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Frédéric M, le il y a 1 année et 4 mois.
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dans une époque d’inflation générale proche de zéro, je trouve que le prix des vins de qualité grimpent vite. Je ne parle pas des vins de l’etablshment, mais des cuvées plébiscitées par les amateurs de vins des zones hors bordeaux et bourgogne.
de plus en plus de cuvées au dessus de 30 euros ; j’ai l’impression que jamais la grande qualité n’a jamais été aussi généralisée. En même temps, elle se paie de plus en plus cher avec le sentiment que ça augmente vite.
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- 25 mai 2015 à 0h42
les hausses en % ne veulent rien dire car 10% sur un vin à 15€ n’a pas du tout la même portée que sur un vin à 40€. La hausse de la valeur nominale me semble bien plus parlante.
Et au delà de ça, il y a le niveau de qualité intrinsèque du vin qui est à prendre en compte quand on reste inférieur à 30€ (donc à des prix en rapport avec les coûts de production), car pour revenir sur l’exemple du kircherg de Sipp, personne n’est volé en rapport Q/P à 25€ (sachant que les millésimes plus anciens sont moins chers) même si il y a quelques années c’était un grand coin à champignon à 15€ en effet.- 25 mai 2015 à 0h50
mouais, … les exemples donnés me semblent tout de même assez parlants.
cette inflation, on ne l’a pas rêvée.
Je pense quand même que l’épicentre, c’est le Roussillon.
Là on ne parle pas d’inflation : il sort des domaines qui d’emblée positionnent leurs vins à trente euros et plus : des vins que j’aime d’ailleurs ! Domaine de l’Horizon, Domaine de l’Eléphant, par exemple.- 25 mai 2015 à 0h53
les hausses sont réelles, personne ne dit le contraire, mais vu que cela ressemble à une complainte, il me semble utile de moduler certains exemples un peu brut à mon sens.
- 25 mai 2015 à 0h55
Eric B écrivait:
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> En Champagne, il y a eu aussi des hausses
> conséquentes depuis 2010 chez des producteurs
> qu’on affectionne 😎 Pas assez chers, avait
> écrit ici PY Cainjo. Il a été écouté…Oui mais comme le dit Florian très justement, c’est une question de positionnement! En dessous d’un certain prix, on est pas pris au sérieux.
J’ai l’exemple d’un domaine très couru à Avize qui a sorti il y a quelques temps sa nouvelle cuvée à 125€ prix particulier. Difficile de se demander ce qui justifie un tel prix pour une nouvelle cuvée qui n’a pas encore fait ses preuves… C’est clairement un positionnement sur les cuvées de luxe.
L’inflation, pour sûr qu’elle est là. Mais lisez bien le post de Florian, les explications sont également à chercher ailleurs par rapport au jeu de l’offre et de la demande.
- 25 mai 2015 à 1h01
moi ce qui me gêne le plus ce sont les raisons avancées.
Y a-t-il du mal à dire que le but est de gagner de l’argent ?une complainte, pas vraiment : un constat. Ce ne sont pas mes goûts qui se sont embourgeoisés : j’ai toujours eu des goûts de luxe : cependant, je constate que même en fouinant, il faut débourser plus qu’avant pour être contenté. Et beaucoup plus : du reste, je ne veux pas refaire le coup du rapport avec le franc, mais on est presque aujourd’hui sur les mêmes chiffres, sauf que l’unité a changé.
Si c’est pour valoriser du travail et du talent, personnellement, je ne trouverai jamais rien à redire. Je suis par contre toujours très attentif à la limite qui n’est pas celle de mon pouvoir d’achat mais celle d’une certaine moralité.
- 25 mai 2015 à 1h31
Bon exemple de Benoit!
Un domaine dans le bordelais par exemple, qui se crée, déniche un terroir qui est superbe, met tous les moyens, fait un partenariat avec une équipe technique de grande qualité, etc etc etc. Si il sort son vin à 30/35€, personne ne le remarquera. J’ai un exemple en tête pour lequel j’ai travaillé par le passé. Après il y a celui qui le met directement, dès le premier millésime, à 120€ la bouteille. On en parle, ca fait le buzz, quelques critiques viennent goûter. J’ai un exemple en tête, j’ai pas bossé pour lui donc je peux en parler, Liber Pater. Un graves qui coute une blinde. Personne ne le boit en France. Mais à l’export, et je crois la Chine, il se vend très bien à des prix ahurissants.
