent en milieu de bouche et l’aération développe les notes fumées. Difficile de passer après la finesse du Lafitte pour ce Haut-Brion 1985 dont le caractère vigoureux répond bien à la richesse du plat.Je l’ai goûté plus suave il y quelques mois.On a bien travaillé et un petit supplément est voté à l’unanimité.
C’est un Cros-Parentoux 1992 de Méo-camuzet qui dégage un gracieux parfum de thé et de rose. La bouche est relâchée, harmonieuse, avec une grande buvabilité qui lui donne un charme fou. La magie du pinot fonctionne, juste un peu atténué par un millésime en 1/2 teinte (tannins un tout petit peu secs, complexité moyenne). Le vin a beaucoup d’élan néanmoins et présente ses premières notes tertiaires (feuilles mortes).Avant d’attaquer le dessert Cricri ajoute un joker en carafe qui montre une belle robe dorée, on pense à un liquoreux. Le nez déroutant de vieux rhum, nuoc mam, tarte tatin nous interpelle. C’est un Arbois pupillin 1997 du duo Overnoy-Houillon qui a beaucoup d’énergie. Beau vin également qui demande de l’attention.
Le dessert, fruit de la passion / glace vanille / ananas rôti, accompagne bien (un peu moins l’ananas) Le Grand vin Altenberg de Bergheim 1994 de M. Deiss, carafé 1h30, qui présente un spectre aromatique trés large : fruit de la passion, datte, thé, loukhoum, vanille, violette, figue, etc… La texture est d’une grande finesse et, s’il n’a pas l’amplitude de l’Arbois, c’est un vin parfait pour finir un repas avec une bouche reposée.
Pffft c’est fatiguant le haut niveau.
Au fait on a pas regardé le match !.
de toutes façons il avait eu lieu la vieille :-)))A+
Frank
- Replies
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- 28 avril 2007 à 0h44
Frank,
Superbe CR! J’adore le style et le ton (tu)
Voici les canettes !

La soirée fut belle. Merci aux participants!
Cricri
- 28 avril 2007 à 0h48
La j’avoue que vous avez presque reussi a vraiment me faire aimer le foot :)o
Amities,
dfried- 28 avril 2007 à 2h07
Nous sommes indéniablement parmi des supporters inconditionnels du millésime 1998 comme le prouve l’inscription 123… (0) sur la bouteille de Haut-Brion 1985. 😉
Bravo les garçons ! :)-D- 28 avril 2007 à 5h00
J’AIME LE FOOT
😛- 28 avril 2007 à 15h26
La match, c’était plutôt Girondins de Bordeaux contre une sélection du reste de la France ! 😉
Philippe
- 29 avril 2007 à 0h15
- 30 avril 2007 à 21h59
Super le CR, frank! (tu)
Une inspiration pour nous tous..
Alain
PS: qu’y a t’il de prévu pour le match retour.. ? 😉
- 30 avril 2007 à 23h05
Thanks Franky !
J’espère que vous ferez aussi des soirées tennis ! C’est bientôt Roland Garros https://www.rolandgarros.com/fr_FR/index.htmlSOCRATO « don’t go to Hollywood, Franky«
- 30 avril 2007 à 23h26
frank écrivait:
——————————————————-
> Au fait on a pas regardé le match !.
> de toutes façons il avait eu lieu la veille
> :-)))
>
> A+
> FrankA un moment, j’ai pensé, à un match de foot que l’on regardait à partir d’une cabine présidentielle (ou d’une cabine VIP), où l’on est reçu par une grande firme multinationale à coup de caviar d’Aquitaine et de champagne avant d’attaquer le baron d’agneau aux risotto de truffe…etc. pour terminer la soirée aux bains douches…
Ce n’est même pas ça!
En réalité, c’est n match truqué, avec un arbitre acheté, des joueurs corrompus, marquant (tous) des buts avec l’aide de la main de Dieu (Mano de Dios).
Avis aux modérateurs : afin d’éviter ce genre de tricherie, je vous suggère de mettre en place un système de « dégustation vidéo » à l’instar de « l’arbitrage vidéo »…
[hr]
La Main de Dieu (en espagnol : Mano de Dios) désigne, au football, le but marqué par Diego Maradona contre l’Angleterre (score final 2-1 pour l’Argentine) en quarts de finale de la Coupe du Monde 1986 dans le Stade Azteca (Mexico, Mexique). La validation de ce but permit aux argentins d’accéder au tour suivant puis à la finale et de remporter ainsi leur deuxième coupe du monde. Ce but invalide, lourd de conséquences pour l’adversaire anglais, est souvent pris en exemple par les partisans de l’arbitrage vidéo pour l’introduction de cette technologie dans les compétitions de haut niveau.
Lors de la conférence de presse d’après-match, Maradona exacerba la polémique par le commentaire qui valut à ce but son surnom : « un poco con la cabeza de Maradona y otro poco con la mano de Dios » (« Un peu par la tête de Maradona, un peu par la main de Dieu »).
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