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Guillaume LAROUCAU, le il y a 13 années et 8 mois.
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Bonjour à tous,
Après avoir passé une journée en Bourgogne après s’être rencontré sur lpv ( quand le virtuel devient réel…(tu) ), Florent m’avait dit avoir acheté des Corton-Bressandes 1990 d’Edmond Cornu et voulait qu’on en partage un ensemble.
Quelques précisions et en avant !Le repas s’articule principalement autour de ce Corton 1990 mais aussi d’un Corton-Charlemagne 1982 du domaine Pavelot acheté récemment sur ebay.
Pour accompagner des cakes et toasts aux rillons de canard, nous avons un Bourgogne blanc 2010 de Boyer-Martenot. Je n’avais pas gouté ce vin depuis notre passage au domaine en août dernier. Il se trouve que la robe est toujours celle du vin jeune qu’il est, claire et éclatante.
Le nez est légèrement sur la retenue, sur le pétard, le caillou. C’est également fruité, et très frais, sur la poire et les agrumes.
La bouche est en place, pleine et ample avec une bien belle acidité qui réveille les papilles et qui lave le gras des rillons ( par ailleurs excellents ). La finale est fraiche, tendue et salivante. Un bien beau vin, simple mais qui convient parfaitement à l’apéritif. Je pense qu’il peut cependant attendre encore quelques temps pour être légèrement plus complexe.Nous nous mettons ensuite à table pour déguster le Corton-Charlemagne 1982 domaine Pavelot. C’est la première fois que je bois un vin aussi vieux, blanc comme rouge. Autant dire que je suis assez excité, d’autant plus que c’est un grand cru.
La couleur est assez évoluée et fait bien ses trente ans. Elle est envoutante, d’un beau doré et encore bien limpide.
Le nez au départ ( dans le verre, car le vin a été carafé pour récuperer et évacuer un morceau de bouchon tomber à l’ouverture ) est un peu réduit, sur des notes complexes, un peu étranges ( marée, algues, renfermé ? ) puis va s’ouvrir peu à peu sur des notes mielleuses, de cires mais également d’écorces d’orange. Je crois également ressentir un aspect floral par des notes de fougère mais aussi légèrement champignonneuses. C’est assez déroutant pour les « non initiés » comme moi. On peut alors penser que la bouche va comporter un peu de sucre mais pas du tout.
Celle-ci est droite et tendue avec encore une belle matière. L’équilibre est très bon, aucun alcool se fait sentir et la finale est relativement longue sur une sensation salivante que j’aime énormement. Il y a encore un aspect minéral qui accentue le côté « sec » du vin.
Le vin accompagne merveilleusement bien un foie gras et je suis très agréablement surpris pour un vin acheté 40-50€ sur ebay. C’est une experience à tenter mais ce n’est pas le vin que je boirais tous les jours.[center]

Après cette belle entrée, nous passons ensuite aux rouges et notamment le Corton Bressandes 1990 d’Edmond Cornu, à la base de ce repas. Le vin va accompagner une magnifique épaule d’agneau cuite au four avec trois purées ( patate douce, celeri et pomme de terre truffée ). J’avais, à tort, peur que l’agneau l’emporte sur le vin mais l’accord a vraiment été grandiose ( en tout cas pour moi ).
Le vin se présente légèrement trouble mais n’est pas trop évolué, pas trop tuilé.
Le nez est de toute grande qualité, comme la bouche d’ailleurs. Il se présente encore puissant mais également très « pur ». La cerise se mêle au poivre, à la réglisse mais aussi à l’écorce d’orange donnant de la fraicheur dans ce nez tout de même massif mais des notes kirschées également présentes. Les notes tertiaires ne se font pas trop ressentir mis à part des touches de cuir donnant encore un supplément de complexité.
La bouche est à l’unisson et répond parfaitement à l’agneau, la structure est magnifique, à la fois massive mais soyeuse, veloutée avec des tanins fondus. C’est corpulent avec une longueur très importante sur la cerise et les épices. Le fond de verre est puissant sur la fraise un peu compotée.
C’est un très très beau vin! :)o[center]

Pour le fromage, Florent a sorti un La Tour Carnet 2001, le bougre a décidé de me faire aimer le Bordeaux…B).
Mon dieu qu’c’est bon! La couleur est encore superbe de jeunesse, dense et profonde, avec de beaux reflets rouges.
Le nez est magnifique, avec une pureté de fruit encore incroyable, sur la groseille et la mûre. Le tout accompagné de cèdre, de menthol… J’aime énormement.
La bouche suit encore le même style, avec une structure superbe. Les tanins sont présents mais veloutés, n’agressant aucunement le palais et donnant une classe au vin. La longueur est encore d’une bien belle qualité sur le fruité et le menthol. Vraiment un beau vin…venant de Bordeaux! 🙂[center]

Pour le dessert ( un crumble aux coing encore excellent, comme tout le repas ), ce sera quelques bulles de Vouvray Brut Cuvée Prestige du Domaine Maillet..
J’ai le palais un peu saturé à ce moment du repas, mais le vin est bon, frais et nettoie bien la bouche avec des notes de poire et d’agrumes. La bulle est peut etre un peu trop expressive pour moi mais tout ceci n’est que question de goût.[center]

Encore un bien beau repas, merci beaucoup à Florent et ses parents d’avoir organisé ça, autour d’un repas d’une grande qualité où les vins se sont magnifiquement bien accordés.
Sympathiquement
Julien
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- 4 novembre 2012 à 19h30
Merci pour ce beau compte rendu auquel j’adhère complètement.
Un très bon moment passé lors de ce repas. Tu reviens à la maison quand tu veux 🙂- 4 novembre 2012 à 22h16
Bonjour,
Repas samedinical ou samédicinal?:D
Sinon, joli compte-rendu qui donne envie!
Bonne soirée, cordialement.
Manu
- 5 novembre 2012 à 12h03
Bonjour,
je n’ai pas le palais « bordelaisan » mais j’ai adoré comme toi La Tour Carnet 2001 (bu il y a 3 ans pour la première bouteille), les autres millésimes de cette décennie se sont avérés pour moi de la planche de bois …
Beau CR pour le reste 😉
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