Les biens Veblen en économie, le prix élevé crée la demande.
Il y a des gens qui rentrent dans une boutique, et qui veulent acheter quelque chose de très cher. Leur critère d’achat, c’est que ce soit cher. Y en a pas beaucoup, mais y en a de plus en plus.
On pourrait paraphraser Seguela et dire que si tu es vigneron et que tu n’as pas un vin dans ta gamme à 40€, tu as raté ta vie.
C’est stupide? On est d’accord.
- 25 mai 2015 à 1h36
Jérôme Pérez écrivait:
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> mouais, … les exemples donnés me semblent tout
> de même assez parlants.
>
> cette inflation, on ne l’a pas rêvée.
>
> Je pense quand même que l’épicentre, c’est le
> Roussillon.
> Là on ne parle pas d’inflation : il sort des
> domaines qui d’emblée positionnent leurs vins à
> trente euros et plus : des vins que j’aime
> d’ailleurs ! Domaine de l’Horizon, Domaine de
> l’Eléphant, par exemple.J’allais ouvrir un sujet la dessus Jérôme:
Je constate également des domaines qui démarrent et qui positionnent leurs vins a des tarifs très élevés alors que certains domaines qui font bon depuis très longtemps gardent des prix modérés bien inférieurs.
Qui achète ces vins à ces prix la car même si les vins sont très bons, ils ne sont pas meilleurs que ceux des domaines plus anciens et avec une meilleure notoriété ?Frédéric
- 25 mai 2015 à 1h43
J’ai un exemple en tête, j’ai pas bossé pour lui donc je peux en parler, Lieber Pater. Un graves qui coute une blinde. Personne ne le boit en France. Mais à l’export, et je crois la Chine, il se vend très bien à des prix ahurissants.
On voit ton côté germanophile. C’est Liber et non Lieber, mon cher 😉
Pas si certain que ça se vende. Ca fait des années qu’il a le 2007 en vente et il lui en reste encore si l’on se fie à son site. Et il lui reste tout ceux qui suivent. Vu les faibles quantités produites, si ça se vendait, il n’aurait rien en stock. Mais bon, à 4000 € la quille, il suffit d’une caisse par an pour faire tourner le domaine 😉
- 25 mai 2015 à 1h44
Thomas,
entièrement d’accord avec toi sur ce prix qui crée la demande ! ça en fout un sacré coup à la fumisterie de la loi de l’offre et de la demande hein ?Je ne voudrais cependant pas que dans ce débat, nous dérivions sur les vins très chers, parce que qui vous savez va encore la ramener et partira encore en chialant et ce débat là, non sans avoir détourné les discussions sur sa petite personne, on l’a déjà fait quarante fois.
Mon propos s’attachait aux vins haut de gamme des régions « alternatives’.
- 25 mai 2015 à 2h25
Voilà un sujet toujours intéressant qui préoccupe les spécialistes du marketing en général: la formation des prix de ventes: (cela me rappelle les exercices de gestion d’entreprise faits à partir de logiciels de fabrication et vente de pneus ou de gâteaux..au tout début des années 80). Je ne sais si cela se pratique toujours.
Si tout était simple ou simpliste on dirait que le prix de vente est le prix de revient auquel on ajoute une marge. Mais voilà il y a l’environnement socio-économique du moment, la réputation du produit, la position du produit par rapport à ses concurrents etc etc…et aussi sans doute le point essentiel pour toute entreprise l’état de sa trésorerie.
Par environnement socio-économique du moment on peut penser aux situations macro-économiques des différents pays auxquels on veut vendre avec entre autres facteurs le pouvoir d’achat des consommateurs, la monnaie, la stabilité politique, le niveau d’éducation voire de culture, etc (il est difficile de vendre cher en Grèce aujourd’hui par exemple pour rester en Europe, par contre l’euro ayant baissé de près de 30 % par rapport au franc suisse les prix à l’export en euros vers ce pays peuvent être ajustés à la hausse.) Ces conditions définies permettre de cibler le produit que l’on peut vendre ici où là et donc son prix. Ceci est vrai aussi pour un espace plus réduit région ou département avec la prise en compte des mêmes considérations. Il est par exemple difficile de trouver un choix important de vins au dessus de 30€ dans bien des petites ou même moyennes villes françaises « désindustrialisées ».
Il va de soit que le pouvoir d’achat (c’est à dire la demande) est essentiel pour vendre un produit quel qu’il soit et donc fixer son prix.
Je passe rapidement sur l’effet dit « low cost » qui a gagné l’Europe avec les politiques déflationnistes qui ont voulu donner du pouvoir d’achat au consommateur en jouant sur le seul levier des prix à la consommation, oubliant que l’intérêt du consommateur n’était pas celui du citoyen ou pas toujours! Cela a induit un nouvel état d’esprit du consommateur d’aujourd’hui qui n’est pas loin de penser qu’il a été volé après tout acte d’achat…
C’est pas simple de vendre un produit et je passe sur la concurrence , les centrales d’achat etc.La réputation du produit, sa notoriété jouent fortement pour la gamme moyenne et haute, il y va de son existence, mais cela s’accompagne d’exigences de fabrication en rapport… On imagine mal un Latour ou un Montrachet à 15€ une montre de luxe à une centaine d’euros etc les exemples sont multiples et dans tous les secteurs marchands. Et bien sûr c’est sans rapport avec les coûts de revient , la seule contrainte est la disponibilité de la demande.
Et puis il y a la situation économique de l’entreprise et donc ses disponibilités en trésorerie pour faire face à ses charges, à ses tombées d’emprunts, à ses investissements… Et là l’agriculture (donc la viticulture) a ceci de particulier que l’on considère qu’une année sur quatre en moyenne est difficile voire très difficile. En gros il faut avoir un an d’avance de trésorerie. Alors quand il est possible de constituer une avance il y a devoir à le faire bien sûr en jouant sur les prix de vente…
Pour le vin et les ventes primeurs notamment un autre facteur est essentiel : la qualité du millésime et la médiatisation mondiale qui l’entoure… en outre les vins haut de gamme sont exportés à 80%…On peut développer encore et encore mais tout cela montre qu’on est loin du seul prix de revient pour l’établissement des prix… et cela ne joue pas qu’à la hausse , bien des vignerons pour faire face à des besoins de trésorerie sont conduits parfois à vendre au mieux au coût de revient voire momentanément en dessous…Et pour faire face aux tombées d’emprunts ces déstockages ne suffisant pas toujours il faut vendre tout ou partie du domaine.
La raison d’être du secteur marchand (qui fait vivre tous les autres) est bien sûr de gagner de l’argent … facilement? rarement même si on peut penser que dans le luxe c’est plus facile (les dits grands vins font pour moi partie de ce secteur), mais plus assurément avec bien des difficultés dans la plupart des cas.
Pardon d’avoir été un peu long et peut être hors sujet?
Cordialement.- 25 mai 2015 à 2h28
Disons que le marché se polarise énormément. Actuellement, il est plus facile pour un caviste de vendre un vin considéré comme « entrée de gamme » pour un amateur (inutile de ratiociner sur ce qui est l’entrée de gamme pour l’un ou pour l’autre, l’idée est là), dans une fourchette qui se situe grosso modo entre 10 et 30€. Là y a de la demande. Idem pour les cuvées à + de 100€, la plupart partent comme des petits pains.
Par contre, dans la zone allant de 30 à 100€, c’est la galère.
C’est mon avis. Et au vu de la politique tarifaire de beaucoup de domaines, j’imagine que je ne suis pas le seul à le penser.
- 25 mai 2015 à 2h28
> Mon propos s’attachait aux vins haut de gamme des
> régions « alternatives’.C’est la même histoire. Le marché est désormais globalisé. Si certaines régions fourmillent de prix élevés, on trouve des prix élevés partout! Et la je parle de 80/100€ la quille.
Au Chili, en Argentine, en Afrique du Sud, en Nouvelle Zélande etc. Pour exister dans ce marché mondiale en terme de « qualité supposé », il faut des prix chers pour être considéré comme une région, un pays « capable ».A partir du moment où il se vend dans ma région une ou deux locomotive à trois chiffres, comment dois-je me situer pour le marché par rapport à cette locomotive? Si je sors à 20€, tout le monde va d’emblée pensé que je sors un vin moyen, même si les amateurs trouveront là un formidable rapport qualité/prix. A partir de là, je vais mettre plus ou moins de temps à pouvoir monter mes prix, car je changerai de clientèle au fur et à mesure. Et que des dents grinceront.
Et bien cette attitude déjà vu ailleurs commence à être adopté dans les régions « alternatives ». On y va, on va bien voir. Pour l’instant, à vous lire, ça suit.
Lieber Eric,
Noté. 🙂
- 25 mai 2015 à 2h32
> Je passe rapidement sur l’effet dit « low cost » qui
> a gagné l’Europe avec les politiques
> déflationnistes qui ont voulu donner du pouvoir
> d’achat au consommateur en jouant sur le seul
> levier des prix à la consommation, oubliant que
> l’intérêt du consommateur n’était pas celui du
> citoyen ou pas toujours! Cela a induit un nouvel
> état d’esprit du consommateur d’aujourd’hui qui
> n’est pas loin de penser qu’il a été volé après
> tout acte d’achat…(tu) (tu) (tu)
- 25 mai 2015 à 2h45
Jérôme Pérez écrivait:
——————————————————-
> dDomaine de
> l’Eléphant, par exemple.N’y a t’il pas d’autres vins de qualité égale et moins cher dans cette région ? J’en suis sur. Ce vin est vendu à plus de 60 CHF. Je trouve excessif. En plus le prix du foncier dans cette région est encore accessible.
J’aimerais bien essayer
– Domaine des soulanes
– Olivier pithon
– La rectorie.
– Billa haut
…Je fuis les domaines qui augmentent parce qu’ils ont du succès. Des fois il y a un retour de bâton et ça fait mal.
- 25 mai 2015 à 2h54
Ca me fait penser à une discussion sur le fil d’un domaine de Loire dont certains se plaignent de l’augmentation des pris en qq années de l’ordre de 20% en 4/5 ans
Sauf que la production a été divisé par 1.5/2 ce 3 dernieres années suite à des accidents climatiques ou à cause de maladies imparables
Et puis 22e pour une bouteille de sec d’un des plus prestigieux domaine ligérien, qui peut se garder des decennies est ce vraiment du vol? franchement on est encore loin du seuil des 30e evoqué plus haut
- 25 mai 2015 à 3h07
Par contre, dans la zone allant de 30 à 100€, c’est la galère.
C’est vrai que pour Rayas et Grange des Pères, pour ne citer que ces deux exemples, c’est la galère…
Une multitude de vins commentés sur le forum tous les jours sont dans cette gamme de prix, se situent dans le haut du panier de leurs régions respectives, et intéressent bien entendu tous les amateurs qui ne se contentent pas de boire les étiquettes les plus prestigieuses de Bourgogne et de Champagne.Luc
- 25 mai 2015 à 3h22
Oui bien sûr, tu pourras toujours trouver des exceptions à cette impression générale, et j’imagine que tu en es content.
- 25 mai 2015 à 3h40
En dehors des trois grandes régions historiques, tous les vins (ou presque) les plus recherchés et/ou les plus qualitatifs se situent dans la gamme entre 30 et 100 €. Tu peux bien entendu considérer qu’il s’agit d’exceptions, mais tu ne vas pas convaincre grand monde…
Luc
- 25 mai 2015 à 3h43
Oui d’accord Luc, c’est bien.
- 25 mai 2015 à 3h44
Benoit, je pense que Luc a raison.
Il n’y a pas que Rayas et GDP entre 30 et 100 euros mais de très nombreux vins qui se vendent très bien.
Bernard FAURIE me disait d’ailleurs vers 2008/2009 qu’il avait été contraint d’augmenter ses prix parce que ses vins ne se vendaient pas.
« Si c’est pas cher, les gens pensent que ce n’est pas bon » m’a-t-il dit.A cette époque, ses Hermitage lui restaient sur les bras à moins de 30 euros et il a justement été contraint de se positionner entre 35 et 40 euros pour vendre.
Stéphane
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